Rues de Montfort-sur-Meu
189 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Adrienne Bolland
patrimoineAllée Albert Camus
patrimoineAllée Christophe Colomb
patrimoineAllée de Bavière
patrimoineAllée de Franconie
patrimoineAllée de la Bigottière
patrimoineAllée de l'Aquilon
patrimoineAllée de La Rabine
patrimoineAllée de la Touchère
patrimoineAllée de la Tramontane
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Alizés
patrimoineAllée des Belettes
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Furets
patrimoineAllée des Garennes
patrimoineAllée des Lirons
patrimoineAllée des Luisardières
patrimoineAllée des Pierres Rouges
patrimoineAllée des Taminiers
patrimoineAllée des Tardivières
patrimoineAllée du Commandant Charcot
patrimoineAllée du Main
patrimoineAllée du Mistral
patrimoineAllée du Petit Houx
patrimoineAllée du Spessart
patrimoineAllée du Vent d'Autan
patrimoineAllée du Zéphyr
patrimoineAllée Édith Piaf
patrimoineAllée Éric Tabarly
patrimoineAllée Magellan
patrimoineAllée Paul Le Flem
patrimoineAllée René Guy Cadou
patrimoineAllée René Quillivic
patrimoineAllée Simone Morand
patrimoineAllée Simone Signoret
patrimoineBois de Saint-Lazare
patrimoineBoulevard Balzac
patrimoineBoulevard Carnot
patrimoineBoulevard de l'Abbaye
patrimoineBoulevard de la Duchesse Anne
patrimoineBoulevard des Douves
patrimoineBoulevard des Druides
patrimoineBoulevard du Colombier
patrimoineBoulevard du Général de Gaulle
patrimoineBoulevard Jacques Cartier
patrimoineBoulevard Judicaël
patrimoineBoulevard Léon Moutet
patrimoineBoulevard Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Boulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Boulevard Robert Surcouf
patrimoineBoulevard Villebois Mareuil
patrimoineChemin de la Couaille
patrimoineChemin de la Croix Huchard
patrimoineChemin de la Harelle
patrimoineDomaine de la Rivière
natureHameau du Clos de la Harelle
patrimoineHameau Saint-Nicolas
patrimoineHLM Les Grippeaux
patrimoineImpasse de la Baignade
patrimoineImpasse de la Casemate
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de l'Ébranchoir
patrimoineImpasse de l'Émoussoir
patrimoineImpasse de l'Hôpital
patrimoineImpasse de l'Iff
patrimoineImpasse des Écuries
patrimoineImpasse des Hypolaïs
patrimoineImpasse des Métairies
patrimoineImpasse des Ursulines
patrimoineImpasse du Clos de la Haye
patrimoineImpasse du clos devant
patrimoineImpasse du Douro
patrimoineImpasse du Lé du Meu
patrimoineImpasse du Marché au Blé
patrimoineImpasse du Shannon
patrimoineImpasse George Sand
patrimoineImpasse Jacques Cartier
patrimoineImpasse Marin Marie
patrimoineImpasse Paul Sérusier
patrimoineImpasse Simone de Beauvoir
patrimoineLa Prise Fresnel
patrimoineLe Petit Bromedou
patrimoineLes Petits Vaults de Meu
patrimoineLiaison cyclable Iffendic - Montfort
patrimoineLiaison cyclable Talensac - Montfort
patrimoineL'Orée des Petits Chemins
patrimoineMail René Maurel
patrimoinePassage André Philippe
patrimoinePlace de Guittai
patrimoinePlace de la Cohue
patrimoinePlace des Douves
patrimoinePlace des Marronniers
patrimoinePlace du Tribunal
patrimoinePlace Mathurin Doussot
patrimoinePlace Saint-Nicolas
patrimoineRésidence La Montagne
patrimoineRoute de Plélan
patrimoineRoute d'Iffendic
patrimoineRue Andrée Bourçois Mace
patrimoineRue Angèle Vannier
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue de Boutavent
patrimoineRue de Brocéliande
patrimoineRue de Coulon
patrimoineRue de Gaël
patrimoineRue de Gergovie
patrimoineRue de Guittai
patrimoineRue de Hennau
patrimoineRue de la Beurrerie
patrimoineRue de la Cane
patrimoineRue de la Fée Viviane
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Meuse
patrimoineRue de la Saulnerie
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de l'Herminette
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue de l'Oder
patrimoineRue de l'Ourme
patrimoineRue de Marktheidenfeld
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue de Saint-Lazare
patrimoineRue des Arcades
patrimoineRue des Celtes
patrimoineRue des Cordiers
patrimoineRue des Cuiratiers
patrimoineRue des Dames
patrimoineRue des Echevins
patrimoineRue des Grandes Grées
patrimoineRue des Grippeaux
patrimoineRue des Korrigans
patrimoineRue des Platanes
patrimoineRue des Riedones
patrimoineRue des Templiers
patrimoineRue des Ursulines
patrimoineRue de Talensac
patrimoineRue du 11 Juin 1944
patrimoineRue du Beloir
patrimoineRue du Bel Orient
patrimoineRue du Bignon
patrimoineRue du Blason
patrimoineRue du Bois Fleuri
patrimoineRue du Champ Clos
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Clos Berhault
patrimoineRue du Clos Saint-Jean
patrimoineRue du Clos Tizon
patrimoineRue du Danube
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Gouverneur
patrimoineRue du Grand Clos
patrimoineRue du Gré Saint-Méen
patrimoineRue Duguay Trouin
patrimoineRue Duguesclin
patrimoineRue du Moulin à Vent
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Noroît
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Rhin
patrimoineRue du Sénéchal
patrimoineRue du Suroît
patrimoineRue du Tage
patrimoineRue du Tibre
patrimoineRue du Tribunal
patrimoineRue Étienne Maurel
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Jean-Pierre Bertel
patrimoineRue l'Étang de la Cane
natureRuelle de l'Enclos
patrimoineRuelle des Écoles
patrimoineRuelle des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Ruelle du Couvent
patrimoineRuelle Saint-Thomas
patrimoineRue Louis Marie Désiré Lucas
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Mathurin Méheust
patrimoineRue Merlin l'Enchanteur
patrimoineRue Olympe de Gouges
patrimoineRue Paul Féval
patrimoineRue Per Jakez Helias
patrimoineRue Pierre Loti
patrimoineRue Raoul 1er
patrimoineRue Saint-Louis Marie
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineSquare de la Gare
patrimoineVenelle des Pas Perdus
patrimoineVenelle du Long Pré Long
patrimoineVillage de la Chapellenie
patrimoine