Rues de Les Mées
248 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Croix
patrimoineAllée de la Taura
patrimoineAllée des Castors
patrimoineAllée des Entreprises
patrimoineAllée des Mûriers
patrimoineAllée du Canal
patrimoineAllée du Lac
patrimoineAvenue de Provence
patrimoineAvenue des Pénitents
patrimoineAvenue Robespierre
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineBoulevard des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Chemin Bel'Air
patrimoineChemin de Busque
patrimoineChemin de Gratte Conil
patrimoineChemin de la Berrurie
patrimoineChemin de la Buissiere
patrimoineChemin de la Buissière
patrimoineChemin de la Chauchière
patrimoineChemin de la Courbe
patrimoineChemin de la Digue
patrimoineChemin de la Durance
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Grande Bastide
patrimoineChemin de la Marie-Laure
patrimoineChemin de la Marseillaise
patrimoineChemin de la Noë
patrimoineChemin de la Parties
patrimoineChemin de l'Aqueduc
patrimoineChemin de l'Armada
patrimoineChemin de la Roberte
patrimoineChemin de la Roche à la Quillerie
patrimoineChemin de la Taura
patrimoineChemin de la Traverse
patrimoineChemin de l'Oratoire
patrimoineChemin des Aires
patrimoineChemin de Salvator
patrimoineChemin des Ardrillers
patrimoineChemin des Bourelles
patrimoineChemin des Grandes Pièces
patrimoineChemin des Jardins
patrimoineChemin des Oliviers
patrimoineChemin des Petits Champs
patrimoineChemin des Pradas
patrimoineChemin des Varzelles
patrimoineChemin des Vergers Nord
patrimoineChemin des Vergers Sud
patrimoineChemin Don Pedro
patrimoineChemin du Bas-Ballon à Saint-Rémy-du-Val
patrimoineChemin du Bastié
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Cougnet
patrimoineChemin du Facteur
patrimoineChemin du Gué
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Pénestel
patrimoineChemin du Riou
patrimoineChemin du Thor
patrimoineChemin du Trou du Laurent
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin Marcy
patrimoineChemin Pepins des Gargas
patrimoineChemin Saint-Michel
patrimoineContre-Allée de la Croix
patrimoineContre-Allée des Cabanons
patrimoineContre-Allée du Vieux Lavoir
patrimoineDraye de Gratte Conil
patrimoineImpasse Beausoleil Est
patrimoineImpasse Beausoleil Ouest
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Campagne de la Roberte
patrimoineImpasse Célestin Giraud
patrimoineImpasse Chantal
patrimoineImpasse de la Bastide Blanche
patrimoineImpasse de la Coste
patrimoineImpasse de la Marmite
patrimoineImpasse de l'Ancien Hôpital
patrimoineImpasse de la Piscine
patrimoineImpasse de la Pompe
patrimoineImpasse de la Tourrache
patrimoineImpasse des Alpes
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Galets
patrimoineImpasse des Gargas
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Jardins de Ragony
patrimoineImpasse des Lucioles
patrimoineImpasse des Mazets
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Pénitents
patrimoineImpasse des Pradas
patrimoineImpasse des Rigaous
patrimoineImpasse des Roselières
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Tourelles
patrimoineImpasse des Vergers
patrimoineImpasse des Vignes
natureImpasse Dou Font
patrimoineImpasse du 19 Mars 1962
patrimoineImpasse du Bastié
patrimoineImpasse du Boulanger
patrimoineImpasse du Cabanon
patrimoineImpasse du Canal
patrimoineImpasse du Choucas
patrimoineImpasse du Cigalou
patrimoineImpasse du Comte d'Astruc
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Paradis
patrimoineImpasse du Pigeonnier
patrimoineImpasse du Plein Sud
patrimoineImpasse du Séquoia
patrimoineImpasse Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Impasse la Clé des Champs
patrimoineImpasse la Farigoulette
patrimoineImpasse le Clos Métaé
patrimoineImpasse le Jardin de Virginie
patrimoineImpasse les Clos de Ragony
patrimoineImpasse les Jardins de la Durance
patrimoineImpasse les Oliviers
patrimoineImpasse les Piboules
patrimoineImpasse les Sarrazines
patrimoineImpasse les Vergers des Pénitents
patrimoineImpasse Lou Cigaloun
patrimoineImpasse l'Oustaou de Louis
patrimoineImpasse Robespierre
patrimoineImpasse Tabiace Nord
patrimoineImpasse Tabiace Sud
patrimoineLa Placette
patrimoineLes Mées - La Chauchière
patrimoineLigne de La Hutte-Coulombiers à Mamers
patrimoineMontée de la Placette
patrimoineMontée Jeannot Bues
patrimoinePassage de la Galerie
patrimoinePassage de la Salette
patrimoinePassage des Escaliers
patrimoinePassage du Rocher
patrimoinePassage Lou Paradis
patrimoinePlace Alphonse Daudet
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Pétanque
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de la Salle des Fêtes
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Barda
patrimoinePlace du Pénestel
patrimoinePlace Frédéric Mistral
patrimoinePlace Henri Raibaud l'Ange
patrimoinePlace Marcel Pagnol
patrimoinePlace Paul Arène
patrimoinePlace Pierre Magnan
patrimoinePlace Saint-Malo
patrimoinePont 13
patrimoinePont de La Durance
patrimoineRond-Point du 15ème Corps Guerre 14/18
patrimoineRoute de Digne-les-Bains
patrimoineRoute de Haute Provence
patrimoineRoute de la Bastide Blanche
patrimoineRoute de la Brazonnière
patrimoineRoute de Mamers
patrimoineRoute de Paillerols
patrimoineRoute de Peyruis
patrimoineRoute de Plaines
patrimoineRoute de Ragony
patrimoineRoute des Alpes
patrimoineRoute des Amandiers
patrimoineRoute des Bourgeons
patrimoineRoute des Petits Ardrillers
patrimoineRoute des Plaines
patrimoineRoute des Pourcelles
patrimoineRoute des Thumins
patrimoineRoute de Thoiré-sous-Contensor
patrimoineRoute d'Oraison
patrimoineRoute du Boulay
patrimoineRoute du Bourg d'Anfray
patrimoineRoute du Camping
patrimoineRoute du Domaine
patrimoineRoute du Pic d'Anie
patrimoineRoute du Pont
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue André Lagier
patrimoineRue Beauséjour
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Boucherie
patrimoineRue Clovis Picon
patrimoineRue Dans Ville
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de la Bonne Fontaine
patrimoineRue de la Durance
patrimoineRue de la Forge
patrimoineRue de la Glycine
patrimoineRue de la Liberté et des Insurgés
patrimoineRue de l'Ancien Hôpital
patrimoineRue de l'Annonciade
patrimoineRue de la Piscine
patrimoineRue de la Pompe
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de la Roselière
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Rue des Belles Filles
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fleurs
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Jardins de la Durance
patrimoineRue des Mas du Paraire
patrimoineRue des Prés d'Astruc
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Ruelles
patrimoineRue des Tourelles
patrimoineRue des Vergers
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Forgeron
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Paraire
patrimoineRue du Pavillon
patrimoineRue du Pénestel
patrimoineRue du Plein Sud
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Rocher
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Font Neuve
patrimoineRue Henri Bosco
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean-Jacques Esmieu
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Juiverie
patrimoineRue Notre-Dame
patrimoineRue Réserve de la Tabiace
patrimoineRue Rompe Cuou
patrimoineRue Rouguière
patrimoineRue Saint-Roch
patrimoineRue Virgile Pons
patrimoineSaint-Roch
patrimoineSentier des Pénitents
patrimoineTraverse de la Bonne Fontaine
patrimoineTraverse de la Buissière
patrimoineTraverse de la République
patrimoineTraverse de la Roberte
patrimoineTraverse de la Vieille Chapelle
patrimoineTraverse des Écoles
patrimoineTraverse des Roselières
patrimoineTraverse des Vergers Nord
patrimoineTraverse du Rocher
patrimoineTraverse le Mas du Paraire
patrimoineTraverse Notre-Dame
patrimoineTraverse Saint-Roch
patrimoineTraverse sous les Vignes de la Coste
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