Rues de Livron-sur-Drôme
353 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Bellevue
patrimoineAire de Livron
patrimoineAllée Albert Camus
patrimoineAllée Camille Riou
patrimoineAllée Chanteclair
patrimoineAllée de Chantebise
patrimoineAllée de la Citoyenneté
patrimoineAllée de la Desirade
patrimoineAllée de la Pépinière
patrimoineAllée de la Picarde
patrimoineAllée de la Plaine
patrimoineAllée de la Roseraie
patrimoineAllée de l'Aurore
patrimoineAllée de l'Esterel
patrimoineAllée de l'Ovalie
patrimoineAllée d'Eole
patrimoineAllée des Airelles
patrimoineAllée des Aubépines
patrimoineAllée des Capucines
patrimoineAllée des Chanterelles
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Clématites
patrimoineAllée des Cyprès
patrimoineAllée des Dauphinelles
patrimoineAllée des Dauphins
patrimoineAllée des Eucalyptus
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Frênes
patrimoineAllée des Grillons
patrimoineAllée des Jardins de Chloé
patrimoineAllée des Jardins d'Hanaé
patrimoineAllée des Lavandins
patrimoineAllée des Lucioles
patrimoineAllée des Moutiers
patrimoineAllée des Oliviers
patrimoineAllée des Olympiades
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Santolines
patrimoineAllée du Catalan
patrimoineAllée du Clos de l'Oseraie
patrimoineAllée du Clos des Lys
patrimoineAllée du Clos d'Éva
patrimoineAllée du Clos Joli
patrimoineAllée du Colombier
patrimoineAllée du Domaine Saint-Antoine
patrimoineAllée du Mail
patrimoineAllée du Midi
patrimoineAllée du Moulin Saint-Louis
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Allée du Platane
patrimoineAllée du Romarin
patrimoineAllée du Sphinx
patrimoineAllée du Talgo
patrimoineAllée Édith Piaf
patrimoineAllée Fleurie
patrimoineAllée George Sand
patrimoineAllée Jean-Paul Sartre
culturePhilosophe, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste politique — Jean-Paul Sartre (1905-1980) fut l'intellectuel le plus influent de la France de l'après-guerre, incarnation même de la figure de « l'intellectuel engagé ». Sa pensée, l'existentialisme, se résume en une formule fulgurante : « L'existence précède l'essence ». Autrement dit, l'être humain ne naît pas avec un but ou une nature définis ; il est d'abord une existence libre, condamnée à se choisir à chaque instant. Ses actes construisent, jour après jour, ce qu'il est — jusqu'à la mort, qui le fige enfin dans une essence. Cette philosophie de la liberté et de la responsabilité éclate dans son grand œuvre philosophique L'Être et le Néant (1943), et se déploie dans ses romans (La Nausée, 1938), ses pièces (Huis clos, Les Mains sales), et sa splendide autobiographie Les Mots (1964). Politiquement, Sartre incarne dès la fin de la guerre une gauche radicalement critique du capitalisme occidental. Longtemps compagnon de route du Parti communiste sans jamais y adhérer, il rompt avec l'URSS après l'écrasement de la révolte hongroise en 1956, puis avec toute forme d'orthodoxie communiste après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Il se rapproche alors des mouvements gauchistes issus de Mai 68, dont il partage un temps le maoïsme. Cette trajectoire l'opposa à son ami de jeunesse Raymond Aron, philosophe libéral et atlantiste — d'où la formule célèbre : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » En 1964, il refuse le prix Nobel de littérature, geste inédit dans l'histoire : « Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution. » Sa vie sentimentale et intellectuelle fut inséparable de celle de Simone de Beauvoir, avec qui il scella en 1929 un pacte de couple libre, sans mariage, mais avec une complicité à vie qui durera cinquante-et-un ans. Ils reposent ensemble au cimetière du Montparnasse.
Allée Simone de Beauvoir
patrimoineAutoroute du Soleil
patrimoineAvenue Albert Mazade
patrimoineAvenue Denis Papin
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue des Cévennes
patrimoineAvenue Joseph Combier
patrimoineAvenue Léon Aubin
patrimoinebarreau central
patrimoineBarreau Nord
patrimoineChemin Beau de Siaille
patrimoineChemin Claude Chappe
patrimoineChemin de Campane
patrimoineChemin de Chambaude
patrimoineChemin de Champagnat
patrimoineChemin de Champy
patrimoineChemin de Coste Belle
patrimoineChemin de Courthiol
patrimoineChemin de Courtille
patrimoineChemin de Courtois
patrimoineChemin de Couthiol
patrimoineChemin de Derbières
patrimoineChemin de Domazane
patrimoineChemin de Gary
patrimoineChemin de Grivelette
patrimoineChemin de la Brune
patrimoineChemin de la Drôme
patrimoineChemin de la Fabrique
patrimoineChemin de la Francette
patrimoineChemin de la Givardière
patrimoineChemin de la Grande Grange
patrimoineChemin de la Gravette
patrimoineChemin de la Guerre
patrimoineChemin de la Lauze
patrimoineChemin de la Massette
patrimoineChemin de la Poulate
patrimoineChemin de la Rigaude
patrimoineChemin de la Rolière
patrimoineChemin de la Scierie
patrimoineChemin de la Serve
patrimoineChemin de la Traverse
patrimoineChemin de la Turbine
patrimoineChemin de l'Hermitage
patrimoineChemin de l'Ozon
patrimoineChemin de Manute
patrimoineChemin de Pages
patrimoineChemin de Palère
patrimoineChemin de Pierre Blanche
patrimoineChemin de Piquet
patrimoineChemin de Pommier
patrimoineChemin des 4 Ilets
patrimoineChemin de Sainte-Lauze
patrimoineChemin de Saint-Pierre
patrimoineChemin des Amariniers
patrimoineChemin des Ânes
patrimoineChemin de Saunier
patrimoineChemin de Sauvage
patrimoineChemin de Savy
patrimoineChemin des Bruyères
patrimoineChemin des Buis
patrimoineChemin des Cercols
patrimoineChemin des Chamialoux
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Combeaux
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Coulaudes
patrimoineChemin des Davids
patrimoineChemin des Fontaines
patrimoineChemin des Joncs
patrimoineChemin des Josserands
patrimoineChemin des Julliens
patrimoineChemin des Lauraines
patrimoineChemin des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Chemin des Limites
patrimoineChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Martinets
patrimoineChemin de Souchon
patrimoineChemin des Pêcheurs
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Pierres
patrimoineChemin des Ronces
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin des Thuyas
patrimoineChemin de Theolier
patrimoineChemin de Vachon
patrimoineChemin de Vigneronde
natureChemin d'Ozon
patrimoineChemin du Cognet
patrimoineChemin du Gaz
patrimoineChemin du Jas
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Marais
patrimoineChemin du Mont Roti
patrimoineChemin du Petit Rhône
patrimoineChemin du Plateau
patrimoineChemin du Puits Neuf
patrimoineChemin du Serre
patrimoineChemin du Silo
patrimoineChemin du Télégraphe
patrimoineChemin les Courlis
patrimoineChemin les Fons
patrimoineChemin Maurice Ravel
patrimoineChemin Pouyol
patrimoineChemin Rif de Ver
patrimoineChemin Volte
patrimoineCité Saint-Blaise
patrimoineCommando H. Faure
patrimoineImpasse Abbé Marius Duclos
patrimoineImpasse Alfred Favot
patrimoineImpasse Bernard Cathelin
patrimoineImpasse de la Cure
patrimoineImpasse de la Fauchetière
patrimoineImpasse de la Lone
patrimoineImpasse de la Madeleine
patrimoineImpasse de la Pierre
patrimoineImpasse de la Placette
patrimoineImpasse des 3 Rois
patrimoineImpasse des Alteas
patrimoineImpasse des Coccinelles
patrimoineImpasse des Fléoles
patrimoineImpasse des Galets
patrimoineImpasse des Magnolias
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse des Renoncées
patrimoineImpasse Flore
patrimoineImpasse Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Impasse Geneviève de Gaulle-Anthonioz
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Impasse Georges Carpentier
patrimoineImpasse Germaine Tillion
patrimoineImpasse Jean-Sébastien Bach
patrimoineImpasse Mistral
patrimoineImpasse Thomas Edison
patrimoineImpasse Wolfgang Amadeus Mozart
patrimoineLa Désirade
patrimoineLe Clos Mistral
patrimoineLes Émeraudes
patrimoineLotissement Les Orifeuilles
patrimoineMontée de la Tonnelière
patrimoineMontée des Amandiers
patrimoineMontée du Vieux Marché
patrimoineMontée Pierre Barbe
patrimoinePassage de la Confluence
patrimoinePassage de Lissy
patrimoinePassage des Marronniers
patrimoinePassage des Quatre Saisons
patrimoinePassage du 606
patrimoinePassage du Beffroi
patrimoinePassage du Parc
patrimoinePassage du Pont
patrimoinePassage Jules Verne
patrimoinePassage Michel Brosselin
patrimoinePetit Canal des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Place Aristide Briand
patrimoinePlace de la Fraternité
patrimoinePlace de l'Ancienne Église
patrimoinePlace de la Révolution
histoirePlace du Barry
patrimoinePlace du Planas
patrimoinePlace du Vieux Marché
patrimoinePlace Henri Sibourg
patrimoinePlace Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Place René Simard
patrimoinePlacette Pétanque
patrimoineRoute d'Allex
patrimoineRoute de Bellevue
patrimoineRoute de Bruchet
patrimoineRoute de Fiancey
patrimoineRoute de Fontgrand
patrimoineRoute de l’Abricotier
patrimoineRoute de la Cerisaie
patrimoineRoute de Lacroix
patrimoineRoute de la Pommeraie
patrimoineRoute de la Tourette
patrimoineRoute de la Voulte
patrimoineRoute de l'Évangile
patrimoineRoute de Livron
patrimoineRoute de Montgros
patrimoineRoute de Savinas
patrimoineRoute des Kiwis
patrimoineRoute des Massons
patrimoineRoute des Moutiers
patrimoineRoute de Soulier
patrimoineRoute des Pelonnes
patrimoineRoute des Petits Robins
patrimoineRoute du Bois du Four
patrimoineRoute du Pêcher
patrimoineRoute du Prunier
patrimoineRoute du Val de Drôme
patrimoineRoute Lucien Ravit
patrimoineRoute Nationale 7
patrimoineRue Alfred Favot
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Rue Annette Courtial
patrimoineRue Antonio Vivaldi
cultureDestiné à la prêtrise par sa famille, le Vénitien Antonio Vivaldi (1678-1741) fut très tôt admis à la Chapelle ducale grâce à ses talents de violoniste, transmis par son père. Ordonné prêtre en 1703 à vingt-cinq ans, il fut connu de toute l'Europe sous le surnom pittoresque de il Prete Rosso — « le Prêtre roux », en raison de sa flamboyante chevelure. Une santé fragile (probablement une asthme sévère depuis l'enfance) l'empêcha d'exercer pleinement son ministère : il devint alors maître de violon et compositeur en résidence à l'Ospedale della Pietà, célèbre orphelinat vénitien pour jeunes filles. Il y dirigea un orchestre réputé dans toute l'Europe, composant sans relâche aussi bien pour les concerts dominicaux qu'offrait l'hospice que pour ses élèves. Ses tournées européennes, où il apparaissait souvent en interprète de ses propres œuvres, assurèrent une immense diffusion à sa musique. Son catalogue vertigineux dépasse les 700 compositions, dont plus de 500 concertos et 45 opéras. Prenez quelques minutes pour vous laisser bercer par l'Estro armonico (« L'invention harmonique », 1711), la Stravaganza (« L'extravagance », 1714), ou surtout les célébrissimes Quattro Stagioni (« Les Quatre Saisons », 1723), quatre des douze concertos réunis sous le titre Il cimento dell'armonia e dell'inventione — « Le combat entre l'harmonie et l'invention ». Ironie tragique : ce musicien encensé de son vivant mourut misérable à Vienne en 1741, enterré à la fosse commune de l'hôpital des pauvres — puis presque entièrement oublié pendant deux siècles, avant d'être redécouvert au XXᵉ siècle grâce à la mise au jour de ses manuscrits à Turin. Aujourd'hui, ses Quatre Saisons sont l'œuvre classique la plus jouée au monde. Il aura fallu à Vivaldi trois siècles pour retrouver sa gloire — mais quelle gloire.
Rue Chenailles
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude de Jouffroy
patrimoineRue Comte de Sinard
patrimoineRue Courte
patrimoineRue Daniel Bouix
patrimoineRue de Boissonnier
patrimoineRue de Bompard
patrimoineRue de Couthiol
patrimoineRue de la Barrière
patrimoineRue de la Bergeranderie
patrimoineRue de la Biovallée
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Confluence
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Fauchetière
patrimoineRue de la Grande Fontaine
patrimoineRue de la Marbrerie
patrimoineRue de la Petite Gare
patrimoineRue de la Placette
patrimoineRue de la Roche Percée
patrimoineRue de la Sablière
patrimoineRue de la Sarriette
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Lissy
patrimoineRue d'Empechy
patrimoineRue des Aulnes
patrimoineRue des Bâteliers
patrimoineRue des Cigales
patrimoineRue des Combes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Églantines
patrimoineRue des Entrepreneurs
patrimoineRue des Étourneaux
patrimoineRue des Fauries
patrimoineRue des Frères Lumière
patrimoineRue des Grottes
patrimoineRue des Iris
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lauriers
patrimoineRue des Mûriers
patrimoineRue des Nenuphars
patrimoineRue des Ormeaux
patrimoineRue des Palombes
natureRue des Peupliers
natureRue des Potiers
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Renoncées
patrimoineRue des Tuileries
patrimoineRue Docteur l'Hermier
patrimoineRue d'Orifeuille
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Belvédère
patrimoineRue du Café Épicerie
patrimoineRue du Docteur l'Hermier
patrimoineRue du Grand Puits
patrimoineRue du Nay
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Perrier
patrimoineRue du Plein Vent
patrimoineRue du Rhône
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vieux Marché
patrimoineRue Frédéric Rossif
patrimoineRue Georges Brassens
patrimoineRue Gerbault
patrimoineRue Gilbert Bécaud
patrimoineRue Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Rue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Rue Jean Boyer
patrimoineRue Jean de la Fontaine
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Loiseau
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Léon Serpollet
patrimoineRue Madier de Montjau
patrimoineRue Marcel Bac
patrimoineRue Marcel Cerdan
patrimoineRue Olivier de Serre
patrimoineRue Olivier de Serres
patrimoineRue Paul Cézanne
patrimoineRue Petite Impasse
patrimoineRue Pierre Semard
patrimoineRue René Barjavel
patrimoineRue Saint-Blaise
patrimoineRue Sainte-Barbe
patrimoineRue Simone Veil
patrimoineRue Van Gogh
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Villeneuve
patrimoineSentier des Pitrous
patrimoineSentier Haut Livron
patrimoineSquare Martin Luther King
patrimoineSquare Pierre de Coubertin
patrimoineVia Rhôna
patrimoine