Rues de Mareau-aux-Prés
75 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Stetten
patrimoineAncien Chemin des Vingt-Quatre
patrimoineAncien Chemin du Bois de l'Abime
patrimoineAncien Chemin du Milieu des Vingt-Quatre
patrimoineChemin de Champremeau
patrimoineChemin de Froville
patrimoineChemin de Gravoise à la Levée
patrimoineChemin de l'Abeille
patrimoineChemin de la Couture
patrimoineChemin de la Grande Brèche
patrimoineChemin de la Mardelle
patrimoineChemin de la Mouise
patrimoineChemin de l'Orme
patrimoineChemin de Saint-Ay
patrimoineChemin des Pointes
patrimoineChemin des Prés du Vieux Chateau
patrimoineChemin des Sablons
patrimoineChemin des Vingt Arpents
patrimoineChemin du Champ Rouge
patrimoineChemin du Château
patrimoineChemin du Chateau à la Prairie
natureChemin du Croc Rond
patrimoineChemin du Gris Meunier
patrimoineChemin du Plancher
patrimoineChemin du Veau et des Noues
patrimoineChemin Pédestre Bord de Loire
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse du Châtaignier
patrimoineImpasse du Potager
patrimoineImpasse Grand Cour
patrimoineLa Rue Neuve
patrimoinePassage des Marronniers
patrimoineRoute d'Orléans
patrimoineRue a Thom
patrimoineRue Champremeau
patrimoineRue de Bedelle
patrimoineRue de Fossé Longue
patrimoineRue de l'Abreuvoir
patrimoineRue de la Fourrière
patrimoineRue de la Malanderie
natureRue de la Perrière
patrimoineRue de la Plaine Saint-Fiacre
patrimoineRue de la Sente des Pierres
patrimoineRue de l'Aubraye
patrimoineRue de l'Auvernat
patrimoineRue de la Verdaille
patrimoineRue de la Vieille Voie
patrimoineRue de Meung
patrimoineRue de Saint-Hilaire
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Cornilleaux
patrimoineRue des Cours
patrimoineRue des Écluses
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Garennes
patrimoineRue des Muids
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue de Villeneuve
patrimoineRue du Bois Joli
patrimoineRue du Bout
patrimoineRue du Bout Charrant
patrimoineRue du Cabernet
patrimoineRue du Cas Rouge
patrimoineRue du Châtaignier
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Gris Meunier
patrimoineRue du Passage
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vieux Château
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Mazie du Petit Azenne
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineSentier du Loiret
patrimoine