Rues de Montech
244 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Lacourt Saint-Pierre
patrimoineAire de la Forêt de Montech
natureAire de repos
patrimoineAllée Centrale
patrimoineAutoroute des Deux Mers
patrimoineAvenue André Bonnet
patrimoineAvenue d'Auch
patrimoineAvenue de Belcante
patrimoineAvenue de la Grande Forêt
natureAvenue de la Mouscane
patrimoineAvenue de Montauban
patrimoineAvenue de Montech
patrimoineAvenue des Tuileries
patrimoineBordeaux
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard du Capitaine Jean Bergès
patrimoineBoulevard Lagal
patrimoineBoulevard Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Chemin de Halage
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Mothe
patrimoineChemin de Lannes
patrimoineChemin de la Pierre
patrimoineChemin de Laurier
patrimoineChemin de Montbartier
patrimoineChemin de Rougère
patrimoineChemin de Rougerie
patrimoineChemin des Escudiés
patrimoineChemin des Moutetes
patrimoineChemin de Vincelles
patrimoineChemin du Laurier
patrimoineChemin Launet
patrimoineentrée parking Crossfit Osna
patrimoineEsplanade de la Visitation
patrimoineFaubourg Lafeuillade
patrimoineFaubourg Launet
patrimoineFaubourg Saint-Blaise
patrimoineImpasse Allair
patrimoineImpasse Cavalier Lunel
patrimoineImpasse Charles Péguy
patrimoineImpasse Clavel
patrimoineImpasse de Carillon
patrimoineImpasse de la Cellulose
patrimoineImpasse de la Closerie
patrimoineImpasse de la Lune
patrimoineImpasse de Marron Nord
patrimoineImpasse de Pech Laborie
patrimoineImpasse de Rougerie
patrimoineImpasse des 4 Saisons
patrimoineImpasse de Sabis
patrimoineImpasse des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Impasse des Albizzias
patrimoineImpasse de Saragnac
patrimoineImpasse des Blés d'Or
patrimoineImpasse des Careyroux
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Couturiers
patrimoineImpasse des Docteurs
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Izards
patrimoineImpasse des Marots
patrimoineImpasse des Pêchers
patrimoineImpasse des Pervenches
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Poiriers
patrimoineImpasse des Pyrénées
patrimoineImpasse des Rainettes
patrimoineImpasse des Vieux Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse des Vignes
natureImpasse du 4 Septembre
patrimoineImpasse du Cassé
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineImpasse du Château Vieux
patrimoineImpasse du Chêne
natureImpasse du Hameau de Soudène
patrimoineImpasse du Lac
patrimoineImpasse du Loriot
patrimoineImpasse du Rafie
patrimoineImpasse du Tembourel
patrimoineImpasse du Tilleul
natureImpasse du Tram
patrimoineImpasse Frappât
patrimoineImpasse Gaillou
patrimoineImpasse Henri de Saint-Julien
patrimoineImpasse Jean de Vales
patrimoineImpasse la Bernause Nord
patrimoineImpasse Lacoste
patrimoineImpasse Las Traverses
patrimoineImpasse Marceau
patrimoineImpasse Marcel Cerdan
patrimoineImpasse Marie Guy
patrimoineImpasse Masserano
patrimoineImpasse Mélassou
patrimoineImpasse Notre-Dame
patrimoineImpasse Père Bas
patrimoineImpasse Père Hauts
patrimoineImpasse Rouget
patrimoineImpasse Roussel
patrimoineImpasse saint Etienne
patrimoineImpasse Saint-Étienne
patrimoineImpasse Saint-Sulpice
patrimoineImpasse Sigal
patrimoineImpasse Yvan Delbreil
patrimoineLes Résidence de la Palette
patrimoineMcDrive
patrimoinePlace André Bonnet
patrimoinePlace Aristide Briand
patrimoinePlace Arnaud Sorbin
patrimoinePlace du Couderc
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Lafeuillade
patrimoinePlace Maubec
patrimoinePôle commercial l'Albizia
patrimoinePont DRIMM
patrimoinePont du Rat
patrimoineRésidence la Palette
patrimoineRoute Borde Basse
patrimoineRoute d'Auch
patrimoineRoute de Barbara
patrimoineRoute de Bordeneuve
patrimoineRoute de Boutoli
patrimoineRoute de Bressols
patrimoineRoute de Brials
patrimoineRoute de Cadars
patrimoineRoute de Carrié
patrimoineRoute de Castelsarrasin
patrimoineRoute de Combes
patrimoineRoute de Finhan
patrimoineRoute de Fromissard
patrimoineRoute de Gaillou
patrimoineRoute de Labouriette
patrimoineRoute de Lacarral
patrimoineRoute de Lacourt
patrimoineRoute de Lagrange
patrimoineRoute de Lamothe
patrimoineRoute de Laparade
patrimoineRoute de la Pente d'Eau
patrimoineRoute de la Pisciculture
patrimoineRoute de la Tranchée
patrimoineRoute de Lauriol
patrimoineRoute de la Ville-Dieu-du-Temple
patrimoineRoute de l'Ecluse de la Vache
patrimoineRoute de Monplaisir
patrimoineRoute de Montagne
patrimoineRoute de Montauban
patrimoineRoute de Montbartier
patrimoineRoute de Paga
patrimoineRoute de Pech de Villa
patrimoineRoute de Pech Laborie
patrimoineRoute de Petit
patrimoineRoute de Pétou
patrimoineRoute de Pommarel
patrimoineRoute de Rougerie
patrimoineRoute de Sabi
patrimoineRoute d'Escatalens
patrimoineRoute des Chamberts
patrimoineRoute des Fées
patrimoineRoute de Sicard
patrimoineRoute des Menuisiers
patrimoineRoute des Mouets
patrimoineRoute de Soudène
patrimoineRoute des Saysses
patrimoineRoute de Toulouse
patrimoineRoute du Barry
patrimoineRoute du Magnolias
patrimoineRoute du Mesnil
patrimoineRoute du Moutas
patrimoineRoute du Tour de Ronde
patrimoineRoute du Tram
patrimoineRue Alain Fournier
patrimoineRue Anthonin Faget
patrimoineRue Arnaud Veissière
patrimoineRue Basse du Terrier
patrimoineRue Charlemagne
patrimoineRue Christophe
patrimoineRue Coulon
patrimoineRue de la Briqueterie
patrimoineRue de la Gendarmerie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Mouscane
patrimoineRue de la Passerelle
patrimoineRue de la Prison
patrimoineRue de la Sanguinaise
patrimoineRue de Layral
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Usine
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Chaudronniers
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Elfes
patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Fruitiers
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Meuniers
patrimoineRue des Mimosas
patrimoineRue des Oliviers
patrimoineRue des Papetiers
patrimoineRue des Pénitents
patrimoineRue des Peyrets
patrimoineRue des Plaqueminiers
patrimoineRue des Roseaux
patrimoineRue des Soleils
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue des Vieux Colombiers
patrimoineRue d'Italie
patrimoineRue du Bosquet Bleu
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Général Larroque
patrimoineRue du Maréchal de Pérignon
patrimoineRue du Muguet
patrimoineRue du Petit Gaillou
patrimoineRue du Pont Neuf
patrimoineRue du Tuquel
patrimoineRue Émile Audibert
patrimoineRue Faubourg du 4 Septembre
patrimoineRue Françoise Dolto
patrimoineRue Gabriel Fauré
cultureEnfant surdoué venu du Sud-Ouest, Gabriel Fauré (1845-1924) fut envoyé à onze ans à Paris pour intégrer la toute nouvelle École Niedermeyer, institution originale qui, à l'écart du Conservatoire, formait ses élèves à la musique religieuse ancienne et à l'orgue plutôt qu'à la virtuosité pianistique. Cette formation à part fit toute la différence : Fauré développa un langage harmonique unique, aux modulations discrètes et aux tensions douces, qu'on qualifie encore aujourd'hui de « fauréen ». Toute sa vie, il mena de front la composition et la fonction : maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de la Madeleine à Paris, cofondateur de la Société nationale de musique, enfin directeur du Conservatoire de Paris de 1905 à 1920 — où ses réformes lui valurent le surnom de « Robespierre », mais où il forma une génération entière de compositeurs : Maurice Ravel, Nadia Boulanger (qui elle-même formera Bernstein, Copland ou Piazzolla), Charles Koechlin, Georges Enesco. Son catalogue pianistique regorge d'œuvres intimistes — barcarolles, nocturnes, impromptus, valses-caprice — et il excella dans la mélodie, avec deux recueils sommets : La Bonne Chanson (1892-1894) et L'Horizon chimérique (1921). Mais l'œuvre par laquelle des millions de gens ont découvert Fauré est son Requiem (1888) — sublime dans son Pie Jesu et bouleversant dans son In Paradisum. À contre-courant des Requiem dramatiques de Berlioz ou Verdi, Fauré y a peint la mort comme « une délivrance heureuse, une aspiration au bonheur d'au-delà ». Belle prophétie personnelle : à partir de 1902, il devint progressivement sourd, composant ses dernières œuvres dans le silence — comme Beethoven un siècle plus tôt. Il mourut à Paris en 1924. Sur son Requiem, il n'y a rien à ajouter — sinon peut-être ce que Marcel Proust, grand admirateur, disait de sa musique : elle avait le pouvoir de rendre visible ce que d'autres ne pouvaient qu'espérer.
Rue Henri de Saint-Julien
patrimoineRue Intendant Général Flourens
patrimoineRue Jean Aubert
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Lafargue
patrimoineRue Lagafette
patrimoineRue Larramet
patrimoineRue Laurier
patrimoineRue Louis Pergaut
patrimoineRue Maria Pierre
patrimoineRue Maubec
patrimoineRue Maurice Ravel
patrimoineRue Paul Riquet
patrimoineRue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Rue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-Roch
patrimoineSortie
patrimoineSquare du 19 Mars 1962
patrimoineToulouse
patrimoine