Rues de Mont-de-Marsan
987 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Piétonier
patrimoineAccès urgences
patrimoineAllée André Mano
patrimoineAllée Aventin
patrimoineAllée Bourgasse
patrimoineAllée Calmette
patrimoineAllée Charles Cabanac
patrimoineAllée Charles Voissard
patrimoineAllée Claude Mora
patrimoineAllée de Broca
patrimoineAllée de Fatigue
patrimoineAllée de la Capère
patrimoineAllée de l'Adjudant Jean Luxey
patrimoineAllée de la Fougeraie
patrimoineAllée de la Gemme
patrimoineAllée de la Plaine
patrimoineAllée de l'Arrayade
patrimoineAllée de la Solidarité
patrimoineAllée de la Source
patrimoineAllée de la Téoulère
patrimoineAllée de Lescun
patrimoineAllée de l'Evasion
patrimoineAllée de l'Oranger
patrimoineAllée de Lubéton
patrimoineAllée de Mazerolles
patrimoineAllée de Nahuques
patrimoineAllée Denis Dicharry
patrimoineAllée de Petit-Barrère
patrimoineAllée de Pinte Sec
patrimoineAllée de Planton
patrimoineAllée de Pontrix
patrimoineAllée de Saint-Angel
patrimoineAllée des Ajoncs
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Caroubiers
patrimoineAllée des Fougères
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée de Sianes
patrimoineAllée des Marguerites
patrimoineAllée des Sauges
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée Diderot
cultureFils d'un couvreur devenu maître coutelier de Langres, dans la Haute-Marne, Denis Diderot (1713-1784) fut l'un des esprits les plus vastes et les plus audacieux de son siècle. Athée, matérialiste, précurseur de l'évolutionnisme un siècle avant Darwin, hostile aux dogmes religieux comme aux tyrannies politiques, il incarna toutes les hardiesses des Lumières. Sa réputation moderne tient d'abord à son grand œuvre : l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, coécrite avec le mathématicien Jean Le Rond d'Alembert, à laquelle il consacra vingt années de sa vie. Initialement conçue comme une simple traduction de la Cyclopædia de l'Anglais Chambers, elle explosa sous sa plume en une entreprise philosophique et militante d'une ampleur inédite : 17 volumes de texte, 11 volumes de planches, 71 818 articles — véritable arsenal de la raison contre les préjugés, mise à l'Index par le pape et plusieurs fois interdite. Mais Diderot ne fut pas seulement encyclopédiste. Il est aussi l'un des grands prosateurs français : Le Neveu de Rameau (dialogue vertigineux entre un philosophe et un parasite génial, découvert et traduit par Goethe), Jacques le Fataliste (roman précurseur du modernisme), La Religieuse (réquisitoire brûlant contre la vie conventuelle forcée). Il inventa aussi la critique d'art moderne avec ses Salons commentant les expositions du Louvre. Il pensa le théâtre avec le Paradoxe sur le comédien. Et sa correspondance avec sa maîtresse Sophie Volland compte parmi les plus belles pages du XVIIIᵉ siècle. Emprisonné à Vincennes en 1749 pour ses écrits athées — c'est là que Rousseau vint le voir à pied depuis Paris, moment fondateur de leur amitié —, il vécut toute sa vie dans une gêne financière que sa gloire n'atténuait pas. À soixante ans, il vendit sa bibliothèque à Catherine II de Russie, qui lui en laissa l'usage jusqu'à sa mort, et fit le voyage à Saint-Pétersbourg dans l'espoir vain de convaincre l'impératrice d'appliquer les principes des Lumières. Il mourut à Paris en 1784, cinq ans avant la Révolution qu'il avait tant fait pour préparer. Étrangement, il n'entra jamais au Panthéon — malgré plusieurs tentatives récentes. Il repose discrètement dans l'église Saint-Roch, à quelques rues du Louvre — un des rares grands des Lumières que la République n'a jamais consacré. L'héritage d'une vie de travail au service de la raison.
Allée Django Reinhardt
patrimoineAllée Dous Bénarrits
patrimoineAllée du 14 Juillet
patrimoineAllée du 19 Juin
patrimoineAllée du 1er Mai
patrimoineAllée du Bacco
patrimoineAllée du Bastian
patrimoineAllée du Capitaine Brosset
patrimoineAllée du Capitaine Lafargue
patrimoineAllée du Capitaine Moret
patrimoineAllée du Capitaine Rivayrol
patrimoineAllée du Colonel Robert Delin
patrimoineAllée du Général de Pins
patrimoineAllée du Général Mességué
patrimoineAllée du Général Victor Denain
patrimoineAllée du Grand Guillon
patrimoineAllée du Lieutenant Billères
patrimoineAllée du Peyrouat
patrimoineAllée du Pré Vert
patrimoineAllée du Seibel
patrimoineAllée du Sergent-Chef Berdot
patrimoineAllée du Sergent Ruy
patrimoineAllée du Val d'Arguence
patrimoineAllée Émile Beloqui
patrimoineAllée Émile Desjentils
patrimoineAllée Émile Despax
patrimoineAllée Fournier
patrimoineAllée François Vives
patrimoineAllée Gaston Dupouy
patrimoineAllée Genevoix Maurice
patrimoineAllée Georges Bajard
patrimoineAllée Guérin
patrimoineAllée Isidore Salles
patrimoineAllée Jacques Gustave
patrimoineAllée Jean Cavailles
patrimoineAllée Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Allée Jean Lensalade
patrimoineAllée Jean Tachon
patrimoineAllée Julien Rivière
natureAllée Lamaison Marcel
patrimoineAllée Laurent Baptistan
patrimoineAllée Léonard de Vinci
patrimoineAllée Lionel Delecray
patrimoineAllée Louis Anselme Longa
patrimoineAllée Louis Diris
patrimoineAllée Loys Labèque
patrimoineAllée Marcel Nihous
patrimoineAllée Marie Christine Baillet
patrimoineAllée Maurice Martin
patrimoineAllée Michel Devauchelle
patrimoineAllée Michel Huici
patrimoineAllée Pierre Cabé
patrimoineAllée Pin Parasol
patrimoineAllée Pré du Vignau
patrimoineAllée Raymond Farbos
patrimoineAllée René Barjavel
patrimoineAllée Renée Lesperon
patrimoineAllée Robert Allavena
patrimoineAllée Robert Monet
patrimoineAllées Brouchet
patrimoineAllées de Nahuques
patrimoineAllée Sergent Blanc
patrimoineAllée Unico
patrimoineAllée Verdi
patrimoineAllée vers le parc animalier
patrimoineAncien Chemin de Pinchaou
patrimoineAncien Pont de Saint-Médard
patrimoineAvenue Alain Grimaux
patrimoineAvenue Albert Camus
patrimoineAvenue Albert Larroquette
patrimoineAvenue Ambroise Paré
patrimoineAvenue Antoine Dufau
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Auguste Soubiran
patrimoineAvenue Belle Chaumière
patrimoineAvenue Cante-Cigale
patrimoineAvenue Capitaine Roger Bonnemaire
patrimoineAvenue Charles et Jules Voissard
patrimoineAvenue Charles Lamarque-Cando
patrimoineAvenue Charles Péguy
patrimoineAvenue Charlevoix de Villers
patrimoineAvenue Claude de Mesmes
patrimoineAvenue Cronstadt
patrimoineAvenue d'Albret
patrimoineAvenue David Panay
patrimoineAvenue de Balen
patrimoineAvenue de Barbe d'Or
patrimoineAvenue de Borda
patrimoineAvenue de Bretagne de Marsan
patrimoineAvenue de Canenx
patrimoineAvenue de Chourié
patrimoineAvenue de Dagas
patrimoineAvenue de Jouanas
patrimoineAvenue de la Chalosse
patrimoineAvenue de la Côte d'Argent
patrimoineAvenue de Lacrouts
patrimoineAvenue de la Ferme du Pasquès
patrimoineAvenue de la Ferme du Yem
patrimoineAvenue de la Gascogne
patrimoineAvenue de la Grande Lande
natureAvenue de la Houn
patrimoineAvenue de la Laïcité
patrimoineAvenue de la Lavande
patrimoineAvenue de l'Armagnac
patrimoineAvenue de la Sablière
patrimoineAvenue de Laudot
patrimoineAvenue de l'Étang
natureAvenue de l'Hippodrome
patrimoineAvenue de Majot
patrimoineAvenue de Maumus
patrimoineAvenue de Mazerolles
patrimoineAvenue de Morcenx
patrimoineAvenue de Nonères
patrimoineAvenue de Ribeng
patrimoineAvenue de Sabres
patrimoineAvenue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Avenue des Anémones
patrimoineAvenue des Arbousiers
patrimoineAvenue des Castors
patrimoineAvenue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Avenue des Couturelles
patrimoineAvenue des Dahlias
patrimoineAvenue des Grands Pins
patrimoineAvenue de Sianes
patrimoineAvenue des Jonquilles
patrimoineAvenue des Martyrs de La Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Avenue des Pâquerettes
patrimoineAvenue des Pêcheurs
patrimoineAvenue des Pensées
patrimoineAvenue des Pinèdes
patrimoineAvenue des Rosiers
patrimoineAvenue de Villeneuve
patrimoineAvenue Diderot
cultureFils d'un couvreur devenu maître coutelier de Langres, dans la Haute-Marne, Denis Diderot (1713-1784) fut l'un des esprits les plus vastes et les plus audacieux de son siècle. Athée, matérialiste, précurseur de l'évolutionnisme un siècle avant Darwin, hostile aux dogmes religieux comme aux tyrannies politiques, il incarna toutes les hardiesses des Lumières. Sa réputation moderne tient d'abord à son grand œuvre : l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, coécrite avec le mathématicien Jean Le Rond d'Alembert, à laquelle il consacra vingt années de sa vie. Initialement conçue comme une simple traduction de la Cyclopædia de l'Anglais Chambers, elle explosa sous sa plume en une entreprise philosophique et militante d'une ampleur inédite : 17 volumes de texte, 11 volumes de planches, 71 818 articles — véritable arsenal de la raison contre les préjugés, mise à l'Index par le pape et plusieurs fois interdite. Mais Diderot ne fut pas seulement encyclopédiste. Il est aussi l'un des grands prosateurs français : Le Neveu de Rameau (dialogue vertigineux entre un philosophe et un parasite génial, découvert et traduit par Goethe), Jacques le Fataliste (roman précurseur du modernisme), La Religieuse (réquisitoire brûlant contre la vie conventuelle forcée). Il inventa aussi la critique d'art moderne avec ses Salons commentant les expositions du Louvre. Il pensa le théâtre avec le Paradoxe sur le comédien. Et sa correspondance avec sa maîtresse Sophie Volland compte parmi les plus belles pages du XVIIIᵉ siècle. Emprisonné à Vincennes en 1749 pour ses écrits athées — c'est là que Rousseau vint le voir à pied depuis Paris, moment fondateur de leur amitié —, il vécut toute sa vie dans une gêne financière que sa gloire n'atténuait pas. À soixante ans, il vendit sa bibliothèque à Catherine II de Russie, qui lui en laissa l'usage jusqu'à sa mort, et fit le voyage à Saint-Pétersbourg dans l'espoir vain de convaincre l'impératrice d'appliquer les principes des Lumières. Il mourut à Paris en 1784, cinq ans avant la Révolution qu'il avait tant fait pour préparer. Étrangement, il n'entra jamais au Panthéon — malgré plusieurs tentatives récentes. Il repose discrètement dans l'église Saint-Roch, à quelques rues du Louvre — un des rares grands des Lumières que la République n'a jamais consacré. L'héritage d'une vie de travail au service de la raison.
Avenue du Bosquet
patrimoineAvenue du Capitaine Michel Lespine
patrimoineAvenue du Chemin Creux
patrimoineAvenue du Clos Marcadé
patrimoineAvenue du Colonel Jacques Couilleau
patrimoineAvenue du Colonel K. W. Rozanoff
patrimoineAvenue du Commandant Philippe Kieffer
patrimoineAvenue du Docteur Dibos
patrimoineAvenue du Docteur Émile Brouqueyre
patrimoineAvenue du Docteur Étienne Labrit
patrimoineAvenue du Docteur René Augistrou
patrimoineAvenue du Docteur René Lataste
patrimoineAvenue du Docteur Roux
patrimoineAvenue du Docteur Schweitzer
patrimoineAvenue du Ferron
patrimoineAvenue du Gabardan
patrimoineAvenue du Général Caunègre
patrimoineAvenue du Général de Monsabert
patrimoineAvenue du Général Lamarque
patrimoineAvenue du Houga
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Marensin
patrimoineAvenue du Marsan
patrimoineAvenue du Midou
patrimoineAvenue du Muguet
patrimoineAvenue du Pays Basque
patrimoineAvenue du Pays de Born
patrimoineAvenue du Pays d'Orthe
patrimoineAvenue du Peyrouat
patrimoineAvenue du Président Auriol
patrimoineAvenue du Président John F. Kennedy
patrimoineAvenue du Président René Coty
patrimoineAvenue du Président Vincent Auriol
patrimoineAvenue du Stade
patrimoineAvenue du Trente Quatrième Régiment d'Infanterie
patrimoineAvenue du Tursan
patrimoineAvenue du Val d'Arguence
patrimoineAvenue du Vignau
patrimoineAvenue Edouard Branly
patrimoineAvenue Eloi Ducom
patrimoineAvenue Émile Vignes
natureAvenue Ernest Arnaudin
patrimoineAvenue Félix Robert
patrimoineAvenue Francis Planté
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Georges Bizet
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Georges Randé
patrimoineAvenue Georges Tarditz
patrimoineAvenue Guy de Maupassant
patrimoineAvenue Guy Le Roux
patrimoineAvenue Henri Cabannes
patrimoineAvenue Henri Crouzet
patrimoineAvenue Henri Farbos
patrimoineAvenue Henri Lacoste
patrimoineAvenue Jean Betbeder
patrimoineAvenue Jean Cailluyer
patrimoineAvenue Jean de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue Jean Dupouy
patrimoineAvenue Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Avenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Jean Rameau
patrimoineAvenue Jean Rostand
patrimoineAvenue Joseph d'Aurensan
patrimoineAvenue Joseph Malfait dit Marin
patrimoineAvenue Joseph Montaud
patrimoineAvenue Lahire
patrimoineAvenue Le Corbusier
patrimoineAvenue Léo Lagrange
patrimoineAvenue Léon Blum
patrimoineAvenue Louis Armand
patrimoineAvenue Louis Auguste Blanqui
patrimoineAvenue Louis de la Hontan
patrimoineAvenue Louis Tixier
patrimoineAvenue Lucien Legros
patrimoineAvenue Marcel Proust
patrimoineAvenue Maurice Galop
patrimoineAvenue Maurice Ravel
patrimoineAvenue Montesquieu
patrimoineAvenue Pascal Duprat
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Pierre Benoit
patrimoineAvenue Pierre Brossolette
patrimoineAvenue Pierre Burgalat
patrimoineAvenue Pierre Couzin
patrimoineAvenue Pierre de Coubertin
patrimoineAvenue Pierre Loti
patrimoineAvenue Pierre Mendès-France
patrimoineAvenue Quirinal
patrimoineAvenue René Trésallet
patrimoineAvenue Robert Caussèque
patrimoineAvenue Robert Schuman
patrimoineAvenue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Avenue Saint-Vincent de Paul
patrimoineAvenue Victor Duruy
patrimoineAvenue Victor Lefranc
patrimoineAvenue Victor Schoelcher
patrimoineAvenue Vives Labarbe
patrimoineAvenue Yvonne Isidore
patrimoineBerges de la Midouze
patrimoineBoulevard Antoine Lacaze
patrimoineBoulevard Aribeau
patrimoineBoulevard Claude Lévi-Strauss
patrimoineBoulevard d'Alingsäs
patrimoineBoulevard d'Auribeau
patrimoineBoulevard de Battan
patrimoineBoulevard de Harbaux
patrimoineBoulevard de la Brigade Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Boulevard Delamarre
patrimoineBoulevard de la Mondiale
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard de l'Europe
patrimoineBoulevard de Majourau
patrimoineBoulevard des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Boulevard des Pyrénées
patrimoineBoulevard de Tudela
patrimoineBoulevard d'Haussez
patrimoineBoulevard du Battan
patrimoineBoulevard du Chemin Creux
patrimoineBoulevard du Chemin Vert
patrimoineBoulevard du Gouaillardet
patrimoineBoulevard du Sénateur Daraignez
patrimoineBoulevard du Val d'Arguence
patrimoineBoulevard Ferdinand de Candau
patrimoineBoulevard Jean Lacoste
patrimoineBoulevard Jean Larrieu
patrimoineBoulevard Nord (Ouest)
patrimoineBoulevard René Roumat
patrimoineBoulevard Saint-Médard
patrimoineBoulevard Simone Veil
patrimoineBoulevard Yves Mainguy
patrimoineCale de la Batellerie
patrimoineCale de l'Abreuvoir
patrimoineCale de la Marine
patrimoineCale de la Midouze
patrimoineCale des Chalands
patrimoineCale du Commerce
patrimoineChemin Albert Darribeau
patrimoineChemin Bos
patrimoineChemin de Garrelon
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de la Douze
patrimoineChemin de l'Évasion
patrimoineChemin de Macy
patrimoineChemin de Menjot
patrimoineChemin de Pébayle
patrimoineChemin de Pémégnan
patrimoineChemin de Pinchaou
patrimoineChemin de Sarransot
patrimoineChemin des sports
patrimoineChemin des Sports
patrimoineChemin des Usines
patrimoineChemin de Thore
patrimoineChemin du Baradé
patrimoineChemin du Baron
patrimoineChemin du Petit Bonheur
patrimoineChemin du Petit Guillon
patrimoineChemin du Vignau
patrimoineChemin Fleuri
patrimoineChemin Gustave Eiffel
patrimoineChemin Lafontaine
patrimoineChemin Rural d'Arguence
patrimoineChemin Rural du Bourrassé
patrimoineChemin Victor Antoine Hippolyte
patrimoineCité Kalley
patrimoineCommandant Clère
patrimoineCRAPA du Midou
patrimoineCRAPÄ du Midou
patrimoineFuture piste cyclable
patrimoineGiratoire de la Cité de l'Air
patrimoineGiratoire de la Hiroire
patrimoineGiratoire de la Sablière
patrimoineGiratoire de Lasbordes
patrimoineGiratoire des Anciens d'Indochine
patrimoineHenri Leconte Padel Club
patrimoineImpasse Adam
patrimoineImpasse Amaury
patrimoineImpasse Andrée Chorier
patrimoineImpasse André Mongay
patrimoineImpasse André Persillon
patrimoineImpasse Arnaud François
patrimoineImpasse Aspirant Gérard Brochon
patrimoineImpasse Auguste Soubiran
patrimoineImpasse Beau Séjour
patrimoineImpasse Belle Chaumière
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Impasse Brioche
patrimoineImpasse Brouchet
patrimoineImpasse Cazaillas
patrimoineImpasse Césaire Daugé
patrimoineImpasse Chantecler
patrimoineImpasse Charles Bartalot
patrimoineImpasse Charles Pazat
patrimoineImpasse Cigalou
patrimoineImpasse Claude Rusalen
patrimoineImpasse Cornulier
patrimoineImpasse Cronstadt
patrimoineImpasse d'Arguence
patrimoineImpasse d'Artagnan
patrimoineImpasse Dauga
patrimoineImpasse de Carboué
patrimoineImpasse de Cazaillon
patrimoineImpasse de Dagas
patrimoineImpasse de l'Abbé Dauba
patrimoineImpasse de l'Abbé Guichené
natureImpasse de l'Abbé Harriague
patrimoineImpasse de la Centenaire
patrimoineImpasse de l'Adjudant Jean Luxey
patrimoineImpasse de la Douze
patrimoineImpasse de la Ferme
patrimoineImpasse de la Ferme du Yem
patrimoineImpasse de la Fougeraie
patrimoineImpasse de la Gouyatine
patrimoineImpasse de Laguille
patrimoineImpasse de la Hiroire
patrimoineImpasse de La Poste
patrimoineImpasse de la Réalité
patrimoineImpasse de la Roseraie
patrimoineImpasse Delcor
patrimoineImpasse de l'École Normale
patrimoineImpasse de l'Evasion
patrimoineImpasse de l'Orée du Bois
patrimoineImpasse de Mahéran
patrimoineImpasse de Majot
patrimoineImpasse de Majourau
patrimoineImpasse de Marton
patrimoineImpasse de Mazerolles
patrimoineImpasse de Pinte Sec
patrimoineImpasse des Albysias
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Bécasses
patrimoineImpasse des Biches
patrimoineImpasse des Cailles
patrimoineImpasse des Capucins
patrimoineImpasse des Cerfs
patrimoineImpasse des Chevreuils
patrimoineImpasse des Cigognes
patrimoineImpasse des Couturelles
patrimoineImpasse des Droits de l'Homme
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Faisans
patrimoineImpasse des Grands Pins
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hulottes
patrimoineImpasse des Lagerstroemias
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Martyrs de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Impasse d'Espagne
patrimoineImpasse des Perdreaux
patrimoineImpasse Despons Roger
patrimoineImpasse des Rêves
patrimoineImpasse des Sangliers
patrimoineImpasse des Sittelles
patrimoineImpasse des Tonneliers
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse de Thore
patrimoineImpasse de Tivoli
patrimoineImpasse d'Haussez
patrimoineImpasse du Bourrassé
patrimoineImpasse du Capitaine Bonnemaire
patrimoineImpasse du Chemin Fleuri
patrimoineImpasse du Chemin Vert
patrimoineImpasse du Cimetière du Centre
patrimoineImpasse du Clos Marcadé
patrimoineImpasse du Colonel Roussel
patrimoineImpasse du Commandant Boffy
patrimoineImpasse du Commandant Clère
patrimoineImpasse du Commerce
patrimoineImpasse du Coq Hardi
patrimoineImpasse du Docteur de Monck d'Uzer
patrimoineImpasse du Docteur Étienne Labrit
patrimoineImpasse du Docteur René Augistrou
patrimoineImpasse du Général Caunègre
patrimoineImpasse du Général de Monsabert
patrimoineImpasse du Grand Barrère
patrimoineImpasse du Grand Pillon
patrimoineImpasse du Hameau des Pins
patrimoineImpasse du Jour le Plus Long
patrimoineImpasse du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Impasse du Midou
patrimoineImpasse du Negue
patrimoineImpasse du Pays Basque
patrimoineImpasse du Peyrouat
patrimoineImpasse Durantin
patrimoineImpasse du Sénateur Daraignez
patrimoineImpasse Edouard Perris
patrimoineImpasse Emma Mainguy Ducournau
patrimoineImpasse Emmanuel Delbousquet
patrimoineImpasse Esquilin
patrimoineImpasse Eugène Dauba
patrimoineImpasse Fabienne
patrimoineImpasse Félix Robert
patrimoineImpasse Floché
patrimoineImpasse Francis Jammes
patrimoineImpasse Frédéric Estève
patrimoineImpasse Gabriel Cabannes
patrimoineImpasse Gabriel Voisin
patrimoineImpasse Garenne
patrimoineImpasse Gavotte
patrimoineImpasse Georges Braque
patrimoineImpasse Georges Brassens
patrimoineImpasse Gleyze
patrimoineImpasse Goritz
patrimoineImpasse Grandjean
patrimoineImpasse Gustave Courbet
patrimoineImpasse Henri
patrimoineImpasse Henri Cabannes
patrimoineImpasse Henri IV
patrimoineImpasse Henri Tayan
patrimoineImpasse Jean
patrimoineImpasse Jean Baptiste Legouvé
patrimoineImpasse Jean Betbeder
patrimoineImpasse Jean Crabos
patrimoineImpasse Jean de Lattre de Tassigny
patrimoineImpasse Jean Maridor
patrimoineImpasse Jean Mermoz
patrimoineImpasse Jean Monnet
patrimoineImpasse Jean Paul Sartre
patrimoineImpasse Jean Saint-Félix
patrimoineImpasse Joseph Laulom
patrimoineImpasse Jules Voissard
patrimoineImpasse Lafontaine
patrimoineImpasse Lamothe
patrimoineImpasse Laurent Baptistan
patrimoineImpasse Léonildo Zanchettin
patrimoineImpasse Louis
patrimoineImpasse Lugardon
patrimoineImpasse Marassot
patrimoineImpasse Marc Chagall
patrimoineImpasse Marcel Callède
patrimoineImpasse Marcel Clavé
patrimoineImpasse Marie Salem
patrimoineImpasse Marifranc
patrimoineImpasse Marlène
patrimoineImpasse Marly
patrimoineImpasse Mi-Carrère
patrimoineImpasse Miremont
patrimoineImpasse Molière
patrimoineImpasse Montaigne
patrimoineImpasse Montrevel
patrimoineImpasse Mozart
patrimoineImpasse Neil Armstrong
patrimoineImpasse Odile Duluc
patrimoineImpasse Paradis
patrimoineImpasse Parc Résidence
patrimoineImpasse Patrick Mongay
patrimoineImpasse Paul Banos
patrimoineImpasse Paul Daverat
patrimoineImpasse Paul Haget
patrimoineImpasse Paul Labat
patrimoineImpasse Paul Lacome
patrimoineImpasse Paul Ramadier
patrimoineImpasse Pierre Courant
patrimoineImpasse Pierre Hugues
patrimoineImpasse Pierre Lopez
patrimoineImpasse Pierroulic Dou Péglé
patrimoineImpasse Pinède
patrimoineImpasse Randal
patrimoineImpasse Ribot
patrimoineImpasse Rigole
patrimoineImpasse Robert
patrimoineImpasse Robert Napias
patrimoineImpasse Robert Schuman
patrimoineImpasse Roger Vallois
patrimoineImpasse Saint-Jean d'Août
patrimoineImpasse Saint-Louis
patrimoineImpasse Saint-Pierre
patrimoineImpasse Sardane
patrimoineImpasse Sarransot
patrimoineImpasse Sophie Marrens
patrimoineImpasse Stéphane
patrimoineImpasse Syldan
patrimoineImpasse Temps
patrimoineImpasse Thomas Diaz
patrimoineImpasse Ulysse Pallu
patrimoineImpasse Véronique
patrimoineImpasse Victor Lefranc
patrimoineImpasse Viminal
patrimoineImpasse Yvonne Isidore
patrimoineParking Couvert du Midou
patrimoineParvis de la Gare
patrimoinePassage Adjudant Siot
patrimoinePassage Bats
patrimoinePassage Beaumont
patrimoinePassage Bertrand
patrimoinePassage Daudigeos
patrimoinePassage de Jouanillon
patrimoinePassage de la Croix Blanche
patrimoinePassage de la Limite
patrimoinePassage Delamarre
patrimoinePassage des Pyrénées
patrimoinePassage des Quatre Vents
patrimoinePassage du Marché
patrimoinePassage Hélène Poli
patrimoinePassage Joseph de Pesquidoux
patrimoinePassage Joseph Pancaut
patrimoinePassage Martin Luther King
patrimoinePassage Pierre Lisse
patrimoinePassage Renée Darriet
patrimoinePasserelle
patrimoinePasserelle de la Plaine des Sports
patrimoinePasserelle de la Préfecture
patrimoinePasserelle des Douves
patrimoinePasserelle des Musées
culturePasserelle du Donjon
patrimoinePasserelle du Stade
patrimoinePémégnan
patrimoinePetite rue des Gézits
patrimoinePetite Rue des Landes
naturePetite Rue Rigole
patrimoinePetite Rue Saint-Roch
patrimoinePiste Cyclable du Boulevard Nord
patrimoinePiste Cyclable du Boulevard Nord (Est)
patrimoinePlace Abbé Bordes
patrimoinePlace Arthur Latappy
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place d'armes
patrimoinePlace de la Caserne Bosquet
patrimoinePlace de la Douze
patrimoinePlace des Arènes Georges Dubos
patrimoinePlace des Quatre Vents
patrimoinePlace du Docteur Galop
patrimoinePlace du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place Dulamon
patrimoinePlace Francis Planté
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Joseph Pancaut
patrimoinePlace Marguerite de Navarre
patrimoinePlace Nonères
patrimoinePlace Pitrac
patrimoinePlace Pompet
patrimoinePlace Porte Campet
patrimoinePlace publique
patrimoinePlace Raymond Poincaré
patrimoinePlace Rigole
patrimoinePlace Saint-Louis
patrimoinePlace Saint-Roch
patrimoinePlace Serge Barranx
patrimoinePlace Stanislas Baron
patrimoinePont de la Hiroire
patrimoinePont Delamarre
patrimoinePont de la Sablière
patrimoinePont de Saint-Jean-d'Août
patrimoinePont de Saint-Médard
patrimoinePont des Droits de l'Homme
patrimoinePont du Lycée
patrimoinePont du Manot
patrimoinePont Gisèle Halimi
patrimoinePont Saint-Louis
patrimoinePorte des Médaillés Militaires
patrimoinePromenade d'Alingsäs
patrimoinePromenade du Vingt et Un Août 1944
patrimoineQuai de la Midouze
patrimoineQuai Méchin
patrimoineQuai Silguy
patrimoineRocade Est
patrimoineRocade Ouest
patrimoineRocade Sud
patrimoineRond-Point Aline Cailliatte
patrimoineRond-Point des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rond-Point du Midou
patrimoineRoute de Canenx
patrimoineRoute de Mont de Marsan
patrimoineRoute de Sore
patrimoineRoute du Bousquet
patrimoineRoute du Houga
patrimoineRue 1954-1962
patrimoineRue Adjudant-Chef Clapot
patrimoineRue Adjudant-Chef Founs
patrimoineRue Adjudant Siot
patrimoineRue Alain Michèle
patrimoineRue Albert Clauzet
patrimoineRue Albert Cutler
patrimoineRue Alfred et Paul Jardon
patrimoineRue André Bergeron
patrimoineRue André Cadillon
patrimoineRue André Capbern
patrimoineRue André Degoul
patrimoineRue André Dussel
patrimoineRue Andrée Dupeyron
patrimoineRue André Lacaze
patrimoineRue Aramis
patrimoineRue Armand Dulamon
patrimoineRue Armand Grandeur
patrimoineRue Aspirant Gérard Brochon
patrimoineRue Athos
patrimoineRue Augustin Lesbazeilles
patrimoineRue Baptiste Marcet
patrimoineRue Batelière
patrimoineRue Bibes
patrimoineRue Bize
patrimoineRue Brémontier
patrimoineRue Capitaine Croharé
patrimoineRue Capitaine Mellows
patrimoineRue Cazaillas
patrimoineRue Cel le Gaucher
patrimoineRue Chambrelent
patrimoineRue Champollion
patrimoineRue Chantegrive
patrimoineRue Charles Bartalot
patrimoineRue Charles de Marcy
patrimoineRue Charles Despiau
patrimoineRue Cherche-Midi
patrimoineRue Claude Dépruneaux
patrimoineRue Claudie de Gressot
patrimoineRue Clotilde Mainguy
patrimoineRue Condorcet
patrimoineRue Corcos
patrimoineRue Corinne
patrimoineRue Croix du Bouquet
patrimoineRue d'Alsace Lorraine
patrimoineRue d'Artagnan
patrimoineRue de Biscarrosse
patrimoineRue de Briole
patrimoineRue de Caoussehourg
patrimoineRue de Courthabilat
patrimoineRue de Coutenu
patrimoineRue de Ferme de Cournilhan
patrimoineRue de la Banque
patrimoineRue de la Bastide
patrimoineRue de l'Abbé Grégoire
patrimoineRue de la Cité de l'Air
patrimoineRue de la Croix Blanche
patrimoineRue de l'Adjudant-Chef Mémy
patrimoineRue de l'Adjudant René-Louis Thibault
patrimoineRue de l'Adjudant René Valy
patrimoineRue de la Ferme
patrimoineRue de la Ferme de Beillet
patrimoineRue de la Ferme de Carboué
patrimoineRue de la Ferme de Cazaillon
patrimoineRue de la Ferme de Duvin
patrimoineRue de la Ferme de Fatigue
patrimoineRue de la Ferme de Lagère
patrimoineRue de la Ferme de Larrouquère
patrimoineRue de la Ferme de Pontrix
patrimoineRue de la Ferme du Conte
patrimoineRue de la Ferme du Tuco
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Fougeraie
patrimoineRue de la Fraternité
patrimoineRue de la Gourotte
patrimoineRue de Lagrange
patrimoineRue de la Jeunesse
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Madeleine
patrimoineRue de la Midouze
patrimoineRue de l'Amitié
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Palombière
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la Providence
patrimoineRue de la Résidence Mars
patrimoineRue de l'Argenté
patrimoineRue de l'Asile
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de l'Auberge Landaise
patrimoineRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Église de Saint-Jean d'Août
patrimoineRue de l'Estournet
patrimoineRue de Mahéran
patrimoineRue de Marassot
patrimoineRue de Marton
patrimoineRue de Mi-Carrère
patrimoineRue de Petit Barrère
patrimoineRue de Saint-Pierre
patrimoineRue des Arceaux
patrimoineRue des Boulevards
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Cordeliers
patrimoineRue des Cygnes
patrimoineRue des Droits de l'Homme
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Forgerons
patrimoineRue des Frères Desbiey
patrimoineRue des Frères Robert et Gérard Darbins
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Lys
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Musées
cultureRue des Noyers
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Ormes
patrimoineRue Despagnet
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Peupliers
natureRue des Pinsons
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue de Toulon
patrimoineRue Dominique de Gourgues
patrimoineRue du 4 Septembre
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue Dubalen
patrimoineRue du Bousquetou
patrimoineRue du Capitaine Marcel Dupouy
patrimoineRue du Capitaine Tartas
patrimoineRue du Capitole
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Chef d'Escadron Soulègres
patrimoineRue du Commandant Boffy
patrimoineRue du Commandant Clère
patrimoineRue du Commandant Hurlin
patrimoineRue du Commandant Pardaillan
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Crouste
patrimoineRue du Docteur Charles Dupouy
patrimoineRue du Docteur Cola
patrimoineRue du Docteur Gobert
patrimoineRue du Docteur Grouille
patrimoineRue Dudon
patrimoineRue du Général Castelnau
patrimoineRue du Général de Lobit
patrimoineRue du Général Estienne
patrimoineRue du Général Jacquey
patrimoineRue du Général Journée
patrimoineRue du Général Lasserre
patrimoineRue du Général Moinier
patrimoineRue du Grand Barrère
patrimoineRue du Hameau des Bruyères
patrimoineRue du Hameau des Pins
patrimoineRue Dulaurier
patrimoineRue du Lieutenant Georges Nassiet
patrimoineRue du Lieutenant Lumo
patrimoineRue du Lieutenant Martin
patrimoineRue du Mamelon Vert
patrimoineRue du Maréchal Bosquet
patrimoineRue du Mirail
patrimoineRue du Palatin
patrimoineRue du Péglé
patrimoineRue du Petit Bousquet
patrimoineRue du Peyrouat
patrimoineRue du Pic du Midi
patrimoineRue du Plumaçon
patrimoineRue du Pont du Commerce
patrimoineRue du Quatre Septembre
patrimoineRue du Ruisseau
natureRue du Sergent-Chef Rousseing
patrimoineRue Édouard Cazaux
patrimoineRue Emmanuel Delbousquet
patrimoineRue Étienne Dives
patrimoineRue Eugène Dauba
patrimoineRue Eugène Marque
patrimoineRue Faidherbe
patrimoineRue Félix Soulès
patrimoineRue Ferdinand Bernède
patrimoineRue Fernand Cazenave
patrimoineRue Fernand Lasserre
patrimoineRue Fernand Léger
patrimoineRue Fernand Tassine
patrimoineRue Floché
patrimoineRue Fontainebleau
patrimoineRue François Layan
patrimoineRue François Mauriac
cultureFils d'une riche famille de la bourgeoisie bordelaise, François Mauriac (1885-1970) fut élevé par sa mère dans la stricte rigueur de la foi catholique, après la mort précoce de son père. Le domaine familial de Malagar, sur les coteaux de Langon — aujourd'hui visitable —, et le collège de Grand-Lebrun à Bordeaux, formèrent le décor et l'atmosphère qui hanteront toute son œuvre : celle d'une bourgeoisie provinciale, catholique, prisonnière de ses secrets et de son argent, saisie par la tentation constante du péché. De ce milieu il tira ses plus grands romans — Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour, et surtout Thérèse Desqueyroux (1927), portrait implacable d'une empoisonneuse landaise devenue l'un des personnages féminins les plus mystérieux de la littérature française. Puis Le Nœud de vipères (1932), sommet de son œuvre, chronique corrosive d'une famille rongée par la haine et la cupidité. Écrivain profondément catholique, il défendait un droit rare : celui d'écrire des romans chrétiens qui n'aient rien d'édifiant. « Un romancier chrétien est celui qui pose des problèmes chrétiens, non celui qui donne des solutions chrétiennes. » Sa foi le mit souvent en tension avec l'Église officielle, qui lui reprochait de peindre trop cruellement les âmes catholiques. Sous l'Occupation, Mauriac fut résistant : membre du Comité national des écrivains, il publia clandestinement en 1943, sous le pseudonyme de Forez, son Cahier noir aux Éditions de Minuit — l'un des textes fondateurs de la Résistance culturelle. Il reçut en 1952 le Prix Nobel de littérature. Après la guerre, il devint l'un des plus grands éditorialistes français : son Bloc-notes publié au Figaro puis à L'Express forme un monument du journalisme politique. Fervent défenseur du général de Gaulle, il prit aussi position contre la torture en Algérie, croisant le fer avec Camus, Sartre et l'ensemble de sa génération. Il mourut à Paris en 1970 et repose à Vémars, dans le Val-d'Oise. Sur la fin de sa vie, il définissait son propre destin littéraire avec cette ironie mélancolique dont il avait le secret : « Personne ne se sera tenu plus opiniâtrement que moi à l'arrière-garde de la littérature. »
Rue Frédéric Bastiat
patrimoineRue Gabriel Cabannes
patrimoineRue Gaston Dupouy
patrimoineRue Gaston Phoebus
patrimoineRue Gaxie
patrimoineRue Général Laperrine
patrimoineRue Georges Bernanos
patrimoineRue Georges Bruneaux
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Georges Lamothe
patrimoineRue Georges Pelat
patrimoineRue Georgette Vives
patrimoineRue Gérard Barès
patrimoineRue Gilbert Loubès
patrimoineRue Goritz
patrimoineRue Gutenberg
patrimoineRue Hélène Boucher
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Duparc
patrimoineRue Henri IV
patrimoineRue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Henri Thiébaud
patrimoineRue Henri Villenave
patrimoineRue Henry Potez
patrimoineRue Jean Cazemajour
patrimoineRue Jean Chaput
patrimoineRue Jean de la Hourtique
patrimoineRue Jean Hirigoyen
patrimoineRue Jean Macé
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jeanne d'Albret
patrimoineRue Jean Paul Sartre
patrimoineRue Jean-Pierre Labarbe
patrimoineRue Jean Robert
patrimoineRue Jean Saint-Félix
patrimoineRue Joseph de Pesquidoux
patrimoineRue Joseph Le Brix
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Justin Laurence
patrimoineRue Lacataye
patrimoineRue Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Laubaner
patrimoineRue Laurent Baptistan
patrimoineRue Léo Bouyssou
patrimoineRue Léon Bérard
patrimoineRue Léon des Landes
natureRue Léon Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Léonildo Zanchettin
patrimoineRue Léon Jouhaux
patrimoineRue Léon Lalanne
patrimoineRue Lionel Delecray
patrimoineRue Louis Armand
patrimoineRue Louis Arnaudin
patrimoineRue Louis Barthou
patrimoineRue Louis Braille
patrimoineRue Louis Bréguet
patrimoineRue Louis Flourac
patrimoineRue Louis Papy
patrimoineRue Louis Saint-Sevin
patrimoineRue Luis Ocaña
patrimoineRue Madray
patrimoineRue Mainguy Julien Pierre
patrimoineRue Marcel Banos
patrimoineRue Marcel Callède
patrimoineRue Marcel Clavé
patrimoineRue Marcel David
patrimoineRue Marcel Sembat
patrimoineRue Martin Luther King
patrimoineRue Martinon
patrimoineRue Maryse Bastié
patrimoineRue Maryse Hilsz
patrimoineRue Maubec
patrimoineRue Maurice Utrillo
patrimoineRue Michel Tissé
patrimoineRue Milandes
natureRue Molière
patrimoineRue Monge
patrimoineRue Montluc
patrimoineRue Mozart
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Neil Armstrong
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Parc Résidence
patrimoineRue Parmentier
patrimoineRue Pascal Lasserre
patrimoineRue Pat Kalley
patrimoineRue Paul Banos
patrimoineRue Paul Bert
patrimoineRue Paul Cassou
patrimoineRue Paul Dorian
patrimoineRue Paul Ducournau
patrimoineRue Paul Lacome
patrimoineRue Paul Mauléon
patrimoineRue Paul Ramadier
patrimoineRue Pierre Benoit
patrimoineRue Pierre Clostermann
patrimoineRue Pierre Dépruneaux
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Hiquet
patrimoineRue Pierre Hugues
patrimoineRue Pierre Lisse
patrimoineRue Pierre Meuillet
patrimoineRue Pierre Rispal
patrimoineRue Pierre Saint-Cricq
patrimoineRue Pierre Salles
patrimoineRue Pitrac
patrimoineRue Porte d'Aire
patrimoineRue Porthos
patrimoineRue Princesse
patrimoineRue Pujolin
patrimoineRue Raymond Lacaze
patrimoineRue René Cassin
patrimoineRue Renée Darriet
patrimoineRue René Mondiet
patrimoineRue René Moquel
patrimoineRue Rigoberta Menchu
patrimoineRue Robert Keller
patrimoineRue Robert Wlérick
patrimoineRue Roger Bernadet
patrimoineRue Sainte-Geneviève
patrimoineRue Saint-Étienne
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Saint-François
patrimoineRue Saint-Jean d'Août
patrimoineRue Saint-Vincent-de-Paul
patrimoineRue Salvador Allende
patrimoineRue Santos Dumont
patrimoineRue Sarraute
patrimoineRue Serge Barranx
patrimoineRue Sergent-Chef Michel Mignot
patrimoineRue Suzanne Russeil
patrimoineRue Théodore Foix
patrimoineRue Thérèse Clave
patrimoineRue Thomas Diaz
patrimoineRue Tiby
patrimoineRue Ulysse Pallu
patrimoineRue Vice-Amiral Georges Gayral
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Lourties
patrimoineRue Vincent Tamon
patrimoineRue William
patrimoineRue Yves Arène
patrimoineSquare des Forsythias
patrimoineSquare du Bosquet
patrimoineTerrasse des musées
cultureTunnel de Laspèces
patrimoineVives Labarbe
patrimoineVoie Verte du Marsan et de l'Armagnac - La Scandibérique EV3
patrimoineVoie verte Mont-de-Marsan - Saint-Sever
patrimoine