Rues de Labégude
44 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Cyprès
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineCalle Calade du Mazel
patrimoineChemin des Réservoirs
patrimoineChemin du Lautaret
patrimoineChemin du Mercouare
patrimoineChemin du Rey
patrimoineCirith Ungol
patrimoineCôte de Chalencon
patrimoineDescente du Mazel
patrimoineImpasse Achille Martin
patrimoineImpasse de la Cote
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse du Souleyrol
patrimoineMontée de Bel Air
patrimoineMontée de la Cote
patrimoineMontée de la Croze
patrimoineMontée du Ripel
patrimoinePont de Vals
patrimoineRoute de Mercuer
patrimoineRoute des Hameaux
patrimoineRoute du Cimetière des Frères
patrimoineRoute du Puy
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Charles Moine
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de l'Industrie
patrimoineRue du 11 Novembre 1918
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du 8 Mai 1945
patrimoineRue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Jules Ferry
patrimoineRue Louis Martin
patrimoineRue Louis Tounette
patrimoineRue Marius et Edgard Argout
patrimoineRue Maurice Chaze
patrimoineRue Paul Fayette
patrimoineRue Paul Sabaton
patrimoineRue Saint-François Régis
patrimoineVia Ardèche
patrimoineViaduc du Malpas
patrimoineVoie Vert de Roqua
patrimoineVoie Verte de Roqua
patrimoineVoie Verte du Malpas
patrimoine