Rues de Le Bec-Hellouin
37 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de la Chambrie
patrimoineChemin de la Guillotine
patrimoineChemin des Granges
patrimoineChemin du Hamel
patrimoineChemin du Montmal
patrimoineChemin du Peroir
patrimoineChemin du Pont Boy
patrimoineCôte du Bec
patrimoineImpasse du Bec Sud
patrimoineImpasse du Dour
patrimoineLa vélo'ferrée
patrimoinePassage de la Résistance
histoireLa Résistance française désigne les mouvements clandestins qui s'opposèrent à l'occupation allemande et au régime de Vichy de 1940 à 1944.
Place d'Abu Gosh
patrimoinePlace de l'Abbé Herluin
patrimoinePlace Guillaume Le Conquérant
patrimoinePlace Mathilde
patrimoinePlace Robert de Torigny
patrimoineRoute de la Neuville
patrimoineRoute de l'Aventure
patrimoineRoute de Rouen
patrimoineRoute de Saint-Martin
patrimoineRoute des Champs
patrimoineRoute de Thierville
patrimoineRoute du Bec
patrimoineRue de Canterbury
patrimoineRue Dom Grammont
patrimoineRue du Chanoine Porée
patrimoineRue du Quartier Burcy
patrimoineRue Guillaume de la Tremblaye
patrimoineRue Lanfranc
patrimoineRuelle du Bethume
patrimoineRuelle du Bétumé
patrimoineRue Pierre Mendes France
patrimoineRue Saint-Anselme
patrimoineRue Saint-Nicolas
patrimoineSente d'Aptot
patrimoineSente du Moulin au Cat
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...