Rues de Montval-sur-Loir
266 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Claude Debussy
patrimoineAllée d'Anjou
patrimoineAllée de Bellevue
patrimoineAllée de Bourgogne
patrimoineAllée de Bretagne
patrimoineAllée de la Piscine
patrimoineAllée de l'Église
patrimoineAllée de l'Île-de-France
patrimoineAllée de Normandie
patrimoineAllée des Albatros
patrimoineAllée des Charmes
patrimoineAllée des Cornouillers
patrimoineAllée des Courlis
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Goëlands
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Allée des Lys
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Troènes
patrimoineAllée des Vertolines
patrimoineAllée de Touraine
patrimoineAllée du Maine
patrimoineAllée du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Allée du Poitou
patrimoineAllée Hector Berlioz
patrimoineAllée Saint-Martin
patrimoineAutoroute du Pique-Prune
patrimoineAvenue de Tours
patrimoineAvenue du Mans
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Chemin aux Chèvres
patrimoineChemin aux Dames
patrimoineChemin de Bannes
patrimoineChemin de Beauregard
patrimoineChemin de Beau Soleil
patrimoineChemin de Bois Saint-Martin
patrimoineChemin de Champêtru
patrimoineChemin de Coupepied
patrimoineChemin de Flée
patrimoineChemin de Goëmon au Bois
patrimoineChemin de Goulard
patrimoineChemin de la Bigorerie
patrimoineChemin de la Binaudière
patrimoineChemin de la Caque
patrimoineChemin de la Constantine
patrimoineChemin de la Croix Rouge
patrimoineChemin de la Feigne
patrimoineChemin de la Feigne aux Closeaux
patrimoineChemin de la Feigne aux Graviers
patrimoineChemin de la Fosse de l'Hôtel
patrimoineChemin de la Gare Vouvray
patrimoineChemin de la Grande Pesnière
patrimoineChemin de la Guilgotière
patrimoineChemin de la Huppelière
patrimoineChemin de la Martinière
patrimoineChemin de la Monnière
patrimoineChemin de la Moricière
patrimoineChemin de la Petite Martinière
patrimoineChemin de la Pommerie
patrimoineChemin de la Potironnière
patrimoineChemin de la Rue Bodet
patrimoineChemin de la Thibaudière
patrimoineChemin de la Tibergerie
patrimoineChemin de la Tibergerie à la Feigne
patrimoineChemin de la Vallée
patrimoineChemin de la Varanne
patrimoineChemin de la Vieille Gare
patrimoineChemin de Port-l'Aumône
patrimoineChemin de Rougemont
patrimoineChemin des Baillaudières à la Tibergerie
patrimoineChemin des Belles Allées
patrimoineChemin des Belles de la Vigne Rouge à l'Herterie
natureChemin des Bordes
patrimoineChemin des Cormiers
patrimoineChemin des Goulardières
patrimoineChemin des Grignons
patrimoineChemin des Maisons Brulées
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Mariages
patrimoineChemin des Minardières
patrimoineChemin des Montechats
patrimoineChemin des Pâtures Bordeaux
patrimoineChemin des Perrays
patrimoineChemin des Pilletières
patrimoineChemin des Récollets
patrimoineChemin des Rognouses
patrimoineChemin des Vallées
patrimoineChemin des Vaudrolles
patrimoineChemin de Vau Blanchard
patrimoineChemin de Vauvert
patrimoineChemin de Vaux-Jousse
patrimoineChemin du Champ Poirier Clos
patrimoineChemin du Grand Clos à la Pâture
patrimoineChemin du Gué
patrimoineChemin du Haut de Goulard
patrimoineChemin du Petit Bois
patrimoineChemin du Petit Tortillard
patrimoineChemin du Port Martineau
patrimoineChemin du Taillis de la Garenne
patrimoineChemin du Taillis des Bierdons
patrimoineChemin du Vaux Tavernier
patrimoineChemin du Vaux-Tavernier à la Grande Fossé
patrimoineClos du Haras
patrimoineImpasse de la Bascule
patrimoineImpasse de la Lizardière
patrimoineImpasse de l'Alsace
patrimoineImpasse de la Madeleine
patrimoineImpasse de la Roulière
patrimoineImpasse de l'Îre
patrimoineImpasse de Lorraine
patrimoineImpasse de Portaveau
patrimoineImpasse des Arbousiers
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Clos Vaux
patrimoineImpasse des Clos Vieux
patrimoineImpasse des Cormiers
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Halles
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Muriers
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse des Prunus
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Seringas
patrimoineImpasse des Sorbiers
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Haras
patrimoineImpasse du Presbytère
patrimoineImpasse du Val de Loir
patrimoineImpasse Gabriel Heurteloup
patrimoineImpasse Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Impasse Jérusalem
patrimoineImpasse Saint-Jacques
patrimoineImpasse Saint-Sauveur
patrimoineLigne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean
patrimoinePlace Arsène Baussant
patrimoinePlace Clemenceau
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace des Cytises
patrimoinePlace du 8 Mai
patrimoinePlace du souvenir français
patrimoinePlace Lemonnier
patrimoineRésidence Bellevue
patrimoineRoute de Barboiseau
patrimoineRoute de Château-du-Loir à Flée
patrimoineRoute de Flée
patrimoineRoute de la Bigorrerie
patrimoineRoute de la Buarderie
patrimoineRoute de la Comelerie
patrimoineRoute de la Feigne
patrimoineRoute de la Martinière
patrimoineRoute de la Mercerie
patrimoineRoute de la Vallée
patrimoineRoute de la Vigne Rouge
natureRoute de l'Herterie
patrimoineRoute de Nogent
patrimoineRoute de Pommerie
patrimoineRoute des Aitres
patrimoineRoute de Salvert
patrimoineRoute des Aulnaies
patrimoineRoute des Brosses
patrimoineRoute des Caves
patrimoineRoute des Fontaines
patrimoineRoute des Jouberdières
patrimoineRoute des Nielleries
patrimoineRoute des Vignes
natureRoute d'Oume
patrimoineRoute du Bout de la Rue
patrimoineRoute du Coteau
patrimoineRoute du Port Martineau
patrimoineRoute du Vaux Tavernier
patrimoineRoute la Croix de la Gatinière
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Audet
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Béduet
patrimoineRue Berthier
patrimoineRue Charles Gounod
patrimoineRue de Coupe Pied
patrimoineRue de Ganderkesee
patrimoineRue de la Bascule
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de la Salle d'Asile
patrimoineRue de la Vieille Gare
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue de l'Îre
patrimoineRue de Montréal
patrimoineRue de Portaveau
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Alisiers
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Bénédictines
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Caves
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Déportés
patrimoineRue des Fausses Gaudes
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des gabônes
patrimoineRue des Gabonnes
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Martyrs de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue des Mésanges
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Paumons
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Platanes
patrimoineRue des Profondevaux
patrimoineRue des Récollets
patrimoineRue des Rochettes
patrimoineRue des Vertolines
patrimoineRue des Vignes
natureRue de Verdun
patrimoineRue de Westbury
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Clos Joli
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Cul Goron
patrimoineRue du Faubourg des Rognouses
patrimoineRue du Grand Douai
patrimoineRue du Haras
patrimoineRue du Mont sur Loir
patrimoineRue du Pin Vert
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Port Martineau
patrimoineRue du Québec
patrimoineRue du Rempart
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Tertre des Belles Filles
patrimoineRue du Théâtre
cultureRue du Val de Loir
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Gendron
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Hébert Bara
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Jahard
patrimoineRue Jean Baptiste Nourry
patrimoineRue Jean Broustail
patrimoineRue Laurentine Proust
patrimoineRue Léon Loiseau
patrimoineRue Lionel Royer
patrimoineRuelle du Grand Douai
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Oscar Moneris
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pitoulière
patrimoineRue Pontniveau
patrimoineRue Robert Dupont
patrimoineRue Sainte-Cécile
patrimoineRue Saint-Jacques
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Saint-Siméon Berneux
patrimoineRue Verte
patrimoine