Rues de La Souche
42 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de Barnas
patrimoineChemin de Bazandes
patrimoineChemin de Beraud Garbil
patrimoineChemin de Bouteyre
patrimoineChemin de Charrail
patrimoineChemin de Chaussades
patrimoineChemin de Figier
patrimoineChemin de Gendarme
patrimoineChemin de Grandval Boudou
patrimoineChemin de Guilloux
patrimoineChemin de la Bidousse
patrimoineChemin de la Chareyrade
patrimoineChemin de la Clementerie
patrimoineChemin de la Croix de Sautel
patrimoineChemin de la Licheyre
patrimoineChemin de la Mathe
patrimoineChemin de Mayson
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patrimoineChemin des Endettes
patrimoineChemin des Lioures
patrimoineChemin des Plantades
patrimoineChemin de Tras le Puey
patrimoineChemin du Bas Rabeyriol
patrimoineChemin du Champ de la Croze
patrimoineChemin du Clediol
patrimoineChemin du Couchou
patrimoineChemin du Gachet
patrimoineChemin du Haut Rabeyriol
patrimoineChemin du Mas Crépin
patrimoineImpasse de Lablachère
patrimoineImpasse Louis d’Abrigeon
patrimoineMontée Bastide
patrimoinePlace de la Croze
patrimoinePlace du Champ Clos
patrimoinePlace Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Route de la Croix de Bauzon
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