Rues de Les Abrets en Dauphiné
266 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de la Cartoucherie
patrimoineAllée de l'Usine Giraud
patrimoineAllée des Bosquets
patrimoineAllée des Charmilles
patrimoineAllée des Écureuils
patrimoineAllée des Oiseaux
patrimoineAllée des Peupliers
natureAllée du Glandon
patrimoineAllée Saint-Exupéry
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de Besset
patrimoineChemin de Bois Morel
patrimoineChemin de Bonnet Gris
patrimoineChemin de Chartreuse
patrimoineChemin de Château Vieux
patrimoineChemin de Cochardière et Bogonnet
patrimoineChemin de Cote Curtet
patrimoineChemin de Grande Taillée
patrimoineChemin de Haute Bise
patrimoineChemin de la Bergère
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Bruyère
patrimoineChemin de la Capallière
patrimoineChemin de la Corbière
patrimoineChemin de la Croix Bleue
patrimoineChemin de la Croix de Pierre
patrimoineChemin de la Forêt
natureChemin de la Gavolière
patrimoineChemin de la Jacquinière
patrimoineChemin de la Louidine
patrimoineChemin de la Luat
patrimoineChemin de la Pommeraie
patrimoineChemin de la Tuilerie
patrimoineChemin de la Vallière
patrimoineChemin de la Varre
patrimoineChemin de l'Épine
patrimoineChemin de l'Étang d'Hières
natureChemin de l'Étang Malseroud
natureChemin de Long Pra
patrimoineChemin de Mailler
patrimoineChemin de Mont-Bavonne
patrimoineChemin de Mont-Rond
patrimoineChemin de Peyrin
patrimoineChemin de Pucin
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin des Ayes
patrimoineChemin des Bergeries
patrimoineChemin des Châtaigniers
patrimoineChemin des Guillières
patrimoineChemin des Pierres
patrimoineChemin des Raisins
patrimoineChemin des Templiers
patrimoineChemin des Traminées
patrimoineChemin des Trois Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Vignes
natureChemin de Tuissière
patrimoineChemin de Veroud
patrimoineChemin dit de la Bergère
patrimoineChemin Doutan
patrimoineChemin du Besson
patrimoineChemin du Beurrier
patrimoineChemin du Bois Correy
patrimoineChemin du Capitan
patrimoineChemin du Coin
patrimoineChemin du Couloud
patrimoineChemin du Grand Champ
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Miquet
patrimoineChemin du Morand
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Noyarey
patrimoineChemin du Péron
patrimoineChemin du Perret
patrimoineChemin du Pinet
patrimoineChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Ravasson
patrimoineChemin du sous Bois
patrimoineChemin du Tarentey
patrimoineChemin Parmentier
patrimoineImpasse Albert Uderzo
patrimoineImpasse Chantegrives
patrimoineImpasse Chevalier
patrimoineImpasse Côte Saint-Pierre
patrimoineImpasse de Bouchet
patrimoineImpasse de Donsin
patrimoineImpasse de la Camomille
patrimoineImpasse de la Combe
patrimoineImpasse de la Ferrandière
patrimoineImpasse de la Fontaine
patrimoineImpasse de la Mare
patrimoineImpasse de l'Amphitryon
patrimoineImpasse de la Roseraie
patrimoineImpasse de la Sauvegarde
patrimoineImpasse des Blés d'Or
patrimoineImpasse des Fleurs
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Lauriers
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mirons
patrimoineImpasse des Narcisses
patrimoineImpasse des Pointes
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tulipes
patrimoineImpasse du Beurrier
patrimoineImpasse du Bourget
patrimoineImpasse du Bourliet
patrimoineImpasse du Bruna
patrimoineImpasse du Charmant Som
patrimoineImpasse du Clot
patrimoineImpasse du Commerce
patrimoineImpasse du Crézat
patrimoineImpasse du Lacet
patrimoineImpasse du Mont Grêle
patrimoineImpasse du Plan
patrimoineImpasse du Pont
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Saule
patrimoineImpasse Elsa Triolet
patrimoineImpasse Françoise Giroud
patrimoineImpasse Henry Draux
patrimoineImpasse Jean Baptiste Poquelin
patrimoineImpasse Jean Jannin
patrimoineImpasse Joséphine Baker
patrimoineImpasse le Bel Air
patrimoineImpasse le Cuaz
patrimoineImpasse Les Hantheys
patrimoineImpasse Marie Marvingt
patrimoineImpasse Martial Pivon
patrimoineImpasse Massard
patrimoineImpasse Mathilde et Édouard Meunier
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Ninon Vallin
patrimoineImpasse Raymond Kopa
patrimoineImpasse Richard Burrial
patrimoineImpasse Simone de Beauvoir
patrimoineImpasse Simone Veil
patrimoineImpasse Sonia Delaunay
patrimoineLa Bâtie Divisin - Mairie
patrimoineLe Bailly
patrimoineLes Abrets - La Poste
patrimoineMontée de Nétrin
patrimoinePassage de la Batteuse
patrimoinePassage des Épis
patrimoinePassage Louis Franchon
patrimoinePlace de la République
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Deyse Dagand
patrimoinePlace du 8 Mai 1945
patrimoinePlace Éloi Cuchet-Chéruzel
patrimoineRoute de Bas Pied
patrimoineRoute de Beauregard
patrimoineRoute de Bourg
patrimoineRoute de Buatière
patrimoineRoute de Ceyrins
patrimoineRoute de Chambéry
patrimoineRoute de Champ Marcel
patrimoineRoute de Charancieu
patrimoineRoute de Charmay
patrimoineRoute de Grenoble
patrimoineRoute de la Catolière
patrimoineRoute de la Chapelle
patrimoineRoute de la Charrière
patrimoineRoute de la Chartreuse
patrimoineRoute de la Combe Gonnet
patrimoineRoute de la Corbassière
patrimoineRoute de la Creuse
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Laiterie
patrimoineRoute de la Longraie
patrimoineRoute de la Michalière
patrimoineRoute de Laregnier
patrimoineRoute de la Reverdière
patrimoineRoute de la Varsonnière
patrimoineRoute de Luissert
patrimoineRoute de Malseroud
patrimoineRoute de Maroc
patrimoineRoute de Massié
patrimoineRoute de Molière
patrimoineRoute de Montferrat
patrimoineRoute de Montivon
patrimoineRoute de Pierre à Bout
patrimoineRoute de Plambois
patrimoineRoute de Planaise
patrimoineRoute de Pompelin
patrimoineRoute des Abrets
patrimoineRoute de Saint-Geoire-en-Valdaine
patrimoineRoute des Charrons
patrimoineRoute des Honchais
patrimoineRoute de Tapon
patrimoineRoute de Vermenu
patrimoineRoute de Virieu
patrimoineRoute d'Italie
patrimoineRoute du Bugey
patrimoineRoute du Désert
patrimoineRoute du Girerd
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patrimoineRoute du Sougey
patrimoineRoute du Sourd
patrimoineRoute du Stade
patrimoineRoute du Temple
patrimoineRoute du Tiret
patrimoineRoute du Varset
patrimoineRoute du Vernay
patrimoineRoute du Village
patrimoineRoute Nationale 75
patrimoineRue Adrien Bourgeat
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Arnaud Beltrame
patrimoineRue Bayard
patrimoineRue Bellanger
patrimoineRue Carré-Pierrat
patrimoineRue Clément Gondrand
patrimoineRue Curie
patrimoineRue David Pinet
patrimoineRue de la Contessière
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de l'Armistice
histoireRue de l'Égalité
patrimoineRue de l'Étang de Charles
natureRue de Nétrin
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Chardonnerets
patrimoineRue des Etrets
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patrimoineRue des Rossignols
patrimoineRue des Tisserands
patrimoineRue des Vignettes
natureRue d'Italie
patrimoineRue du 8 Mai
patrimoineRue du Clandon
patrimoineRue du Colombier
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patrimoineRue du Recoin
patrimoineRue du Ronceveau
patrimoineRue Ferdinand Ramponi
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Guynemer
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Jacques Novel
patrimoineRue Jean Jannin
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jules Ferry
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Léo Lagrange
patrimoineRue Lesdiguières
patrimoineRue Louis Gagneux
patrimoineRue Michelet
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Painlevé
patrimoineRue Philippe Revillion
patrimoineRue Saint-Exupéry
patrimoineRue Stendhal
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rue Voltaire
patrimoine