Rues de Le Cannet
316 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire du Picolaret
patrimoineAllée Dany Bernard
patrimoineAllée de Dédéla
patrimoineAllée de Provence
patrimoineAllée des Amandiers
patrimoineAllée des Bougainvilliers
patrimoineAllée des Colibris
patrimoineAllée des Colombes
patrimoineAllée des Cougoussolles
patrimoineAllée des Grands Bassins
patrimoineAllée des Jasmins
patrimoineAllée des Mésanges
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Réservoirs
patrimoineAllée du 8 Mai
patrimoineAllée du Charron
patrimoineAllée du Docteur Calmette
patrimoineAllée Gour de Coule
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Mont-Rose
patrimoineAllée Pierre Bachelet
patrimoineAllée Provencale
patrimoineAllée Saint-Charles
patrimoineAllée Simone Veil
patrimoineAncien Chemin de Mougins
patrimoineAncien Chemin du Pézou
patrimoineAvenue Albert 1er
patrimoineAvenue Bellevue
patrimoineAvenue Charlotte
patrimoineAvenue de Bir-Hakeim
patrimoineAvenue de la Borde
patrimoineAvenue de la Pinède
patrimoineAvenue de l'Aubarède
patrimoineAvenue de Lyon
patrimoineAvenue des Broussailles
patrimoineAvenue des Cigales
patrimoineAvenue des Coteaux
patrimoineAvenue des Écoles
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Oeillets
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Roches
patrimoineAvenue des Tignes
patrimoineAvenue de Touraine
patrimoineAvenue Dolce Farniente
patrimoineAvenue du Camp Long
patrimoineAvenue du Campon
patrimoineAvenue du Docteur Capony
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue du Maréchal Juin
patrimoineAvenue du Petit Juas
patrimoineAvenue Franklin Roosevelt
patrimoineAvenue Gaston Cauvin
patrimoineAvenue Gentil
patrimoineAvenue Georges Pompidou
patrimoineAvenue Howarth
patrimoineAvenue Jean Mermoz
patrimoineAvenue Lacour
patrimoineAvenue Marie France
patrimoineAvenue Maurice Cheval
patrimoineAvenue Maurice Jeanpierre
patrimoineAvenue Michel Jourdan
patrimoineAvenue Mont-Joli
patrimoineAvenue Notre-Dame-des-Anges
patrimoineAvenue Regina
patrimoineAvenue Saint-Jean
patrimoineAvenue Saint-Pierre
patrimoineAvenue Thiers
patrimoineAvenue Victoria
patrimoineAvenue Ziem
patrimoineBoulevard Carnot
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.
Boulevard de la République
patrimoineBoulevard du Four à Chaux
patrimoineBoulevard du Nord
patrimoineBoulevard du Périer
patrimoineBoulevard Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Boulevard Jacques Monod
patrimoineBoulevard Jean Monod
patrimoineBoulevard Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Boulevard Olivetum
patrimoineBoulevard Paul Doumer
patrimoineBoulevard Sadi Carnot
histoireIssu d'une des grandes lignées républicaines et scientifiques françaises — petit-fils du révolutionnaire Lazare Carnot et neveu du physicien Sadi Carnot, père de la thermodynamique — Marie François Sadi Carnot (1837-1894) suivit d'abord la voie familiale : Polytechnique, ingénieur des Ponts et Chaussées. Républicain modéré, il devint président de la Troisième République en 1887, après que le scandale des décorations eut contraint son prédécesseur Jules Grévy (1807-1891) à démissionner — le gendre de Grévy monnayait honteusement des Légions d'honneur. Réputé pour sa rigueur et son honnêteté dans une République secouée par les scandales, Carnot dut affronter une société française agitée : le retentissant scandale de Panama (1892), où plusieurs centaines de députés et de journaux s'étaient laissés corrompre par la Compagnie interocéanique de Ferdinand de Lesseps, ruinée après l'échec du percement du canal ; les attentats anarchistes qui frappaient Paris (Vaillant à la Chambre des députés, Ravachol, Émile Henry au café Terminus…) ; et la crise boulangiste, du nom du général Georges Boulanger (1837-1891), populaire et menaçant, qui rêvait d'un pouvoir personnel et d'une revanche militaire contre l'Allemagne pour reconquérir l'Alsace-Moselle, cédée par le traité de Francfort en 1871. La politique extérieure de Carnot poursuivit l'expansion coloniale (Afrique, Indochine) tout en se rapprochant de la Russie tsariste — jetant les bases de l'alliance qui structurera le début du XXᵉ siècle. Sa fin fut brutale : à Lyon, le 24 juin 1894, alors qu'il quittait un banquet à la Chambre de commerce, il fut poignardé par Sante Caserio, jeune boulanger anarchiste italien de vingt-et-un ans, qui vengeait ainsi l'exécution récente de Vaillant. Ses funérailles nationales rassemblèrent des centaines de milliers de Parisiens en deuil. Il fut inhumé au Panthéon — seul président de la Troisième République à y entrer directement à sa mort. Avez-vous déjà entendu parler de son oncle et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Carnot.
Boulevard Saint-Charles
patrimoineCanal de la Siagne
patrimoineChâteau de Garibondy
patrimoineChemin de Bel Air
patrimoineChemin de Carimaï
patrimoineChemin de Garibondy
patrimoineChemin de la Baronne
patrimoineChemin de la Bastière
patrimoineChemin de la Borde
patrimoineChemin de la Frayère
patrimoineChemin de l'Aire
patrimoineChemin de la Merlette
patrimoineChemin de la Puade
patrimoineChemin de la Tousque
patrimoineChemin de l'Aubarède
patrimoineChemin de l'Estelle
patrimoineChemin de l'Industrie
patrimoineChemin de l'Institut d'Actinologie
patrimoineChemin de l'Olivet
patrimoineChemin de l'Orme
patrimoineChemin des Campelières
patrimoineChemin des Chichourliers
patrimoineChemin des Collines
patrimoineChemin des Écoliers
patrimoineChemin des Escarasses
patrimoineChemin des Fades
patrimoineChemin des Hauts de l'Olivet
patrimoineChemin des Lauriers
patrimoineChemin des Plaines
patrimoineChemin des Tignes
patrimoineChemin des Vallons
patrimoineChemin de Villamont
patrimoineChemin d'Olivet
patrimoineChemin du Belvédère
patrimoineChemin du Cannet
patrimoineChemin du Carimaï
patrimoineChemin du Claus
patrimoineChemin du Colombier
patrimoineChemin du Ferrandou
patrimoineChemin du Perier
patrimoineChemin du Piccolaret
patrimoineChemin du Porrichon
patrimoineChemin du Refuge
patrimoineChemin du Vieux-Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin Font de Gallou
patrimoineChemin Gavary
patrimoineChemin mon Oustaou
patrimoineChemin Mon Oustaou
patrimoineChemin Mounier
patrimoineChemin Romain
patrimoineChemin Rural du Pezou
patrimoineChemin Saint-Joseph
patrimoineEscalier de l'Escalinado
patrimoineImpasse Alice de Dalmassy
patrimoineImpasse Avenue de l'Aubarède
patrimoineImpasse Bel Air
patrimoineImpasse Bellevue
patrimoineImpasse Bracco
patrimoineImpasse Buffon
patrimoineImpasse Clerissy
patrimoineImpasse de Bel Air
patrimoineImpasse de l'Ancienne Poste
patrimoineImpasse de l'Aubarède
patrimoineImpasse de l'Horloge
patrimoineImpasse de l'Olivette
patrimoineImpasse de l'Olivier
patrimoineImpasse des Campelières
patrimoineImpasse des Carrières
patrimoineImpasse des Cigales
patrimoineImpasse des Danys
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Plaines
patrimoineImpasse des Réservoirs
patrimoineImpasse des Roses
patrimoineImpasse des Terrasses
patrimoineImpasse de Villamont
patrimoineImpasse d'Ormesson
patrimoineImpasse du Bon Coin
patrimoineImpasse Emieux
patrimoineImpasse Freinet
patrimoineImpasse Macchia
patrimoineImpasse Mathieu
patrimoineImpasse Maurice Jean-Pierre
patrimoineImpasse Napoléon
patrimoineImpasse Revelat
patrimoineImpasse Saint-Pierre
patrimoineImpasse Turgot
patrimoineImpasse Verdin
patrimoineLa Provençale
patrimoineLes pinèdes
patrimoineLes Pins Parasols
patrimoineMontée Bellevue
patrimoineMontée des Oliviers
patrimoineMontée des Pins
patrimoinePassage Napoléon
patrimoinePassage Sainte-Catherine
patrimoinePlace Bellevue
patrimoinePlace du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Place Pierre Sauvaigo
patrimoinePlace Vila Do Condé
patrimoineRésidence fleurs de France
patrimoineRésidence les Hauts de L'Olivet 1
patrimoineRond-Point Agnibilekrou
patrimoineRond-Point de Grande Bretagne
patrimoineRoute des Bréguières
patrimoineRoute de Serra Capeou
patrimoineRoute de Valbonne
patrimoineRoute du Cannet
patrimoineRue Abbé Ardisson
patrimoineRue Albert Camus
patrimoineRue Auguste Cavasse
patrimoineRue Auguste Taba
patrimoineRue Auguste Tavel
patrimoineRue Barcelonnette
patrimoineRue Bel Respiro
patrimoineRue Branly
patrimoineRue Brève
patrimoineRue Buffon
patrimoineRue Casimir Raynaud
patrimoineRue Claire
patrimoineRue Colbert
patrimoineRue Czernicky
patrimoineRue Daniel
patrimoineRue de Berne
patrimoineRue de Bruxelles
patrimoineRue de Cannes
patrimoineRue de Dunkerque
patrimoineRue de France
patrimoineRue de Grignan
patrimoineRue de Jonquières
patrimoineRue de Königstein
patrimoineRue de l'Abreuvage
patrimoineRue de la Calade
patrimoineRue de la Cité des Jardins
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Pérée
patrimoineRue de la Placette
patrimoineRue de la Ponchude
patrimoineRue de l'Arc
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Est
patrimoineRue de Liège
patrimoineRue de Lille
patrimoineRue de l'Orangeraie
patrimoineRue de l'Ouest
patrimoineRue de Madrid
patrimoineRue de Moscou
patrimoineRue de Paris
patrimoineRue des Ardissons
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patrimoineRue des Danys
patrimoineRue de Seppois
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natureRue des Gourrins
patrimoineRue des Hautes Bréguières
patrimoineRue de Simiane
patrimoineRue des Lentisques
patrimoineRue des Michels
patrimoineRue des Moulières
patrimoineRue des Muriers
patrimoineRue des Myrtes
patrimoineRue des Oliviers
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patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Voutes
patrimoineRue de Terrefial
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patrimoineRue Docteur Émile Roux
patrimoineRue d'Ormesson
patrimoineRue du Bosquet
patrimoineRue du Canal
patrimoineRue du Colonel Mattei
patrimoineRue du Commandant Lamy
patrimoineRue du Cros
patrimoineRue du Docteur Calmette
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Lieutenant de Noircarme
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pas de Gallou
patrimoineRue du Prince Albert
patrimoineRue Edouard Codou
patrimoineRue Font Calvy
patrimoineRue Forville
patrimoineRue François Rebuffel
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Geoffroy Saint-Hilaire
patrimoineRue Georges Guynemer
patrimoineRue Goupillières
patrimoineRue Henri Germain
patrimoineRue Henri Lebasque
patrimoineRue Jean Borotra
patrimoineRue Jean-Jacques Sardou
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Königstein
patrimoineRue Le Goff
patrimoineRue Louis Icard
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Masséna
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patrimoineRue Notre-Dame-des-Anges
patrimoineRue Pierre Bonnard
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patrimoineRue Rapide
patrimoineRue Raymond Veroul
patrimoineRue Roger
patrimoineRue Sainte-Catherine
patrimoineRue Sainte-Thérèse
patrimoineRue Saint-Sauveur
patrimoineRue Tano Dou Drac
patrimoineRue Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1885) naquit à Besançon le 7 ventôse de l'an X — soit le 26 février 1802 dans le calendrier révolutionnaire encore en usage. Poète, romancier, dramaturge, mais aussi (moins connu) dessinateur de génie — il laissa près de quatre mille dessins d'une audace visionnaire admirée par Delacroix —, il fut le père incontesté du romantisme français depuis la fameuse bataille d'Hernani (25 février 1830), soirée fondatrice où jeunes romantiques et académiques en vinrent presque aux mains au Théâtre-Français. Son œuvre est monumentale : Notre-Dame de Paris (1831), Ruy Blas, Les Misérables (1862, son sommet mondial), L'Homme qui rit, Quatre-vingt-treize, sans oublier les sublimes poèmes des Contemplations et des Châtiments, et l'immense fresque de La Légende des siècles. Sa carrière politique ne fut pas moindre. Nommé pair de France en 1845, il fut élu député de Paris en 1848, prit position contre la peine de mort — le combat de toute sa vie — et défendit ardemment la République. Le coup d'État du 2 décembre 1851 fomenté par Louis-Napoléon Bonaparte (le futur Napoléon III) le contraignit à un exil de dix-neuf ans, d'abord en Belgique, puis dans les îles anglo-normandes de Jersey puis Guernesey, où il écrivit ses plus grandes œuvres. Quand Napoléon III lui offrit l'amnistie en 1859, il refusa avec ces mots devenus proverbes : « Quand la liberté rentrera, je rentrerai. » Il tint parole et ne rentra que le 5 septembre 1870, deux jours après la chute de l'Empire, acclamé à la gare du Nord par une foule immense. Sa vie fut aussi celle des grands deuils : la mort noyée de sa fille Léopoldine en 1843, à dix-neuf ans, dans la Seine à Villequier — deuil fondateur qui inspirera le déchirant « Demain, dès l'aube… » — et la double vie sentimentale entre son épouse Adèle Foucher et sa muse Juliette Drouet, avec qui il vécut une passion secrète de cinquante ans. Il mourut d'une pneumonie à Paris le 22 mai 1885, à quatre-vingt-trois ans. Deux millions de personnes défilèrent devant sa dépouille sur les Champs-Élysées avant qu'il ne soit conduit au Panthéon, dans un simple corbillard de pauvre qu'il avait demandé par testament. Le Panthéon avait été rendu au culte laïque exprès pour l'accueillir. Il fut ainsi non seulement l'homme d'un siècle, mais le siècle en un homme.
Rue Victorien Sardou
patrimoineSentier de Découverte du Dédéla
patrimoineTraverse de l'Arc
patrimoineTraverse de l'Escalinado
patrimoineTraverse de l'Estelle
patrimoineTraverse des Moulières
patrimoineTraverse de Villamont
patrimoineTraverse du Roy
patrimoineTraverse Saint-Antoine
patrimoineTraverse Sassot
patrimoineTraverse Victoria Albert
patrimoineVieux Chemin de Mougins
patrimoineVieux Chemin de Vallauris
patrimoineVoie Julia
patrimoineVoie Palm Express - Bd Carnot/RdPt Grande Bretagne
sciencesFils du grand Lazare Carnot (1753-1823) — mathématicien, ministre de la Guerre et « Organisateur de la Victoire » sous la Révolution française —, Sadi Carnot (1796-1832) fut, comme son père, formé à Polytechnique. Il n'a laissé qu'un seul livre, mais quel livre : les Réflexions sur la puissance motrice du feu, publiées à ses frais en 1824, à vingt-huit ans. Cet ouvrage passé quasi inaperçu à sa parution deviendra, quelques décennies plus tard, l'un des textes fondateurs de la science moderne. Carnot y étudie le fonctionnement des machines thermiques, ces systèmes qui convertissent la chaleur en énergie mécanique — celle qui met en mouvement une roue, une turbine, un piston. Il montre qu'une machine idéale décrit un cycle entre deux sources de chaleur, une chaude et une froide, et que son rendement maximum ne dépend que de la différence de température entre ces deux sources, jamais de la nature du fluide utilisé. Ce résultat fulgurant jetait les bases du deuxième principe de la thermodynamique, que formalisera plus tard l'Allemand Rudolph Clausius (1822-1888) en 1850. Du fameux cycle de Carnot sont issues d'innombrables applications de la vie quotidienne : les moteurs des voitures (cycle Diesel pour le gazole, cycle Beau de Rochas pour l'essence), les réfrigérateurs, les climatiseurs, les pompes à chaleur. Chose bouleversante : Carnot mourut du choléra à 36 ans, lors de l'épidémie parisienne de 1832. Selon les usages sanitaires de l'époque, ses carnets scientifiques furent brûlés pour éviter la contagion — des années de recherches disparurent en fumée. Les fragments retrouvés ont montré qu'il avait aussi entrevu, bien avant les autres, la loi de conservation de l'énergie. Avez-vous déjà entendu parler de son neveu et homonyme Sadi Carnot ? On lui attribue généralement les rues Sadi Carnot.