Rues de Meudon
433 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Agora de la Place Simone-Veil
patrimoineAllée Armande Béjart
patrimoineAllée buissonnière
patrimoineAllée Cavalière de Poix
patrimoineAllée de Fleury
patrimoineAllée de la Ferme
patrimoineAllée de la Forêt
natureAllée de la Terrasse
patrimoineAllée de Reffye
patrimoineAllée des Bassins
patrimoineAllée des Chartreux
patrimoineAllée des Hautes Sorrières
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Potagers
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Sureaux
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Vignes
natureAllée du Canada
patrimoineAllée du Clos Mollet
patrimoineAllée du Gladiateur
patrimoineAllée du Mail
patrimoineAllée du Pré Maistre Gilles
patrimoineAllée du Tronchet
patrimoineAllée du Verger
patrimoineAllée du Viaduc
patrimoineAllée Floréal
patrimoineAllée Marcel Simon
patrimoineAllée Marguerite
patrimoineAllée Mozart
patrimoineAllée Noire
patrimoineAllée Pompadour
patrimoineAllée Verte
patrimoineAvekue Auguste Rodin
patrimoineAvenue Auguste Rodin
patrimoineAvenue de Celle
patrimoineAvenue de la Division Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue de la Glacière
patrimoineAvenue de la Paix
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de Rivoli
patrimoineAvenue des Fossés
patrimoineAvenue des Sablons
patrimoineAvenue de Trivaux
patrimoineAvenue de Verdun
patrimoineAvenue de Villacoublay
patrimoineAvenue du 11 Novembre 1918
patrimoineAvenue du Bois
patrimoineAvenue du Château
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Général Gallieni
patrimoineAvenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue du Maréchal Joffre
patrimoineAvenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Avenue du Rond-Point
patrimoineAvenue Eiffel
patrimoineAvenue Henri Dalsème
patrimoineAvenue Henri IV
patrimoineAvenue Jacqueminot
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Le Corbeiller
patrimoineAvenue Louvois
patrimoineAvenue Marcellin Berthelot
patrimoineAvenue Médéric
patrimoineAvenue Morane Saulnier
patrimoineAvenue Paul Bert
patrimoineAvenue Robert Schumann
patrimoineAvenue Schneider
patrimoineAvenue Scribe
patrimoineAvenue Stendhal
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Boulevard Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Boulevard des Nations Unies
patrimoineBoulevard Verd de Saint-Julien
patrimoineCarrefour de la Ferme
patrimoineCarrefour de la Mare Adam
patrimoineCarrefour de l'Étoile du Pavé de Meudon
patrimoineCarrefour des Trois Bornes
patrimoineCarrefour du Gladiateur
patrimoineCavalière d'Aubervilliers
patrimoineCavalière de la Forêt
natureCavalière de la Tour
patrimoineCavalière des Capucins
patrimoineCavalière du Pourtour
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de l'Ermitage
patrimoineChemin de Meudon
patrimoineChemin de Panurge
patrimoineChemin des Capucins
patrimoineChemin des Lacets
patrimoineChemin Scribe
patrimoineClos Neptune
patrimoineCordon de Vélizy
patrimoineDéchèterie de Meudon
patrimoineDéchetterie de Meudon
patrimoineEscalier d'Aristote
patrimoineGalerie de la Fontaine
patrimoineGalerie de Secours du Tunnel de Meudon
patrimoineGalerie des Étoiles
patrimoineGalerie des Marchands
patrimoineGalerie du Patio
patrimoineGare Routière Vélizy 2
patrimoineGiratoire de Verrières
patrimoineGrand Chemin de Meudon à Versailles
patrimoineGrande Perspective du Parc
patrimoineImpasse Alexandre Guilmant
patrimoineImpasse de l'Abbaye
patrimoineImpasse de Saint-Cloud
patrimoineImpasse des Brillants
patrimoineImpasse des Jardies
patrimoineImpasse des Longs Réages
patrimoineImpasse Jeanne d'Arc
patrimoineImpasse Marthe Édouard
patrimoineLa Résidence
patrimoineLe Parc des Roses
patrimoineLes 4 Marches
patrimoineMail Fernand Pouillon
patrimoineParcours Sportif
patrimoineParvis Charles-Aznavour
patrimoineParvis des Lumières
patrimoinePassage Annunzio-Vignaud
patrimoinePassage Tivoli
patrimoinePlace Aristide Briand
patrimoinePlace Charles Bergeyre
patrimoinePlace de la Gare du Bas
patrimoinePlace de la Maison Rouge
patrimoinePlace de l’Église
patrimoinePlace des Arts
patrimoinePlace de Stalingrad
patrimoinePlace d'Orion
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Président Wilson
patrimoinePlace du Souvenir Français
patrimoinePlace Henri Brousse
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place Jules Janssen
patrimoinePlace Louise Poitevin
patrimoinePlace Rabelais
patrimoinePlace Simone Veil
patrimoinePlace Tony de Graaff
patrimoinePont des Jardies
patrimoinePont Japonais
patrimoinePont Seibert
patrimoineRampe de Trivaux
patrimoineRésidence de l'Observatoire
patrimoineRésidence Le Clos Bellevue
patrimoineRésidence les Fossés
patrimoineRésidence Meudon Bellevue
patrimoineRigole de Fond des Fonceaux
patrimoineRond-Point d'Arthelon
patrimoineRond-Point de Ciechanow
patrimoineRond-Point du Bassin
patrimoineRond-Point Jean-Luc Lagardère
patrimoineRoute Cavalière des Bois Plantés
patrimoineRoute Cavalière du Tronchet
patrimoineRoute Cavalière Tronchet
patrimoineRoute d'Aubervilliers
patrimoineRoute de la Fausse Porte
patrimoineRoute de la Fontaine de Trivaux
patrimoineRoute de la Garenne
patrimoineRoute de la Glacière
patrimoineRoute de la Mare Adam
patrimoineRoute de la Mare aux Faisans
patrimoineRoute de la Patte d'Oie
patrimoineRoute de la Porte Dauphine
patrimoineRoute de la Porte de Fleury
patrimoineRoute de la Porte de Verrières
patrimoineRoute de l'Étang de Trivaux
natureRoute de Poix
patrimoineRoute des Bois Blancs
patrimoineRoute des Bois Plantés
patrimoineRoute des Capucins
patrimoineRoute des Cloîtres
patrimoineRoute de Sèvres
patrimoineRoute des Fonceaux
patrimoineRoute des Gardes
patrimoineRoute des Six Frères
patrimoineRoute des Treize Ponts
patrimoineRoute de Vaugirard
patrimoineRoute de Villebon à Villacoublay
patrimoineRoute du Colonel Marcel Moraine
patrimoineRoute du Cordon du Haut
patrimoineRoute du Mail
patrimoineRoute du Pavé de Meudon
patrimoineRoute du Pavé des Gardes
patrimoineRoute du Pavillon l'Abbé
patrimoineRoute du Pont Blanc
patrimoineRoute du Tronchet
patrimoineRoute Forestière de Poix
patrimoineRoute Forestière des Étangs
natureRoute Royale
patrimoineRue Abel Vacher
patrimoineRue Albert de Mun
patrimoineRue Alexandre Guilmant
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Andras Beck
patrimoineRue André Schock
patrimoineRue Babie
patrimoineRue Banès
patrimoineRue Basse de la Terrasse
patrimoineRue Bernard Delpuech
patrimoineRue Bussière
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Charles Desvergnes
patrimoineRue Charles Infroit
patrimoineRue Charles Liot
patrimoineRue Claude Dalsème
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue d'Arthelon
patrimoineRue de Baudreuil
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Belgique
patrimoineRue de la Blanchisserie
patrimoineRue de la Borne Sud
patrimoineRue de la Bourcillière
patrimoineRue de la Bourgogne
patrimoineRue de la Croix du Val
patrimoineRue de la Maison Rouge
patrimoineRue de l'Amiral Chaline
patrimoineRue de l'Amiral Martin
patrimoineRue de la Pépinière
patrimoineRue de la Petite Fontaine
patrimoineRue de la Pierre aux Moines
patrimoineRue de la Porte de Trivaux
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Roseraie
patrimoineRue de la Roue
patrimoineRue de l'Arrivée
patrimoineRue de la Station
patrimoineRue de la Synagogue
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de la Verrerie
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patrimoineRue de l'Orangerie
patrimoineRue de Mazkeret Batya
patrimoineRue de Meudon
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue de Percy / Rue d'Estienne d'Orves
patrimoineRue de Rushmoor
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Bigots
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue Descartes
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Châtelaines
patrimoineRue des Clos Moreaux
patrimoineRue des Cotigniers
patrimoineRue des Coutures
patrimoineRue des Essarts
patrimoineRue des Galons
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patrimoineRue des Jardies
patrimoineRue des Lampes
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patrimoineRue des Vignes
natureRue de Vélizy
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patrimoineRue de Woluwe-Saint-Lambert
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patrimoineRue du Colonel Renard
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patrimoineRue du Commandant Louis Bouchet
patrimoineRue du Docteur Arnaudet
patrimoineRue du Docteur Vuillième
patrimoineRue du Général Antranik
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patrimoineRue du Hameau
patrimoineRue du Haut d'Arthelon
patrimoineRue du Lieutenant Raoul Batany
patrimoineRue du Marché Couvert
patrimoineRue du Martin-Pêcheur
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patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Parc Fleury
patrimoineRue du Père Brottier
patrimoineRue du Petit Clamart
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patrimoineRue du Ponceau
patrimoineRue du Président Paul Doumer
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patrimoineRue du Progrès
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patrimoineRue Édouard Laferrière
patrimoineRue Édouard Manet
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patrimoineRue Hédouin
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patrimoineRue Jacqueline Châtillon-Josse
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patrimoineRuelle aux Bœufs
patrimoineRuelle de la Maison Rouge
patrimoineRuelle des Clos Moreaux
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patrimoineRue Marcel Allégot
patrimoineRue Marthe Édouard
patrimoineRue Massenet
patrimoineRue Michel Vignaud
patrimoineRue Mohammed Dib
patrimoineRue Monge
patrimoineRue Nouvelle
patrimoineRue Nungesser et Coli
patrimoineRue Ôbeuf
patrimoineRue Paira
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pastourelle
patrimoineRue Paul Demange
patrimoineRue Paul Houette
patrimoineRue Pierre Arnoux
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre-Joseph Redoute
patrimoineRue Pierre Wacquant
patrimoineRue Porto-Riche
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Richard Wagner
patrimoineRue Robert Julien Lanen
patrimoineRue Ronsard
patrimoineRue Roudier
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patrimoineSentier Crèvecœur
patrimoineSentier de la Belgique
patrimoineSentier de la Borne Nord
patrimoineSentier de la Borne Sud
patrimoineSentier de la Petite Fontaine
patrimoineSentier de la Pointe
patrimoineSentier de l'Arpent Rouge
patrimoinesentier de l'observatoire à la forêt
natureSentier de l'observatoire à la forêt
natureSentier des Alains
patrimoineSentier des Balysis
patrimoineSentier des Basses-Pointes
patrimoineSentier des Blancs
patrimoineSentier des Brillants
patrimoineSentier des Buats
patrimoineSentier des Écoles
patrimoineSentier des Essarts
patrimoineSentier des Fossés
patrimoineSentier des Grimettes
patrimoineSentier des Haies
patrimoineSentier des Jardies
patrimoineSentier Deslandes
natureSentier des Longs Réages
patrimoineSentier des Mauduits
patrimoineSentier des Peceaux
patrimoineSentier des Pierres Blanches
patrimoineSentier des Pins Moisy
patrimoineSentier des Renaults
patrimoineSentier des Terres Franches
patrimoineSentier des Theux
patrimoineSentier des Tybilles
patrimoineSentier des Voisinoux
patrimoineSentier du Bel Air
patrimoineSentier du Cimetière
patrimoineSentier du Clos Madame
patrimoineSentier du Potager
patrimoineSentier Jules Machard
patrimoineSentier Latéral
patrimoineSentier Levesque
patrimoineSentier Louis Blanc
patrimoineSquare Bugeaud
patrimoineSquare Conté
patrimoineSquare de l'Abbé Maillet
patrimoineSquare de l'Abreuvoir
patrimoineSquare de la Pépinière
patrimoineSquare de l'Église
patrimoineSquare des Colonnes
patrimoineSquare des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Square du Général Lelong
patrimoineSquare Marcel Dupré
patrimoineSquare Maurice Denis
patrimoineSquare Médéric
patrimoineSquare Sébastien Terramorsi
patrimoineVilla Adrien
patrimoineVilla des Grimettes
patrimoineVilla des Jardies
patrimoineVilla des Sorbiers
patrimoineVilla des Voisinoux
patrimoineVilla du Bassin
patrimoineVilla Jean Brunet
patrimoineVoie de la Ferme
patrimoineVoie Pompiers du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...