Rues de Le Port
714 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
17
patrimoineAllée Adrien Neuville
patrimoineAllée Agnès Mallard
patrimoineAllée Aguado
patrimoineAllée Ah-Ho-Moy
patrimoineAllée Ahmed Kathrada
patrimoineAllée Albert Thomas
patrimoineAllée Alfred Nobel
patrimoineAllée Anau
patrimoineAllée André Gide
patrimoineAllée André Tocqueville
patrimoineAllée Aquino Benino
patrimoineAllée Aquino Bénino
patrimoineAllée Archimède
patrimoineAllée Aristide Briand
patrimoineAllée Aristote
patrimoineAllée Armand Bazard
patrimoineAllée Arthur Adamov
patrimoineAllée Arthur Tedder
patrimoineAllée August Bebel
patrimoineAllée Auguste Aure
patrimoineAllée Avicenne
patrimoineAllée Babeuf
patrimoineAllée Babylone
patrimoineAllée Bahia
patrimoineAllée Bakoko
patrimoineAllée Bassompierre
patrimoineAllée Beaumarchais
patrimoineAllée Benjamin Franklin
patrimoineAllée Bernhard Bolzano
patrimoineAllée Bertin Nivel
patrimoineAllée Bir Hakeim
patrimoineAllée Blasco Ibanez
patrimoineAllée Boileau
patrimoineAllée Bonpland
patrimoineAllée Bossuet
patrimoineAllée Bouvines
patrimoineAllée Camille Kondoki
patrimoineAllée Célestin Freinet
patrimoineAllée Charles Babbage
patrimoineAllée Charles Lindbergh
patrimoineAllée Charles Natoire
patrimoineAllée Charles Perrault
patrimoineAllée Charline Lixivel
patrimoineAllée Chateaubriand
patrimoineAllée Che Guevara
patrimoineAllée Claire Pothin
patrimoineAllée Claude Buffier
patrimoineAllée Clotaire Caparin
patrimoineAllée Copernic
patrimoineAllée Dachau
patrimoineAllée d'Alembert
patrimoineAllée de Barcelone
patrimoineAllée de Béranger
patrimoineAllée de la Bidassoa
patrimoineAllée de La Boétie
cultureHumaniste précoce et homme de lettres brillant, Étienne de La Boétie (1530-1563) fut à la fois magistrat au Parlement de Bordeaux dès l'âge de vingt-trois ans, poète en latin et en français, et surtout penseur politique d'un texte génial qu'il écrivit entre dix-huit et vingt-trois ans : le Discours de la servitude volontaire, aussi appelé Le Contr'Un. Dans ce texte fulgurant, il retourne la question classique de la tyrannie : et si le vrai problème n'était pas la cruauté du tyran, mais le consentement du peuple à sa propre soumission ? « D'où a-t-il pris tant d'yeux dont il vous épie, si vous ne les lui baillez ? » interroge-t-il vertigineusement. Sa thèse frappe encore aujourd'hui : les dominés sont les premiers responsables de leur domination — car il suffirait qu'ils cessent de servir pour que les tyrans tombent. D'où sa formule légendaire, appel à la désobéissance civile qui inspirera Gandhi, Thoreau, Rousseau et toute la tradition de la résistance non-violente : « Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. » Écrit en pleine Renaissance, publié seulement onze ans après sa mort, en 1574, dans le contexte tourmenté des guerres de religion — les protestants monarchomaques s'en emparèrent comme d'un manifeste anti-royaliste — le Discours traverse depuis les siècles comme un feu qu'aucun régime n'a réussi à éteindre. La Boétie ne connut pas sa gloire : il mourut d'une dysenterie le 18 août 1563, à seulement trente-deux ans, veillé par son ami Michel de Montaigne qui laissa de son agonie un récit bouleversant. Cette amitié fut si intense qu'elle devint pour Montaigne le paradigme même de l'amitié parfaite, résumée par la phrase la plus célèbre des Essais : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi. » Une phrase qui, à elle seule, aurait suffi à faire entrer La Boétie dans l'éternité.
Allée de la Moncada
patrimoineAllée Delgrès
patrimoineAllée de Saint-Simon
patrimoineAllée des Vétivers
patrimoineAllée Dimitile
patrimoineAllée Edgar Poe
patrimoineAllée Edmée Puylaurent
patrimoineAllée Edmond About
patrimoineAllée Edmond Albius
patrimoineAllée Edmond Rostand
patrimoineAllée Edouard Branly
patrimoineAllée Edouard Pailleron
patrimoineAllée Edouard Savigny
patrimoineAllée Elert Bode
patrimoineAllée Eloi Machoro
patrimoineAllée Elsa Triolet
patrimoineAllée Émile Blanche
patrimoineAllée Émile Cohl
patrimoineAllée Ernst Zermelo
patrimoineAllée Eugene et Solange Rousse
patrimoineAllée Eugène Fromentin
patrimoineAllée Eugène Pottier
patrimoineAllée Eusèbe Dobaria
patrimoineAllée Fairbanks
patrimoineAllée Félix Gauvin
patrimoineAllée Ferdinand Zecca
patrimoineAllée Fernand Léger
patrimoineAllée Fragonard
patrimoineAllée François Arago
patrimoineAllée François Mauriac
cultureFils d'une riche famille de la bourgeoisie bordelaise, François Mauriac (1885-1970) fut élevé par sa mère dans la stricte rigueur de la foi catholique, après la mort précoce de son père. Le domaine familial de Malagar, sur les coteaux de Langon — aujourd'hui visitable —, et le collège de Grand-Lebrun à Bordeaux, formèrent le décor et l'atmosphère qui hanteront toute son œuvre : celle d'une bourgeoisie provinciale, catholique, prisonnière de ses secrets et de son argent, saisie par la tentation constante du péché. De ce milieu il tira ses plus grands romans — Le Baiser au lépreux (1922), Genitrix (1923), Le Désert de l'amour, et surtout Thérèse Desqueyroux (1927), portrait implacable d'une empoisonneuse landaise devenue l'un des personnages féminins les plus mystérieux de la littérature française. Puis Le Nœud de vipères (1932), sommet de son œuvre, chronique corrosive d'une famille rongée par la haine et la cupidité. Écrivain profondément catholique, il défendait un droit rare : celui d'écrire des romans chrétiens qui n'aient rien d'édifiant. « Un romancier chrétien est celui qui pose des problèmes chrétiens, non celui qui donne des solutions chrétiennes. » Sa foi le mit souvent en tension avec l'Église officielle, qui lui reprochait de peindre trop cruellement les âmes catholiques. Sous l'Occupation, Mauriac fut résistant : membre du Comité national des écrivains, il publia clandestinement en 1943, sous le pseudonyme de Forez, son Cahier noir aux Éditions de Minuit — l'un des textes fondateurs de la Résistance culturelle. Il reçut en 1952 le Prix Nobel de littérature. Après la guerre, il devint l'un des plus grands éditorialistes français : son Bloc-notes publié au Figaro puis à L'Express forme un monument du journalisme politique. Fervent défenseur du général de Gaulle, il prit aussi position contre la torture en Algérie, croisant le fer avec Camus, Sartre et l'ensemble de sa génération. Il mourut à Paris en 1970 et repose à Vémars, dans le Val-d'Oise. Sur la fin de sa vie, il définissait son propre destin littéraire avec cette ironie mélancolique dont il avait le secret : « Personne ne se sera tenu plus opiniâtrement que moi à l'arrière-garde de la littérature. »
Allée François Villon
patrimoineAllée Frantz Liszt
patrimoineAllée Franz Kafka
patrimoineAllée Galilée
patrimoineAllée Gamal Nasser
patrimoineAllée Gaston Bachelard
cultureRare autodidacte parmi les grands philosophes français, Gaston Bachelard (1884-1962) fut d'abord employé des postes à Remiremont, dans les Vosges, avant de passer son bac à vingt ans, de devenir professeur de physique-chimie en lycée, puis, sur le tard, philosophe. Il finit titulaire de la chaire d'histoire et philosophie des sciences à la Sorbonne (1940-1954), avant de céder la place à Georges Canguilhem — dynastie épistémologique française dont Michel Foucault sera l'héritier. Contemporain d'une transition scientifique majeure — le passage de la science classique (mécanique newtonienne, géométrie euclidienne) à la science moderne (relativité einsteinienne fondée sur les géométries non euclidiennes, physique quantique), Bachelard fut le grand penseur de ce basculement. Il forgea deux concepts fondamentaux : l'obstacle épistémologique — ce ne sont pas les faits qui freinent la science, mais nos propres habitudes de pensée, nos métaphores rassurantes, notre sens commun — et la rupture épistémologique — la science moderne ne prolonge pas l'ancienne, elle rompt avec elle, obligeant à faire violence à nos intuitions les mieux ancrées. D'où sa formule : en sciences, il n'y a pas de « vérités premières » mais des « erreurs premières » — on apprend par l'échec, on se construit par destruction de préjugés. « Le réel n'est jamais ce que nous pourrions croire ; il est toujours ce que l'on aurait dû penser. » Mais Bachelard était double. Le jour, il analysait les révolutions de la physique ; la nuit, il rêvait avec les poètes. Son autre œuvre est consacrée à l'imagination des quatre éléments — La Psychanalyse du feu (1938), L'Eau et les Rêves, L'Air et les Songes, La Terre et les rêveries — et culmine dans La Poétique de l'espace (1957), aujourd'hui son livre le plus lu et le plus traduit dans le monde. Ce grand barbu débonnaire, amateur de Gauloises et de café-crème, qui vivait modestement rue Broca à Paris, aura donc pensé deux fois le monde : par la raison qui rompt et par la rêverie qui prolonge. Peu de philosophes auront su embrasser aussi largement les deux moitiés de l'esprit.
Allée Georges Bernanos
patrimoineAllée Georges Cerveaux
patrimoineAllée Georges Izard
patrimoineAllée Georges Meredith
patrimoineAllée Gérard de Nerval
patrimoineAllée Gérard Philippe
patrimoineAllée Giuseppe Garibaldi
patrimoineAllée Guillaume Apollinaire
patrimoineAllée Guillaume Appolinaire
patrimoineAllée Guy Môquet
patrimoineAllée Hector Berlioz
cultureFils de médecin destiné à la médecine, Hector Berlioz (1803-1869) quitta l'école de santé à Paris pour la musique — au grand désespoir de son père qui lui coupa les vivres. Il entra au Conservatoire en 1823, remporta le prix de Rome en 1830 avec sa cantate Sardanapale, l'année même où sa Symphonie fantastique fit scandale à Paris. Cette œuvre folle et vertigineuse — récit halluciné d'un jeune artiste qui s'empoisonne à l'opium en rêvant qu'il assassine sa bien-aimée, est guillotiné, puis assiste à un sabbat de sorcières — était autobiographique : Berlioz venait de tomber follement amoureux, sans oser lui parler, de l'actrice irlandaise Harriet Smithson, vue au théâtre dans du Shakespeare. Détail savoureux : Harriet finit par entendre la symphonie, comprit qu'elle en était le sujet, rencontra Berlioz, et l'épousa en 1833. Le mariage fut désastreux, mais l'histoire est unique dans les annales musicales. Longtemps méconnu en France, Berlioz gagna sa vie par la critique musicale — plume redoutée et acerbe — et par de longues tournées à l'étranger (Allemagne, Autriche, Russie, Londres) où on l'adulait déjà quand Paris continuait de le bouder. Son Requiem (1837), puis sa Damnation de Faust (1846) et enfin son opéra monumental Les Troyens (composé de 1856 à 1858 mais jamais joué intégralement de son vivant), sommet de son œuvre, imposèrent peu à peu son génie. Maître absolu de l'orchestration — son Traité d'instrumentation et d'orchestration de 1844 fut la bible de tous les compositeurs jusqu'à Ravel —, ami de Liszt, Chopin, Paganini, Hugo et Delacroix, Berlioz mourut en 1869 dans l'amertume et la solitude, sa reconnaissance nationale encore à venir. Il est aujourd'hui considéré comme le plus grand compositeur français du XIXᵉ siècle.
Allée Héraclite
patrimoineAllée Hervé Bazin
patrimoineAllée Heva
patrimoineAllée Ho-Chi-Minh
patrimoineAllée Houari Boumédiène
patrimoineAllée Humphrey Bogart
patrimoineAllée Jack London
patrimoineAllée Jacques Audiberti
patrimoineAllée Jacques Bourcart
patrimoineAllée Jacques Monod
patrimoineAllée Jankélévitch
patrimoineAllée Jean Albany
patrimoineAllée Jean Baptiste Lamour
patrimoineAllée Jean-Baptiste Lindet
patrimoineAllée Jean Étienne Liotard
patrimoineAllée Jean Sébastien Bach
patrimoineAllée Jean Thibaud
patrimoineAllée Joan Robinson
patrimoineAllée José Marti
patrimoineAllée Joseph Garat
patrimoineAllée Joseph Kessel
patrimoineAllée Joseph Lakanal
patrimoineAllée Jospeh Kessel
patrimoineAllée Jules Janssen
patrimoineAllée Karl Jaspers
patrimoineAllée Laurence Parent
patrimoineAllée Lavoisier
patrimoineAllée Leucippe
patrimoineAllée Lionel Julienne
patrimoineAllée Louise Labbé
patrimoineAllée Louis Odru
patrimoineAllée Loys Masson
patrimoineAllée Ludger Landon
patrimoineAllée Ludovic Latra
patrimoineAllée Luthuli
patrimoineAllée Madras
patrimoineAllée Mafate
patrimoineAllée Magellan
patrimoineAllée Mahatma Gandhi
patrimoineAllée Manet
patrimoineAllée Marat
patrimoineAllée Marcel Pagnol
patrimoineAllée Marcel Proust
patrimoineAllée Marcel Sablonnier
patrimoineAllée Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Allée Marsile Ficin
patrimoineAllée Martin Andersen
patrimoineAllée Maurice Blondel
patrimoineAllée Maurice Tourneur
patrimoineAllée Mayer
patrimoineAllée Mirabeau
patrimoineAllée Montaigne
patrimoineAllée Montesquieu
patrimoineAllée Muzio Clementi
patrimoineAllée Néhru
patrimoineAllée Newton
patrimoineAllée Normandie Niémen
patrimoineAllée Pablo Neruda
patrimoineAllée Paul Grondin
patrimoineAllée Paul Lafargue
patrimoineAllée Paul Langevin
patrimoineAllée Paul Nizan
patrimoineAllée Paul Valéry
patrimoineAllée Père Christian Fontaine
patrimoineAllée Pierre Bayle
patrimoineAllée Pierre Bonnard
patrimoineAllée Pierre Charon
patrimoineAllée Pierre Reverdy
patrimoineAllée Rémi Belleau
patrimoineAllée Robert Surcouf
patrimoineAllée Roger Darencourt
patrimoineAllée Sainte-Beuve
patrimoineAllée Sebastien Bottin
patrimoineAllée Sidney Bechet
patrimoineAllée Stendhal
patrimoineAllée Strauss
patrimoineAllée Sylvia Laugier
patrimoineAllée Théophile Gautier
patrimoineAllée Toulouse Lautrec
patrimoineAllée Toussaint Louverture
patrimoineAllée Voltaire
histoireIssu de la bourgeoisie parisienne, François-Marie Arouet (1694-1778) fit de brillantes études chez les jésuites de Louis-le-Grand. Son pseudonyme Voltaire est l'anagramme d'Arovet L.J. — « Arouet le Jeune » — à une époque où u et v ne se distinguaient pas encore à l'écrit. Ses vers irrévérencieux contre le Régent lui valurent onze mois de Bastille en 1717, où il écrivit sa première tragédie et se choisit son nouveau nom. Un franc-parler récidiviste l'exila ensuite en Angleterre pendant trois ans, séjour décisif : il en revint transformé, avec une philosophie réformatrice de la justice et de la société inspirée du modèle anglais, et une défense ardente de la liberté d'expression. Rentré en France, il ne cessa dès lors de critiquer la guerre, le dogme chrétien et surtout la monarchie absolue de droit divin. Historiographe du roi en 1745, il entra à l'Académie française l'année suivante — mais ses écrits scandaleux (Zadig, 1747) le forcèrent à l'exil, d'abord chez Frédéric II à Berlin, puis en Suisse. En 1759, il s'installa à Ferney, village frontalier de la Suisse qui portera désormais son nom : il y accueillit toute l'Europe éclairée pendant vingt ans, devenant le « patriarche de Ferney », référence intellectuelle du siècle. La même année, il publia Candide, roman satirique où sa naïveté imaginaire dénonce le fanatisme, la guerre, l'esclavage et l'optimisme métaphysique de Leibniz — le fameux « Il faut cultiver notre jardin » qui clôt le livre. Avec ses pamphlets mordants, il se battit contre les injustices judiciaires : l'affaire Calas (protestant toulousain roué en 1762, réhabilité grâce à lui en 1765), l'affaire Sirven, l'exécution du jeune chevalier de La Barre. À chacun il opposa sa devise, signée à la fin de ses lettres : « Écrasons l'infâme » — l'infâme étant le fanatisme religieux. En 1778, à quatre-vingt-trois ans, il revint triomphalement à Paris après vingt-huit ans d'absence : la Comédie-Française l'acclama debout, la foule l'idolâtra. Il mourut trois mois plus tard. Refusé de sépulture chrétienne, enterré à la sauvette en Champagne, il fut transféré au Panthéon par la Révolution en 1791. Il y repose depuis, face à Rousseau — les deux frères ennemis des Lumières.
Allée Vulcain
patrimoineAllée Watanabe Kazan
patrimoineAllée William Bond
patrimoineAllée Xavier Bovalo
patrimoineAllée Youri Gagarine
patrimoineAllée Zelindor
patrimoineAllée Zimmermann
patrimoineAvenue Amiral Bouvet
patrimoineAvenue de la Commune de Paris
patrimoineAvenue de la Compagnie des Indes
patrimoineAvenue de la Marine
patrimoineAvenue des Chagos
patrimoineAvenue du 14 Juillet 1789
patrimoineAvenue du 19 Mars 1946
patrimoineAvenue du 20 Décembre
patrimoineAvenue du 20 Décembre 1848
patrimoineAvenue du 28 Novembre 1942
patrimoineAvenue du Titan
patrimoineAvenue Georges Politzer
patrimoineAvenue Ivan Hoareau
patrimoineAvenue Jacques Prévert
patrimoineAvenue Lénine
patrimoineAvenue Louis Aragon
patrimoineAvenue Louis Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Avenue Monseigneur Roméro
patrimoineAvenue Raymond Mondon
patrimoineAvenue Raymond Vergès
patrimoineAvenue Rico Carpaye
patrimoineAvenue Tamatave
patrimoineBoulevard de Brest
patrimoineBoulevard de la Marine
patrimoineBoulevard des Mascareignes
patrimoineBoulevard de Strasbourg
patrimoineBoulevard de Toulouse
patrimoineBoulevard de Verdun
patrimoineChemin de Bellas
patrimoineChemin de Carrété
patrimoineChemin de Garrabès
patrimoineChemin de la Croux
patrimoineChemin de la Férasse
patrimoineChemin de la Goute
patrimoineChemin de la Liberté
patrimoineChemin de la Platelle
patrimoineChemin de la Roquette
patrimoineChemin de la Ruse de Déjous
patrimoineChemin de la Ruse du dessus
patrimoineChemin de la Trouychède
patrimoineChemin de Pey
patrimoineChemin de Routy
patrimoineChemin des Anglais
patrimoineChemin des Marous
patrimoineChemin des Pourquès
patrimoineChemin des Tartès
patrimoineChemin de Tourets
patrimoineChemin du Cap del Caoup
patrimoineChemin du Carol
patrimoineChemin du Lavoir
patrimoineChemin du Moulin Las Ales
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Passet
patrimoineChemin du Plagnoulet
patrimoineChemin du Port à Arac
patrimoineChemin du Port à la Ruse
patrimoineChemin du Port d'en Haut
patrimoineChemin du Regatilh
patrimoineChemin du Ribot
patrimoineChemin du Verger Communal
patrimoineChemin Léonard Juvenal
patrimoineChemin Muletier Bougareyt - Le Port
patrimoineChemin Var
patrimoineFeuille A
patrimoineFeuille B
patrimoineFeuille C
patrimoineFeuille D
patrimoineFeuille E
patrimoineFeuille F
patrimoineFeuille G
patrimoineImpasse Alphonse Rocheland
patrimoineImpasse Anacréon
patrimoineImpasse Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Impasse Anchaing
patrimoineImpasse Armand Fallières
patrimoineImpasse Babel
patrimoineImpasse Baffin
patrimoineImpasse Bayard
patrimoineImpasse Baylen
patrimoineImpasse Benoît Frachon
patrimoineImpasse Bergson
patrimoineImpasse Bichat
patrimoineImpasse Bombay
patrimoineImpasse Bourbon
patrimoineImpasse Chef Diampane
patrimoineImpasse Clérambault
patrimoineImpasse de Bourillou
patrimoineImpasse de Doha
patrimoineImpasse de Lacourt
patrimoineImpasse de la Mettrie
patrimoineImpasse des Piments
patrimoineImpasse Dieudonné Costes
patrimoineImpasse du Bourrut
patrimoineImpasse du Vergé
patrimoineImpasse Edith Piaf
patrimoineImpasse Edouard Herriot
patrimoineImpasse Enrico Berlinguer
patrimoineImpasse Falga
patrimoineImpasse Frantz Fanon
patrimoineImpasse Guernica
patrimoineImpasse Honoré de Balzac
patrimoineImpasse James Cook
patrimoineImpasse Jean Baptiste Rocheland
patrimoineImpasse Jean Cocteau
patrimoineImpasse Jean Guehenno
patrimoineImpasse Josette
patrimoineImpasse Jules Renard
patrimoineImpasse La Callas
patrimoineImpasse Louis Blanc
patrimoineImpasse Louis Blériot
patrimoineImpasse Louis Guilloux
patrimoineImpasse Manicon Mounien
patrimoineImpasse Max Piterboth
patrimoineImpasse Paganini
patrimoineImpasse Philippe Sollers
patrimoineImpasse Pierre Loti
patrimoineImpasse Puccini
patrimoineImpasse Renée
patrimoineImpasse Salomon Malungu
patrimoineImpasse Uccello
patrimoineImpasse Veronese
patrimoineImpasse Yvonne
patrimoineLiaison Portuaire
patrimoineLivraison - Réception Conteneur
patrimoineMail Alain Peters
patrimoineMail de l'Oasis
patrimoineMail Evenor Boucher
patrimoineMail Rachel Thomas
patrimoineParking Provisoire
patrimoinePassage Voute
patrimoinePiste Pastorale de Goutets
patrimoinePlace Alexandre Dumas
patrimoinePlace Alfred Jarry
patrimoinePlace Alphonse Daudet
patrimoinePlace Ambroise Paré
patrimoinePlace André Chénier
patrimoinePlace Beethoven
cultureFils d'un père alcoolique qui le voulait enfant prodige à la manière de Mozart, Ludwig van Beethoven (1770-1827) s'imposa à Vienne dès sa jeunesse comme un pianiste virtuose fulgurant, élève de Haydn, promis à un brillant avenir. Descendant d'une famille flamande — le nom évoque en vieux néerlandais l'idée d'un « jardin de betteraves » — il grandit dans une Europe en pleine ébullition sociale et politique, et s'enthousiasma pour la Révolution française et la naissance de la démocratie, devenant un grand admirateur de Napoléon Bonaparte. Sortant du cadre musical classique de son temps, il fit basculer la musique dans le romantisme, favorisant l'expression des sentiments et des états d'âme sur les codes de forme hérités du XVIIIᵉ siècle. Il alla jusqu'à dédier au Premier Consul français sa Symphonie n°3, l'Héroïque (1803), rêvant de transgresser les codes sociaux d'une noblesse viennoise qui le jugeait talentueux mais toujours par son sang. La proclamation du Premier Empire l'année suivante fut vécue comme une trahison : il déchira rageusement la dédicace. « [Napoléon] n'est rien de plus qu'un homme ordinaire ! Maintenant il va fouler aux pieds tous les droits humains, il n'obéira plus qu'à son ambition, il deviendra un tyran ! » C'est à la même époque que commença sa surdité progressive, apparue vers 1798 et devenue presque totale vers 1818. Le fougueux Beethoven, rongé par le silence et la solitude, écrivit dès 1802 le bouleversant Testament de Heiligenstadt, lettre à ses frères où il envisageait le suicide — puis renonça à mourir *« pour l'art »*. Après avoir mis un terme à sa carrière de pianiste, il continua de composer des œuvres qu'il ne pourrait plus jamais entendre autrement que par son audition intérieure, comme sa monumentale Symphonie n°9, chef-d'œuvre que Richard Wagner qualifiera de « dernière des symphonies » — et dont le mouvement final, l'Ode à la joie, est aujourd'hui l'hymne officiel de l'Union européenne. Ce que Beethoven avait espéré de Napoléon, l'Europe des peuples le lui aura finalement rendu, deux siècles plus tard.
Place Charles Peguy
patrimoinePlace Charles Victor Naudin
patrimoinePlace Clara Zetkin
patrimoinePlace de l'Abattoir
patrimoinePlace Félix Tisserand
patrimoinePlace Flora Tristan
patrimoinePlace Franz Neumann
patrimoinePlace Georges Brassens
patrimoinePlace Georges Duhamel
patrimoinePlace Germain Désiré
patrimoinePlace Heiberg
patrimoinePlace Henri Brissac
patrimoinePlace Hermann Melville
patrimoinePlace Jean-Jacques Rousseau
cultureNé à Genève, orphelin de mère à sa naissance, abandonné par son père à l'âge de dix ans, le jeune Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) mena une adolescence errante avant d'être recueilli à seize ans par Madame de Warens, jeune convertie catholique de treize ans son aînée — d'abord protectrice, puis maîtresse, éternellement chérie sous le nom de « Maman ». Autodidacte fulgurant, il rejoignit Paris à trente ans, se lia avec Diderot et se fit d'abord connaître comme musicien : son opéra Le Devin du village (1752), joué devant Louis XV, lui valut un premier triomphe.Sa vie bascula un jour de 1749, sur la route de Vincennes où il allait rendre visite à Diderot emprisonné. En lisant le sujet mis au concours par l'Académie de Dijon — « Le rétablissement des sciences et des arts a-t-il contribué à épurer les mœurs ? » —, il eut, dit-il, une illumination. Sa réponse fut un « non » retentissant : contre le progrès des Lumières, il défendit l'idée que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Ce paradoxe fondateur nourrit toute son œuvre : Discours sur l'inégalité (1755), La Nouvelle Héloïse (1761), Du contrat social (1762) — d'où sortira la phrase la plus célèbre de la philosophie politique française : « L'homme est né libre, et partout il est dans les fers » — et Émile ou De l'éducation la même année.La publication d'Émile déclencha une tempête : condamnation par le Parlement de Paris, mandat d'arrêt, condamnation par le Petit Conseil de Genève qui ordonna la brûlure publique du livre. Rousseau, à cinquante ans, entama douze années d'errance : Neuchâtel, l'Angleterre chez David Hume (brouille mémorable), le Dauphiné, enfin Ermenonville où il mourut, sans doute apaisé, en 1778 — la même année que Voltaire, son frère ennemi. Toute sa vie il fut hanté par la persécution, réelle ou imaginée : ses derniers écrits, Rêveries du promeneur solitaire et Confessions, inventèrent l'autobiographie moderne en osant tout dire — les fautes, les délires, les cinq enfants qu'il abandonna aux Enfants Trouvés (paradoxe cruel pour l'auteur d'Émile).Rousseau eut une postérité vertigineuse : la Révolution française fit de lui son prophète, transférant ses cendres au Panthéon en 1794, où il repose face à Voltaire — les deux hommes qui se détestèrent tant de leur vivant condamnés à voisiner pour l'éternité. Il inspira le romantisme, l'écologie moderne, la pédagogie nouvelle, le socialisme, et jusqu'aux révoltes étudiantes de 1968. Peu de philosophes auront autant divisé et autant fécondé. Comme il l'écrivait lui-même en ouverture des Confessions : « Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple, et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. »
Place Jean Tardieu
patrimoinePlace Johann Mendel
patrimoinePlace John Napier
patrimoinePlace Joliot Curie
patrimoinePlace la Folette
patrimoinePlace Léon Feix
patrimoinePlace Lucien Matseraka
patrimoinePlace Marco Polo
patrimoinePlace Mascarin
patrimoinePlace Monet
patrimoinePlace Neptune
patrimoinePlace N Guyen Van Troi
patrimoinePlace Niépce
patrimoinePlace Pascal
patrimoinePlace Paul Gauguin
patrimoinePlace Pierre Martin
patrimoinePlace Prosper Mérimée
patrimoinePlace Renoir
patrimoinePlace Stravinsky
patrimoinePlace Walter Scott
patrimoinePôle d'Echange de Le Port
patrimoinePôle d'Echanges
patrimoinePont de Lamarda
patrimoinePont de Peyre Auselère
patrimoineRond-Point de la Butte Citronnelle
patrimoineRond-Point de la Glacière
patrimoineRond-Point de l'Oasis
patrimoineRond Point de l'Olivier
patrimoineRond-Point des Danseuses
patrimoineRond-Point des Vilebrequins
patrimoineRond-Point du Sacré-Cœur
patrimoineRond-Point Titan
patrimoineRoute de Cambaie
patrimoineRoute de la Briole Moussec
patrimoineRoute de la Peyregude
patrimoineRoute de la Ruse
patrimoineRoute de Laspiécère
patrimoineRoute de l'Étang de l'Hers
natureRoute de Salbis
patrimoineRoute des Ourtrigous
patrimoineRoute du Carol
patrimoineRoute du Cimetière
patrimoineRoute du Coeur Saignant
patrimoineRoute du Cœur Saignant
patrimoineRoute du Littoral
patrimoineRoute du Pitrail
patrimoineRoute du Port
patrimoineRoute du Sacré Coeur
patrimoineRoute du Sartrou
patrimoineRue Adrien Blondel
patrimoineRue Aimé Césaire
patrimoineRue Alberty Barbe
patrimoineRue Alexandre de Lasserve
patrimoineRue Alexandre Lavallée
patrimoineRue Alice Pévérelly
patrimoineRue Alphonse Karr
patrimoineRue Alsace-Lorraine
patrimoineRue Ambroise Croizat
patrimoineRue Amilcar Cabral
patrimoineRue Amiral Bosse
patrimoineRue Amiral Lacaze
patrimoineRue André Malraux
patrimoineRue André Seraphine
patrimoineRue André Suarez
patrimoineRue Angèle
patrimoineRue Anna Seghers
patrimoineRue Antoine de Stexupery
patrimoineRue Antoine Erima
patrimoineRue Antonin Artaud
patrimoineRue Arlette Lebon
patrimoineRue Armagnac
patrimoineRue Auguste Lacaussade
patrimoineRue Auguste Rodin
patrimoineRue Banville
patrimoineRue Barthez
patrimoineRue Bataille Coq
patrimoineRue Beauharnais
patrimoineRue Berthier
patrimoineRue Berthollet
patrimoineRue Blanqui
patrimoineRue Boris Vian
patrimoineRue Camille Desmoulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Cardinal de la Vigerie
patrimoineRue Chanoine Murat
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Darwin
patrimoineRue Charles de Foucauld
patrimoineRue Charles Dickens
patrimoineRue Charles Fourier
patrimoineRue Ché Guévara
patrimoineRue Christian Sinope
patrimoineRue Christophe Artaban
patrimoineRue Cimendef
patrimoineRue Claude Chappe
patrimoineRue Claudine
patrimoineRue Colonel Bonnier
patrimoineRue Colonel Fabien
patrimoineRue Corré Léonus
patrimoineRue d'Aix
patrimoineRue d'Ajaccio
patrimoineRue d'Alès
patrimoineRue de Bordeaux
patrimoineRue de Bruxelles
patrimoineRue de Caen
patrimoineRue de Cancun
patrimoineRue de Cannes
patrimoineRue de Cherbourg
patrimoineRue de Chine
patrimoineRue de Copenhague
patrimoineRue de Djibouti
patrimoineRue de Grenoble
patrimoineRue de Kyoto
patrimoineRue de la Brèche
patrimoineRue de la Douane
patrimoineRue de la Glacière
patrimoineRue de la Guadeloupe
patrimoineRue de la Guyane
patrimoineRue de la Haye
patrimoineRue de Lamartine
histoireD'abord poète célébré — les Méditations poétiques le rendirent illustre à trente ans —, Alphonse de Lamartine (1790-1869) devint sur le tard un politicien redouté pour son éloquence. Élu député en 1833, il se fit connaître par des discours retentissants sur la question sociale : après la révolte des canuts lyonnais, il dénonça dans un discours resté célèbre « l'horrible volcan sur lequel l'industrie repose » — formule qui frappait les esprits mais agaçait une Chambre bourgeoise que ses envolées mystiques laissaient sceptique. Quand la Monarchie de Juillet s'effondre le 24 février 1848, Lamartine se retrouve, presque malgré lui, à la tête du gouvernement provisoire. Le lendemain, à l'Hôtel de Ville, une foule en armes exige que le drapeau rouge, symbole insurrectionnel, remplace le tricolore. Lamartine s'y oppose dans un discours improvisé qui reste l'un des grands moments d'éloquence du XIXᵉ siècle : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et en 93, tandis que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie. » Chef de facto de la jeune République, il fit abolir l'esclavage dans les colonies et la peine de mort en matière politique — deux mesures dont l'écho dépasse largement son court passage au pouvoir. L'euphorie de février tourne court. La fermeture des ateliers nationaux, ces chantiers publics créés pour employer les chômeurs parisiens, déclenche en juin 1848 une insurrection ouvrière — les Journées de Juin — matée dans le sang par le général Cavaignac. Lamartine, débordé par des événements qu'il ne maîtrise plus, perd tout crédit auprès du peuple qui l'avait porté en triomphe quatre mois plus tôt. La chute est vertigineuse. À l'élection présidentielle du 10 décembre 1848, celui qui avait proclamé la République ne recueille que 17 910 voix — 0,23 % —, humilié par Louis-Napoléon Bonaparte (5,4 millions de voix, 74 %). Dans son propre département de Saône-et-Loire, il n'obtient que 1 501 voix contre 27 121 pour Bonaparte. Sa carrière politique s'achève là, aussi vite qu'elle s'était imposée. Il retourne à la littérature et finit sa vie criblé de dettes, vendant sa plume au plus offrant pour survivre — lui qui, quelques décennies plus tôt, écrivait déjà dans L'Isolement son goût pour l'arrachement et la fuite : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue de la Martinique
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Petite Pointe
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Source Denise
patrimoineRue de Lasserve
patrimoineRue de l'Est
patrimoineRue de Lille
patrimoineRue de l'Inde
patrimoineRue de Londres
patrimoineRue de Lyon
patrimoineRue de Marseille
patrimoineRue de Montpellier
patrimoineRue de Nancy
patrimoineRue de Nantes
patrimoineRue de Nice
patrimoineRue de Nîmes
patrimoineRue de Port-Louis
patrimoineRue de Poznan
patrimoineRue de Quelimane
patrimoineRue de Rennes
patrimoineRue de Roanne
patrimoineRue de Rome
patrimoineRue de Rouen
patrimoineRue de Saint-Étienne
patrimoineRue de Saint-Paul
patrimoineRue des Camisards
patrimoineRue des Comores
patrimoineRue de Sète
patrimoineRue de Siam
patrimoineRue des Marins Pêcheurs
patrimoineRue des Sans Soucis
patrimoineRue de Tours
patrimoineRue Docteur Ismaël Hassen
patrimoineRue du 8 Mars
patrimoineRue du Canal du Mozambique
patrimoineRue du Général Ailleret
patrimoineRue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue du Général Émile Rolland
patrimoineRue du Havre
patrimoineRue du Luxembourg
patrimoineRue du Mahatma Gandhi
patrimoineRue du Maréchal Gallieni
patrimoineRue du Marronage
patrimoineRue du Père Lafosse
patrimoineRue du Pierrou
patrimoineRue Dupleix
patrimoineRue Eliard Laude
patrimoineRue Elie Mounien Virassamy
patrimoineRue Émile Verhaeren
patrimoineRue Émile Zola
patrimoineÉmile Zola (1840-1902) naît à Paris un jour d'avril 1840, fils d'un ingénieur italien venu construire le canal qui alimente encore Aix-en-Provence en eau potable. Son père meurt quand Émile a sept ans, laissant la famille dans une gêne dont elle ne se relèvera jamais tout à fait. Enfance provençale à Aix, amitié fondatrice avec un camarade de classe nommé Paul Cézanne — les deux gamins passent leurs journées à courir la Sainte-Victoire, à écrire des vers et à peindre. Puis retour à Paris, où le jeune Zola échoue deux fois au baccalauréat et se retrouve, à vingt ans, à décharger des livres à la librairie Hachette pour survivre. C'est d'abord par le journalisme qu'il perce. Il écrit dans une vingtaine de titres, défend Manet et les impressionnistes quand tout Paris s'en moque, se fait connaître pour ses articles cinglants. Ses premiers romans passent inaperçus. Puis vient l'idée qui va changer sa vie et la littérature française : suivre une famille, les Rougon-Macquart, sur cinq générations, à travers vingt volumes, pour peindre « l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire ». Le projet est monstrueux. Il y consacrera vingt-trois ans de sa vie. L'Assommoir parut en 1877, Nana en 1880, Germinal en 1885 : Zola devient un phénomène. Pour la première fois dans la littérature française, on entre dans les mines, dans les blanchisseries, dans les cabarets ouvriers, dans les grands magasins naissants. Il s'y prépare comme un enquêteur : il descend au fond des puits, dort dans les corons, prend des notes sur les gestes, les odeurs, les jurons, le prix du pain. Ses détracteurs hurlent au scandale, à la vulgarité, à la pornographie. Ses lecteurs, eux, se comptent par centaines de milliers. Germinal devient, malgré lui, la bible des mineurs en grève — quand il meurt, des délégations ouvrières viendront de tout le nord de la France pour saluer son cercueil aux cris de « Germinal ! Germinal ! ». Le 13 janvier 1898, il publie "J'accuse" en une du journal L'Aurore une lettre ouverte au président de la République, pour dénoncer la condamnation du capitaine Dreyfus. Le titre, trouvé par Clemenceau, tient en deux mots qui vont traverser les siècles : J'accuse…! Zola nomme les responsables un à un, les accuse de faux, de complot, d'antisémitisme d'État. Il sait ce qu'il risque : le procès en diffamation, la ruine, l'exil. Il le fait quand même. Condamné à un an de prison, il s'enfuit en Angleterre, y vit onze mois d'un exil misérable et solitaire dans des pensions de famille. Il rentre en France en 1899. L'affaire Dreyfus finira par lui donner raison — le capitaine sera réhabilité en 1906, quatre ans après la mort de Zola. Le 29 septembre 1902, il est retrouvé mort chez lui, rue de Bruxelles à Paris, asphyxié par les émanations d'une cheminée bouchée. Sa femme, à ses côtés, survit de justesse. Accident ? Officiellement, oui. Mais dès les premières heures, la rumeur d'un assassinat court : un couvreur antidreyfusard aurait, disait-on, obstrué le conduit pendant des travaux, en pleine nuit. Trente-et-un ans plus tard, en 1953, un vieil ouvrier confessera sur son lit de mort avoir participé au crime. Vérité, affabulation ? On ne le saura jamais tout à fait. Ses obsèques rassemblent une foule immense au Panthéon — Anatole France y prononce un discours resté célèbre : « Il fut un moment de la conscience humaine. » En 1908, ses cendres sont transférées au Panthéon, sous les huées de la droite antidreyfusarde et un coup de revolver tiré sur Alfred Dreyfus en personne, présent à la cérémonie. Zola repose désormais face à Victor Hugo, celui qu'enfant il vénérait plus que tout. La boucle est bouclée — celle d'un homme qui, plus qu'aucun autre, aura mis sa plume au service de ceux qui n'en avaient pas.
Rue Emmaüs d'Export
patrimoineRue Enrico Fermi
patrimoineRue Estelle Darsanesing
patrimoineRue Eugène Dayot
patrimoineRue Eugène Sue
patrimoineRue Eugénie Adois
patrimoineRue Eustache Martial
patrimoineRue Évariste de Parny
patrimoineRue Expédit Grondin
patrimoineRue Félix Guyon
patrimoineRue Ferdinand Buisson
patrimoineRue Fernandel
patrimoineRue Francis Sautron
patrimoineRue François Coupou
patrimoineRue François de Mahy
patrimoineRue Franz Mehring
patrimoineRue Frédérick Jackson
patrimoineRue Frédéric Sauvage
patrimoineRue Gabriel Péri
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Méliès
patrimoineRue Georges Sorel
patrimoineRue Georgi Dimitrov
patrimoineRue Gustave Eiffel
patrimoineRue Heinrich Finck
patrimoineRue Henri Barbusse
patrimoineRue Henri Lapierre
patrimoineRue Henri Wallon
patrimoineRue Herbert Marcuse
patrimoineRue Herbert Spencer
patrimoineRue Hoarau Martin
patrimoineRue Jacqueline
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jacques Duclos
patrimoineRue Jean Baptiste Biot
patrimoineRue Jean Bernard Jauréguiberry
patrimoineRue Jean Bertho
patrimoineRue Jean Giono
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jérome Bosch
patrimoineRue Jesse Owens
patrimoineRue Joseph Bédier
patrimoineRue Joseph Hubert
patrimoineRue Joseph Massonel
patrimoineRue Joseph Richard
patrimoineRue Joseph Say
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Jules Vallès
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Karl Marx
patrimoineRue Labourdonnais
patrimoineRue Lawrence d'Arabie
patrimoineRue Leconte de Lisle
patrimoineRue Léo Frankel
patrimoineRue Leo Lagrange
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Leonardo de Vinci
patrimoineRue Léon de Lepervanche
patrimoineRue Léon Dierx
patrimoineRue Lislet Geoffroy
patrimoineRuelle Albert Camus
patrimoineRuelle Armand Gensonne
patrimoineRuelle Balard
patrimoineRuelle Beccaria
patrimoineRuelle Béla Bartók
patrimoineRuelle Béla Kun
patrimoineRuelle Bossano
patrimoineRuelle Calvin
patrimoineRuelle Cambronne
patrimoineRuelle Cao Bang
patrimoineRuelle Catilina
patrimoineRuelle Chardin
patrimoineRuelle Chef Bale
patrimoineRuelle Chopin
patrimoineRuelle Christophe Colomb
patrimoineRuelle Corneille
patrimoineRuelle Dachau
patrimoineRuelle de Bougainville
patrimoineRuelle de la Boucherie
patrimoineRuelle de la Pétanque
patrimoineRuelle de la Source Blanche
patrimoineRuelle des Dodos
patrimoineRuelle des Frères Lumière
patrimoineRuelle des Limites
patrimoineRuelle des Maraichers
patrimoineRuelle du Cambodge
patrimoineRuelle du Stade
patrimoineRuelle Edouard Vaillant
patrimoineRuelle Esther
patrimoineRuelle Étienne Dolet
patrimoineRuelle Eugène Ionesco
patrimoineRuelle Georges Canguilhem
culturePhilosophe spécialiste d'épistémologie — cette branche de la philosophie qui se consacre à l'étude critique des sciences pour en interroger l'origine logique, la valeur et la portée —, Georges Canguilhem (1904-1995) fut aussi un homme d'action au moment le plus grave. Dès le vote des pleins pouvoirs à Pétain, en juillet 1940, il se met en congé de l'université en signe de refus, puis entreprend, à trente-six ans, des études de médecine qu'il achève en 1941. Il rejoint alors la Résistance dans l'un des grands maquis d'Auvergne, le Mont-Mouchet, où il devient médecin des combattants sous le pseudonyme de « Lafont », participant notamment aux violents combats de juin 1944. Il en sortira avec la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance. Son grand livre naît de cette double vie : Le Normal et le Pathologique (1943, thèse de médecine), où il propose une pensée neuve de la maladie — le pathologique n'y est plus une simple déviation par rapport au sain, mais une autre norme que le vivant se donne pour survivre. Cette réflexion sur le vivant, le corps et la vie transformera durablement la médecine, la biologie et la psychiatrie. En 1955, il succède à Gaston Bachelard à la direction de l'Institut d'histoire des sciences et des techniques, poursuivant une véritable dynastie française de l'épistémologie : Bachelard → Canguilhem → Foucault, chacun renouvelant l'œuvre de son maître. Car Canguilhem fut le professeur d'une génération entière : Michel Foucault (dont il dirigea la thèse), Louis Althusser, Pierre Bourdieu, Gilles Deleuze, Jacques Derrida — tous reconnaîtront sa dette. Foucault dira à sa mort : « Il n'y a pas un philosophe français important de la seconde moitié du XXᵉ siècle qui n'ait été formé par Canguilhem. » Il mourut discrètement en 1995, en Marne-la-Vallée, à quatre-vingt-onze ans. Discret, exigeant, il fut de ces maîtres qui ne cherchent pas la gloire — mais dont la pensée irrigue en silence tout un siècle.
Ruelle Goya
patrimoineRuelle Grotius
patrimoineRuelle Gutenberg
patrimoineRuelle Henri Grégoire
patrimoineRuelle Hervé Faye
patrimoineRuelle Jacques Coeur
patrimoineRuelle Jacques Ibert
patrimoineRuelle Jean Cayrol
patrimoineRuelle Jean Giraudoux
patrimoineRuelle Jean Hinglo
patrimoineRuelle Jean-Jacques Henner
patrimoineRuelle Jean-Paul Sartre
culturePhilosophe, romancier, dramaturge, essayiste, journaliste politique — Jean-Paul Sartre (1905-1980) fut l'intellectuel le plus influent de la France de l'après-guerre, incarnation même de la figure de « l'intellectuel engagé ». Sa pensée, l'existentialisme, se résume en une formule fulgurante : « L'existence précède l'essence ». Autrement dit, l'être humain ne naît pas avec un but ou une nature définis ; il est d'abord une existence libre, condamnée à se choisir à chaque instant. Ses actes construisent, jour après jour, ce qu'il est — jusqu'à la mort, qui le fige enfin dans une essence. Cette philosophie de la liberté et de la responsabilité éclate dans son grand œuvre philosophique L'Être et le Néant (1943), et se déploie dans ses romans (La Nausée, 1938), ses pièces (Huis clos, Les Mains sales), et sa splendide autobiographie Les Mots (1964). Politiquement, Sartre incarne dès la fin de la guerre une gauche radicalement critique du capitalisme occidental. Longtemps compagnon de route du Parti communiste sans jamais y adhérer, il rompt avec l'URSS après l'écrasement de la révolte hongroise en 1956, puis avec toute forme d'orthodoxie communiste après l'invasion de la Tchécoslovaquie en 1968. Il se rapproche alors des mouvements gauchistes issus de Mai 68, dont il partage un temps le maoïsme. Cette trajectoire l'opposa à son ami de jeunesse Raymond Aron, philosophe libéral et atlantiste — d'où la formule célèbre : « Il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron. » En 1964, il refuse le prix Nobel de littérature, geste inédit dans l'histoire : « Un écrivain doit refuser de se laisser transformer en institution. » Sa vie sentimentale et intellectuelle fut inséparable de celle de Simone de Beauvoir, avec qui il scella en 1929 un pacte de couple libre, sans mariage, mais avec une complicité à vie qui durera cinquante-et-un ans. Ils reposent ensemble au cimetière du Montparnasse.
Ruelle Joachim du Bellay
patrimoineRuelle Joseph Lebrix
patrimoineRuelle Josué de Castro
patrimoineRuelle Ledru-Rollin
patrimoineRuelle Leibniz
patrimoineRuelle Marc Bloch
patrimoineRuelle Marcel Cachin
patrimoineRuelle Maxime Gorki
patrimoineRuelle Michel Ange
patrimoineRuelle Nicolas Gogol
patrimoineRuelle Olivier Metra
patrimoineRuelle Paul Vaillant Couturier
patrimoineRuelle Pierre Cot
patrimoineRuelle Pierre de Coubertin
patrimoineRuelle Pierre de Ronsard
patrimoineRuelle Proudhon
patrimoineRuelle Raphaël
patrimoineRuelle René Barthélemy
patrimoineRuelle Romain Gary
patrimoineRuelle Rubinstein
patrimoineRuelle Saint-Ange
patrimoineRuelle Sidonie Colette
patrimoineRuelle Verdi
patrimoineRuelle Vincent d'Indy
patrimoineRue Louis Breguet
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Mahavel
patrimoineRue Marcel Carné
patrimoineRue Mardé Moutou Minatchy
patrimoineRue Marius et Ary Leblond
patrimoineRue Martin Luther King
patrimoineRue Maryse
patrimoineRue Maurice Thorez
patrimoineRue Mendeleïev
patrimoineRue Michael Faraday
patrimoineRue Michel Joseph
patrimoineRue Modibo Keita
patrimoineRue Nelson Mandela
patrimoineRue Odette Mofy
patrimoineRue Pallu de la Barrière
patrimoineRue Paul Barret
patrimoineRue Paul Éluard
patrimoineRue Paul Féval
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Picasso
patrimoineRue Pierre Bretonneau
patrimoineRue Pierre Brossolette
patrimoineRue Pierre Cavane
patrimoineRue Pierre Martin
patrimoineRue Pierre Monatte
patrimoineRue Plandre Chenier
patrimoineRue Poulot Olivier
patrimoineRue Ralaimongo Dussac
patrimoineRue Raymond Vénérosy
patrimoineRue Renaudière de Vaux
patrimoineRue René Dufestin
patrimoineRue René Michel
patrimoineRue Rio de Janeiro
patrimoineRue Robert Ballanger
patrimoineRue Robert Schumann
patrimoineRue Robespierre
patrimoineRue Roland Garros
patrimoineRue Roland Hoareau
patrimoineRue Romain Rolland
patrimoineRue Rosa Luxemburg
patrimoineRue Rudyard Kipling
patrimoineRue Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Rue Saint-Ange Doxile
patrimoineRue Sainte-Lucie
patrimoineRue Salvador Allende
patrimoineRue Sarda Garriga
patrimoineRue Savorgnan de Brazza
patrimoineRue Serge Bourhis
patrimoineRue Simone Morin
patrimoineRue Simon Pernic
patrimoineRue Stevenson
patrimoineRue Sully Prudhomme
patrimoineRue Théodore Drouet
patrimoineRue Thérésien Cadet
patrimoineRue Thomas Seebeck
patrimoineRue Tourè
patrimoineRue Valmy
patrimoineRue Van Dick
patrimoineRue Vélasquez
patrimoineRue Vénérosy Raymond
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victor Schœlcher
patrimoineRue Vincent Scotto
patrimoineRue Walt Disney
patrimoineRue William Blake
patrimoineRue Yves Dalleau
patrimoineSentier Littoral
patrimoineSquare Carambole
patrimoineSquare du Mozambique
patrimoineVoie BUS
patrimoine