Rues de Mauléon
292 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
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patrimoineAllée Saint-Valentin
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patrimoineChemin de Préfontaine
patrimoineChemin de Raton
patrimoineChemin des Amourettes
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patrimoineChemin des Oiseaux
patrimoineChemin des Ouvriers
patrimoineChemin de Villegois au Grand Géry
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patrimoineChemin du Puy Albert
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patrimoineChemin Rural de Mauléon à Pouzauges
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patrimoineCité des Bleuets
patrimoineCité des Charmes
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patrimoineCité du Rabaly
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patrimoineGrand Rue
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patrimoineImpasse de Belle Vue
patrimoineImpasse de Bourgneuf
patrimoineImpasse de l'Hérault
patrimoineImpasse de l'Ouin
patrimoineImpasse des Ajoncs
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patrimoineImpasse des Compagnons
patrimoineImpasse des Dentelières
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patrimoineImpasse des Grands-Maisons
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patrimoineImpasse des Merisiers
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patrimoineImpasse des Potagers
patrimoineImpasse des Sabotiers
patrimoineImpasse des Sports
patrimoineImpasse des Tisserands
patrimoineImpasse du Grand Pré
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patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Portail
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patrimoineNouvelle Montée Mont Gaillard
patrimoinePassage du Tissage
patrimoinepiste d'essai
patrimoinePL
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patrimoinePlace de la Roche
patrimoinePlace de la Vendée
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Hôtel de Ville
patrimoinePlace de Mauléon-Kirkel
patrimoinePlace des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Place du Château
patrimoinePlace du Lavoir
patrimoinePlace du Prieuré
patrimoinePlace du Renard
patrimoinePlace Joël Robuchon
patrimoinePlace Saint-Éloi
patrimoinePlace Saint-Hilaire
patrimoinePlace Saint-Sauveur
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patrimoineRoute de la Mine
patrimoineRoute de la Villette
patrimoineRoute de Poitiers
patrimoineRoute de Rorthais
patrimoineRoute de Saint-Aubin de Baubigné au Pin
patrimoineRoute des Échaubrognes
patrimoineRoute du Fournet
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Alexis de Chatillon
patrimoineRue Aristide Caillaud
patrimoineRue Bernard Blanloeil
patrimoineRue Bernard Palissy
sciencesArtisan autodidacte devenu l'un des plus grands céramistes de la Renaissance, Bernard Palissy (v.1510-1589) passa seize ans de sa vie obstinément penché sur son four, à chercher le secret de l'émail blanc à la vénitienne — ruinant sa famille, brûlant ses meubles pour alimenter son feu quand le bois vint à manquer. La légende, colportée jusque dans l'Encyclopédie de Diderot, veut qu'il ait sacrifié jusqu'aux planches de son plancher. Sa persévérance finit par payer : il inventa les fameuses « rustiques figulines », plats et bassins émaillés où grouillent, en relief saisissant, lézards, poissons, serpents, grenouilles et coquillages moulés d'après nature. Sa virtuosité lui valut la protection de Catherine de Médicis, pour qui il aménagea une grotte céramique aux Tuileries. Mais Palissy fut aussi un précurseur des sciences : converti au protestantisme vers 1546, il donna des conférences remarquées sur les eaux, les métaux, la formation des roches, et défendit contre l'Église l'idée révolutionnaire que les fossiles sont des restes d'animaux réels — bien avant la naissance de la paléontologie. Ses convictions religieuses lui valurent la prison sous Henri II, puis la Bastille à près de quatre-vingts ans, où il mourut en 1589. La légende raconte qu'Henri III, venu le presser d'abjurer, s'entendit répondre : « Sire, vous ne pouvez rien contre moi, car je sais mourir. »
Rue Bocagère
patrimoineRue Buissonnière
patrimoineRue Chapetit
patrimoineRue Cousseau de l'Epinay
patrimoineRue d'Anjou
patrimoineRue de Beauregard
patrimoineRue de Bel-Air
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de Bonchamp
patrimoineRue de Bourneau
patrimoineRue de Champré
patrimoineRue de Chanais
patrimoineRue d'Ecoutard
patrimoineRue de la Bachelette
patrimoineRue de la Bergerie
patrimoineRue de la Boitauderie
patrimoineRue de la Boule d'Or
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Brossardière
patrimoineRue de la Brouterie
patrimoineRue de la Chauvelière
patrimoineRue de la Claire Fontaine
patrimoineRue de la Commanderie
patrimoineRue de la Couronne
patrimoineRue de la Croix-Verte
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Faraudrie
patrimoineRue de la Fontaine du Parc
patrimoineRue de la Fontaine Noire
patrimoineRue de la Fosse à l'Âne
patrimoineRue de la Frérie
patrimoineRue de la Galerne
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Guérivière
natureRue de la Jarrie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Motte
patrimoineRue de la Mouette
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Petite Gagnerie
patrimoineRue de la Poterie
patrimoineRue de l'Arceau
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patrimoineRue de la Rochejacquelein
patrimoineRue de la Rochellerie
patrimoineRue de la Sagesse
patrimoineRue de la Sauzaie
patrimoineRue de la Tannerie
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de la Tête Noire
patrimoineRue de l'Atlantique
patrimoineRue de la Trinité
patrimoineRue de Lattre
patrimoineRue de la Tuilerie
patrimoineRue de la Vallée de l'Ouin
patrimoineRue de la Vendée
patrimoineRue de la Verdelière
patrimoineRue d'Elbée
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Épine
patrimoineRue de l'Escalier
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Nantes
patrimoineRue de Poitiers
patrimoineRue de Prévie
patrimoineRue de Primevères
patrimoineRue de Pyrome
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Blés d'Or
patrimoineRue des Boutons d'Or
patrimoineRue des Chardonnerets
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patrimoineRue des Chevaliers
patrimoineRue des Compagnons
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue d'Escoubleau
patrimoineRue des Courlis
patrimoineRue des Couturières
patrimoineRue des Deux Cochers
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patrimoineRue des Écuyers
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patrimoineRue des Filées
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patrimoineRue des Fossés
patrimoineRue des Fusains
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patrimoineRue des Hauts de Montalent
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Loriots
patrimoineRue des Meuniers
patrimoineRue des Mouettes
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Navettes
patrimoineRue des Noisetiers
patrimoineRue des Peupliers
natureRue des Pierrières
patrimoineRue des Pluviers
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sources
patrimoineRue des Tanières
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue des Tisserands
patrimoineRue des Troènes
patrimoineRue des Vergnaies
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue de Villoiseau
patrimoineRue Dom Fourier Bonnard
patrimoineRue du Bocage
patrimoineRue du Bordage
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Cardinal de Sourdis
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château-Gaillard
patrimoineRue du Chemin Vert
patrimoineRue du Chêne
natureRue du Commerce
patrimoineRue du Cormier
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Frère Jacquet
patrimoineRue du Général Marigny
patrimoineRue du Gué
patrimoineRue du Ligeron
patrimoineRue du Maréchal Bugeaud
patrimoineRue du Mitron
patrimoineRue du Moulin Daubis
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin des Champs
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Mouton Blanc
patrimoineRue du Parc
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patrimoineRue du Pot aux Roses
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patrimoineRue du Soleil Levant
patrimoineRue du Souvenir Français
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vallon
patrimoineRue du Vieux Château
patrimoineRue du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Vivier
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patrimoineRue Jacques Thieulin
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patrimoineVoie Verte de Mauléon aux Aubiers
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