Rues de Landerneau
395 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de Covoiturage Jean Monnet
patrimoineAllée de Keraneost
patrimoineAllée de Kerautret
patrimoineAllée de Kerloret
patrimoineAllée de Kernevez
patrimoineAllée de la Fosse aux Loups
patrimoineAllée de la Passerelle
patrimoineAllée de Lavallot
patrimoineAllée de l'Élorn
patrimoineAllée de l'Hermitage
patrimoineAllée de Mescoat
patrimoineAllée de Pen ar C'hoat
patrimoineAllée des Anges
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Églantiers
patrimoineAllée des Fauvettes
patrimoineAllée des Fontaines
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Glycines
patrimoineAllée des Haras
patrimoineAllée des Hortensias
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Maraichers
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Mouettes
patrimoineAllée des Noisetiers
patrimoineAllée des Pensées
patrimoineAllée des Pervenches
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Pommiers
patrimoineAllée des Prés Verts
patrimoineAllée des Quatre Vents
patrimoineAllée des Roitelets
patrimoineAllée des Tulipes
patrimoineAllée des Violettes
patrimoineAllée de Trémaria
patrimoineAllée du Bois
patrimoineAllée du Bois Noir
patrimoineAllée du Champ de Foire
patrimoineAllée du Chemin de Fer
patrimoineAllée du Docteur Pouliquen
patrimoineAllée du Petit Paris
patrimoineAllée du Quinquis Leck
patrimoineAllée du Ruisseau
natureAllée Garenne du Sentier
patrimoineAllée Gounod
patrimoineAllée Roskelen
patrimoineAllée Saint-Jean
patrimoineAllée Suffren
patrimoineAllée Verte
patrimoineAncienne route de Saint-Thonan
patrimoineAvenue du Tourous
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Mathieu Donnart
patrimoineBoulevard de la Gare
patrimoineBoulevard d'Estienne d'Orves
patrimoineBoulevard Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Chemin de Goasaleguen
patrimoineChemin de Goulheo
patrimoineChemin de Goulhéo
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin des Berges de l’Élorn
patrimoineChemin du Lech
patrimoineEsplanade du Family
patrimoineHalte
patrimoineImpasse Béthérel
patrimoineImpasse Boileau
patrimoineImpasse Charles Voisin
patrimoineImpasse de Kerabec
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse du Cheval Blanc
patrimoineImpasse Henri Droniou
patrimoineImpasse Maurice Ravel
patrimoineImpasse Pol de Courcy
patrimoineImpasse Robert Thébault
patrimoineImpasse Saint-Ernel
patrimoineKerdoue
patrimoineLe Chenal
patrimoineLotissement de Park Kloz
patrimoinePasserelle de franchissement des voies
patrimoinePasserelle de la Palud
patrimoinePlace Commandant L'Herminier
patrimoinePlace de l'Église Saint-Houardon
patrimoinePlace de l'Hôtel-de-Ville
patrimoinePlace des Négociants
patrimoinePlace des Quatre Pompes
patrimoinePlace du Bois Noir
patrimoinePlace Fleming
patrimoinePlace Général de Gaulle
patrimoinePlace Poul ar Stang
patrimoinePlace Raymond Jestin dit Raymond Riec
patrimoinePlace Saint-Julien
patrimoinePlace Saint-Thomas
patrimoinePors Mae
patrimoinePrat ar Feunteun
patrimoineQuai Barthélémy Kerros
patrimoineQuai de Cornouaille
patrimoineQuai de Léon
patrimoineRésidence Caventou
patrimoineRésidence Duguesclin
patrimoineRésidence Trémaria
patrimoineRond-Point de Kergonidec
patrimoineRond-Point de Kergreis
patrimoineRond-Point de l'Europe
patrimoineRond-Point de l'Hermitage
patrimoineRond-Point du Bel-Air
patrimoineRond-Point du Broustic
patrimoineRond-Point du Petit Paris
patrimoineRond-Point du Voas Glaz
patrimoineRond-Point Traon Beuzit
patrimoineRoute de Daoulas
patrimoineRoute de Gorre Beuzit
patrimoineRoute de Keraneost
patrimoineRoute de Kergreis
patrimoineRoute de Kerlaran
patrimoineRoute de Kerlezerien
patrimoineRoute de Kermalvezan
patrimoineRoute de Kerzioc'h
patrimoineRoute de la Mignonne
patrimoineRoute de Lanrinou
patrimoineRoute de la Petite Palud
patrimoineRoute de Mescoat
patrimoineRoute de Pencran
patrimoineRoute de Penguelen
patrimoineRoute de Quimper
patrimoineRoute de Saint-Thonan
patrimoineRoute des Anges
patrimoineRoute des Moulins du Leck
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route de Traon Beuzit
patrimoineRoute du Quinquis Leck
patrimoineRue Alain Daniel
patrimoineRue Ambroise Paré
patrimoineRue Amédée Belhommet
patrimoineRue Amiral Guépratte
patrimoineRue Amiral Romain Desfossés
patrimoineRue Amiral Ronarc'h
patrimoineRue Anatole Le Braz
patrimoineRue André François Millour
patrimoineRue Aristide Briand
patrimoineRue Arnaud Duthoya
patrimoineRue ar Vilinig
patrimoineRue Auguste Renoir
patrimoineRue Augustin de Boisanger
patrimoineRue aux Fruits
patrimoineRue Barbara Brodi
patrimoineRue Bel Air
patrimoineRue Bélérit
patrimoineRue Benjamin Febvrier
patrimoineRue Berthe Bouguen
patrimoineRue Béthérel
patrimoineRue Blaise Pascal
patrimoineRue Brizeux
patrimoineRue Calmette et Guérin
patrimoineRue Camille Claudel
patrimoineRue Camille Saint-Saëns
patrimoineRue César Franck
patrimoineRue Charles Le Goffic
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Chevalier de Saint-Georges
patrimoineRue Claude Bernard
patrimoineRue Claude Debussy
patrimoineRue Claude-Marie Le Laé
patrimoineRue Claude Monet
patrimoineRue Claude Petton
patrimoineRue Clément Ader
patrimoineRue Commandant Charcot
patrimoineRue Commandant Groix
patrimoineRue Corneille
patrimoineRue Courte
patrimoineRue de Belon
patrimoineRue de Brest
patrimoineRue de Hünfeld
patrimoineRue de Kerabeg
patrimoineRue de Kergonidec
patrimoineRue de Kerhautin
patrimoineRue de Kermoualec
patrimoineRue de Kertanguy
patrimoineRue de l'Aber Benoit
patrimoineRue de l'Aber Ildut
patrimoineRue de l'Aber Wrach
patrimoineRue de la Blanchisserie
patrimoineRue de la Colline
patrimoineRue de la Douffine
patrimoineRue de la Filature
patrimoineRue de la Fonderie
patrimoineRue de La Fontaine Blanche
patrimoineRue de la Fosse aux Loups
patrimoineRue de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Liberté
patrimoineRue de la Marne
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Penfeld
patrimoineRue de la Penzé
patrimoineRue de La Poste
patrimoineRue de la Tour d'Auvergne
patrimoineRue de l'Aulne
patrimoineRue de L'Aven
patrimoineRue de l'Église Saint-Houardon
patrimoineRue de l'Élorn
patrimoineRue de L'Est
patrimoineRue de l'Horn
patrimoineRue de l'Isole
patrimoineRue de L'Odet
patrimoineRue de l'Oratoire
patrimoineRue de l'Yser
patrimoineRue de Quillimadec
patrimoineRue des Anémones
patrimoineRue des Bénédictines
patrimoineRue des Boucheries
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Capucins
patrimoineRue des Castors
patrimoineRue des Déportés
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Écossais
patrimoineRue des Frères Mazeas
patrimoineRue des Frères Prigent
patrimoineRue des Géraniums
patrimoineRue des Giroflées
patrimoineRue des Glaïeuls
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Jonquilles
patrimoineRue des Marins
patrimoineRue des Myosotis
patrimoineRue des Myrtilles
patrimoineRue des Pâquerettes
patrimoineRue des Pivoines
patrimoineRue des Primevères
patrimoineRue des Renoncules
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue Diderot
patrimoineRue Dixmude
patrimoineRue Docteur Roux
patrimoineRue Docteur Schweitzer
patrimoineRue du 19ème Régiment d'Infanterie
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Blavet
patrimoineRue du Broustic
patrimoineRue du Calvaire
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Chanoine Kerbrat
patrimoineRue du Chanoine Saluden
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Clair Logis
patrimoineRue du Commerce
patrimoineRue du Docteur Pouliquen
patrimoineRue du Dourduff
patrimoineRue du Gaz
patrimoineRue du Jarlot
patrimoineRue du Léguer
patrimoineRue du Maréchal Leclerc
histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
Rue du Midi
patrimoineRue du Moulin à Papier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Muguet
patrimoineRue du Parc
patrimoineRue du Petit Kerlaran
patrimoineRue du Petit Paris
patrimoineRue du Pont
patrimoineRue du Pont de Caernarfon
patrimoineRue du Pont de la Gare
patrimoineRue du Pont de l'Europe
patrimoineRue du Pontic
patrimoineRue du Président John F. Kennedy
patrimoineRue du Queffleuth
patrimoineRue du Roual
patrimoineRue du Steir
patrimoineRue du Voas Glaz
patrimoineRue Edmond Le Bos-Despinoy
patrimoineRue Edmond Michelet
patrimoineRue Édouard Lalo
patrimoineRue Edouard Texier
patrimoineRue Emile Quéméneur
patrimoineRue Ernest Renan
patrimoineRue Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue François Caujan
patrimoineRue François Couperin
patrimoineRue François de Kéroulas
patrimoineRue François Ménez
patrimoineRue François Pengam
patrimoineRue Frédéric Chopin
cultureFils d'un professeur de français lorrain et d'une pianiste polonaise qui se sont rencontrés à Varsovie, Frédéric Chopin (1810-1849) reçut très tôt une éducation musicale. Il développa rapidement son don naturel pour la musique et partit s'installer à Paris, capitale culturelle incontournable en 1831. Il y rencontra l’écrivain George Sand qui fut sa compagne durant sept ans. Atteint de mucoviscidose, maladie rare, Chopin composa jusqu'à la fin de sa vie. Outre les nombreuses œuvres dédiées au piano, qui incluent la Nocturne n°1 en si bémol mineur (1830), Fantaisie impromptu (1835) ou encore Douze Etudes Op. 25: No. 1 "Aeolian Harp" (1836), Chopin composa une Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur (1846) ainsi qu'un recueil de mélodies en polonais. Par ailleurs, il mit au point de nouvelles techniques pianistiques : respiration grâce au rubato, multiplication des silences, mouvement souple du poignet.
Rue Frédéric Duval
patrimoineRue Frédéric Le Guyader
patrimoineRue Gabriel Fauré
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Garenne du Sentier
patrimoineRue Gaston de l'Hôpital
patrimoineRue Général Audibert
patrimoineRue Général Goury
patrimoineRue George Sand
patrimoineRue Georges Bizet
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Guynemer
patrimoineRue Guy Ropartz
patrimoineRue Hector Berlioz
patrimoineRue Henri Bourhis
patrimoineRue Henri Dunant
patrimoineRue Henri Farman
patrimoineRue Hervé de Guébriant
patrimoineRue Ingénieur Jacques Frimot
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jardin du Buis
patrimoineRue Jean Bart
patrimoineRue Jean-Louis Rolland
patrimoineRue Jean Mermoz
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jean-Philippe Rameau
patrimoineRue Jean-Yves Couliou
patrimoineRue Jehan Bazin
patrimoineRue Jim E. Sévellec
patrimoineRue Joseph Ollivier
patrimoineRue Joseph Wresinski
patrimoineRue Jules et Albert Le Meur
patrimoineRue Jules Favre
patrimoineRue Jules Grévy
patrimoineRue Jules Massenet
patrimoineRue Jules Verne
patrimoineRue Julienne Daniel
patrimoineRue Kergoury
patrimoineRue Kermorvan
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histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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