Rues de Lagnieu
280 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Aulnes
patrimoineAllée des Champs
patrimoineAllée des Noyers
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Allée des Tournes
patrimoineAllée des Tours
patrimoineAllée du Coteillon
patrimoineAllée du Verger de Bulliay
patrimoineAllée Guy de la Verpillière
patrimoineAllée Renaissance
patrimoineAllée Sous le Colombier
patrimoineancienne RN75
patrimoineAvenue de l'Etraz
patrimoineAvenue de Montferrand
patrimoineAvenue Saint-Exupéry
patrimoineBramafan
patrimoineChemin de Biaune
patrimoineChemin de Bollerin
patrimoineChemin de Bramafan
patrimoineChemin de Cassière
patrimoineChemin de Chamoux
patrimoineChemin de Chassagnon
patrimoineChemin de Chateland
patrimoineChemin de Gervais
patrimoineChemin de Halage
patrimoineChemin de Joyamoux
patrimoineChemin de la Courbatière
patrimoineChemin de la Fontaine de Joyamoux
patrimoineChemin de la Garenne
patrimoineChemin de la Liberté
patrimoineChemin de la Montgrillère
patrimoineChemin de la Ranche
patrimoineChemin de la Sonnaille
patrimoineChemin de la Volatte
patrimoineChemin de l'Orme
patrimoineChemin de Mont-Grillère
patrimoineChemin de Montvert
patrimoineChemin de Ruffieu
patrimoineChemin des Barrolières
patrimoineChemin des Charoupières
patrimoineChemin des Épinettes
patrimoineChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Millières
patrimoineChemin des Roches
patrimoineChemin des Sablières
patrimoineChemin des Sonnailles
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin de Trélacour
patrimoineChemin de Vernay
patrimoineChemin du Bas d’Ardy
patrimoineChemin du Bois de la Réserve
patrimoineChemin du Bois de Mont Grillet
patrimoineChemin du Bois Liobard
patrimoineChemin du Bois Pannet
patrimoineChemin du Carré
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Coin des Combes
patrimoineChemin du Coteillon
patrimoineChemin du Doray
patrimoineChemin en Côte Panet
patrimoineChemin en Gervais
patrimoineChemin en Grand Galliot
patrimoineChemin en Nivolet
patrimoineChemin Sous Nièvre
patrimoineChemin vers l'Arbaretière
patrimoineCité Vers la Croix
patrimoineGrande Rue
patrimoineGrande Rue de Bulliez
patrimoineImpasse André Brunet
patrimoineImpasse Angelina
patrimoineImpasse Champey
patrimoineImpasse Chavigne
natureImpasse Courlandon
patrimoineImpasse de Crapier
patrimoineImpasse de la Chapelle
patrimoineImpasse de la Grange Michaud
patrimoineImpasse de la Petite Charmette
patrimoineImpasse de la Plantée
patrimoineImpasse de la Poipe
patrimoineImpasse de l'Ecoin
patrimoineImpasse de l'Etraz
patrimoineImpasse de l'Industrie
patrimoineImpasse des Abeilles
natureAucun autre insecte n'a autant fasciné les hommes. Depuis au moins 4 500 ans — le plus ancien témoignage connu d'une ruche domestiquée, un bas-relief du temple solaire de Niouserrê, près du Caire, date de 2400 avant notre ère — l'humanité récolte le miel de l'abeille et lui prête des pouvoirs presque sacrés. Un vieux mythe égyptien, conservé sur un papyrus rituel, raconte que le dieu solaire Rê pleura, que ses larmes tombèrent sur le sol, et que chacune d'elles devint une abeille aussitôt mise au travail parmi les fleurs. L'hiéroglyphe de l'abeille (bit) désignait la royauté de Basse-Égypte, et le nom des pharaons était précédé de la formule « Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ». Napoléon reprendra cette symbolique impériale des siècles plus tard, en cousant des abeilles d'or sur son manteau du sacre. Sous le vernis mythologique, une petite merveille de biologie. L'abeille appartient à l'ordre des hyménoptères — celui des insectes à quatre ailes membraneuses, qui compte aussi les guêpes et les fourmis. L'abeille européenne, Apis mellifera, doit son nom au latin mel, le miel : elle est dite mellifère, littéralement « qui porte le miel ». Elle forme des colonies pouvant compter jusqu'à 80 000 individus organisées autour d'une reine unique. Ses ouvrières, longues de douze millimètres à peine, arborent sur l'abdomen la fameuse zébrure brun-doré et noir qui la fait parfois confondre avec la guêpe — mais son corps est couvert d'une pilosité dense là où celui de la guêpe reste lisse et brillant, seul critère vraiment fiable pour les distinguer. Ses pattes postérieures portent des corbeilles à pollen, et elle bâtit des alvéoles à l'angle mathématiquement parfait — l'hexagone, forme la plus économe en cire pour la surface qu'elle occupe. Le monde compte environ 20 000 espèces d'abeilles, dont un millier en France — la plupart sauvages, solitaires, et sans miel à offrir. C'est l'espèce Apis mellifera est, à l'échelle mondiale, le pollinisateur agricole le plus précieux : environ trois quarts des cultures vivrières — pommiers, amandiers, cerisiers, colza, tournesol — dépendent en partie du travail des pollinisateurs. Depuis plusieurs décennies pourtant, un phénomène d'effondrement des colonies inquiète chercheurs et apiculteurs : pesticides, acarien Varroa destructor arrivé en Europe dans les années 1980, monocultures, frelon asiatique, dérèglement climatique — les causes s'additionnent plus qu'elles ne se substituent. Il paraît qu'une seule abeille ne produit, dans toute sa vie, qu'un douzième de cuillère à café de miel. Sur le rebord d'une tartine, c'est donc l'œuvre d'une douzaine de vies entières — un été de travail, une part de mythologie égyptienne, et un service écologique planétaire, le tout sans jamais rien réclamer.
Impasse des Abricotiers
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bosquets
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Carrés
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Coccinelles
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Corneilles
patrimoineImpasse des Criquets
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Dahlias
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Érables
patrimoineImpasse des Etourneaux
patrimoineImpasse des Faisans
patrimoineImpasse des Fauvettes
patrimoineImpasse des Figuiers
patrimoineImpasse des Foulques
patrimoineImpasse des Frênes
patrimoineImpasse des Geais
patrimoineImpasse des Géraniums
patrimoineImpasse des Grands Sapins
patrimoineImpasse des Grangeons
patrimoineImpasse des Grifonnes
patrimoineImpasse des Hêtres
natureImpasse des Hibiscus
patrimoineImpasse des Hortensias
patrimoineImpasse des Jonquilles
patrimoineImpasse des Libellules
patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Martinets
patrimoineImpasse des Merles
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Mûriers
patrimoineImpasse des Noisetiers
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse de Sous Le Colombier
patrimoineImpasse des Papillons
patrimoineImpasse des Pâquerettes
patrimoineImpasse des Pêchers
patrimoineImpasse des Perdrix
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pinsons
patrimoineImpasse des Prés Verts
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Pruniers
patrimoineImpasse des Roseaux
patrimoineImpasse des Rouges-Gorges
natureCette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager, c'est lui : Erithacus rubecula, le rouge-gorge familier. S'il vous suit à la trace, ce n'est pas par affection mais par opportunisme — à l'origine, il escortait les sangliers qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers et insectes. Rareté chez les oiseaux, il chante presque toute l'année, y compris en plein hiver ; sa voix flûtée et un peu triste résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur : territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus, y compris ses propres congénères, et il n'est pas rare qu'un rouge-gorge meure tué par un autre rouge-gorge. Le folklore chrétien raconte qu'il aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques. Sa vie est brève, deux ans en moyenne. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Impasse des Sansonnets
patrimoineImpasse des Sycomores
patrimoineImpasse des Tanneries
patrimoineImpasse des Thuyas
patrimoineImpasse des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Impasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Tourterelles
patrimoineImpasse des Tulipes
patrimoineImpasse des Verriers
patrimoineImpasse de Trélacour
patrimoineImpasse du Boulodrome
patrimoineImpasse du Chêne
natureImpasse du Collège
patrimoineImpasse du Domaine des Lys
patrimoineImpasse du Grand Blossieu
patrimoineImpasse du Gymnase
patrimoineImpasse du Marronnier
patrimoineImpasse du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Muguet
patrimoineImpasse du Passuret
patrimoineImpasse du Roy d'Amont
patrimoineImpasse du Verger
patrimoineImpasse Grand Serverin
patrimoineImpasse la Sauginière
patrimoineImpasse le Creuzet
patrimoineImpasse le Proraz
patrimoineImpasse le Rechaud
patrimoineImpasse Les Sonnailles
patrimoineImpasse les Verchères
patrimoineImpasse les Vignes de la Garenne
natureImpasse Matine
patrimoineImpasse Paradis
patrimoineImpasse Perrozan
patrimoineImpasse Petit Serverin
patrimoineImpasse Sainte-Anne
patrimoineImpasse Sainte-Geneviève
patrimoineImpasse Sous la Voûte
patrimoineImpasse sur le Poyeux
patrimoineImpasse vers Durand
patrimoineLa Craz
patrimoineLa Ranche
patrimoineLes Gorelles
patrimoineLigne d'Ambérieu à Montalieu
patrimoineLotissement le Parc des Oiseaux
patrimoineMontée de la Chartreuse de Portes
patrimoinePassage des Pensées
patrimoinePassage du Puits
patrimoinePlace Barthod
patrimoinePlace de Bramafan
patrimoinePlace de Carrefour
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de la Vieille Halle
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace des Acquises
patrimoinePlace des Boules
patrimoinePlace des Fontaines d'Or
patrimoinePlace du Collège
patrimoinePlace du Four
patrimoinePlace du Monument
patrimoineRoute de Blyes
patrimoineRoute de Bourg
patrimoineRoute de Gervais
patrimoineRoute de la Chartreuse
patrimoineRoute de Lagnieu
patrimoineRoute de Leyment
patrimoineRoute de Loyettes
patrimoineRoute de Posafol
patrimoineRoute de Proulieu
patrimoineRoute de Vaux
patrimoineRoute du Charveyron
patrimoineRoute du Port
patrimoineRue Centrale
patrimoineRue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Rue de Bramafan
patrimoineRue de Bulliez
patrimoineRue de Courlandon
patrimoineRue de l’Abreuvoir
patrimoineRue de la Charmette
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Terre
patrimoineRue de la Grange Michaud
patrimoineRue de la Grosse Pierre
patrimoineRue de la Lisette
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Vallière
patrimoineRue de la Vieille Ville
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue de l'Orée du Bois
patrimoineRue de Montverd
patrimoineRue de Prele
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Grands Sapins
patrimoineRue des Juifs
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Pénitents
patrimoineRue des Petites Fontaines
patrimoineRue des Tanneries
patrimoineRue des Tournelles
patrimoineRue Docteur Mehier
patrimoineRue Docteur Rollet
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue du Bachas
patrimoineRue du Batoir
patrimoineRue du Cimetière
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Coteau
patrimoineRue du Coteillon
patrimoineRue du Crapier
patrimoineRue du Docteur Baumès
patrimoineRue du Docteur Durochat
patrimoineRue du Domaine de Perrozan
patrimoineRue du Domaine des Lys
patrimoineRue du Four
patrimoineRue du Gymnase
patrimoineRue du Lavoir
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Molliat
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Moulin de Buis
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Passuret
patrimoineRue du Pognat
patrimoineRue du Rhône
patrimoineRue du Roy d'Amont
patrimoineRue du Verger Brison
patrimoineRue du Vieux Château
patrimoineRue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Rue Henri Dunant
patrimoineRue Lafond
patrimoineRue les Vignes de la Garenne
natureRue Paradis
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Recteur Perroud
patrimoineRue Saint-Clair
patrimoineRue Saint-Jean
patrimoineRue Saint-Vincent
patrimoineRue vers Derrière
patrimoineSquare du 19 Mars 1962
patrimoineSur Lecharnant
patrimoineZone Artisanale de Blossieu
patrimoine