Rues de Lectoure
234 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de Lomagne
patrimoineAllée des Entrepreneurs
patrimoineAllée Montmorency
patrimoineAvenue André Magné
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue du Docteur Souviron
patrimoineAvenue Jacques Descamps
patrimoineAvenue Jean Lannes
patrimoineAvenue Simone Nux
patrimoineAvenue Ville de Saint-Louis
patrimoineBoulevard Banel
patrimoineBoulevard du Midi
patrimoineBoulevard du Nord
patrimoineBoulevard Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Carrelot Merdous
patrimoineChemin Claude Ydron
patrimoineChemin d'Abbat
patrimoineChemin d'Ayraut
patrimoineChemin de Barrats
patrimoineChemin de Bezodis
patrimoineChemin de Boulan
patrimoineChemin de Bourcio
patrimoineChemin de Bourdasse
patrimoineChemin de Brescon
patrimoineChemin de Brimont
patrimoineChemin de Buhobent
patrimoineChemin de Cardeilhan
patrimoineChemin de Clavette
patrimoineChemin de Cor
patrimoineChemin de Corneil
patrimoineChemin de Cujon
patrimoineChemin de Finet
patrimoineChemin de Foumagne
patrimoineChemin de Gayon
patrimoineChemin de Gèbre
patrimoineChemin de Grabiel
patrimoineChemin de Grave
patrimoineChemin de Guillamère
patrimoineChemin de Jouancoue
patrimoineChemin de Jouan Lane
patrimoineChemin de la Boère
patrimoineChemin de La Cassagne
patrimoineChemin de la Colline
patrimoineChemin de Lacoustère
patrimoineChemin de la Hune
patrimoineChemin de la Monjette
patrimoineChemin de la Mouline
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Landiran
patrimoineChemin de Larroque
patrimoineChemin de Las Balines
patrimoineChemin de Las Lebes
patrimoineChemin de Lasserre
patrimoineChemin de la Tride
patrimoineChemin de Laucate
patrimoineChemin de Lesquerre
patrimoineChemin de Lestalon
patrimoineChemin de Malemule
patrimoineChemin de Maliac
patrimoineChemin de Mares
patrimoineChemin de Marquous
patrimoineChemin de Marrigontan
patrimoineChemin de Mestrepeau
patrimoineChemin de Moléon
patrimoineChemin de Navère
patrimoineChemin de Nine
patrimoineChemin de Noguès
patrimoineChemin de Norou
patrimoineChemin de Noulieu
patrimoineChemin de Peyregude
patrimoineChemin de Picarle
patrimoineChemin de Picat
patrimoineChemin de Pitrac
patrimoineChemin de Pourillon
patrimoineChemin de Pradoulin
patrimoineChemin de Ribère
patrimoineChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin de Saint-Bars
patrimoineChemin de Saint-Clair
patrimoineChemin de Sainte-Croix
patrimoineChemin de Saint-Gény
patrimoineChemin de Salens
patrimoineChemin des Amandiers
patrimoineChemin des Gavachs
patrimoineChemin des Piétons
patrimoineChemin d'Estarrouau
patrimoineChemin de Tarissan
patrimoineChemin de Toureille
patrimoineChemin de Trucololy
patrimoineChemin de Turette
patrimoineChemin du Bruel
patrimoineChemin du Couloumé
patrimoineChemin du Domaine de Cassagne
patrimoineChemin du Galis
patrimoineChemin du Marquisat
patrimoineChemin du Mirail
patrimoineChemin du Moulin de Jouaou
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Mounet du Hour
patrimoineChemin du Mouret
patrimoineChemin du Penon
patrimoineChemin du Perbosc
patrimoineChemin du Pont de Pile
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Stade
patrimoineChemin Émilie Sabathé
patrimoineChemin Lamarque
patrimoineCité Bagatelle
patrimoineCité des Amandiers
patrimoineCité du Couloumé
patrimoineCôte de Pébéret
patrimoineCôte du Marquisat
patrimoineCours d'Armagnac
patrimoineCours Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Impasse Croix Rouge
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Capucins
patrimoineImpasse des Colibris
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse du Campardiné
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Couloumé
patrimoineImpasse du Général Laterrade
patrimoineImpasse du Midi
patrimoineImpasse Laurent Rachou
patrimoineImpasse Maurice Toquebens
patrimoineImpasse Pericer
patrimoineLotissement du Campardiné
patrimoineLotissement la Giroflée 2
patrimoineLotissement Laucate
patrimoinePassage des Réfractaires
patrimoinePlace Boué de Lapeyrère
patrimoinePlace Daniel Seguin
patrimoinePlace Descamps
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace Louis Damblanc
patrimoinePlace Pierre Brossolette
patrimoinePlace Sainte-Marie
patrimoinePlace Saint-Gervais
patrimoinePromenade du Bastion
patrimoineRoute d'Agen
patrimoineRoute d'Auch
patrimoineRoute d'Aurenque
patrimoineRoute de Bacqué
patrimoineRoute de Castelnau d'Arbieu
patrimoineRoute de Castel Picon
patrimoineRoute de Castéra-Lectourois
patrimoineRoute de Castet Arrouy
patrimoineRoute de Combarrau
patrimoineRoute de Condom
patrimoineRoute de Lagarde
patrimoineRoute de la Hillère
patrimoineRoute de la Revanche
patrimoineRoute de La Sauvetat
patrimoineRoute de l'Auroue
patrimoineRoute de Lectoure
patrimoineRoute de Lomagne
patrimoineRoute de Magnas
patrimoineRoute de Maison Neuve
patrimoineRoute de Malus
patrimoineRoute de Marides
patrimoineRoute de Marsolan
patrimoineRoute de Mazerès
patrimoineRoute de Miradoux
patrimoineRoute de Nérac
patrimoineRoute de Pauilhac
patrimoineRoute de Plieux
patrimoineRoute de Saint-Avit-Frandat
patrimoineRoute de Saint-Clar
patrimoineRoute de Sainte-Anne
patrimoineRoute de Saint-Martin de Goyne
patrimoineRoute de Tané
patrimoineRoute de Terraube
patrimoineRoute de Vaucluse
patrimoineRoute du Petit
patrimoineRoute Impériale
patrimoineRoute Romaine
patrimoineRue Alsace Lorraine
patrimoineRue Barbacane
patrimoineRue Claude Ydron
patrimoineRue Crabère
patrimoineRue de Corhaut
patrimoineRue de l'Abbé Tournier
patrimoineRue de la Butte Baulac
patrimoineRue de la Giroflée
patrimoineRue de la Halle aux Vins
patrimoineRue de l'Artisanat
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Innovation
patrimoineRue de Marès
patrimoineRue des Blés
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Chênes
natureRue des Frères Danzas
patrimoineRue des Métiers
patrimoineRue des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue des Pyrénées
patrimoineRue des Remparts
patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue des Vieilles Écoles
patrimoineRue Diane
patrimoineRue du 14 Juillet
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Campardiné
patrimoineRue du Général Mangin
patrimoineRue du Guichet
patrimoineRue du Midi
patrimoineRue du Pastel
patrimoineRue du Plateau
patrimoineRue Dupouy
patrimoineRue Fontelie
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jules de Sardac
patrimoineRue Lafeugère-Boutan
patrimoineRue Lagrange
patrimoineRue Maurice Cazeneuve
patrimoineRue Montebello
patrimoineRue Narbonne Pelet
patrimoineRue Nationale
patrimoineRue Paule et Georges Brossard
patrimoineRue Pey de Garros
patrimoineRue René Antichan
patrimoineRue Robert Duclos
patrimoineRue Sainte-Claire
patrimoineRue Saint-Esprit
patrimoineRue Saint-Gervais
patrimoineRue Saint-Jacques
patrimoineRue Soulès
patrimoineRue Subervie
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Vieille Côte
patrimoineVoie Communale 38
patrimoineZone d'Activité Jean Pierre Joseph
patrimoine