Rues de Malissard
116 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Alphonse Daudet
patrimoineAllée de Buzatte
patrimoineAllée de Jupiter
patrimoineAllée de la Bourne
patrimoineAllée de la Ruelle
patrimoineAllée de l’Espace
patrimoineAllée de l'Horizon
patrimoineAllée des Cerisiers
patrimoineAllée des Constellations
patrimoineAllée des Écoliers
patrimoineAllée des Gagnages
patrimoineAllée des Mûriers
patrimoineAllée des Quarts
patrimoineAllée des Quarts de la Ruelle
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Trois Becs
patrimoineAllée des Trois Bûches
patrimoineAllée des Trois Pommes
patrimoineAllée du Bois de Saillans
patrimoineAllée du Champ de la Lyre
patrimoineAllée du Clair Matin
patrimoineAllée du Clos des Bayles
patrimoineAllée du Grand Rousset
patrimoineAllée Frédéric Mistral
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Marcel Pagnol
patrimoineAvenue de la Buzatte
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue de Saillans
patrimoineAvenue des Cévennes
patrimoineAvenue des Quarts
patrimoineAvenue du Vercors
patrimoineAvenue du Vercors - Route de Malissard
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineBel Air
patrimoineChemin Charbonnel
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Chambon
patrimoineChemin de Fonlard
patrimoineChemin de Freydier
patrimoineChemin de la Digeonne
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Forêt aux Martins
natureChemin de la Ruelle
patrimoineChemin de Mauléon
patrimoineChemin de Porte Maure
patrimoineChemin de Reboulet
patrimoineChemin des Balayes
patrimoineChemin des Lyonnettes
patrimoineChemin des Oléoducs
patrimoineChemin des Petites Chirouzes
patrimoineChemin des Quarts de la Ruelle
patrimoineChemin des Rabières
patrimoineChemin des Séquoias
patrimoineChemin des Terres Rouges
patrimoineChemin du Grand Rousset
patrimoineChemin Rural
patrimoineImpasse des Fougères
patrimoineImpasse des Genêts
patrimoineImpasse des Jardins du Soleil
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Le Vergers des Quarts
patrimoineLotissement Aurore
patrimoineLotissement le Vercors
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace Émile Courthial
patrimoinePlace Simone Signoret
patrimoineRoute de l'Aéroport
patrimoineRoute de la Trésorerie
patrimoineRoute de Malissard
patrimoineRoute de Valence
patrimoineRoute Nationale 7
patrimoineRue Benjamin Franklin
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Camille Claudel
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue de la Chartreuse
patrimoineRue de la Galaxie
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Île des Gérins
patrimoineRue de Roche Colombe
patrimoineRue de Saturne
patrimoineRue des Chênes Verts
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Comètes
patrimoineRue des Coquelicots
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Étoiles
patrimoineRue des Ifs
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Pins
patrimoineRue des Roches
patrimoineRue des Santonines
patrimoineRue des Trois Becs
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Clair Matin
patrimoineRue du Clos Forest
patrimoineRue du Guimand
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Magnolia
patrimoineRue du Palmyre
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Pré des Gérins
patrimoineRue du Pré Vert
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Vieux Puits
patrimoineRue Eymard
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Robert Schuman
patrimoineRue Sophie Germain
patrimoineRue Véronique
patrimoineVoie Communale de Biot
patrimoineZ.A. du Guimand
patrimoineZA du Guimand
patrimoine