Rues de Montreuil-en-Caux
26 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de la Forge
patrimoineChemin de la Pierre
patrimoineChemin de la Ruette
patrimoineChemin des Pâtis
patrimoineChemin des Vieilles Rues
patrimoineChemin de Vinval
patrimoineChemin du Bois aux Corneilles
patrimoineChemin du Grand Manoir
patrimoineChemin du Grand Quesnay
patrimoineChemin du Gros Hêtre
natureChemin du Petit Monastère
patrimoineChemin du Petit Paris
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoineRésidence du Chasse Marée
patrimoineRésidence Guillaume de la Villette
patrimoineRoute d'Auffay
patrimoineRoute de la Crique
patrimoineRoute de la Pommeraye
patrimoineRoute de la Rouge Maison
patrimoineRoute de l'Épine
patrimoineRoute des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Route des Ferrières
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue du Four à Pain
patrimoineRue du Prieuré
patrimoineSentier Daniel Bidaux
patrimoine