Rues de Meroux-Moval
45 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Soies
patrimoineAvenue de la Gare TGV
patrimoineChemin des Forts
patrimoineChemin des Prés
patrimoineDépose Minute
patrimoineImpasse de la Louvière
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse du Coteau
patrimoineImpasse sur le Rupt
patrimoineLotissement de la Praie
patrimoineParking Longue Durée
patrimoineRue de Belfort
patrimoineRue de Bourogne
patrimoineRue de Charmois
patrimoineRue de Courtelement
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de Leupe
patrimoineRue de l'Ouvrage
patrimoineRue de Meroux
patrimoineRue des Alisiers
patrimoineRue des Chènevières
patrimoineRue des Combancés
patrimoineRue des Combeaux
patrimoineRue des Frênes
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Mésanges
patrimoineRue des Pierres
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Prés Vasai
patrimoineRue des Soies
patrimoineRue de Vézelois
patrimoineRue du 15 Juillet 1972
patrimoineRue du Bosmont
patrimoineRue du Cloître
patrimoineRue du Fougerais
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Réservoir
patrimoineRue du Ruisseau
patrimoineRue du Vieux Puits
patrimoineRue en Berceau
patrimoineTranchée des Bêtes Noires
patrimoine