Rues de Montreux
488 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès de service - AR A9
patrimoineAncienne-Route-des-Râpes
patrimoineAvenue Alexandre-Vinet
patrimoineAvenue Claude-Nobs
patrimoineAvenue de Belmont
patrimoineAvenue de Chantemerle
patrimoineAvenue de Chillon
patrimoineAvenue de Collonge
patrimoineAvenue de Florimont
patrimoineAvenue de la Riviera
patrimoineAvenue de Naye
patrimoineAvenue des Alpes
patrimoineAvenue des Amandiers
patrimoineAvenue des Bosquets de Julie
patrimoineAvenue des Bosquets-de-Julie
patrimoineAvenue des Brayères
patrimoineAvenue des Planches
patrimoineAvenue des Pléiades
patrimoineAvenue du Casino
patrimoineAvenue du Châtelard
patrimoineAvenue du Doyen Bridel
patrimoineAvenue du Midi
patrimoineAvenue Eugène-Rambert
patrimoineAvenue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Avenue Mayor-Vautier
patrimoineAvenue Nestlé
patrimoineAvenue Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Belmont
patrimoineBonnettes
patrimoineBrent Village
patrimoineChable de la Crausaz
patrimoineChâble de la Crausaz
patrimoineChâble de Planchamp-Dessus
patrimoineChailly P+R
patrimoineChailly Village
patrimoineChemin Bottai
patrimoineChemin de Ballallaz
patrimoineChemin de Baugy
patrimoineChemin de Béguex
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Brison
patrimoineChemin de Caux
patrimoineChemin de Cerniaz
patrimoineChemin de Chamby
patrimoineChemin de Chaméroz
patrimoineChemin de Champ-Riond
patrimoineChemin de Champsot
patrimoineChemin de Clarenjaux
patrimoineChemin de Cotterd
patrimoineChemin de Crêt-d'y-Bau
patrimoineChemin de Derrière-Clarens
patrimoineChemin de Forchex
patrimoineChemin de Genevret
patrimoineChemin de la Boriodaz
patrimoineChemin de la Bouchaz
patrimoineChemin de la Caudraz
patrimoineChemin de la Chaumeny
patrimoineChemin de la Chaumény
patrimoineChemin de la Crétaz
patrimoineChemin de l'Adray de Baret
patrimoineChemin de l'Adray-de-Jor
patrimoineChemin de la Fin-de-Pallens
patrimoineChemin de la Flondine
patrimoineChemin de la Foge
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Glacière
patrimoineChemin de la Halte-du-Tremblex
patrimoineChemin de la Joux
patrimoineChemin de la Laiterie
patrimoineChemin de la Maison-Monney
patrimoineChemin de la Maladaire
patrimoineChemin de la Minjarde
patrimoineChemin de la Montagne-d'Amont
patrimoineChemin de l'Ancien Four
patrimoineChemin de la Nouvelle-Héloïse
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Patinoire
patrimoineChemin de la Pépinière
patrimoineChemin de la Piaulliausaz
patrimoineChemin de la Pinte
patrimoineChemin de la Piscine
patrimoineChemin de la Planche-Verte
patrimoineChemin de la Poneyre
patrimoineChemin de la Pouponnière
patrimoineChemin de la Rampe
patrimoineChemin de la Rapille
patrimoineChemin de la Rey
patrimoineChemin de la Rottaz
patrimoineChemin de la Solitude
patrimoineChemin de la Tavallaz
patrimoineChemin de la Transversale
patrimoineChemin de la Traversaire
patrimoineChemin de la Vauteyre
patrimoineChemin de l'Eaudine
patrimoineChemin de l'Echarpe
patrimoineChemin de l'Ermitage
patrimoineChemin de l'Ile-de-Salagnon
patrimoineChemin de l'Impératrice
patrimoineChemin de l'Oche-Thorens
patrimoineChemin de Lurier
patrimoineChemin de l'Usine
patrimoineChemin de Madame-de-Warens
patrimoineChemin de Maulever
patrimoineChemin de Mollaforand
patrimoineChemin de Mottallettaz
patrimoineChemin de Muraz
patrimoineChemin de Pallud
patrimoineChemin de Peccaux
patrimoineChemin de Pionnex
patrimoineChemin de Planchamp-Dessous
patrimoineChemin de Rodioz
patrimoineChemin de Rosemont
patrimoineChemin de Rossillon
patrimoineChemin Derrière-Sonzier
patrimoineChemin de Saint-Georges
patrimoineChemin de Saudex
patrimoineChemin des Bignières
patrimoineChemin des Bonnettes
patrimoineChemin des Boulottes
patrimoineChemin des Cornaches
patrimoineChemin des Crêtes
patrimoineChemin des Ecoliers
patrimoineChemin d'Es Grandes Planches
patrimoineChemin des Halles
patrimoineChemin des Jordils
patrimoineChemin des Leppes
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin de Sollard
patrimoineChemin des Pontets
patrimoineChemin des Portaux
patrimoineChemin des Prévondes
patrimoineChemin des Riettes
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Terrasses
patrimoineChemin des Troches
patrimoineChemin des Vignerons
natureChemin des Vignes
natureChemin des Vuarennes
patrimoineChemin de Tornafou
patrimoineChemin de Tovaux
patrimoineChemin de Toveyre
patrimoineChemin de Vernex-Dessus
patrimoineChemin de Verte-Rive
patrimoineChemin de Veytaux
patrimoineChemin du 16 avril
patrimoineChemin du 1er-Août
patrimoineChemin du Blanc
patrimoineChemin du Bochet
patrimoineChemin du Borgeaux
patrimoineChemin du Chabloz
patrimoineChemin du Chantey
patrimoineChemin du Chatagny
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Châtelard-de-Brent
patrimoineChemin du Closalet
patrimoineChemin du Clos-de-Chillon
patrimoineChemin du Collège
patrimoineChemin du Couvent
patrimoineChemin du Crépon
patrimoineChemin du Crêt-de-Pionnex
patrimoineChemin du Culet
patrimoineChemin du Grenier-du-Gresalley
patrimoineChemin du Lautaret
patrimoineChemin du Levant
patrimoineChemin du Maret
patrimoineChemin du National
patrimoineChemin du Petit-Clos
patrimoineChemin du Pierrier
patrimoineChemin du Pilon
patrimoineChemin du Rechon
patrimoineChemin du Revers-de-Baret
patrimoineChemin du Revers de la Planiaz
patrimoineChemin du Scex-de-Sonzier
patrimoineChemin du Scex-Que-Plliau
patrimoineChemin du Taux
patrimoineChemin du Tremblex
patrimoineChemin du Tremplin
patrimoineChemin Rambert
patrimoineChemin Sous-Gare-de-Territet
patrimoineChemin Sous-le-Scex-de-Chernex
patrimoineChemin Sous-Villaz
patrimoineChemin Supérieur
patrimoineChemin Súperieure
patrimoineChemin sur Vernex
patrimoineCoteau-de-Belmont
patrimoineCôte-de-Pallens
patrimoineCrête des Coursis
patrimoineDescente de Beaulieu
patrimoineEscaliers de Baumes
patrimoineEscaliers de Belmont
patrimoineEscaliers de Collonge
patrimoineEscaliers de Jacob
patrimoineEscaliers de la Greppe
patrimoineEscaliers de la Pension-Elisabeth
patrimoineEscaliers de l'Hôtel Suisse
patrimoineEscaliers de Muraz
patrimoineEscaliers de Pallens
patrimoineEscaliers de Rossillon
patrimoineEscaliers d'Es Cartes
patrimoineEscaliers des Fleurettes
patrimoineEscaliers De Vernet
patrimoineEscaliers du Chêne
natureEscaliers du Collège
patrimoineEscaliers du Flon
patrimoineEscaliers du Jordil
patrimoineEscaliers du Vieux-Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Giratoire de la Saussaz
patrimoineGrand Rue
patrimoineGrand-Rue
patrimoinehall d'entrée
patrimoineImpasse du Châtelard
patrimoineJor
patrimoineLa Petite-Ruelle
patrimoineLa Ruelle
patrimoineLe Boulevard
patrimoineLes Clous
patrimoineLes Coursis
patrimoineMontreux, Escaliers de Gare
patrimoineMontreux, Gare
patrimoineMontreux, Vernex-Dessus
patrimoineOche-Thorens
patrimoinePassage de l'Auberge
patrimoinePasserelle de Derray la Cor
patrimoinePertit
patrimoinePlace des Planches
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePoneyre
patrimoineQuai Ami-Chessex
patrimoineQuai de Clarens
patrimoineQuai de la Rouvenaz
patrimoineQuai des Fleurs
patrimoineQuai des Villas Dubochet
patrimoineQuai de Vernex
patrimoineQuai du Basset
patrimoineQuai Edouard-Jaccoud
patrimoineQuai Ernest Ansermet
patrimoineQuai Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Quartier des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Route Aux-Râpes-de-Jor
patrimoineRoute d'Adversan
patrimoineRoute d'Azot
patrimoineRoute de Blonay
patrimoineRoute de Brent
patrimoineRoute de Caux
patrimoineRoute de Certaillon
patrimoineRoute de Chailly
patrimoineRoute de Chamby
patrimoineRoute de Champ-Fleuri
patrimoineRoute de Chaulin
patrimoineRoute de Chernex
patrimoineRoute de Chessy
patrimoineRoute de Cornaux
patrimoineRoute de Fontanivent
patrimoineRoute de Glion
patrimoineRoute de Jaman
patrimoineRoute de Joli-Bois
patrimoineRoute de la Cergniaule
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de la Charbonnière
patrimoineRoute de la Combe
patrimoineRoute de la Fin-du-Craux
patrimoineRoute de la Forcla
patrimoineRoute de la Genevrausaz
patrimoineRoute de la Planniaz
patrimoineRoute de la Poste
patrimoineRoute de l'Arzillière
patrimoineRoute de la Saussaz
patrimoineRoute de la Transversale
patrimoineRoute de Nermont
patrimoineRoute de Plan-Chailly
patrimoineRoute de Plan-de-Châtel
patrimoineRoute de Plantières
patrimoineRoute de Saint-Maurice
patrimoineRoute de Sauderan
patrimoineRoute des Avants
patrimoineRoute des Béviaux
patrimoineRoute des Châtaigniers
patrimoineRoute des Chemins-de-Fer
patrimoineRoute des Colondalles
patrimoineRoute des Deux-Chapelles
patrimoineRoute des Monts
patrimoineRoute des Narcisses
patrimoineRoute de Soladier
patrimoineRoute de Sonchaux
patrimoineRoute de Sonloup
patrimoineRoute de Sonzier
patrimoineRoute de Sottex
patrimoineRoute des Pautex
patrimoineRoute des Pontets
patrimoineRoute des Prévondes
patrimoineRoute des Râpes
patrimoineRoute des Raveyres
patrimoineRoute des Verraux
patrimoineRoute des Vuarennes
patrimoineRoute des Vurzis
patrimoineRoute de Tréchillonnel
patrimoineRoute de Valmont
patrimoineRoute de Villard
patrimoineRoute de Zéphire
patrimoineRoute du Béroyer
patrimoineRoute du Bugnon
patrimoineRoute du Cheval-Blanc
patrimoineRoute du Closalet
patrimoineRoute du Pont de Pierre
patrimoineRoute du Pré
patrimoineRoute du Scex-de-Chernex
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Toboggan
patrimoineRoute du Vallon
patrimoineRoute du Zéphire
patrimoineRoute Henri Debluë
patrimoineRoute Sous-Nermont
patrimoineRue Alexandre-Emery
patrimoineRue Bissac
patrimoineRue Bonivard
patrimoineRue Byron
patrimoineRue Carlo Boller
patrimoineRue de Bon-Port
patrimoineRue de Jaman
patrimoineRue de l'Abeille
patrimoineRue de la Corsaz
patrimoineRue de la Douane
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de l'Ancien-Stand
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Rouvenettaz
patrimoineRue de l'Auberge
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Eglise-Catholique
patrimoineRue de Massiez
patrimoineRue des Anciens Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Artisans
patrimoineRue des Boulottes
patrimoineRue des Deux-Fontaines
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Vaudrès
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue d'Etraz
patrimoineRue de Veraye
patrimoineRue du Bocherex
patrimoineRue du Bourg
patrimoineRue du Centre
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Cygne
patrimoineRue du Grammont
patrimoineRue du Grand-Chêne
natureRue du Lac
patrimoineRue du Léman
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Mûrier
patrimoineRue du Panorama
patrimoineRue du Petit-Chêne
natureRue du Pont
patrimoineRue du Port
patrimoineRue du Quai
patrimoineRue du Sacre du Printemps
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Théâtre
cultureRue du Torrent
patrimoineRue du Vieux-Four
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Igor Stravinski
patrimoineRue Industrielle
patrimoineRuelle de Chessayiaz
patrimoineRuelle de la Baye
patrimoineRuelle de la Fontaine
patrimoineRuelle de la Grotte
patrimoineRuelle de la Poste
patrimoineRuelle de l'Aurore
patrimoineRuelle de Planchamp-Dessous
patrimoineRuelle des Murets
patrimoineRuelle de Sonzier
patrimoineRuelle de Tavel
patrimoineRuelle de Verte-Rive
patrimoineRuelle du Carroz
patrimoineRuelle du Chauderon
patrimoineRuelle du Chêne
natureRuelle du Glion-Naye
patrimoineRuelle du Trait
patrimoineRuelle du Vuagnard
patrimoineRue Marc Dufour
patrimoineRue William-Thomi
patrimoineSaussaz
patrimoineSentier Byron
patrimoineSentier d'Azot
patrimoineSentier de Ballallaz
patrimoineSentier de Baumes
patrimoineSentier de Bellevue
patrimoineSentier de Berneyriez
patrimoineSentier de Bon-Port
patrimoineSentier de Bornon
patrimoineSentier de Certaillon
patrimoineSentier de Chamossalaz
patrimoineSentier de Chantemerle
patrimoineSentier de Chaulin
patrimoineSentier de Chessy
patrimoineSentier de Collonge
patrimoineSentier de Cotterd
patrimoineSentier de Crétaz
patrimoineSentier de Crêt-d'y-Bau
patrimoineSentier de Cubly-Dessus
patrimoineSentier de Jor
patrimoineSentier de Jordagny
patrimoineSentier de la Boriodaz
patrimoineSentier de la Broussaille
patrimoineSentier de l'Achat
patrimoineSentier de la Chergne
patrimoineSentier de la Combe
patrimoineSentier de la Cornière
patrimoineSentier de la Couffaz
patrimoineSentier de la Cour-de-Chaulin
patrimoineSentier de la Crétaz
patrimoineSentier de la Faufille
patrimoineSentier de la Fin-de-Tavel
patrimoineSentier de la Gare-de-Jaman
patrimoineSentier de la Goille aux Cerfs
patrimoineSentier de la Greppe
patrimoineSentier de la Maresche
patrimoineSentier de l'Ancien-Four
patrimoineSentier de la Paquière
patrimoineSentier de la Solitude
patrimoineSentier de l'Écharpe
patrimoineSentier de l'Empereur
patrimoineSentier de l'Essert-Fourgon
patrimoineSentier de Mont-Fleuri
patrimoineSentier de Mottallettaz
patrimoineSentier de Muraz
patrimoineSentier de Plan-de-Châtel
patrimoineSentier de Planesoud
patrimoineSentier de Rosemont
patrimoineSentier de Rouvenaulaz
patrimoineSentier de Sallauscex
patrimoineSentier de Sauderan
patrimoineSentier des Bâties
patrimoineSentier des Bignières
patrimoineSentier des Bionaires
patrimoineSentier des Borgognes
patrimoineSentier des Chèvres
patrimoineSentier des Eaux
patrimoineSentier des Etreys
patrimoineSentier des Grandes Planches
patrimoineSentier des Leppes
patrimoineSentier des Ramoneurs
patrimoineSentier des Râpes
patrimoineSentier des Roses
patrimoineSentier des Tennis
patrimoineSentier des Terrages
patrimoineSentier des Vaunaises
patrimoineSentier des Vaux de Chernex
patrimoineSentier des Vaux-de-Chernex
patrimoineSentier des Vaux-de-Sonzier
patrimoineSentier des Vingt-Deux-Contours
patrimoineSentier de Tassoneyres
patrimoineSentier d'Etraz
patrimoineSentier de Valmont
patrimoineSentier du Beroyer
patrimoineSentier du Castel-Savoye
patrimoineSentier du Château de Châtelard
patrimoineSentier du Châtelard
patrimoineSentier du Clos
patrimoineSentier du Col-de-Jaman
patrimoineSentier du Craux
patrimoineSentier du Crêt-de-Pionnet
patrimoineSentier du Cubly
patrimoineSentier du Cubly-Dessous
patrimoineSentier du Gros-Nermont
patrimoineSentier du Paccot
patrimoineSentier du Parc-de-Belmont
patrimoineSentier du Pré
patrimoineSentier du Prey
patrimoineSentier du Scex-de-Sonzier
patrimoineSentier du Syndinc
patrimoineSentier du Tallo
patrimoineSentier du Taux
patrimoineSentier du Télégraphe
patrimoineSentier du Vignelin
natureSentier Mirabeau
patrimoineSentier Sous-Nermont
patrimoineSentier Sous-Pallens
patrimoineSentier Sous-Villaz
patrimoineTerritet
patrimoineVia Ferrata Rochers de Naye
patrimoineVieux-Chemin
patrimoineVieux-Chemin-du-Pré
patrimoineVieux-Chemin-Montreux-Glion
patrimoineVillas Dubochet
patrimoine