Rues de Le Blanc
366 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
2ème Impasse des Alouettes
patrimoine3ème Impasse des Alouettes
patrimoine4ème Impasse des Alouettes
patrimoine5ème Impasse des Alouettes
patrimoine6ème Impasse des Alouettes
patrimoineAllée Alain Fournier
patrimoineAllée André-Marie Ampère
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Fresnes
patrimoineAllée des Résolières
patrimoineAllée des Sablières
patrimoineAllée Gaspard Monge
patrimoineAncien Chemin de Fer du Blanc à Montluçon
patrimoineAncien Chemin de Fer du Blanc à Montmorillon
patrimoineAncien Chemin de Pouligny
patrimoineAncienne Voie Romaine
patrimoineAvenue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Avenue Pierre Mendès France
patrimoineBoulevard Chanzy
patrimoineBoulevard Clément Laurier
patrimoineBoulevard François Mitterrand
patrimoineBoulevard John Kennedy
patrimoineBoulevard Mangin de Beauvais
patrimoineChemin de Grange-en-Haut
patrimoineChemin de la Brèche
patrimoineChemin de la Cubissolle
patrimoineChemin de la Guerleterie
patrimoineChemin de la Tête Noire
patrimoineChemin de la Verdurette
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin des Borderies
patrimoineChemin des Goulets
patrimoineChemin des Grands Champs
patrimoineChemin des Résolières
patrimoineChemin des Sigoulants
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Villiers
patrimoineChemin du Bois Bichier
patrimoineChemin du Grand-Beaulieu
patrimoineChemin Latéral
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural de Beaulieu à la Liotière
patrimoineChemin Rural de Beaulieu à Rolnier
patrimoineChemin Rural de Beaulieu au Blanc
patrimoineChemin Rural de Beauregard à Villiers
patrimoineChemin Rural de Bélâbre au Blanc
patrimoineChemin Rural de Bougé au Blanc
patrimoineChemin Rural de Concremiers à Pouzioux
patrimoineChemin Rural de Dintes à Cambrai
patrimoineChemin Rural de Font-Blanc à Muant
patrimoineChemin Rural de la Botrie
patrimoineChemin Rural de la Cave de Font-Blanc
patrimoineChemin Rural de la Cave Font-Blanc à Coulvray
patrimoineChemin Rural de la Cave Font-Blanc à Madrolles
patrimoineChemin Rural de la Coulaudière
patrimoineChemin Rural de la Ferrande à la Prairie de L'Ipaudière
natureChemin Rural de la Fontaine
patrimoineChemin Rural de la Fontaine à Vilnet
patrimoineChemin Rural de la Forêt à Madrolles
natureChemin Rural de la Garenne du Blanc aux Âges
patrimoineChemin Rural de la Grande Ruelle
patrimoineChemin Rural de la Grande Traverse
patrimoineChemin Rural de la Martellerie au Champ Écuelle
patrimoineChemin Rural de la Poirière aux Fourdines
patrimoineChemin Rural de la Prairie
natureChemin Rural de la Prairie au Cheval Blanc
natureChemin Rural de la Rauderie
patrimoineChemin Rural de la Relanderie au Châtelet
natureChemin Rural de la Relanderie aux Daubours
natureChemin Rural de la Renaissance
patrimoineChemin Rural de la Ruelle des Bichères
patrimoineChemin Rural de la Trav
patrimoineChemin Rural de la Villerie
patrimoineChemin Rural de la Villerie à Avant
patrimoineChemin Rural de l'Étang de Romefort à Rouilly
natureChemin Rural de Mont-la-Chapelle à la Bautrie
patrimoineChemin Rural de Muant à Coulvray
patrimoineChemin Rural de Nerveau à la Muzardière
patrimoineChemin Rural de Nerveau aux Frères
patrimoineChemin Rural d'Envaux à Visais
patrimoineChemin Rural de Pouzioux à Nerveau
patrimoineChemin Rural de Rolnier à Ruffec-le-Château
patrimoineChemin Rural de Rolnier au Blanc
patrimoineChemin Rural de Rosnay à Vilnet
patrimoineChemin Rural des Âges à Bélâbre
patrimoineChemin Rural des Âges à la Petite Planchette
patrimoineChemin Rural de Saint-Aigny
patrimoineChemin Rural de Saint-Aigny à Concremiers
patrimoineChemin Rural de Saint-Savin au Blanc
patrimoineChemin Rural de Saint-Savin au Blanc (Voie Romaine)
patrimoineChemin Rural des Brosses au Blanc
patrimoineChemin Rural des Chézeaux à Beauséjour
patrimoineChemin Rural des Côteaux
patrimoineChemin Rural des Daubours
patrimoineChemin Rural des Daubours à la Ferrande
patrimoineChemin Rural des Grandes Bouiges
patrimoineChemin Rural des Grands Bareaux
patrimoineChemin Rural des Granges à Nerveau
patrimoineChemin Rural des Granges au Cerf Thibault
patrimoineChemin Rural des Groges
patrimoineChemin Rural des Hauts Tuluts
patrimoineChemin Rural des Justices
patrimoineChemin Rural des Levraults
patrimoineChemin Rural des Levraults à la Molière
patrimoineChemin Rural des Levraults aux Granges
patrimoineChemin Rural des Marnes à la Prairie
natureChemin Rural des Pouzioux au Blanc
patrimoineChemin Rural des Puy-Lambourg
patrimoineChemin Rural des Suchauds à la D951
patrimoineChemin Rural des Terres Fortes
patrimoineChemin Rural de Vilnet au Terrier-Latray
patrimoineChemin Rural de Visais à Rosnay
patrimoineChemin Rural de Visais aux Marnes
patrimoineChemin Rural du Blanc à Bélâbre
patrimoineChemin Rural du Blanc à Châtillon
patrimoineChemin Rural du Blanc à Rolnier
patrimoineChemin rural du Blanc au Bouchet
patrimoineChemin Rural du Blanc aux Âges
patrimoineChemin Rural du Breuil à Madrolles
patrimoineChemin Rural du Cerf Thibault
patrimoineChemin Rural du Champ de Vaux
patrimoineChemin Rural du Champ Tulut
patrimoineChemin rural du Fond
patrimoineChemin Rural du Grand Bassin
patrimoineChemin Rural du Marchais
patrimoineChemin Rural Latéral à la Voie
patrimoineChemin Sentier de la D27 à la Villerie
patrimoineCité Nord de Saint-Aigny
patrimoineCour de la Gare
patrimoineCour de la Tisserie
patrimoineCour des Moines
patrimoineDeuxième Impasse des Ménigouttes
patrimoineEspace de la Congrégation des Sœurs Jeanne-Delanoue
patrimoineFausse Rue des Récollets
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse Aristide Briand
patrimoineImpasse de Baugé
patrimoineImpasse de la Berthaudière
patrimoineImpasse de la Croix
patrimoineImpasse de l'Aérodrome
sciencesImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grande Rue
patrimoineImpasse de Ruffec
patrimoineImpasse des Borderies
patrimoineImpasse des Gaudières
patrimoineImpasse des Récollets
patrimoineImpasse du Donjon
patrimoineImpasse du Four
patrimoineImpasse du Paradis
patrimoineImpasse Lionel Bordessolles
patrimoineImpasse Montorgueil
patrimoineImpasse Rue de Bélâbre
patrimoineImpasse Saint-Cyran
patrimoineLigne de Port-de-Piles à Argenton-sur-Creuse
patrimoineLigne de Saint-Benoît au Blanc
patrimoinePassage de la Croix de Varennes
patrimoinePassage des Frères Hénault
patrimoinePassage du Donjon
patrimoinePassage République
patrimoinePlace André Gasnier
patrimoinePlace de la Bergeronnette
patrimoinePlace de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Place de la Palisse
patrimoinePlace des Hautes Tours
patrimoinePlace des Récollets
patrimoinePlace du Bateau
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoinePlace du Général de Gaulle
patrimoinePlace du Puits
patrimoinePlace Naillac
patrimoinePremière Impasse des Alouettes
patrimoinePremière Impasse des Ménigouttes
patrimoineQuai André Liesse
patrimoineQuai Aubépin
patrimoineRoute de Bélâbre
patrimoineRoute de Blois
patrimoineRoute de Châtillon
patrimoineRoute de Concremiers
patrimoineRoute de Cors
patrimoineRoute de la Grand-Borne
patrimoineRoute de Nerveau
patrimoineRoute de Poitiers
patrimoineRoute des Âges
patrimoineRoute de Tilloux
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Abbé Pierre
patrimoineRue Albert Chichery
patrimoineRue Amiral Barjot
patrimoineRue André Fernand
patrimoineRue André Parpirolles
patrimoineRue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Baptiste Marcet
patrimoineRue Blaise Pascal
sciences« L'homme est un roseau pensant », « Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie »… Les Pensées de Blaise Pascal (1623-1662) sont un incontournable de la philosophie française. Le penseur y décrit la condition humaine avec une profondeur pénétrante qui laisse difficilement indifférent. Il voit en Dieu la réponse à la faiblesse de l'Homme, qui ne peut ni douter de tout ni tout savoir absolument — ce en quoi il s'oppose au rationalisme de Descartes, qu'il jugeait trop orgueilleux : pour Pascal, Dieu se sent « au cœur, non à la raison ». Toute son œuvre porte la trace d'une nuit fondatrice : le 23 novembre 1654, il vit une expérience mystique bouleversante qu'il note fébrilement sur un parchemin — le fameux « Mémorial » — cousu dans la doublure de son pourpoint et qu'il portera sur lui jusqu'à sa mort, à trente-neuf ans. Une brièveté qui n'aura empêché ni sa géniale carrière de mathématicien et de physicien, ni la révolution philosophique qu'il aura, en si peu de temps, laissée derrière lui. Inventeur à dix-neuf ans d'une machine à calculer — la fameuse Pascaline, ancêtre lointain de nos ordinateurs, voir l'image — Blaise Pascal fut aussi l'un des plus grands physiciens de son siècle. On lui doit notamment l'expérience du crève-tonneau : introduire dans un tonneau fermé un fin tuyau vertical de plusieurs mètres, puis le remplir d'eau. À partir d'une certaine hauteur, la pression exercée par la petite colonne d'eau du tuyau suffit à faire exploser le tonneau ! En 1648, il mit également son beau-frère à contribution pour gravir le puy de Dôme avec un baromètre au mercure, prouvant que la colonne baissait en altitude — preuve définitive de l'existence de la pression atmosphérique et démentant les cartésiens qui prétendaient que « la nature a horreur du vide ». C'est d'ailleurs en son honneur que l'unité internationale de pression s'appelle le pascal (1 hectopascal = 100 pascals) — celle-là même qu'affichent les baromètres et les bulletins météo. La pression correspond à une force par unité de surface. Qu'est-ce qu'une force, au fait ?
Rue Charles Perrault
patrimoineRue d'Avant
patrimoineRue de Baugé
patrimoineRue de Blois
patrimoineRue de Brest
patrimoineRue de la Barrière du Trône
patrimoineRue de la Cadetterie
patrimoineRue de la Cosse Marcheboeuf
patrimoineRue de la Coulaudière
patrimoineRue de la Couture
patrimoineRue de l'Aérodrome
sciencesRue de la Ferrande
patrimoineRue de la Filature
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Forêt
natureRue de la Garenne
patrimoineRue de la Guignière
patrimoineRue de la Guilbardière
patrimoineRue de la Jolye
patrimoineRue de la Liotière
patrimoineRue de la Martellerie
patrimoineRue de la Molière
patrimoineRue de la Nousilly
patrimoineRue de la Palisse
patrimoineRue de la Paroisse
patrimoineRue de la Poterne
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Rivière
natureRue de la Roderie
patrimoineRue de la Sous-Préfecture
patrimoineRue de la Traverse
patrimoineRue de la Trimouille
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patrimoineRue de la Vigne
natureRue de la Villerie
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Étape
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patrimoineRue de l'Ipaudière
patrimoineRue de l'Isle
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patrimoineRue d'Envaux
patrimoineRue de Pouzioux
patrimoineRue de Ruffec
patrimoineRue de Saint-Aigny
patrimoineRue des Alouettes
patrimoineRue des Anciens Combattants d'A.F.N
patrimoineRue des Bazinelles
patrimoineRue des Bergeraux
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patrimoineRue des Gachons
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patrimoineRue des Grandes Brousses
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patrimoineRue des Hauts d'Avant
patrimoineRue des Landelles
natureRue des Levraults
patrimoineRue des Massicots
patrimoineRue des Ménigouttes
patrimoineRue des Petites Brousses
patrimoineRue des Petits Prés
patrimoineRue des Plantes
patrimoineRue des Poitevins
patrimoineRue des Puylambourgs
patrimoineRue des Récollets
patrimoineRue des Résolières
patrimoineRue des Riaux
patrimoineRue des Rosiers
patrimoineRue des Terres Douces
patrimoineRue des Trois Roues
patrimoineRue des Vigneaux
natureRue de Toulon
patrimoineRue de Varennes
patrimoineRue de Vaux
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Bas Courtioux
patrimoineRue du Bateau
patrimoineRue du Bois Noble
patrimoineRue du Cerf Thibault
patrimoineRue du Champ Marin
patrimoineRue du Château d'Eau
patrimoineRue du Cheval Blanc
patrimoineRue du Docteur Fardeau
patrimoineRue du Donjon
patrimoineRue du Faubourg Saint-Étienne
patrimoineRue du Fond Hibert
patrimoineRue du Général Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue Duguay Trouin
patrimoineRue du Gué
patrimoineRue du Haut Courtioux
patrimoineRue du Marchais
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Parc
patrimoineRue du Petit Beaulieu
patrimoineRue du Progrès
patrimoineRue du Puits
patrimoineRue du Souvenir Français
patrimoineRue du Terrier
patrimoineRue Émile Benaise
patrimoineRue Émile Quillon
patrimoineRue Faye
patrimoineRue Ferdinand Séville
patrimoineRue Gabriel Nigond
patrimoineRue Gaston Chérau
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Georges Pompidou
patrimoineRue Grande
patrimoineRue Gustave Courbet
patrimoineRue Guy Lebon
patrimoineRue Henri de Monfreid
patrimoineRue Jean Carmet
patrimoineRue Jean Giraudoux
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Monnet
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean Rameau
patrimoineRue Jean Rostand
patrimoineRue Juge Pierre Voisin
patrimoineRue Jules Ferry
patrimoineRue Lavoisier
patrimoineRue Lionel Bordessolles
patrimoineRuelle de la Grande Rue
patrimoineRuelle de la Paix
patrimoineRuelle de la Palisse
patrimoineRuelle des Bichères
patrimoineRuelle des Chènevières
natureRuelle des Hautes Tours
patrimoineRuelle des Mérignonnes
patrimoineRue Lucienne Chaubin
patrimoineRue Mado Robin
patrimoineRue Marcelin Berthelot
patrimoineRue Maurice Rollinat
patrimoineRue Olivier Charbonnier
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Pierre-Collin de Souvigny
patrimoineRue Pierre de Coubertin
patrimoineRue Pierre et Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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