Rues de Loriol-du-Comtat
58 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Cinq Cantons
patrimoineAncien Chemin d'Aubignan
patrimoineAncienne Route de Loriol
patrimoineAncienne Route de Sarrians
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Ramadone
patrimoineAvenue du Général Eydoux
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Général Eydoux
patrimoineAvenue Majoral François Jouve
patrimoineChemin Barriot
patrimoineChemin de la Beaumette
patrimoineChemin de la Combe Chaude
patrimoineChemin de la Galine
patrimoineChemin de la Garrigue Nord
patrimoineChemin de la Garrigue Sud
patrimoineChemin de Loriol à Mazan
patrimoineChemin de Meyras
patrimoineChemin de Prentegarde
patrimoineChemin de Saint-Amand
patrimoineChemin de Sauzette
patrimoineChemin des Caunes
patrimoineChemin des Garrigues
patrimoineChemin des Pins
patrimoineChemin des Pouillaques
patrimoineChemin de Suzette à Mazan
patrimoineChemin de Tamaris
patrimoineChemin du Canal de Carpentras
patrimoineChemin du Graminier
patrimoineChemin du Mourre de l'Eouze
patrimoineChemin du Patiol
patrimoineChemin du Pont de Maupas
patrimoineChemin Fond
patrimoineClos du Comtat
patrimoineImpasse de la Grange Blanche
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse du Pérussier
patrimoineImpasse Le Mistral
patrimoineImpasse Les Jardins du Barriot
patrimoineLe Devès
patrimoineLes Bastides du Ventoux
patrimoineLes Caunes
patrimoineLes Vergers du Mourre
patrimoineLotissement Campagne des Sauzes
patrimoineLotissement La Roubine
patrimoineLotissement Le Devès
patrimoineRésidence du Clocher
patrimoineRoute d'accès à la Gare d'Aubignan-Loriol
patrimoineRoute d'Aubignan
patrimoineRoute de Carpentras
patrimoineRoute de la Tranchée
patrimoineRoute de Loriol
patrimoineRoute de Monteux
patrimoineRoute d'Orange
patrimoineRue de l'Ayguette
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Philippe Valentin
patrimoine