Rues de Montreuil-le-Gast
71 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Agnès Varda
patrimoineAllée Anjela Duval
patrimoineAllée Anne Frank
patrimoineAllée de la Chesnaie
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée du Poitou
patrimoineAllée Françoise Dolto
patrimoineAllée Georges Brassens
patrimoineAllée Macéria
patrimoineAllée Olympe de Gouges
patrimoineChemin Rennais
patrimoineChemin Rural de Couyer
patrimoineImpasse des Écoliers
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse Mathurin Méheut
patrimoineImpasse Michel Vauléon
patrimoineImpasse Pablo Picasso
patrimoineImpasse Paul Cézanne
patrimoineLa Barrais
patrimoineLa Pommerie
patrimoineLa Rohannière
patrimoineLes Métairies
patrimoinePlacette des Marguerites
patrimoinePlacette des Oeillets
patrimoinePlacette des Pétunias
patrimoinePlacette des Pivoines
patrimoinePlacette du Berry
patrimoineRond-Point des Azalées
patrimoineRond-Point des Roses
patrimoineRond-Point des Tulipes
patrimoineRoute de La Mézière
patrimoineRoute de Mongerval
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Célestin Boulanger
patrimoineRue Centrale
patrimoineRue de Gascogne
patrimoineRue de la Barbais
patrimoineRue de la Haye
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de La Mézière
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de Melesse
patrimoineRue de Montgerval
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Bégonias
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Cours Besnard
patrimoineRue des Douetaux
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Jacinthes
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Lys
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue de Vignoc
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue Julien Guérin
patrimoineRue Lucie Aubrac
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Paul Gauguin
patrimoineRue Simone Veil
patrimoine