Rues de Lamarche
99 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
10e Rang
patrimoine9e Rang
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patrimoineAvenue des Tilleuls
natureChemin de Dame-Jeanne
patrimoineChemin de la Maillarde
patrimoineChemin de la Montagne
patrimoineChemin de la Place-du-Quai
patrimoineChemin de la Pointe-Nature
patrimoineChemin de la Pointe-Savinsky
patrimoineChemin de la Pointe-Simard
patrimoineChemin de l'Île-à-Nathalie
patrimoineChemin du Domaine-Bouchard
patrimoineChemin du Lac-Miquet
patrimoineChemin du Lac-Rémi
patrimoineChemin du Lac-Tchitogama
patrimoineChemin du Quai
patrimoineChemin Lachance
patrimoineChemin Rural du Fumerot
patrimoineImpasse de la Relantarde
patrimoineImpasse de l'Heuillon
patrimoineImpasse des Princes
patrimoineImpasse des Promenades
patrimoineImpasse du Champ Saint-Loup
patrimoineImpasse du Château
patrimoineImpasse du Porche
patrimoineImpasse du Rupt du May
patrimoineImpasse les Mirabelles
patrimoineLac-du-Dépôt
patrimoinePlace Bellune
patrimoinePlace Camille Picard
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace du Quai
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patrimoinePlace Saint-Joseph
patrimoinePointe-d'Appel
patrimoineRang Caron
patrimoineRang du Lac
patrimoineRang du Quai
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patrimoineRoute de Lamarche
patrimoineRoute de Serécourt
patrimoineRoute de Villotte
patrimoineRue Antoinette Lix
patrimoineRue Bellevue
patrimoineRue Charles François Floriot
patrimoineRue Claude Gellée
patrimoineRue de Bellune
patrimoineRue de la Bondice
patrimoineRue de la Chapelle
patrimoineRue de la Croix de Mission
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Fontaine Jobard
patrimoineRue de la Genivette
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Romaine
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Hôpital
patrimoineRue de Rappéchamp
patrimoineRue des Camusots
patrimoineRue des Îles
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Sources
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patrimoineRue du Château Lambert
patrimoineRue du Chemin Couvert
patrimoineRue du Colonel Renard
patrimoineRue du Faubourg de France
patrimoineRue du Faubourg des Vosges
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patrimoineRue du Poirier Martin
patrimoineRue du Trésor
patrimoineRue Fortin
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Gerdolle
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patrimoine