Rues de Mende
479 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Ady Endre utca
patrimoineAkácfa utca
patrimoineAlkotmány utca
patrimoineAllée des Soupirs
patrimoineAllée Paul Doumer
patrimoineAllée Piencourt
patrimoineAllée Raymond Fages
patrimoineÁllomás utca
patrimoineAltitude 800
patrimoineAndrássy utca
patrimoineArany János utca
patrimoineÁrpád vezér út
patrimoineAvenue Alain Bertrand
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de l'Europe
patrimoineAvenue de Mirandol
patrimoineAvenue de Ramilles
patrimoineAvenue des Gorges du Tarn
patrimoineAvenue du 11 Novembre
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoineAvenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Père Coudrin
patrimoineAvenue du Pont Roupt
patrimoineAvenue Georges Clemenceau
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Jean-Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue Nelson Mandela
patrimoineAvenue Paulin Daudé
patrimoineAvenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Bacsó Béla utca
patrimoineBajcsy-Zsilinszky utca
patrimoineBáthory utca
patrimoineBem József tér
patrimoineBercsényi utca
patrimoineBille Bese utca
patrimoineBoulevard Britexte
patrimoineBoulevard des Capucins
patrimoineBoulevard du Soubeyran
patrimoineBoulevard Henri Bourrillon
patrimoineBoulevard Lucien Arnault
patrimoineBoulevard Théophile Roussel
patrimoineChemin de Bahours
patrimoineChemin de Castelsec
patrimoineChemin de Chaldecoste
patrimoineChemin de Croix
patrimoineChemin de Crouzas
patrimoineChemin de Gardes
patrimoineChemin de Janicot
patrimoineChemin de la Draille
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Grange
patrimoineChemin de la Maison Forte
patrimoineChemin de la Maladrerie
patrimoineChemin de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Chemin de la Safranière
patrimoineChemin de Las Ondas
patrimoineChemin de la Vachery
patrimoineChemin de l'Enclos Roussel
patrimoineChemin de mémoire du camp de Rieucros
patrimoineChemin de Prat-Negret
patrimoineChemin de Ramades
patrimoineChemin de Rieucros d'Abaïsse
patrimoineChemin de Rieucros d'Abaysse
patrimoineChemin de Rivemale
patrimoineChemin de Saint-Ilpide
patrimoineChemin des Berges du Lot
patrimoineChemin des Casernes
patrimoineChemin des Clapasses
patrimoineChemin des Couars
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Églantiers
patrimoineChemin de Séjalan
patrimoineChemin des Enfers
patrimoineChemin de Sirvens
patrimoineChemin des Jardinières
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Mègres
patrimoineChemin des Mulets
patrimoineChemin des Pousets
patrimoineChemin des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Chemin de Villerousset
patrimoineChemin du Bressal
patrimoineChemin du Carmel
patrimoineChemin du Causse d'Auge
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Couderc
patrimoineChemin du Crouzet
patrimoineChemin du Faubourg Saint-Gervais
patrimoineChemin du Meylet
patrimoineChemin du Roussel
patrimoineChemin du Temple
patrimoineChemin du Travers
patrimoineChemin Luis Mariano
patrimoineChemin Villrousset
patrimoineCinege utca
patrimoineCité de Dévézou
patrimoineCité de Giboulet
patrimoineCité du Rance
patrimoineCôte de la Croix Neuve
patrimoineCsalogány utca
patrimoineCsigási utca
patrimoineCsokonai utca
patrimoineDeák Ferenc utca
patrimoineDinnyés köz
patrimoineDobó István utca
patrimoineDolina köz
patrimoineDomb utca
patrimoineDózsa György út
patrimoineEHPAD Chaldecoste
patrimoineFecske utca
patrimoineFejes Ferenc tér
patrimoineForrás köz
patrimoineFő út
patrimoineFűzfa utca
patrimoineGárdonyi Géza utca
patrimoineGyurgyalag utca
patrimoineHameau de Janicot
patrimoineHársfa utca
patrimoineHatár utca
patrimoineHold utca
patrimoineHonvéd utca
patrimoineHôpital Lozère
patrimoineHősök tere
patrimoineHunyadi utca
patrimoineÎle de Ramilles
patrimoineImpasse d'Aigues Passes
patrimoineImpasse de Fonpoure
patrimoineImpasse de la Faïsse
patrimoineImpasse de la Petite Combe
patrimoineImpasse de la Roubeyrolle
patrimoineImpasse de la Tendelle
patrimoineImpasse de la Vernède
patrimoineImpasse de l'Ayrette
patrimoineImpasse de Mirandol
patrimoineImpasse de Ramilles
patrimoineImpasse de Saint-Ilpide
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Hauts de Valcroze
patrimoineImpasse des Lierres
patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Martinets
patrimoineImpasse des Milans
patrimoineImpasse des Oreillettes
patrimoineImpasse des Pigeons
patrimoineImpasse des Rosiers
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse des Violettes
patrimoineImpasse de Vachery
patrimoineImpasse Dora Schaul
patrimoineImpasse du Chanoine Félix Remize
patrimoineImpasse du Chapelierou
patrimoineImpasse du Coteau des Écureuils
patrimoineImpasse du Faubourg La Vabre
patrimoineImpasse du Four Moulon
patrimoineImpasse du Gargamelou
patrimoineImpasse du Général-Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Impasse du Marronnier
patrimoineImpasse du Merle-Rieur
patrimoineImpasse du Porche
patrimoineImpasse du Potager
patrimoineImpasse du Puits Fleuri
patrimoineImpasse du Rouge-Gorge
patrimoineImpasse du Safran
patrimoineImpasse du Tivoli
patrimoineImpasse du Travers
patrimoineImpasse du Villaret
patrimoineImpasse Font Fadette
patrimoineImpasse François-Rabelais
patrimoineImpasse Jean Giono
patrimoineImpasse Maria Callas
cultureNée à New York de parents grecs, la soprano Maria Kalogeropoulos (1923-1977) décida à quatorze ans de rentrer en Grèce avec sa mère et sa sœur pour y poursuivre ses études de musique. Entrée à l'opéra d'Athènes en 1941, elle fut remarquée aux Arènes de Vérone en 1947 dans La Gioconda de Ponchielli, où le chef Tullio Serafin la prit sous son aile. Ce fut le début de sa carrière italienne : d'abord des rôles dramatiques et lourds — Turandot de Puccini, ou l'Isolde wagnérienne de Tristan et Isolde —, puis, tournant décisif, la découverte du bel canto italien avec Les Puritains de Bellini. Voix dramatique capable pourtant d'une souplesse et d'une virtuosité inouïes, elle réinventa des partitions oubliées (Cherubini, Spontini, Donizetti), qu'elle rendit à jamais siennes. Sous la direction du metteur en scène Luchino Visconti, notamment dans La Traviata à la Scala en 1955, elle imposa une révolution : Callas ne chantait pas les rôles, elle les vivait, avec une intensité théâtrale qui bouleversa l'opéra du XXᵉ siècle. Sa carrière prit un tournant en 1962 : usée par le surmenage, marquée par sa passion tragique pour l'armateur Aristote Onassis — qui l'abandonna en 1968 pour épouser Jackie Kennedy —, elle perdit peu à peu son étendue vocale, qui avait atteint les trois octaves. Elle mourut seule à Paris en 1977, à cinquante-trois ans, dans son appartement de l'avenue Georges-Mandel. Actrice admirable doublée d'une musicienne inspirée, la Divina a profondément marqué l'évolution du théâtre lyrique — au point que, presque un demi-siècle après sa mort, aucune soprano ne peut interpréter Norma ou Violetta sans que son ombre plane encore.
Impasse Marie Rose Brugeron
patrimoineImpasse Monseigneur Louis Dalle
patrimoineImpasse René-Descartes
patrimoineImpasse Saint-Privat
patrimoineImpasse Voltaire
patrimoineIskola utca
patrimoineJászberényi út
patrimoineJókai utca
patrimoineJózsef Attila utca
patrimoineKossuth Lajos utca
patrimoineL'Alpe-d'Huez
patrimoineLeányvár utca
patrimoineLe Colombier
patrimoineLegelő utca
patrimoineLocsodi utca
patrimoineLotissement des Armes
patrimoineLotissement le Chapitre
patrimoineLotissement Les Églantiers
patrimoineLycée Notre-Dame
patrimoineMaternité
patrimoineMendei utca
patrimoineMeredek utca
patrimoineNap utca
patrimoineNyár utca
patrimoineOrszág út
patrimoineŐr utca
patrimoineOszlári út
patrimoinePacsirta utca
patrimoineParcours bleu
patrimoineParcours de santé
patrimoineParking Avenue du Père Coudrin
patrimoineParking de la Filature
patrimoineParking de la Maison Colucchi
patrimoineParking de la Vernède
patrimoineParking de Mirandol
patrimoineParking de Wunsiedel
patrimoineParking du Chapitre
patrimoineParking du Mazel
patrimoineParking Halle du Faubourg Saint Jean
patrimoineParking Résidence Piencourt
patrimoinePassage Beauséjour
patrimoinePassage de la Volte
patrimoinePasserelle Winston Churchill
patrimoinePéceli utca
patrimoinePetőfi utca
patrimoinePiste de Rivemale
patrimoinePlace au Beurre
patrimoinePlace au Blé
patrimoinePlace Chaptal
patrimoinePlace Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Place de la Fraternité
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace du Clos de Rieucros
patrimoinePlace du Foirail
patrimoinePlace du Griffon
patrimoinePlace du Mazel
patrimoinePlace Henri Trémolet de Villers
patrimoinePlace Jules André
patrimoinePlace Lou Grelhet
patrimoinePlace René Estoup
patrimoinePlace Théophile Roussel
patrimoinePlace Urbain Ⅴ
patrimoinePont de Berlière
patrimoinePont de la Planche
patrimoinePont Notre-Dame
patrimoinePont Paulin Daudé
patrimoinePont Saint-Laurent
patrimoinePortail Méridional
patrimoinePortail Septentrional
patrimoinePré Adoration
patrimoinePromenade du Vieux Pont
patrimoinePusztaszentistváni út
patrimoineQuai de Berlière
patrimoineQuai de la Grande Roubeyrolle
patrimoineQuai de la Petite Roubeyrolle
patrimoineQuai Grande Roubeyrolle
patrimoineQuai La Petite Roubeyrolle
patrimoineRaccourci de la Boulaine
patrimoineRákóczi utca
patrimoineRésidence Castelsec
patrimoineRésidence des Iris
patrimoineRét utca
patrimoineRond-Point Georges Pompidou
patrimoineRond-Point la Mendozère
patrimoineRond-Point Marcel Pagnol
patrimoineRond-Point Pierre Mendès France
patrimoineRond-Point Raymond Poulidor
patrimoineRond-Point Victor Schœlcher
patrimoineRoute de l'Ermitage
patrimoineRoute de Lyon à Toulouse
patrimoineRoute de Mende à Marvejols
patrimoineRoute de Mende au Fau de Peyre
patrimoineRoute de Nîmes à Saint-Flour
patrimoineRoute de Rieucros
patrimoineRoute du Causse d'Auge
patrimoineRoute du Chapitre
patrimoineRoute du Mas
patrimoineRoute du Puy
patrimoineRoute forestière de Chabannes
patrimoineRoute forestière de Flagit
patrimoineRoute forestière de Marates
patrimoineRoute forestière de Rieucros
patrimoineRoute forestière de Rieumenou
patrimoineRoute forestière de Rivemale
patrimoineRoute forestière de Saint-Laurent
patrimoineRoute forestière des Lèbres
patrimoineRoute forestière des Mélèzes
patrimoineRoute forestière du Colombier
patrimoineRoute forestière du Pont Neuf
patrimoineRoute forestière du Ravin de l'Adrech
patrimoineRózsa utca
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Alexandre Bécamel
patrimoineRue Amédée Monteils
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Archimède
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Beauregard
patrimoineRue Beauséjour
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Chalier Hugonnet
patrimoineRue Chanteronne
patrimoineRue Chaptal
patrimoineRue Charles Morel
patrimoineRue Chon del Cabat
patrimoineRue Claude Erignac
patrimoineRue Copernic
patrimoineRue Cyprien Pepin
patrimoineRue d'Aigues Passes
patrimoineRue d'Angiran
patrimoineRue d'Auriac
patrimoineRue de Fontanilles
patrimoineRue de Genévriers
patrimoineRue de la Banque
patrimoineRue de la Bavière
patrimoineRue de l'Abbaye
patrimoineRue de la Chicanette
patrimoineRue de la Clé des Champs
patrimoineRue de la Combe
patrimoineRue de la Couvertoirade
patrimoineRue de la Crète
patrimoineRue de la Draine
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Jarretière
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de l'Ancienne Maison Consulaire
patrimoineRue de l'Ange
patrimoineRue de la Petite Fontaine
patrimoineRue de la Petite Roubeyrolle
patrimoineRue de l'Apprentissage
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Arjal
patrimoineRue de la Ronceraie
patrimoineRue de la Rovère
patrimoineRue de la Tendelle
patrimoineRue de la Toscane
patrimoineRue de la Tride
patrimoineRue de l'Aubépine
patrimoineRue de l'Aubrac
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de l’Ermitage
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue de l'Étrier
patrimoineRue de l'Expansion
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de l'Occitanie
patrimoineRue de l'Octroi
patrimoineRue de l'Orange
patrimoineRue de l'Ormeau
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Alouettes
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Ateliers
patrimoineRue des Bains
patrimoineRue des Boulaines
patrimoineRue des Buis
patrimoineRue des Carces
patrimoineRue des Carlines
patrimoineRue des Carmes
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Cerisiers
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natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
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patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
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patrimoineSentier des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
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