Rues de Montaner
62 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Cami de la Peyruca
patrimoineCamin d'Aïnsh
patrimoineCamin de Barouelha
patrimoineCamin de Cambaü
patrimoineCamin de Carbouere
patrimoineCamin de Coustalat
patrimoineCamin de Hayet
patrimoineCamin de Hourticou
patrimoineCamin de Jantinou
patrimoineCamin de Joan de Maure
patrimoineCamin de la Garçouna
patrimoineCamin de la Gleisa
patrimoineCamin de la Hourtique
patrimoineCamin de la Rouquère
patrimoineCamin de las Marquetas
patrimoineCamin de Las Vignotas
patrimoineCamin de la Viéla
patrimoineCamin de Manaut
patrimoineCamin de Mariat
patrimoineCamin de Marmala
patrimoineCamin de Mataverda
patrimoineCamin de Mourèu
patrimoineCamin de Nicoulau
patrimoineCamin Deous Pouts
patrimoineCamin de Parsan
patrimoineCamin de Parsan d'Ourbère
patrimoineCamin de Pétit
patrimoineCamin de Ponsou
patrimoineCamin de Quercy
patrimoineCamin de Saint-Lazer
patrimoineCamin de Salletis
patrimoineCamin de Sanzòt
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patrimoineCamin deu Castéth
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patrimoineCamin deu Mouli
patrimoineCamin deu Mouret
patrimoineCamin deus Casalots
patrimoineCamin Deu Ser
patrimoineCamin deus Pariis
patrimoineCamin deus Peïraguès
patrimoineCamin Deus Pèyris
patrimoineChemin de la Ribere
patrimoineChemin de las Ségas
patrimoineChemin de la Zone d'Activités
patrimoineChemin de Puyoo
patrimoineChemin Larribet
patrimoineCosta de Bouhòrt
patrimoineCosta de Capdeviel
patrimoineCosta de Fébus
patrimoineCòsta de Lassèras
patrimoineCosta de l'Escloupèr
patrimoineCosta de Manaut
patrimoineCosta de Pontiacq
patrimoineCosta de Suzacq
patrimoineCosta deu Barbèr
patrimoineCòsta deus Gueïts
patrimoineLas Houn de Cambau
patrimoinePlaça de la Mairie
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.