Rues de Lieuran-Cabrières
33 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Platanes
patrimoineAncien Chemin de Peret à Lieuran-Cabrières
patrimoineAvenue de la Serre
patrimoineChemin d'Artémon
patrimoineChemin de Font d'Arques
patrimoineChemin de la Cabone
patrimoineChemin de Peïrigous
patrimoineChemin de Saint-Gély d'Arques
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineImpasse des Pins
patrimoinePassage de la Fabrique
patrimoinePassage de la Mairie
patrimoinePassage du Courredou
patrimoinePlace de la Fontaine
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de la Salette
patrimoinePlan de la Tour
patrimoinePlan du Barrie
patrimoinePlan du Four
patrimoineRoute de Cabrières
patrimoineRoute de la Fontaine
patrimoineRoute de Péret
patrimoineRoute du Mas de Roujou
patrimoineRue de la Calade
patrimoineRue de la Fabrique
patrimoineRue de la Source
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'École Publique
patrimoineRue des Figuières
patrimoineRue du Bal
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Saint-Baudile
patrimoine