Rues de Montélimar
940 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Abbaye de Maubec
patrimoineAccès Wurth
patrimoineAire des Gens du Voyage
patrimoineAllée Alban Berg
patrimoineAllée Alexander Graham Bell
patrimoineAllée Alfred Sisley
patrimoineAllée Ambroise Paré
patrimoineAllée André Bossanne
patrimoineAllée André Breton
patrimoineAllée André Escoffier
patrimoineAllée André Nimsgers
patrimoineAllée André Reboul
patrimoineAllée Antoine Deville
patrimoineAllée Antoine Eugene Genoudes
patrimoineAllée Antoine Salamon
patrimoineAllée Antoine Watteau
patrimoineAllée Antonio Vivaldi
patrimoineAllée Aristide Maillol
patrimoineAllée Arletty
patrimoineAllée Auguste Rodin
patrimoineAllée Balthazar Peytier
patrimoineAllée Berthe Morisot
patrimoineAllée Beuve Mery
patrimoineAllée Camille Chaix
patrimoineAllée Camille Pissarro
patrimoineAllée Cathelin Servet
patrimoineAllée Charles François Justin Josserand
patrimoineAllée Charlotte Genton
patrimoineAllée Claude Debussy
patrimoineAllée Claude Monet
patrimoineAllée Colette
patrimoineAllée Condorcet
patrimoineAllée de Barjac
patrimoineAllée de Benicroix
patrimoineAllée de Chazemalle
patrimoineAllée de Grangefeuille
patrimoineAllée de Jodie
patrimoineAllée de l'Abbaye de Maubec
patrimoineAllée de la Buissaie
patrimoineAllée de la Camandre
patrimoineAllée de la Carrière
patrimoineAllée de la Clé des Champs
patrimoineAllée de la Fontaine
patrimoineAllée de la Fraiseraie
patrimoineAllée de la Magnanerie
patrimoineAllée de la Paillette
patrimoineAllée de la Passerelle
patrimoineAllée de la Pergola
patrimoineAllée de la Pinède
patrimoineAllée de la Restanque
patrimoineAllée de la Sauvière
patrimoineAllée de la Tour
patrimoineAllée de la Treille
patrimoineAllée Delaunay-Belleville
patrimoineAllée de l'Hippodrome
patrimoineAllée de Noisan
patrimoineAllée de Pazin
patrimoineAllée de Rivoli
patrimoineAllée des Amandiers
patrimoineAllée des Aulnes
patrimoineAllée des Baigneuses
patrimoineAllée des Berbéris
patrimoineAllée des Chanterelles
patrimoineAllée des Cheveux de Venus
patrimoineAllée des Cistes
patrimoineAllée des Clémentines
patrimoineAllée des Comptoirs
patrimoineAllée des Crécerelles
patrimoineAllée des Demoiselles d'Avignon
patrimoineAllée des Églantines
patrimoineAllée des Elfes
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Hauts de Narbonne
patrimoineAllée des Magnolias
patrimoineAllée des Mouettes
patrimoineAllée des Myosotis
patrimoineAllée des Pins
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Plaqueminiers
patrimoineAllée des Pourpiers
patrimoineAllée des Sables
patrimoineAllée des Saponaires
patrimoineAllée des Sylphides
patrimoineAllée des Tamariniers
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée des Trappistines
patrimoineAllée des Ursulines
patrimoineAllée des Vergnes
patrimoineAllée de Tongres
patrimoineAllée Dominique Ingres
patrimoineAllée du Bastidou
patrimoineAllée du Chabian
patrimoineAllée du Coiron
patrimoineAllée du Douanier Rousseau
patrimoineAllée du Feutrier
patrimoineAllée du Florival
patrimoineAllée du Lac
patrimoineAllée du Madrigal
patrimoineAllée du Port
patrimoineAllée du Vallon
patrimoineAllée Edgar Degas
patrimoineAllée Edouard Manet
patrimoineAllée Édouard Tardieu
patrimoineAllée Émile Littré
patrimoineAllée Emma Allègre
patrimoineAllée Eugène-Louis Groullier
patrimoineAllée Eugène Servan
patrimoineAllée Firmin Chaleil
patrimoineAllée Francois Bauthéac de Granval
patrimoineAllée François Bauthéac de Granval
patrimoineAllée François Mauriac
patrimoineAllée Georges Bizet
patrimoineAllée Georges Guynet
patrimoineAllée Germaine Poinso Chapuis
patrimoineAllée Giuseppe Verdi
patrimoineAllée Gustave Faure
patrimoineAllée Gustave Flaubert
patrimoineAllée Handel
patrimoineAllée Harouad de Suarez
patrimoineAllée Henri Berrang
patrimoineAllée Henri Dunant
patrimoineAllée Henri Louis de la Bruyère
patrimoineAllée Henri Rabaud
patrimoineAllée Hispano Suiza
patrimoineAllée Honoré Daumier
patrimoineAllée Honoré de Mirabeau
patrimoineAllée Jacqueline Auriol
patrimoineAllée Jacques Forquet
patrimoineAllée Jacques Thibaud
patrimoineAllée Jean-Charles Serret
patrimoineAllée Jean-François Robert
patrimoineAllée Jean Henri Prompsault
patrimoineAllée Jean-Louis Pellapra
patrimoineAllée Jean-Pierre Darnaud
patrimoineAllée Jean-Pierre Marré
patrimoineAllée Joseph Antoine Boisset
patrimoineAllée Joseph-Fortunet Layraud
patrimoineAllée Joseph Pouzin
patrimoineAllée Jules Raimu
patrimoineAllée Juliette Astier
patrimoineAllée La Callas
patrimoineAllée la Paille Rouge
patrimoineAllée Léa Mourzelas
patrimoineAllée le Cabanon de Cordeil
patrimoineAllée Le Clos des Abeilles
natureLes abeilles sont des insectes volants que l'on reconnaît au pelage (contrairement aux guêpes) qui recouvre leur abdomen zébré de jaune de et noir. Il y existe plus de 20 000 espèces différentes dans le monde, mais c'est l'abeille mellifère qui est la plus présente sur le sol européen. Elles butinent pour collecter du nectar, un liquide sucré qui dont elles se nourrissent et qu'elles utilisent pour faire des réserves sous forme de miel (d'où "mellifère"). En prélevant ce précieux nectar, leur corps se couvrent de poussière de pollen qu'elles transportent inconsciemment vers d'autres fleurs, contribuant au cycle de reproduction des plantes. Les abeilles sont précieuses : protégeons-les !
Allée Leconte de Lisle
patrimoineAllée le Janeiro
patrimoineAllée Le Pavillon de la Cigalière
patrimoineAllée Lino Ventura
patrimoineAllée Louis Bizarelli
patrimoineAllée Louise Michel
patrimoineAllée Louis Lumière
patrimoineAllée Lucien Simon
patrimoineAllée Marc Étienne Bonnefoy
patrimoineAllée Marie Laurencin
patrimoineAllée Marie Olympe de Gouges
patrimoineAllée Marie Paradis
patrimoineAllée Maurice Escoulent
patrimoineAllée Maurice Ravel
patrimoineAllée Mauricette Milazzo
patrimoineAllée Maurice Utrillo
patrimoineAllée Michel Besson
patrimoineAllée Molière
patrimoineAllée Nicolas Delacroix
patrimoineAllée Nungesser et Coli
patrimoineAllée Parmentier
patrimoineAllée Paul Bauthéac de Grandfont
patrimoineAllée Paul Bedouin
patrimoineAllée Paul Besson
patrimoineAllée Paulin Gagne
patrimoineAllée Paul Lattard
patrimoineAllée Paul Magnet
patrimoineAllée Pavillon de la Cigalière
patrimoineAllée Pierre Arnaud
patrimoineAllée Pierre Barthélémy Sautayra
patrimoineAllée Pierre Loti
patrimoineAllée Pierre Lubat
patrimoineAllée René Berenger
patrimoineAllée René Descartes
patrimoineAllée René Diderot
patrimoineAllée Rosa Luxembourg
patrimoineAllée Saint-Roch
patrimoineAllée Simone de Beauvoir
patrimoineAllée Simone Garaix
patrimoineAllée Stendhal
patrimoineAllée Théodore Aubanel
patrimoineAllée Ventabren
patrimoineAncienne Route d'Allan
patrimoineAncienne Route d'Ancône
patrimoineAncienne Route de Sauzet
patrimoineAvenue Agricol Perdiguier
patrimoineAvenue d'Aygu
patrimoineAvenue de Gournier
patrimoineAvenue de la Fédération de Montélimar
patrimoineAvenue de la Feuillade
patrimoineAvenue de la Gondole
patrimoineAvenue de la Pastourelle
patrimoineAvenue de Meyrol
patrimoineAvenue de Rochemaure
patrimoineAvenue des Alizés
patrimoineAvenue des Catalins
patrimoineAvenue des Lilas
patrimoineAvenue d'Espoulette
patrimoineAvenue des Tamaris
patrimoineAvenue de Villeneuve
patrimoineAvenue du 14 Juillet 1789
patrimoineAvenue du 45e Régiment
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Puits
patrimoineAvenue du Teil
patrimoineAvenue Gaston Vernier
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue John Kennedy
patrimoineAvenue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Avenue Saint-Didier
patrimoineAvenue Saint-Lazare
patrimoineAvenue Saint-Martin
patrimoineAvenue Stéphane Mallarmé
patrimoineBoulevard Aristide Briand
patrimoineBoulevard Charles André
patrimoineBoulevard de l'Europe
patrimoineBoulevard du Fust
patrimoineBoulevard du Pêcher
patrimoineBoulevard du Président Albert Lebrun
patrimoineBoulevard du Président François Mitterand
patrimoineBoulevard du Président Georges Pompidou
patrimoineBoulevard du Président Jacques Chirac
patrimoineBoulevard du Président René Coty
patrimoineBoulevard du Président Vincent Auriol
patrimoineBoulevard Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Boulevard Georges Pompidou
patrimoineBoulevard Marre Desmarais
patrimoineBoulevard Meynot
patrimoineChemin de Bauthéac
patrimoineChemin de Beaulieu
patrimoineChemin de Beauséjour
patrimoineChemin de Beausseret
patrimoineChemin de Beauvallon
patrimoineChemin de Belle-Barbe
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Chalazon
patrimoineChemin de Chambaran
patrimoineChemin de Chazalon
patrimoineChemin de Chomillac
patrimoineChemin de Colas
patrimoineChemin de Daurelle
patrimoineChemin de Dromette
patrimoineChemin de Fontjarus Bois de Laud
patrimoineChemin de Fontjarus Pierre Brune
patrimoineChemin de Fortuneau
patrimoineChemin de Gery
patrimoineChemin de Guionette
patrimoineChemin de la Ballastière
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Chaine
patrimoineChemin de la Chapellerie
patrimoineChemin de la Cheminée
patrimoineChemin de la Colombière
patrimoineChemin de la Combe de Bernardine
patrimoineChemin de la Dame
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de la Fonderie
patrimoineChemin de la Fontaine Chaude
patrimoineChemin de la Gardette
patrimoineChemin de la Gondole
patrimoineChemin de la Gravière
patrimoineChemin de la Manche
patrimoineChemin de la Mourgatte
patrimoineChemin de la Nitrière
patrimoineChemin de la Petite Reine
patrimoineChemin de la Resse
patrimoineChemin de la Roberte
patrimoineChemin de la Rochelle
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Vachère
patrimoineChemin de l'Entrée de l'Aérodrome
sciencesChemin de Lespares
patrimoineChemin de l'Île du Tonneau
patrimoineChemin de l'Île Pradier
patrimoineChemin de Margerie
patrimoineChemin de Margerie à Montboucher
patrimoineChemin de Marignan
patrimoineChemin de Mazoyer
patrimoineChemin de Merly
patrimoineChemin de Montmartel
patrimoineChemin de Narbonne et de Mondésir
patrimoineChemin de Nocaze
patrimoineChemin de Pascal
patrimoineChemin de Pellaprat
patrimoineChemin de Petit Pélican Fontjarus
patrimoineChemin de Pierre Brune la Rochelle
patrimoineChemin de Pouloumard
patrimoineChemin de Ravaly
patrimoineChemin de Redondon
patrimoineChemin de Russier
patrimoineChemin de Ruty
patrimoineChemin de Saillens
patrimoineChemin de Sainte-Anne
patrimoineChemin de Saint-Prix
patrimoineChemin des Alexis
patrimoineChemin des Ballastières
patrimoineChemin des Baumes
patrimoineChemin des Blaches du Couchant
patrimoineChemin des Blaches du Levant
patrimoineChemin des Bondonneaux
patrimoineChemin des Capucins
patrimoineChemin des Catalins
patrimoineChemin des Catalins à Mondésir
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Chaberts
patrimoineChemin des Charmettes
patrimoineChemin des Chênes
natureChemin des Clées
patrimoineChemin des Colonnes
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Confins de Savasse
patrimoineChemin des Contrebandiers
patrimoineChemin des Cyprès
patrimoineChemin des Deux Saisons
patrimoineChemin des Échaunes
patrimoineChemin des Emetteurs
patrimoineChemin de Serre de Parc
patrimoineChemin de Servonnet
patrimoineChemin des Esprats
patrimoineChemin des Fauvettes
patrimoineChemin des Fourches
patrimoineChemin des Gardes
patrimoineChemin des Grands Saillans
patrimoineChemin des Grèzes
patrimoineChemin des Iris
patrimoineChemin des Isles
patrimoineChemin des Léonards
patrimoineChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Marais
patrimoineChemin des Marronniers
patrimoineChemin des Mésanges
patrimoineChemin des Meyères
patrimoineChemin des Muriers
patrimoineChemin des Noisetiers
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin des Paquerettes
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin d'Espoulette
patrimoineChemin des Rentiers
patrimoineChemin des Robinettes
patrimoineChemin des Robinettes Sud
patrimoineChemin des Rondes
patrimoineChemin des Rosiers
patrimoineChemin des Sauviers
patrimoineChemin des Thuyas
patrimoineChemin des Travailleurs à Ancône
patrimoineChemin des Troènes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin des Violettes
patrimoineChemin de Vaugelas
patrimoineChemin de Villepré
patrimoineChemin d'Hilaire
patrimoineChemin du Béal
patrimoineChemin du Bois de Laud
patrimoineChemin du Bois de Lion
patrimoineChemin du Bois de Lion à Montboucher
patrimoineChemin du Bois Dore
patrimoineChemin du Couvoir
patrimoineChemin du Jabron
patrimoineChemin du Martinet
patrimoineChemin du Meyrol
patrimoineChemin du Midi
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Pouloumard
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pêcher
patrimoineChemin du Perchoir
patrimoineChemin du Plan Nord
patrimoineChemin du Plan Sud
patrimoineChemin du Ponton
patrimoineChemin du Pont Rouge
patrimoineChemin du Rang
patrimoineChemin du Réservoir Haut
patrimoineChemin du Roubion
patrimoineChemin du Tour de Ville
patrimoineChemin Fontjarus Bois de Laud
patrimoineChemin Sous Géry
patrimoineChemin sous les Travailleurs
patrimoineEscalier Rue James Watt
patrimoineGare Routière
patrimoineImpasse Alfred de Vigny
patrimoineImpasse Alice Milliat
patrimoineImpasse André Ducatez
patrimoineImpasse André Faure
patrimoineImpasse André Lacroix
patrimoineImpasse Bagatelle
patrimoineImpasse Baptiste Maussan
patrimoineImpasse Baudina
patrimoineImpasse Baudina Bis
patrimoineImpasse Beauséjour
patrimoineImpasse Bourg Neuf
patrimoineImpasse Bourg Neuf Bis
patrimoineImpasse Bouverie
patrimoineImpasse Charles-Antoine Gailhard
patrimoineImpasse Charles Drivon
patrimoineImpasse Clément Marot
patrimoineImpasse Corneroche
patrimoineImpasse Cuiraterie
patrimoineImpasse de Beausseret
patrimoineImpasse de l'Abbé Moutier
patrimoineImpasse de la Gendarmerie
patrimoineImpasse de l'Ardèche
patrimoineImpasse de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Impasse de Ravaly
patrimoineImpasse de Saillens
patrimoineImpasse des Alexis
patrimoineImpasse des Alpes
patrimoineImpasse des Buis
patrimoineImpasse des Cigales
patrimoineImpasse des Clercs
patrimoineImpasse des Contrebandiers
patrimoineImpasse des Églantiers
patrimoineImpasse des Emetteurs
patrimoineImpasse des Galets
patrimoineImpasse des Grillons
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Meyères
patrimoineImpasse d'Espoulette
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Bouquet
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Clos Mars
patrimoineImpasse du Fust
patrimoineImpasse du Levant
patrimoineImpasse du Lion d'Or
patrimoineImpasse du Mazet
patrimoineImpasse du Picodon
patrimoineImpasse du Plan
patrimoineImpasse du Quai
patrimoineImpasse du Soleil
patrimoineImpasse du Teil
patrimoineImpasse du Temple Neuf
patrimoineImpasse Edmond Malgras
patrimoineImpasse Edmond Rostand
patrimoineImpasse Émile Zola
patrimoineImpasse Faucon
patrimoineImpasse Félix Grégoire
patrimoineImpasse Fernand Ravisa
patrimoineImpasse François Bauthéac de Granval
patrimoineImpasse François Villon
patrimoineImpasse Frédéric Chare
patrimoineImpasse Hippolyte Chauchard
patrimoineImpasse Jean Aicard
patrimoineImpasse Jean de Saint-Prix
patrimoineImpasse Joachim du Bellay
patrimoineImpasse Joseph Toutel
patrimoineImpasse Juiverie
patrimoineImpasse Jules Raimu
patrimoineImpasse Jules Verne
patrimoineImpasse Lafaye
patrimoineImpasse Léon Perrier
patrimoineImpasse Lyli Herse
patrimoineImpasse Marius Gilles
patrimoineImpasse Maurice Meyer
patrimoineImpasse Monnaie Vieille
patrimoineImpasse Morice Viel
patrimoineImpasse Nicolas Delacroix
patrimoineImpasse Paul Arène
patrimoineImpasse Paul Bauthéac de Grandfont
patrimoineImpasse Paul Vidal
patrimoineImpasse Peyrouse
patrimoineImpasse Pierre de Ronsard
patrimoineImpasse Point du Jour
patrimoineImpasse Puits Neuf
patrimoineImpasse Quatre Alliances
patrimoineImpasse Raymond Daujat
patrimoineImpasse Roger Poyol
patrimoineImpasse Rose Beuret
patrimoineImpasse Saint-Lazare
patrimoineImpasse Saint-Martin
patrimoineImpasse Saint-Pierre
patrimoineImpasse Suzanne Valadon
patrimoineImpasse Théodore Aubanel
patrimoineImpasse Théophile Gauthier
patrimoineImpasse Voltaire
patrimoineImpasse Xavier Mallet
patrimoineImp Joseph Durand Reynaud
patrimoineLe Clos de Villeneuve
patrimoineLe Vivarais
patrimoineLiaison Nord-Est
patrimoineLivraisons Aubade
patrimoineLotissement Beaulieu
patrimoineLotissement Les Campanules
patrimoineLotissement Les Catalpas
patrimoineLotissement Les Charmilles
patrimoineLotissement Les Chèvrefeuilles
patrimoineLotissement Les Glycines
patrimoineLotissement Les Hortensias
patrimoineLotissement Les Tamaris
patrimoineLotissement l'Ormes
patrimoineLotissement Quaresima
patrimoineMontée de Maupas
patrimoineMontée de Narbonne
patrimoineMontée du Bouton d'Or
patrimoineMontée du Côteau Fleuri
patrimoineMontée Saint-Martin
patrimoineParvis Daniel Chamier
patrimoineParvis Gérard Philipe
patrimoineParvis Valentin du Cheylard
patrimoinePassage de la Guinguette
patrimoinePasserelle du Roubion
patrimoinePetit Chemin de Saillens
patrimoinePetit Chemin de Sarda
patrimoinePlace Alphonse Planel
patrimoinePlace Benjamin Franklin
patrimoinePlace Chabaud
patrimoinePlace Charles Baudelaire
patrimoinePlace Charles Coulomb
patrimoinePlace Chateaubriand
patrimoinePlace Corneille
patrimoinePlace d'Armes
patrimoinePlace de Gondole
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Europe
patrimoinePlace de Narbonne
patrimoinePlace de Provence
patrimoinePlace de Sarda
patrimoinePlace des Carmes
patrimoinePlace des Clercs
patrimoinePlace des Halles
patrimoinePlace des Tilleuls
naturePlace du Fust
patrimoinePlace du Mai
patrimoinePlace du Marché
patrimoinePlace du Prado
patrimoinePlace du Temple
patrimoinePlace du Théatre
culturePlace Émile Loubet
patrimoinePlace Eugénie Cotton
patrimoinePlace Galilée
patrimoinePlace Georges Clemenceau
patrimoinePlace Gutenberg
patrimoinePlace Hector Berlioz
patrimoinePlace Jacques Brel
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Léopold Blanc
patrimoinePlace Paul Gauthier
patrimoinePlace Paul Verlaine
patrimoinePlace Pierre Simon
patrimoinePlace Saint-Exupéry
patrimoinePlace Saint-Martin
patrimoinePlace Saint-Saens
patrimoinePlace Vincent Van Gogh
patrimoinePont de Bir-Hakeim
patrimoinePont de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Pont de l'Europe
patrimoinePont du Teil
patrimoinePont Président Roosevelt
patrimoinePont Rhin et Danube
patrimoinePromenade des Villes Jumelées
patrimoinePromenade du Petit Nice
patrimoinePromenade Jacques Chaban Delmas
patrimoineQuai du Jabron
patrimoineQuai du Roubion
patrimoineRampe Pmr
patrimoineRond-Point Abbé Pierre
patrimoineRond-Point André Maginot
patrimoineRond-Point Carole Hoyez
patrimoineRond-Point Charles Trenet
patrimoineRond-Point de la 3ème division d'infanterie de l'armée américaine
patrimoineRond-Point de la Légion d'Honneur
patrimoineRond-Point de la Médaille Militaire
patrimoineRond-Point de l'Appel du 18 Juin 1940
patrimoineRond-Point de Provence
patrimoineRond-Point des Arméniens
patrimoineRond-Point des Blaches du Couchant
patrimoineRond-Point des Combattants d'Afrique du Nord et Harkis
patrimoineRond-Point des Droits de l'Homme
patrimoineRond-Point des Enfants de Troupe
patrimoineRond-Point des Justes
patrimoineRond-Point des Présidents
patrimoineRond-Point des Résistants et des Déportés
patrimoineRond-Point de Verdun
patrimoineRond-Point de Villepre
patrimoineRond-Point du Vox
patrimoineRond-Point Jean Lapierre
patrimoineRond-Point John Fitzgerald Kennedy
patrimoineRond-Point Kiki et Roger Latry
patrimoineRond-Point Maitre Alain Bertoncello
patrimoineRond-Point Raphaël Marchi
patrimoineRoute d'Allan
patrimoineRoute de Châteauneuf
patrimoineRoute de Dieulefit
patrimoineRoute de la Tuilerie
patrimoineRoute de l'Homme d'Armes
patrimoineRoute de Marseille
patrimoineRoute de Marseille - Route Nationale 7
patrimoineRoute de Montélimar
patrimoineRoute de Rochemaure
patrimoineRoute de Saint-Gervais
patrimoineRoute de Saint-Paul
patrimoineRoute de Sauzet
patrimoineRoute d'Espeluche
patrimoineRoute de Valence
patrimoineRoute du Teil
patrimoineRoute Nationale 7
patrimoineRue Achille Bruyère
patrimoineRue Adhémar
patrimoineRue Alain Fournier
patrimoineRue Albert 1er
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Alexandre Dumas
patrimoineRue Alexandre Micha
patrimoineRue Alexandre Pontaimery
patrimoineRue Alexandre Volta
patrimoineRue Alexis Monier
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred Loudet
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Anatole France
patrimoineRue André Ampère
patrimoineRue André Boyé
patrimoineRue André Ducatez
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue André Messager
patrimoineRue André Teste
patrimoineRue Antoinette Vignal
patrimoineRue Antonio Vivaldi
patrimoineRue Arc du Pin
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Barnier
patrimoineRue Baudina
patrimoineRue Bela Bartok
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Bernard Cathelin
patrimoineRue Berthelot
patrimoineRue Bourgneuf
patrimoineRue Bouverie
patrimoineRue Brahms
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Candy
patrimoineRue C de Montluisant
patrimoineRue Chabaud
patrimoineRue Chantebise
patrimoineRue Chapon
patrimoineRue Charles Chabert
patrimoineRue Charles Coulomb
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Charles Picot
patrimoineRue Chartrouse
patrimoineRue Chastagnier
patrimoineRue Chèvrerie
patrimoineRue Chrétien
patrimoineRue Clotilde Nicolas
patrimoineRue Colonel F H Manhes
patrimoineRue Corneroche
patrimoineRue Coucourdier
patrimoineRue Covillard
patrimoineRue Cuiraterie
patrimoineRue Cyprien Cuchet
patrimoineRue d'Aldridge
patrimoineRue d'Aleyrac
patrimoineRue d'Alsace
patrimoineRue d'Ancône
patrimoineRue Daniele Casanova
patrimoineRue Daniel Nicolas
patrimoineRue Darius Milhaud
patrimoineRue de Banas
patrimoineRue de Coston
patrimoineRue de Dion Bouton
patrimoineRue de Freycinet
patrimoineRue de l'Abbé Moutier
patrimoineRue de la Citadelle
patrimoineRue de la Clé des Champs
patrimoineRue de la Gendarmerie
patrimoineRue de la Glacière
patrimoineRue de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Liberté
patrimoineRue de la Passerine
patrimoineRue de la Pradal
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de l'Artisanat
patrimoineRue de la Visitation
patrimoineRue de Narbonne
patrimoineRue Denis Papin
patrimoineRue de Provence
patrimoineRue de Ravensburg
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Anciens Combattants
patrimoineRue de Sarda
patrimoineRue des Belges
patrimoineRue des Blés
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Boucs
patrimoineRue des Bourges
patrimoineRue des Buissonnets
patrimoineRue des Cèdres
patrimoineRue des Cévennes
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Eaux Claires
patrimoineRue des échanges
patrimoineRue des Esprats
patrimoineRue des Etalons
patrimoineRue des Frères
patrimoineRue des Granges
patrimoineRue des Grèzes
patrimoineRue des Jésuites
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandes
patrimoineRue des Loris
patrimoineRue des Marguerites
patrimoineRue des Mauvais Payeurs
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Muguets
patrimoineRue des Pénitents
patrimoineRue des Quatre Alliances
patrimoineRue des Quatre Pas
patrimoineRue des Ramières
patrimoineRue des Romarins
patrimoineRue des Santolines
patrimoineRue des Saules
patrimoineRue des Tanneurs
patrimoineRue des Taules
patrimoineRue Diane de Poitiers
patrimoineRue d'Isly
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 45e Régiment de Transmissions
patrimoineRue du 5 Décembre
patrimoineRue du Bouquet
patrimoineRue du Brillant
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chemin Neuf
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Commandant Labbé
patrimoineRue du Commandant Morvan
patrimoineRue du Coucourdier
patrimoineRue du Dauphiné
patrimoineRue du Docteur Jeune
patrimoineRue du Docteur Philippe Pinel
patrimoineRue du Fossé
patrimoineRue du Fust
patrimoineRue du Huit Mai 1945
patrimoineRue du Jeu de Paume
patrimoineRue du Languedoc
patrimoineRue du Lavandin
patrimoineRue du Mai
patrimoineRue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Onze Novembre 1918
patrimoineRue du Puits Neuf
patrimoineRue du Puits Seigneux
patrimoineRue du Rhône
patrimoineRue du Sel
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Temple Neuf
patrimoineRue du Tricastin
patrimoineRue du Vercors
patrimoineRue du Vingt Huit Août 1944
patrimoineRue Édith Piaf
patrimoineRue Émile Loubet
patrimoineRue Émile Monier
patrimoineRue Érik Satie
patrimoineRue Étienne Marcel
patrimoineRue Faucon
patrimoineRue Faujas Saint-Fond
patrimoineRue Félix Grégoire
patrimoineRue Félix Hilaire Laurans
patrimoineRue Féraud
patrimoineRue Fernand Faure
patrimoineRue Fernand Faure, Citée Les Fourches
patrimoineRue Fernand Ravisa
patrimoineRue Florian Odouard
patrimoineRue François Arago
patrimoineRue François Boissy d'Anglas
patrimoineRue François Chaumartin
patrimoineRue François Truffaut
patrimoineRue Frédéric Chare
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Frédéric Mistral
patrimoineRue Gaby Lisart
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Général Chabrillan
patrimoineRue Général Chareton
patrimoineRue Général Pau
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Georges Danton
patrimoineRue Giacomo Puccini
patrimoineRue Giuseppe Moro
patrimoineRue Grenouillère
patrimoineRue Gustave Caillebotte
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Gustave Monod
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Berrang
patrimoineRue Henri Matisse
patrimoineRue Henri Sauvinet
patrimoineRue Hippolyte Chauchard
patrimoineRue Honoré de Balzac
patrimoineRue Igor Stravinski
patrimoineRue Isabelle Chuvin
patrimoineRue Jacques Giraud
patrimoineRue James Joule
patrimoineRue James Watt
patrimoineRue Jean-Baptiste Agricol Peru
patrimoineRue Jean Baptiste Grasson
patrimoineRue Jean Baptiste Lully
patrimoineRue Jean-François Millet
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Henri Fabre
patrimoineRue Jean-Jacques Ménuret
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jean-Jacques Roux
patrimoineRue Jean-Philippe Rameau
patrimoineRue Jean-Sébastien Bach
patrimoineRue Joliot Curie
patrimoineRue José Maria de Heredia
patrimoineRue Joseph Ayme
patrimoineRue Joséphine Perret
patrimoineRue Joseph Lagarde
patrimoineRue Joseph Monard Pelissier
patrimoineRue Joseph Moro
patrimoineRue Joseph Pain
patrimoineRue Joseph Reynaud
patrimoineRue Juan Miro
patrimoineRue Juiverie
patrimoineRue Jules Courmont
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Michelet
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Léa Mourzelas
patrimoineRue Léo Lagrange
patrimoineRue Léon Blum
patrimoineRue Lion d'Or
patrimoineRue Lorraine
patrimoineRue Louis Aragon
patrimoineRue Louis César Grasset
patrimoineRue Louis Chancel
patrimoineRue Louis Charpenne
patrimoineRue Louis David
patrimoineRue Louis Delage
patrimoineRue Louis Delpech
patrimoineRue Louis Deschamps
patrimoineRue Louise Gémard
patrimoineRue Louis Messié
patrimoineRue Louis Pergaud
patrimoineRue Louis Raymond
patrimoineRue Ludwig Van Beethoven
patrimoineRue Malaréac
patrimoineRue Marceau Bres
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marcel Paul
patrimoineRue Marcel Proust
patrimoineRue Margot Delaye
patrimoineRue Marius Gilles
patrimoineRue Marius Milou
patrimoineRue Marius Moutet
patrimoineRue Marius Spezini
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maurice Meyer
patrimoineRue Maurice-René Simonnet
patrimoineRue Maurice Savin
patrimoineRue Maurice Sibille
patrimoineRue Mauricette Milazzo
patrimoineRue Megisserie
patrimoineRue Mitton
patrimoineRue Mme de Sévigné
natureRue Monnaie Vieille
patrimoineRue Montaigne
patrimoineRue Montant au Château
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Nestor Bes
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul Éluard
patrimoineRue Paul-Jacques Bonzon
patrimoineRue Paul Langevin
patrimoineRue Paul Loubet
patrimoineRue Paul Nègre
patrimoineRue Pée de Colas
patrimoineRue Petit Paris
patrimoineRue Peyrouse
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre de Saint-Prix
patrimoineRue Pierre Julien
patrimoineRue Pierre Lazareff
patrimoineRue Pierre Mendés France
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue Point du Jour
patrimoineRue Porte Neuve
patrimoineRue Prunière
patrimoineRue Puyguiga
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Raoul Dufy
patrimoineRue Ravaud
patrimoineRue Raymond Crozier
patrimoineRue Raymond Daujat
patrimoineRue Raymonde Moutet
patrimoineRue Raymond Gabert
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue René Char
patrimoineRue Robert Desnos
patrimoineRue Robert Rabatel
patrimoineRue Rodolphe Bringer
patrimoineRue Roger Chancel
patrimoineRue Roger Morin
patrimoineRue Roger Poyol
patrimoineRue Roland Barthes
patrimoineRue Roumanillle
patrimoineRue Sahut
patrimoineRue Sainte-Croix
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Gaucher
patrimoineRue Saint-Martin
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Salomon Chirouze
patrimoineRue Sarah Bernhardt
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Suzanne Dupont
patrimoineRue Suzanne Valadon
patrimoineRue Suzanne Vallette Viallard
patrimoineRue Tourvieille
patrimoineRue Verdette
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Vincent d'Indy
patrimoineRue Yvan Borel
patrimoineRue Yves Chaze
patrimoineRue Yves Farge
patrimoineRue Yvonne Grouiller
patrimoineRue Zamenhof
patrimoineSortie Wurth
patrimoineSquare Racine
patrimoineSquare Rémy Nicolas
patrimoineViaRhôna
patrimoineVieille Route du Teil
patrimoineVilleneuve
patrimoineVoie verte Promenade Marcel Meffre
patrimoine