Rues de La Trinité
660 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bout An Ba
patrimoineAllée Case á Farine
patrimoineAllée Collier Chou
patrimoineAllée de la Bagasse
patrimoineAllée de l'Abordage
patrimoineAllée de la Canne à Sucre
patrimoineAllée de la Mandarine
patrimoineAllée des Amandiers
patrimoineAllée des Cigales
patrimoineAllée des Colibris
patrimoineAllée des Donjons
patrimoineAllée des Fourneaux
patrimoineAllée des Lucioles
patrimoineAllée des Merles
patrimoineAllée des Moubins
patrimoineAllée des Muriers
patrimoineAllée des Sources
patrimoineAllée des Tourterelles
patrimoineAllée du Bois Joli
patrimoineAllée du Chevalier
patrimoineAllée du Rhum Paille
patrimoineAllée Forçat
patrimoineAllée Pomme Rose
patrimoineAllée Tété Nègresse
patrimoineAllée Ti-Punch
patrimoineAvenue André Theurier
patrimoineAvenue André Theuriet
patrimoineAvenue Casimir Branglidor
patrimoineAvenue de la Comtesse
patrimoineAvenue de l'Agriculture
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue Denis Delahaye
patrimoineAvenue des Iris
patrimoineAvenue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Avenue des Peuples Garifuna
patrimoineAvenue des Raisiniers
patrimoineAvenue des Sapeurs Pompiers de Nice
patrimoineAvenue des Violettes
patrimoineAvenue du Brésil
patrimoineAvenue du Château
patrimoineAvenue du Professeur Charcot
patrimoineAvenue du Raisinier
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Henri Matisse
culture« Un fauteuil pour l'esprit fatigué »Rien ne destinait Henri Matisse (1869-1954), fils d'un marchand de grains du Nord, à devenir l'un des plus grands peintres du XXᵉ siècle. Étudiant en droit à Paris, employé chez un avoué à Saint-Quentin, Henri Matisse menait une vie modeste et sans éclat quand, à vingt ans, une crise d'appendicite le cloua au lit pour de longues semaines. Sa mère lui offrit une boîte de peinture pour l'occuper. Ce fut une révélation. « Le moment où j'ai eu cette boîte de couleurs dans les mains, j'ai senti que là était ma vie. » Il abandonna le droit, monta à Paris étudier la peinture, et n'arrêta plus jamais.Ses débuts furent obscurs et pauvres. Il copiait des maîtres au Louvre pour survivre, épousa Amélie Parayre en 1898, eut trois enfants, exposa dans l'indifférence. Puis vint le scandale fondateur : au Salon d'automne de 1905, il présente avec Derain, Vlaminck et quelques autres des toiles aux couleurs pures, violentes, non naturalistes. Un critique, effaré, les traite de « fauves ». Le nom est resté : le fauvisme venait de naître, premier mouvement d'avant-garde du siècle. En quelques années, Matisse devient le rival déclaré de Picasso à Paris — les deux hommes se surveillent, s'admirent, se moquent, s'influencent secrètement. « Nous devons parler l'un à l'autre autant que nous le pouvons », disait Picasso. « Quand l'un de nous mourra, il y a des choses que l'autre ne pourra plus dire à personne. »À partir des années 1910, Matisse voyage — Maroc, Russie, Tahiti — et cherche partout la même chose : la couleur pure, la ligne dansante, la joie. En 1908, il avait formulé son idéal dans une phrase célèbre : « Ce que je rêve, c'est un art d'équilibre, de pureté, de tranquillité… un lambrissement qui repose de la fatigue, un fauteuil pour l'esprit fatigué. » Cette exigence de sérénité, à contre-courant des angoisses du siècle, lui vaudra parfois d'être jugé décoratif — reproche qu'il portera comme une décoration.Installé à Nice à partir de 1917, il peint ses grandes odalisques baignées de lumière méditerranéenne, puis se réinvente à chaque décennie : lithographies, sculptures, illustrations pour Mallarmé et Joyce. En 1941, un cancer du duodénum le laisse alité pour la vie — mais loin d'abandonner, il invente une nouvelle technique : les gouaches découpées. Depuis son lit, ciseaux à la main, il « dessine dans la couleur » de vastes compositions collées, éclatantes, joyeuses. La Tristesse du roi, La Piscine, Nu bleu — les chefs-d'œuvre de sa dernière période sont ceux d'un homme couché qui, à quatre-vingts ans, réinvente son art.Sa dernière grande œuvre est la chapelle du Rosaire de Vence (1948-1951), qu'il conçoit intégralement — vitraux, fresques, mobilier, chasubles — comme un cadeau à la religieuse dominicaine qui l'avait soigné pendant sa maladie. Il mourut à Nice en 1954, à quatre-vingt-quatre ans. Picasso, apprenant la nouvelle, se serait tu longuement, puis aurait murmuré : « Il n'y a plus que moi maintenant. »
Avenue Jacques Mollet
patrimoineAvenue Jean Cocteau
patrimoineAvenue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Avenue Léon Deloye
patrimoineAvenue Professeur Calmette
patrimoineAvenue Professeur Langevin
patrimoineAvenue Sainte-Anne
patrimoineBoulevard Anatole France
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Boulevard Colonel Giaume
patrimoineBoulevard de l'Avenir
patrimoineBoulevard de l'Observatoire
patrimoineBoulevard de l'Oli
patrimoineBoulevard du Rostit
patrimoineBoulevard François Mitterrand
patrimoineBoulevard François Suarez
patrimoineBoulevard Fuon Santa
patrimoineBoulevard Général de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Boulevard Georges Bueno
patrimoineBoulevard Jean-Dominique Blanqui
patrimoineBoulevard Maurice Langlet
patrimoineBoulevard Pablo Picasso
patrimoineBoulevard Riba Roussa
patrimoineBoulevard Stalingrad
patrimoineChemin Banni
patrimoineChemin Béache
patrimoineChemin Birot
patrimoineChemin Birota
patrimoineChemin Bois Dubuc
patrimoineChemin Boléro
patrimoineChemin Cabria
patrimoineChemin de Bagatelle
patrimoineChemin de Bassignac
patrimoineChemin de Bocage
patrimoineChemin de Bois Cotelette
patrimoineChemin de Bois Neuf
patrimoineChemin de Bonneville
patrimoineChemin de Bonnin
patrimoineChemin de Brevette
patrimoineChemin de camp Bollin
patrimoineChemin de Cochette
patrimoineChemin de Cosmy
patrimoineChemin de Crépillon
patrimoineChemin de Croix Guy
patrimoineChemin de Desmarinieres
patrimoineChemin de Fonsery
patrimoineChemin de Gergault
patrimoineChemin Degras
patrimoineChemin de la Bittieu
patrimoineChemin de la Bourrasque
patrimoineChemin de la Brise
patrimoineChemin de la Camille
patrimoineChemin de la Carangue
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Cave
patrimoineChemin de la Colline
patrimoineChemin de la Crouza
patrimoineChemin de la Cuva
patrimoineChemin de la Dijon
patrimoineChemin de la Fuon dou Magistre
patrimoineChemin de la Garandaz
patrimoineChemin de l'Albatros
patrimoineChemin de La Levée
patrimoineChemin de l'Aloès
natureÉtrange plante que l'aloès. Aucun tronc, aucune branche — juste une rosette charnue de feuilles épaisses, dressées vers le ciel, gorgées d'un gel translucide qui a fait sa gloire à travers les siècles. Cassez une feuille : il en coule une sève fraîche et gluante dont l'humanité s'est servie depuis l'Antiquité pour soigner ses brûlures, ses coupures et ses plaies. Le genre Aloe compte près de 500 espèces, apparues il y a 19 millions d'années en Afrique australe. Contrairement à ce qu'on croit souvent, ce n'est pas un cactus mais une plante succulente de la famille des Asphodélacées. Son usage médicinal est millénaire : on en trouve trace sur des tablettes sumériennes de 2100 avant notre ère, puis dans le célèbre papyrus Ebers d'Égypte (1550 avant J.-C.). La légende veut même qu'Aristote ait persuadé Alexandre le Grand de s'emparer de l'île de Socotra pour approvisionner ses armées. Sa feuille cache deux substances distinctes : le gel intérieur, cicatrisant et hydratant, utilisé dans mille crèmes et boissons ; et le latex jaune juste sous l'écorce, riche en aloïne — puissant laxatif que l'ANSES a classé depuis 2018 parmi les cancérogènes possibles. Le remède et son excès, dans la même feuille. Un pot d'aloès sur un rebord de fenêtre, c'est peut-être le seul objet dans une cuisine à réunir sur lui-même quatre mille ans de médecine, une part d'Égypte antique, et une petite pharmacie familiale — le tout sans jamais parler.
Chemin de la Maternité
patrimoineChemin de la Metrale
patrimoineChemin de la Montée
patrimoineChemin de la Mousson
patrimoineChemin de l’Anse Bellune
patrimoineChemin de la Paillos
patrimoineChemin de la Petite Rocade
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Plata
patrimoineChemin de la Pointe Marcussy
patrimoineChemin de la Poissionière
patrimoineChemin de la Ravine
patrimoineChemin de l'Arbre
patrimoineChemin de la Rhumerie
patrimoineChemin de la Rivière
natureChemin de la Sainte Croix
patrimoineChemin de la Servaz
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Terre d'Eze
patrimoineChemin de La Tour
patrimoineChemin de la Tour du Vallon de Laghet
patrimoineChemin de la Touvière
patrimoineChemin de la Verdure
patrimoineChemin de la Vierge
patrimoineChemin de L'Eolienne
patrimoineChemin de les Hauts
patrimoineChemin de l'Esperaye
patrimoineChemin de l'Espéyre
patrimoineChemin de l'Océanite
patrimoineChemin de l'Olivaie
patrimoineChemin de l'Oratoire
patrimoineChemin de l'Ourdan
patrimoineChemin de l'Ourt
patrimoineChemin de l'Usine
patrimoineChemin de Maximin
patrimoineChemin de Mon Rêve
patrimoineChemin de Paillon
patrimoineChemin de Petite Rivière Salée
natureChemin de Plaisable
patrimoineChemin de Rondeau
patrimoineChemin de Rostit
patrimoineChemin Derriere Bois
patrimoineChemin des Caïmites
patrimoineChemin des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Chemin des Combes
patrimoineChemin des Côtes
patrimoineChemin de Sembola
patrimoineChemin des Frégates
patrimoineChemin des Gerles
patrimoineChemin des Goyaviers
patrimoineChemin des Héberts
patrimoineChemin des Lataniers
patrimoineChemin des Ortolans
patrimoineChemin des Piera Longa
patrimoineChemin des Pipiris
patrimoineChemin des Pléiades
patrimoineChemin des Poix Doux
patrimoineChemin des Pommes d'Eau
patrimoineChemin de Spoutourne
patrimoineChemin des Quénettes
patrimoineChemin des Ramiers
patrimoineChemin des Rouges Gorges
patrimoineChemin des Sagnes
patrimoineChemin des Sources
patrimoineChemin des Sternes
patrimoineChemin de Stao Sobran
patrimoineChemin de Stao Soubran
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Teüle
patrimoineChemin de Tracée
patrimoineChemin d'Eze
patrimoineChemin d'Ivry la Bataille
patrimoineChemin Dominant
patrimoineChemin du Bèlè
patrimoineChemin du Carouge
patrimoineChemin du Castel
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Cimetière
patrimoineChemin du Coutelet
patrimoineChemin du Fall'Jaun
patrimoineChemin Dufferet
patrimoineChemin du Figour
patrimoineChemin du Galion
patrimoineChemin du Genevrier
patrimoineChemin du Goéland
patrimoineChemin du Grec
patrimoineChemin du Moustier
patrimoineChemin du Muletier
patrimoineChemin du Panorama
patrimoineChemin du Pélican
patrimoineChemin du Plateau
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Sémaphore
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin en Bois
patrimoineChemin Fond Gaoulé
patrimoineChemin Léfiguié
patrimoineChemin Mangotine
patrimoineChemin Morne Didi
patrimoineChemin Paroka
patrimoineChemin Pierre Cirille
patrimoineChemin Poirier
patrimoineChemin Relouzat
patrimoineChemin Ressource
patrimoineChemin rural dit de la Bittieu
patrimoineChemin rural dit de la Bourellière
patrimoineChemin rural dit de la Capitane
patrimoineChemin rural dit de la Croisette
patrimoineChemin rural dit de la Ruaz
patrimoineChemin rural dit des Baraques
patrimoineChemin Saint-Hubert
patrimoineChemin Saint-Pierre
patrimoineChemin Salsa
patrimoineChimin Flèch Kann
patrimoineChimin Mélasse
patrimoineCité Beauséjour
patrimoineCouloir dit de Saint-Michel
patrimoineCouloir dit de Vary
patrimoineCour Fruit à Pain
patrimoinecrête
patrimoineEntree Morne Forbas
patrimoineImpasse Amédée Samy
patrimoineImpasse Anatole France 1
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Impasse Anatole France 2
cultureFils de libraire parisien, Jacques Anatole François Thibault (1844-1924) commença par écrire de la poésie avant de se tourner vers la prose. Sous le pseudonyme d'Anatole France, hommage à son père, il devint bibliothécaire au Sénat en 1876 et rédigea la chronique littéraire du prestigieux journal Le Temps de 1886 à 1893, forgeant peu à peu sa réputation d'humaniste sceptique et lettré. Il obtint la notoriété en 1881 avec Le Crime de Sylvestre Bonnard, l'histoire d'un vieil érudit selon lequel « savoir n'est rien, imaginer est tout », et qui n'hésite pas à enlever une petite fille pour la protéger d'un tuteur abusif. Grand admirateur — et amant fidèle vingt-cinq années durant — de Léontine Arman de Caillavet, hôtesse d'un des salons les plus influents de Paris qui fut sa muse et sa correctrice, il donna dans les années 1890 sa fresque en quatre volumes de l'Histoire contemporaine (1897-1901), tableau ironique et féroce de la société de son temps. Politiquement, l'affaire Dreyfus le radicalisa : il fut l'un des premiers signataires du Manifeste des intellectuels en 1898, aux côtés de son ami Émile Zola, et alla jusqu'à rendre sa Légion d'honneur en signe de protestation. Sa satire féroce de la classe politique, L'Île des Pingouins (1908), acheva de le placer à gauche. Compagnon de route de Jaurès, il salua en 1919 la Révolution russe et soutint le jeune Parti communiste français. Sa gloire fut immense : couronné du prix Nobel de littérature en 1921, il reçut à sa mort en 1924 des funérailles nationales. Mais dès le lendemain, les jeunes surréalistes — Breton, Aragon, Éluard — publiaient contre lui un pamphlet vengeur intitulé « Un cadavre », marquant le début d'un long purgatoire littéraire dont il ne se relèvera jamais. Son ironie mordante reste pourtant étonnamment actuelle : « On croit mourir pour la patrie et on meurt pour des industriels. »
Impasse André Theurier
patrimoineImpasse An Gwo Woch
patrimoineImpasse Anse Bellegarde
patrimoineImpasse Anthurium
patrimoineImpasse Antonius Pandor
patrimoineImpasse Atoumo
patrimoineImpasse à Tribord
patrimoineImpasse Babine Chat
patrimoineImpasse Baldiri
patrimoineImpasse Balié Dou
patrimoineImpasse Balisier
patrimoineImpasse Barrani
patrimoineImpasse Basilic
patrimoineImpasse Belle de Nuit
patrimoineImpasse Bèt à Fé
patrimoineImpasse Biguine
patrimoineImpasse Bois Ti Baume
patrimoineImpasse Bouton d'Or
patrimoineImpasse Brie
patrimoineImpasse Brisé
patrimoineImpasse Bwa Griyav
patrimoineImpasse Calenda
patrimoineImpasse Calypso
patrimoineImpasse Campêche
patrimoineImpasse Cannelle
patrimoineImpasse Carambole
patrimoineImpasse Cascade
patrimoineImpasse Cassave
patrimoineImpasse Cassia-Alata
patrimoineImpasse Cédrat
patrimoineImpasse Cerf-Volant
patrimoineImpasse Cerise Pays
patrimoineImpasse Chadek
patrimoineImpasse Chapus
patrimoineImpasse Chouval Bondié
patrimoineImpasse Christophine
patrimoineImpasse Citronnelle
patrimoineImpasse Clou de Girofle
patrimoineImpasse Coccinelle
patrimoineImpasse Coco Merlo
patrimoineImpasse Cocotier
patrimoineImpasse Concombre
patrimoineImpasse Corossol
patrimoineImpasse Couronné
patrimoineImpasse Curcuma
patrimoineImpasse Danmyé
patrimoineImpasse Da Zi
patrimoineImpasse de camp Bollin
patrimoineImpasse de Descossières
patrimoineImpasse de la Bananeraie
patrimoineImpasse de la Barette
patrimoineImpasse de l’Abattoir
patrimoineImpasse de la Bourse
patrimoineImpasse de la Boussole
patrimoineImpasse de la Carpe
patrimoineImpasse de la Chute
patrimoineImpasse de la Citadelle
patrimoineImpasse de la Coque
patrimoineImpasse de la Digue
patrimoineImpasse de la Forteresse
patrimoineImpasse de l'Allyu
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patrimoineImpasse de la Salangane
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patrimoineImpasse de la Sarde
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patrimoineImpasse de l'Écuyer
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patrimoineImpasse des Aigrettes
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patrimoineImpasse des Ancres
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patrimoineImpasse des Bâtisseurs
patrimoineImpasse des Bougainvilliers
patrimoineImpasse des Cayalis
patrimoineImpasse des Ciriques
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Coquillages
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Gerles
patrimoineImpasse des Gliricidias
patrimoineImpasse des Grives
patrimoineImpasse des Hirondelles
natureImpasse des Horizons Bleu
patrimoineImpasse des Liqueurs
patrimoineImpasse des Manguiers
patrimoineImpasse des Mésanges
patrimoineImpasse des Mimosas
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Oliviers
patrimoineImpasse des Pailles en Queue
patrimoineImpasse des Parulines
patrimoineImpasse des Sables
patrimoineImpasse des Silencieux
patrimoineImpasse Djapanna
patrimoineImpasse Djéri Tout
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patrimoineImpasse du Bakoua
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patrimoineImpasse du Barracuda
patrimoineImpasse du Bonsaï
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patrimoineImpasse du Vieux Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Vivaneau
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patrimoineRoute de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Route de la Revère
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patrimoineRue An Ba Coco A
patrimoineRue Antoine Scoffier
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histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
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