Rues de Longué-Jumelles
385 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Longué-la Couaille
patrimoineAire de Longué-les Cossonnières
patrimoineAire de Repos
patrimoineAllée de la Gravauderie
patrimoineAllée de la Rigauderie
patrimoineAllée des Brigauderies
patrimoineAllée des Gâts
patrimoineAllée des Pruniers
patrimoineAllée des Sablons
patrimoineAllée du Bourg Chevreau
patrimoineAllée Georges Giraud
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Pièce Beurre
patrimoineAutoroute de la Vallée de la Loire
patrimoineAvenue de Saumur
patrimoineAvenue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Avenue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Avenue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Boulevard du Général de Gaulle
patrimoineCarrefour aux Chevaux
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Chant Coq
patrimoineChemin de Coutances
patrimoineChemin de Fleur
patrimoineChemin de la Clairière
patrimoineChemin de la Galairie
patrimoineChemin de la Gilardière
patrimoineChemin de la Grange Neuve
patrimoineChemin de la Grisonnière
patrimoineChemin de la Maligratte
patrimoineChemin de la Mulotière
patrimoineChemin de la Pantière
patrimoinechemin de la Pataudiere
patrimoineChemin de la Pelouse
patrimoineChemin de la Prieulerie
patrimoineChemin de la Réveillardrie
patrimoineChemin de la Stèle
patrimoineChemin de la Tête Pelée
patrimoineChemin de la Touche
patrimoineChemin de la Varencière
patrimoineChemin de l'Ormeau
patrimoineChemin de Moneret
patrimoineChemin des Allards
patrimoineChemin de Sanzé
patrimoineChemin des Bardineries
patrimoineChemin des Basses Landes
natureChemin des Bergettes
patrimoineChemin des Blanchetières
patrimoineChemin des Bruères
patrimoineChemin des Champs Manceaux
patrimoineChemin des Conifères
patrimoineChemin des Corbinelleries
patrimoineChemin des Coutures
patrimoineChemin des Daims
patrimoineChemin des Gabillards
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Monteaux
patrimoineChemin des Mortiers Jumeaux
patrimoineChemin des Prairies
natureChemin du Bas Pré
patrimoineChemin du Bois du Long
patrimoineChemin du Champ Trigoneau
patrimoineChemin du Fort du Bout
patrimoineChemin du Manoir Saint-Gilles
patrimoineChemin du Maurier
patrimoineChemin du Moulin Guyet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Nord
patrimoineChemin du Parc
patrimoineChemin du Passage à Niveau
patrimoineChemin du Patis Taron
patrimoineChemin du Pel
patrimoineChemin du Petit Marais
patrimoineChemin du Pont au Moine
patrimoineChemin du Portail
patrimoineChemin du Rousou
patrimoineChemin du Tourniquet
patrimoineChemin du Trait de la Noue
patrimoineChemin du Verger
patrimoineCité des Champs Renault
patrimoineCité Grimbelle
patrimoineCR des Champs d'Or
patrimoineImpasse Abbé Ripoche
patrimoineImpasse Charles Baussan
patrimoineImpasse Charles Hardouin
patrimoineImpasse de la Bataillère
patrimoineImpasse de la Bénetière
patrimoineImpasse de la Bouillarderie
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Cocarderie
patrimoineImpasse de la Curée
patrimoineImpasse de la Ferronnerie
patrimoineImpasse de la Fontaine Suzon
patrimoineImpasse de la Fourchetterie
patrimoineImpasse de la Gironnière
patrimoineImpasse de la Gratu
patrimoineImpasse de la Maison Mignon
patrimoineImpasse de la Maligratte
patrimoineImpasse de la Martinière
patrimoineImpasse de la Morinière
patrimoineImpasse de la Pampa
patrimoineImpasse de la Petite Roche
patrimoineImpasse de la Piscine
patrimoineImpasse de la Renardrie
patrimoineImpasse de la Rigauderie
patrimoineImpasse de l'Aubépine
patrimoineImpasse de la Voie Ferrée
patrimoineImpasse de l'Échangeur
patrimoineImpasse des Abbesses
patrimoineImpasse des Alpilles
patrimoineImpasse des Anciens Combattants
patrimoineImpasse des Artisans
patrimoineImpasse des Bourbions
patrimoineImpasse des Brigauderies
patrimoineImpasse des Cartelles
patrimoineImpasse des Champs Renault
patrimoineImpasse des Chauvinières
patrimoineImpasse des Coudrelles
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Ecuyers
patrimoineImpasse de Sétominos
patrimoineImpasse des Garandeaux
patrimoineImpasse des Hauts Champs
patrimoineImpasse des Lavandières
patrimoineImpasse des Moullières
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Puits
patrimoineImpasse des Roisnes
patrimoineImpasse des Sapins
patrimoineImpasse des Tertres
patrimoineImpasse des Tourbrières
patrimoineImpasse de Trépigné
patrimoineImpasse du Bonheur
patrimoineImpasse du Brake
patrimoineImpasse du Clairé
patrimoineImpasse du Foureau
patrimoineImpasse du Franc-Bord
patrimoineImpasse du Logis
patrimoineImpasse du Petit Bois
patrimoineImpasse du Poiret
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Pont Roux
patrimoineImpasse du Pré aux Grilles
patrimoineImpasse du Rouge-Gorge
patrimoineImpasse du Rucher
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Stade
patrimoineImpasse Georges Guynemer
patrimoineImpasse Grange Marie
patrimoineImpasse Maraichère
patrimoineImpasse Perversier
patrimoineLa Petite Roche du Nord
patrimoineLe Pont de Saint-René
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Vie Locale
patrimoinePlace des Chevaliers
patrimoinePlace des Volubilis
patrimoinePlace du Bourg Neuf
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place du Lathan
patrimoinePlace du Mail
patrimoinePlace du Marché aux Choux
patrimoinePlace du Puits de Fresne
patrimoinePlace du Puits de Fresnes
patrimoinePlace Georges Clemenceau
patrimoinePlace Jean Monnet
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Place Jeanne d'Arc
patrimoinePlace Montplaisir
patrimoinePlace Notre-Dame-de-la-Légion-d'Honneur
patrimoinePlace Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Place Sainte-Barbe
patrimoineRésidence du Pont Poiroux
patrimoineRocade Sud
patrimoineRoute Bernard Jousset
patrimoineRoute d'Athée
patrimoineRoute de Baugé
patrimoineRoute de Beaufort
patrimoineRoute de Bellevue
patrimoineRoute de Besseau
patrimoineRoute de Blou
patrimoineRoute de Brion
patrimoineRoute de Champeaux
patrimoineRoute de Chantenay
patrimoineRoute de Château Gaillard
patrimoineRoute de Coulonger
patrimoineRoute de Fauves
patrimoineRoute de Goulièvre
patrimoineRoute de Gourdevaux
patrimoineRoute de Jumelles
patrimoineRoute de l'Abattoir
patrimoineRoute de la Bironnerie
patrimoineRoute de la Bonde
patrimoineRoute de la Chaussée
patrimoineRoute de la Chênaie
patrimoineRoute de la Chouanière
patrimoineRoute de la Claie des Pâtures
patrimoineRoute de la Croix
patrimoineRoute de la Duboiserie
patrimoineRoute de La Folie
patrimoineRoute de La Fosse
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Gilbardaye
patrimoineRoute de la Grange Bourdais
patrimoineRoute de la Harouère
patrimoineRoute de la Hurtaudrie
patrimoineRoute de la Lande Chasles
natureRoute de la Maisonnette
patrimoineRoute de la Malardière
patrimoineRoute de la Mare
patrimoineRoute de la Mottaie
patrimoineRoute de la Motte
patrimoineRoute de la Pature
patrimoineRoute de la Petite Grange
patrimoineRoute de la Pioterie
patrimoineRoute de la Porée
patrimoineRoute de l'Ardrillère
patrimoineRoute de la Richerie
patrimoineRoute de la Tannerie
patrimoineRoute de la Tourte
patrimoineRoute de la Tremblaie
patrimoineRoute de l'Embranchard
patrimoineRoute de l'Étang Gueret
natureRoute de Longué
patrimoineRoute de Lumois
patrimoineRoute de Monnaie
patrimoineRoute de Montivert
patrimoineRoute de Mouliherne
patrimoineRoute de Pont Giraux
patrimoineRoute de Ravaux
patrimoineRoute de Saint-Clément
patrimoineRoute de Saint-Martin
patrimoineRoute de Saint-Philbert
patrimoineRoute des Alissières
patrimoineRoute de Saumur
patrimoineRoute des Bas Champs
patrimoineRoute des Bricardières
patrimoineRoute des Brulis
patrimoineRoute des Chaintres
patrimoineRoute des Champs Rousseau
patrimoineRoute des Chupins
patrimoineRoute des Clubs
patrimoineRoute des Donelières
patrimoineRoute des Étangs
natureRoute des Gagneries
patrimoineRoute des Gauchetières
patrimoineRoute des Gautraies
patrimoineRoute des Gravouses
patrimoineRoute des Hayes
patrimoineRoute des Landelles
natureRoute des Limousines
patrimoineRoute des Maillards
patrimoineRoute des Minets
patrimoineRoute des Montils
patrimoineRoute des Ouailles
patrimoineRoute des Pailros
patrimoineRoute des Peux
patrimoineRoute des Pingretières
patrimoineRoute des Plants
patrimoineRoute des Ribergères
patrimoineRoute des Rosiers
patrimoineRoute des Vents
patrimoineRoute des Wallabys
patrimoineRoute des Youis
patrimoineRoute d'Etiau
patrimoineRoute de Tonnelièvre
patrimoineRoute de Varencières
patrimoineRoute de Vivy
patrimoineRoute du Bas de Chappe
patrimoineRoute du Cormier
patrimoineRoute du Grand Bâtiment
patrimoineRoute du Gué de Nouy
patrimoineRoute du Hameau
patrimoineRoute du Haut Chemin
patrimoineRoute du Legs Jousselin
patrimoineRoute du Lion d'Or
patrimoineRoute du Loup Pendu
patrimoineRoute du Muguet
patrimoineRoute du Nonain
patrimoineRoute du Noyer
patrimoineRoute du Petit Paradis
patrimoineRoute du Petit Port
patrimoineRoute du Pont de la Trone
patrimoineRoute du Pont Saint-René
patrimoineRoute du Vieil Aireau
patrimoineRoute Forestière du Péré
patrimoineRoutes des Étangs
natureRue Ambroise Paré
patrimoineRue Auguste Humbert
patrimoineRue Basse
patrimoineRue Beauséjour
patrimoineRue Charles Baussan
patrimoineRue Claude-Alexandre Gallais
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue de Calverton
patrimoineRue de Grimbelle
patrimoineRue de la Barangeraie
patrimoineRue de l'Abbé Massonneau
patrimoineRue de la Cirottière
patrimoineRue de la Cour Baudry
patrimoineRue de la Croix Rouge
patrimoineRue de la Fourcelle
patrimoineRue de la Gestrie
patrimoineRue de la Gilloterie
patrimoineRue de la Guiberderie
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Métairie
patrimoineRue de l'Arche Bruyante
patrimoineRue de la Rigauderie
patrimoineRue de la Scierie
patrimoineRue de la Technologie
patrimoineRue de la Tête Noire
patrimoineRue de la Tour du Pin
patrimoineRue de l'Aumônerie
patrimoineRue de la Zone
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Usine à Gaz
patrimoineRue de Montesquiou
patrimoineRue de Plaisance
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Rue des Amoureux
patrimoineRue des Anciens Combattants
patrimoineRue des Boisselées
patrimoineRue des Bouvreuils
patrimoineRue des Brigauderies
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Champignons
patrimoineRue des Champs Fleuris
patrimoineRue des Champs Hubault
patrimoineRue des Champs Renault
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Commerces
patrimoineRue des Cosses
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Garandeaux
patrimoineRue de Sinsheim
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Oeillets
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Sables
patrimoineRue des Tulipes
patrimoineRue des Violettes
patrimoineRue de Tenais
patrimoineRue Dominique Larrey
patrimoineRue du Bourg Chevreau
patrimoineRue du Clocher
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Docteur Assier
patrimoineRue du Docteur Jean-Louis Rabilloud
patrimoineRue du Docteur Tardif
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue du Pont Poiroux
patrimoineRue du Pré des Grilles
patrimoineRue du Salvert
patrimoineRue du Souvenir
patrimoineRue du Vieux Bourg
patrimoineRue Flandre Dunkerque
patrimoineRue Gabriel Buron
patrimoineRue Haute
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Hervé Bazin
patrimoineRue Jean-Jacques Rousseau
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRuelle de la Planche Marteau
patrimoineRue Lucien Paye
patrimoineRue Michel Couet
patrimoineRue Molière
patrimoineRue Montaigne
patrimoineRue Paul Émile Bourgoin
patrimoineRue Philippière
patrimoineRue Pierre Bourdan
patrimoineRue Rabelais
patrimoineRue Racine
patrimoineRue Solidaire
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Voltaire
patrimoineRue Yvonne Compère
patrimoine