Rues de Morette
41 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin Charmeil
patrimoineChemin de Chable
patrimoineChemin de Chablesat
patrimoineChemin de Charmeil
patrimoineChemin de la Guittardière
patrimoineChemin de la Roche Corbière
patrimoineChemin de la Seyze
patrimoineChemin de la Troussatière
patrimoineChemin de l'Église
patrimoineChemin de Margarat
patrimoineChemin de Montfert
patrimoineChemin de Morette à L'Eslinard
patrimoineChemin de Renoudière
patrimoineChemin des Allards
patrimoineChemin de Sambut
patrimoineChemin des Coquelicots
patrimoineChemin des Feugères
patrimoineChemin du Four
patrimoineChemin du Goulet
patrimoineChemin du Molard
patrimoineChemin du Ruisseau de Sardeux
natureChemin du Soulier
patrimoineChemin du Terray
patrimoineChemin Grand Royal
patrimoineGrand Chemin Royal
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Vignes
natureLa Rigole
patrimoineMontée Pinet
patrimoineMorette - Bourg
patrimoineMorette Mairie
patrimoinePlace Joseph Garavel
patrimoineRoute de Châtain
patrimoineRoute des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Route des Collines
patrimoineRoute des Enchappes
patrimoineRoute des Feugères
patrimoineRoute du Pré Fleuri
patrimoineRoute Yves Farge
patrimoine