Rues de Messimy
102 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Fournelière
patrimoineAllée de la Triandine
patrimoineAllée des Prés Rouet
patrimoineAllée du Chatelard
patrimoineAllée du Chazeau
patrimoineAllée du Chêne
natureAllée du Prunelier
patrimoineAllée du Puits
patrimoineAllée du Vercors
patrimoineAncienne Voie Ferrée de la F.O.L.
patrimoineAncienne-Voie-Ferrée-de-la-F.O.L.
patrimoineArc Saint-Roch
patrimoineAvenue de l'Ouest Lyonnais
patrimoineAvenue des Alpes
patrimoineChemin Clos
patrimoineChemin de Balloux
patrimoineChemin de Chassagne
patrimoineChemin de Compostelle
patrimoineChemin de Janton
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Cascade
patrimoineChemin de la Chalandraise
patrimoineChemin de la Flache
patrimoineChemin de la Gironaille
patrimoineChemin de la Grenive
patrimoineChemin de la Haute Bruyère
patrimoineChemin de la Molinière
patrimoineChemin de la Passerelle
patrimoineChemin de la Pra
patrimoineChemin de la Roche
patrimoineChemin de la Romande
patrimoineChemin de la Ronce
patrimoineChemin de Monthus
patrimoineChemin de Piragoy
patrimoineChemin de Sarrière
patrimoineChemin des Cinq Trêves
patrimoineChemin des Grandes Terres
patrimoineChemin des Lats
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin des Trêves
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Bachassier
patrimoineChemin du Bochet
patrimoineChemin du Boulaton
patrimoineChemin du Chambon
patrimoineChemin du Chater
patrimoineChemin du Chirat
patrimoineChemin du Fromental
patrimoineChemin du Guillermin
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Pivole
patrimoineChemin du Roi des Oiseaux
patrimoineChemin du Vincent
patrimoineChemin la Font
patrimoineChemin Saint-Just
patrimoineChemin Vert
patrimoineClos des Granges
patrimoineClos des Vignes
natureClos du Grand Pré
patrimoineDomaine du Grand Pré
patrimoineImpasse de la Fournelière
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse du Chirat
patrimoineImpasse du Pivole
patrimoineLa Grenive
patrimoineLe Chairet
patrimoineLotissement Le Clos Villebois
patrimoinePassage de la Barbotière
patrimoinePassage de la Chatelaise
patrimoinePassage de la Feuillade
patrimoinePassage de l’Araire
patrimoinePlace de la Barbotière
patrimoinePlace de la Feuillade
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace Le Planil
patrimoinePlace Saint-Just
patrimoineQuinsonnas
patrimoineRoute de la Bruyère
patrimoineRoute de la Chatelaise
patrimoineRoute de la Saigne
patrimoineRoute de la Vallée du Garon
patrimoineRoute de Quinsonnas
patrimoineRoute des Granges
patrimoineRoute des Monts du Lyonnais
patrimoineRoute du Guillermain
patrimoineRoute du Mouchetier
patrimoineRoute du Moulin Rose
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Pont d'Arthaud
patrimoineRue Bouchard
patrimoineRue Centrale
patrimoineRue de l'Alambic
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Chatelard
patrimoineRue du Pont d'Arthaud
patrimoineRue du Signal
patrimoineRue du Vingtain
patrimoineRue Froide
patrimoineRue Simon Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »