Rues de Locqueltas
64 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Champs
patrimoineAllée du Bosquet
patrimoineAllée Jacqueline Auriol
patrimoineAncienne Voie Ferrée
patrimoineChemin de Kerfranc
patrimoineChemin des Roseaux
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineClos de Lann Er Velin
patrimoineCR 62
patrimoineHameau des Jonquilles
patrimoineHameau des Lutins
patrimoineHameau du Loch
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Clair Vallon
patrimoineImpasse de Parc Lannec
patrimoineImpasse des Parc Bras
patrimoineImpasse des Pins
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse Pont-Billec
patrimoineKérobin
patrimoineLann Guernevé
patrimoineLe Clio
patrimoineLennion
patrimoineLes Jardins de Guerlen
patrimoineLotissement de Lennion
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patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Fleurs
patrimoinePlace des Genêts
patrimoinePlace des Korils
patrimoinePont Carr
patrimoineRoute Américaine
patrimoineRoute de Golut
patrimoineRoute du Pont
patrimoineRoute Militaire
patrimoineRue Antoine Lavoisier
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Croix de Cœur
patrimoineRue d'Armorique
patrimoineRue de Keranté
patrimoineRue de la Croix de Lennion
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Place de l'Église
patrimoineRue de l'Argoat
patrimoineRue de l'Eau-Vive
patrimoineRue de l'Espérance
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Aubépines
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Fées
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue Désiré Caudal
patrimoineRue des Korrigans
patrimoineRue des Lavandières
patrimoineRue des Libellules
patrimoineRue du Bois d'Amour
patrimoineRue du Petit Bois
patrimoineRue Georges Cadoudal
patrimoineRue Nelson Mandela
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Pierre Guillemot
patrimoineRue Saint-Gildas
patrimoineRue Simone Veil
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