Rues de Mézeray
61 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée du Verger
patrimoineAllée Jacques Prévert
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineChemin de Brandelle
patrimoineChemin de Granville
patrimoineChemin de l'Abricot
patrimoineChemin de la Butte
patrimoineChemin de la Croix de Fer
patrimoineChemin de la Fougère
patrimoineChemin de la Porcherie
patrimoineChemin de Ransou
patrimoineChemin des Buffets
patrimoineChemin des Clérets
patrimoineChemin des Gastines
patrimoineChemin des Neuf Allées
patrimoineChemin du Gasseau
patrimoineChemin du Joncheray
patrimoineChemin du Mineret
patrimoineChemin du Mortier Creux
patrimoineChemin du Plessis
patrimoineChemin Vert
patrimoineCour Édith Piaf
patrimoineCours Georges Brassens
patrimoineCours Jacques Brel
patrimoineImpasse du Gué
patrimoineImpasse Joséphine Baker
patrimoineLa Bletinière
patrimoineLa Pièce du Bongas
patrimoineL'Arpenteau
patrimoineLe Clos du Gasseau
patrimoinePlace de la Bascule
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRoute de Chante Merle
patrimoineRoute de Juisse
patrimoineRoute de la Houssaye
patrimoineRoute de la Jauterie
patrimoineRoute de Malicorne à Cérans Foulletourte
patrimoineRoute des Champs Rouges
patrimoineRoute des Foutaies
patrimoineRoute des Mésangères
patrimoineRoute des Montrées
patrimoineRoute des Musses
patrimoineRoute du Gué
patrimoineRoute du Mans
patrimoineRue Aimé Cosnier
patrimoineRue André Mahuet
patrimoineRue Auguste Nourry
patrimoineRue de la Croix Blanche
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Vézanne
patrimoineRue des Bleuets
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Camélias
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue du Stade
patrimoineRuelle de la Pointe
patrimoineRuelle des Foutaies
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Robinson
patrimoineSaint-Léger
patrimoineVoie verte
patrimoine