Rues de Lorigné
56 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Carrefour de Saanen
patrimoineChemin des Figuiers
patrimoineChemin des Grives
patrimoineChemin des Jonquilles
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin rural
patrimoineImpasse de la Balade
patrimoineImpasse des Alouettes Bouligne
patrimoineImpasse des Bois
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Lilas
patrimoineImpasse du Fournil
patrimoineImpasse du Loir
patrimoinePlace de l'Église
patrimoineRoute de la Chenaie
patrimoineRoute des Marronniers
patrimoineRue de Beaulieu
patrimoineRue de la Brousse
patrimoineRue de la Garenne
patrimoineRue de la Mare
patrimoineRue de la Morelle
patrimoineRue de l'Hermine
patrimoineRue des Albizias
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Biches
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Cerisiers
patrimoineRue des Charbonnières
patrimoineRue des Châtaigniers
patrimoineRue des Chevreuils
patrimoineRue des Écureuils
patrimoineRue des Fayes
patrimoineRue des Genêts
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Lys
patrimoineRue des Magnolias
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Noyers
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Pommiers
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Sabots de la Liberté
patrimoineRue des Tilleuls
natureSi un seul arbre devait résumer les places de France, ce serait sans doute lui. Vaste, généreux, feuillu, l'ombre épaisse en été, la fleur parfumée en juin — le tilleul (Tilia pour les botanistes) fait partie du paysage depuis si longtemps qu'on ne le remarque même plus. C'est pourtant l'un des arbres les plus intimement liés à l'histoire des hommes. Dès le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages. Sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. C'est « l'arbre à palabres » européen, l'équivalent nordique du baobab africain. Certains de ces tilleuls millénaires sont encore debout aujourd'hui — on en connaît en Allemagne qui auraient plus de mille ans, plantés au temps de Charlemagne. Sous les frondaisons de ces géants, des siècles d'assemblées, d'annonces, de sermons et de bals populaires se sont succédé. En 1792, la jeune République lance une campagne nationale de plantation d'arbres de la Liberté. Dans presque toutes les communes de France, on choisit alors le tilleul — symbole d'ouverture, de rassemblement, de vie collective. C'est ainsi que beaucoup des vieux tilleuls qui ombragent encore nos places datent de la Révolution ou du XIXᵉ siècle. Regarder un vieux tilleul de mairie, c'est souvent regarder un contemporain de Robespierre. Rien ne se perd dans un tilleul. Ses fleurs, séchées et infusées, apaisent les nerfs et le sommeil — la fameuse tisane de grand-mère. Son miel, blond et parfumé, est l'un des plus recherchés, avec un goût mentholé caractéristique. Son bois, tendre et léger, se sculpte au couteau : la plupart des grands maîtres de la sculpture sur bois d'Europe du Nord — dont Tilman Riemenschneider et Veit Stoss au XVᵉ siècle — ont travaillé le tilleul. Son écorce, jadis, fournissait des cordages et des fibres pour tresser des paniers. Même son charbon servait à la fabrication de la poudre à canon des meilleures qualités. Ce géant discret pousse lentement mais durablement. Il peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, développer un tronc qu'il faut plusieurs adultes pour enlacer. Il résiste à la pollution, aux tailles sévères, aux traumatismes urbains. Il repart après un incendie, se régénère depuis la souche. C'est l'arbre patient par excellence — celui qui aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les motos, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place. Quinze jours par an, autour du solstice, le tilleul fleurit. Ses petites grappes jaune pâle libèrent alors un parfum sucré, miellé, entêtant, qu'on reconnaît sans savoir le nommer — parce qu'il fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Ce parfum-là, c'est celui des soirées longues, des jardins de curé, des places qui se vident quand le soleil décline. Il suffit d'en respirer une bouffée, un soir de juin, pour se souvenir de tout un été — et parfois même de tous les autres.
Rue des Vallées
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue du Chaleuil
patrimoineRue du Fer à Cheval
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Logis
patrimoineRue du Petit Chêne
natureRue du Pivert
patrimoineRue du Tilleul de Sully
natureRue Victorin Patrier
patrimoine