Rues de Les Andelys
197 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Perdrix
patrimoineAllée du Cerf
patrimoineAllée du Hibou
patrimoineAllée Michèle Lacuisse
patrimoineAncienne Côte de Cléry
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Boulevard Cuisi
patrimoineBoulevard de Verdun
patrimoineBoulevard du Chapitre
patrimoineBoulevard Néhou
patrimoineChemin de Château Gaillard
patrimoineChemin de la Briqueterie
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Marette
patrimoineChemin de la Mécanique
patrimoineChemin de la Vignette
natureChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Seigneurs
patrimoineChemin des Vanniers
patrimoineChemin du Bord de l'Eau
patrimoineChemin du Clos Hareng
patrimoineChemin du Coteau
patrimoineChemin du Hamel
patrimoineChemin du Val Saint-Jean
patrimoineCôte de Cléry
patrimoineCôte de Feuquerolles
patrimoineCôte des Noyers
patrimoineCôte d'Étrepagny
patrimoineCôte de Villers
patrimoineCôte du Mesnil
patrimoineCôte du Parc
patrimoineCôte du Thuit
patrimoineGivevrny
patrimoineHameau des Ducs
patrimoineImpasse de la Barre
patrimoineImpasse de la Butte
patrimoineImpasse de la Mécanique
patrimoineImpasse de la République
patrimoineImpasse de Planquemare
patrimoineImpasse des Champs
patrimoineImpasse des Clos
patrimoineImpasse des Labours
patrimoineImpasse des Monts
patrimoineImpasse des Pâturages
patrimoineImpasse des Sangliers
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Commandant de la Boissière
patrimoineImpasse du Crucifix
patrimoineImpasse du Muret
patrimoineImpasse Pauge
patrimoineLa Baguelande
natureLa Côte de Mantelle
patrimoineLa Rivière
natureLe Chemin du Genévrier
patrimoineLe Prieuré
patrimoineLes Jardins des Perelles
patrimoineLonguemare
patrimoinePassage Camille Maireau
patrimoinePassage Maireau
patrimoinePassage Meurdrac
patrimoinePiste de Motocros des Andelys
patrimoinePlace des Enfants de Troupe
patrimoinePlace du Parvis Notre-Dame
patrimoinePlace Guillaume le Conquérant
patrimoinePlace Nicolas Poussin
patrimoinePlace Saint-Sauveur
patrimoinePromenade des Prés
patrimoineQuai Enguerrand de Marigny
patrimoineQuai Grimoult
patrimoineRésidence les Burons
patrimoineRésidence les Jardins du Haut
patrimoineRésidence les Saules
patrimoineRoute de Muids
patrimoineRoute de Paix
patrimoineRoute des Andelys
patrimoineRoute des Falaises
patrimoineRoute des Rouges Pommiers
patrimoineRoute des Templiers
patrimoineRue Auguste Chéron
patrimoineRue Barbai
patrimoineRue Beaudouin
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Beuselin
patrimoineRue Blanchard
patrimoineRue Brossard de Ruville
patrimoineRue Cavelier
patrimoineRue Charles Chaplin
cultureRien ne prédestinait Charlie Chaplin (1889-1977) petit garçon né dans la misère du sud de Londres à devenir la plus grande star mondiale du XXᵉ siècle — sauf, précisément, cette misère. Père alcoolique disparu très tôt, mère internée en asile psychiatrique après avoir sombré dans la folie, orphelinats successifs, faim, froid, workhouses victoriennes dignes de Dickens : Charles Spencer Chaplin traversa une enfance qu'il évoquera toute sa vie sans complaisance ni pathos. Il commença à travailler sur scène à cinq ans, remplaçant sa mère aphone lors d'un music-hall où il fit rire le public en imitant les gestes qui l'avaient trahie. Ce fut sa première leçon : du désastre humain naît le comique.À vingt-quatre ans, il embarqua pour l'Amérique avec une troupe de pantomime anglaise. Repéré par un producteur d'Hollywood, il fit ses premiers films en 1914. Dès son deuxième tournage, sur un coup de tête, il enfila un vieux chapeau melon, une redingote trop étroite, un pantalon trop grand, des chaussures démesurées empruntées à Fatty Arbuckle, ajouta une petite moustache et une canne : Charlot venait de naître. Le personnage, mélange de dignité et de gaucherie, d'insolence et de tendresse, fit immédiatement rire le monde entier. En quelques années, Chaplin devint l'homme le plus célèbre de la planète — reconnu jusque dans les villages chinois où l'on ne savait ni où était l'Amérique ni ce qu'était le cinéma.Il fit tout : acteur, réalisateur, scénariste, monteur, compositeur (il signait ses musiques), producteur. Il co-fonda United Artists en 1919 avec Mary Pickford, Douglas Fairbanks et D.W. Griffith, prenant ainsi son indépendance vis-à-vis des grands studios. Les chefs-d'œuvre s'enchaînent : Le Kid (1921), La Ruée vers l'or (1925, où il mange sa chaussure bouillie), Le Cirque (1928), Les Lumières de la ville (1931, dont la scène finale reste l'une des plus émouvantes de l'histoire du cinéma), Les Temps modernes (1936, satire glaciale du travail à la chaîne). Quand le parlant s'imposa, Chaplin résista longtemps : Charlot ne parlait pas, il gestualisait. Puis il céda et fit basculer son cinéma dans la parole avec le film le plus courageux de son époque : Le Dictateur (1940), parodie sublime d'Hitler, dont le discours final au peuple reste l'un des grands textes politiques du siècle. Il l'écrivit et le tourna alors que les États-Unis n'étaient pas encore en guerre.Sa liberté d'esprit lui coûta cher. Après Monsieur Verdoux (1947, où il jouait un tueur en série élégant, réquisitoire contre la peine de mort et le capitalisme), et surtout Les Feux de la rampe (1952), le FBI de J. Edgar Hoover et la commission McCarthy le harcelèrent, l'accusant de sympathies communistes. En 1952, alors qu'il faisait la traversée vers l'Europe pour la première mondiale des Feux de la rampe, son visa américain fut annulé en pleine mer. Il ne reviendrait aux États-Unis que vingt ans plus tard, en 1972, pour recevoir un Oscar d'honneur sous une ovation debout de douze minutes — la plus longue de l'histoire de la cérémonie.Il s'installa en Suisse, au manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey, où il vécut vingt-cinq années paisibles avec sa dernière épouse Oona O'Neill (fille du dramaturge Eugene O'Neill, elle était trente-six ans plus jeune que Chaplin) et leurs huit enfants. Il y mourut la nuit de Noël 1977, à quatre-vingt-huit ans. Trois mois plus tard, dans une histoire digne d'un de ses films, deux mécaniciens en chômage volèrent son cercueil pour rançonner sa famille — ils furent vite arrêtés et le corps retrouvé dans un champ de maïs. Chaplin repose depuis, tranquillement, à quelques mètres du lac Léman.
Rue Cheneaux de Leyritz
natureRue Commandant André Fromager
patrimoineRue de Deux Brézé
patrimoineRue de la Boullaye
patrimoineRue de la Briqueterie
patrimoineRue de la Gabelle
patrimoineRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Madeleine
patrimoineRue de la Mare Galop
patrimoineRue de la Mare Marion
patrimoineRue de la Pie
patrimoineRue de la Pique
patrimoineRue de la Sous-Préfecture
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Hospice
patrimoineRue de Penthievre
patrimoineRue des Abricotiers
patrimoineRue des Bas Viviers
patrimoineRue des Bosquets
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Déportés Martyrs
histoireRue de Seine
patrimoineRue des Enfants de Troupe
patrimoineRue des Épis
patrimoineRue des Haies
patrimoineRue des Longmonts
patrimoineRue des Maraichers
patrimoineRue des Mille Raies
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Petits Varreaux
patrimoineRue des Planches
patrimoineRue des Prés Fleuris
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Viviers
patrimoineRue du 3e Bataillon de Normandie
patrimoineRue du Colonel Gambier
patrimoineRue du Galardon
patrimoineRue du Gambon
patrimoineRue du Général Fontanges de Couzans
patrimoineRue du Lièvre
patrimoineRue du Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue Dumont
patrimoineRue du Mont Rouge
patrimoineRue du Point de Vue
patrimoineRue du Point du Jour
natureL'expression « point du jour » désigne l'aube, ce moment de transition entre la fin de la nuit et le début du plein jour. Techniquement, les astronomes en distinguent trois : l'aube astronomique (les étoiles disparaissent, soleil à 18° sous l'horizon), l'aube nautique (l'horizon devient identifiable, soleil à 12°), et l'aube civile (l'activité humaine peut se passer d'éclairage, soleil à 6°). À ne pas confondre avec l'aurore, où le disque du soleil est déjà visible mais partiellement masqué par l'horizon. Lorsque l'aube commence à poindre, le ciel se teinte de couleurs rouge-orangées : la lumière du soleil traverse alors une épaisseur d'air bien plus grande qu'au zénith, si bien que le bleu est diffusé sur les côtés et que seules les longueurs d'onde chaudes parviennent jusqu'à nos yeux — c'est le fameux phénomène de diffusion de Rayleigh, celui-là même qui explique aussi la couleur du ciel diurne et des couchers de soleil. Historiquement, beaucoup de rues « du Point du Jour » désignaient à l'origine la sortie orientale d'une ville, du côté où le soleil se lève — repère précieux pour les voyageurs et les paysans qui partaient aux champs à la première clarté. Victor Hugo, lui, a immortalisé cet instant dans un vers célèbre des Contemplations : « à l'heure où blanchit la campagne ».
Rue du Renard
patrimoineRue du Tuf
patrimoineRue Eugène Clary
patrimoineRue Flavigny
patrimoineRue Gabriel Michel
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Gilles Nicolle
patrimoineRue Grande
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Hamelin
patrimoineRue Henri d'Andeli
patrimoineRue Henri Rémy
patrimoineRue Jacques Ibert
patrimoineRue Joseph Mary
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Léon Coutil
patrimoineRuelle de la Grâce de Dieu
patrimoineRuelle de l'Horloge
patrimoineRuelle des Remparts
patrimoineRuelle du Château
patrimoineRue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Marcel Lefevre
patrimoineRue Marie Delaisement
patrimoineRue Marville
patrimoineRue Maurice Delarue
patrimoineRue Moutardier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Philippe Auguste
patrimoineRue Pierre Corneille
patrimoineRue Principale
patrimoineRue Raymond Phelip
patrimoineRue Richard Coeur de Lion
patrimoineRue Roger d'Andeli
patrimoineRue Roger Gaudeau
patrimoineRue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Rue Sainte-Clotilde
patrimoineRue Saint-Fiacre
patrimoineRue Saint-Gilles
patrimoineRue Saint-Jacques
patrimoineRue Saint-Pierre
patrimoineRue Sellenick
patrimoineRue Turnèbe
patrimoineRue Victor Milliard
patrimoineSente Coucoux
patrimoineSente de Bourgoult
patrimoineSente de la Croix
patrimoineSente de la Fontaine
patrimoineSente de la Pie
patrimoineSente de Mantelle
patrimoineSente des Côtes à Filasse
patrimoineSente des Ruellettes
patrimoineSente du Chapitre
patrimoineSente Saint-Clair
patrimoineSentier de la Belette
patrimoineSentier de la Chapelle
patrimoineSentier de la Fontaine
patrimoineSentier des Lignieres
patrimoineSentier des Lions
patrimoine