Rues de Le Puy-Notre-Dame
86 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Béranger
patrimoineChemin de la Basse Rue
patrimoineChemin de la Croix-Maugeard
patrimoineChemin de la Petite Rochelle
patrimoineChemin de Meignant
patrimoineChemin de Six aux Petits Près
patrimoineChemin des Râtelloires
patrimoineChemin des Solbreaux
patrimoineChemin des Verchers
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin du Marais
patrimoineChemin n°3 de la Croix Maugeard
patrimoineChemin Puy Notre Dame à Bouillé-Loretz
patrimoineChemin Saint-Jouin
patrimoineCours des Bourdins
patrimoineCours du Plat d'Etain
patrimoineImpasse de Bellevue
patrimoineImpasse de la Jalterie
patrimoineImpasse de la Salpetrière
patrimoineImpasse de l'Aubance
patrimoineImpasse des 3 Forges
patrimoineImpasse des Fondis
patrimoineImpasse du Clos
patrimoineImpasse du Sablant
patrimoinePlace du Champ de Mars
patrimoinePlace du Gate Argent
patrimoinePlace Jules Raimbault
patrimoinePont de Couché
patrimoineRoute de Saint-Macaire
patrimoineRue Chante Merle
patrimoineRue d'Aliénor
patrimoineRue d'Auchel
patrimoineRue de Compostelle
patrimoineRue de la Basse Paleine
patrimoineRue de la Cerisaie
patrimoineRue de la Collégiale
patrimoineRue de la Cour Nault
patrimoineRue de la Fontaine de Cix
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Givaudière
patrimoineRue de la Hupenière
patrimoineRue de la Jalterie
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Paleine
patrimoineRue de la Providence
patrimoineRue de l'Arguray
patrimoineRue de l'Éperon
patrimoineRue de Montreuil-Bellay
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Bourguindons
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Caves Ragots
patrimoineRue des Deux Croix
patrimoineRue des Ducs d'Aquitaine
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Hôtels
patrimoineRue des Picards
patrimoineRue des Quints
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Troglodytes
patrimoineRue de Virolai
patrimoineRue du Bélier d'Or
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Couvent
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Lys
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Palna
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Perdriau
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Temple
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Guenyveau
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