Rues de La Seyne-sur-Mer
774 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
772 chemin du rouquier
patrimoineAllée André Salvetti
patrimoineAllée Anita Conti
patrimoineAllée Baptistin Richelme
patrimoineAllée Brin de Jonc
patrimoineAllée Danielle Mitterrand
patrimoineAllée de Bendor
patrimoineAllée de Berlin
patrimoineAllée de la Cousteline
patrimoineAllée de l'Alpiste Roseau
patrimoineAllée de la Petite Mer
patrimoineAllée de Paris
patrimoineAllée de Porquerolles
patrimoineAllée de Port-Cros
patrimoineAllée des Alouettes
patrimoineAllée des Bergeronnettes
patrimoineAllée des Bleuets
patrimoineAllée des Bouvreuils
patrimoineAllée des Burineurs Chanfreineurs
patrimoineAllée des Chardonnerets
patrimoineAllée des Chaudronniers
patrimoineAllée des Colibris
patrimoineAllée des Colombes
patrimoineAllée des Coucous
patrimoineAllée des Embiez
patrimoineAllée des Forges
patrimoineAllée des Gazouillis
patrimoineAllée des Geais
patrimoineAllée des Grutiers Pontonniers
patrimoineAllée des Hirondelles
natureAllée des Levageurs Manœvriers
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Martinets
patrimoineAllée des Merles
patrimoineAllée des Mésanges Bleues
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Moineaux
patrimoineAllée des Nids
patrimoineAllée des Nymphéas
patrimoineAllée des Pinsons
patrimoineAllée des Pivoines
patrimoineAllée des Roitelets
patrimoineAllée des Roseaux
patrimoineAllée des Roses
patrimoineAllée des Rossignols
patrimoineAllée des Rouges-Gorges
natureOn le connaît tous sans forcément savoir son nom. Cette petite boule de plumes brunes au poitrail orange vif qui vous observe, tête penchée, pendant que vous bêchez le potager — c'est lui. Le rouge-gorge familier, Erithacus rubecula pour les intimes, l'un des oiseaux les plus attachants de nos jardins. Un compagnon de jardinier. S'il vous suit à la trace quand vous retournez la terre, ce n'est pas par affection : c'est un opportuniste. À l'origine, le rouge-gorge suivait les grands mammifères — sangliers, cerfs — qui fouissaient le sol et faisaient remonter vers en surface vers et insectes. En Grande-Bretagne, où il est particulièrement apprivoisé, on l'a même élu oiseau national. Sur le continent, il reste un peu plus farouche, mais reste tout aussi curieux. Rareté chez les oiseaux : le roue-gorge chante presque douze mois sur douze, y compris en plein hiver. Sa voix flûtée, mélancolique, un peu triste, résonne dans les matins gris de novembre alors que tous les autres se sont tus. Mâle et femelle chantent tous deux — autre curiosité — chacun défendant son propre territoire hors saison des amours. Sous ses airs mignons, c'est une petite terreur. Territorial jusqu'à l'obsession, il chasse sans pitié tout intrus de son domaine, y compris ses propres congénères. Les combats sont parfois mortels — on estime qu'une part non négligeable des rouges-gorges meurent tués par d'autres rouges-gorges. La couleur orange du poitrail, loin d'être un simple ornement, est le signal qui déclenche l'agression : présentez à un mâle une simple touffe de plumes rouges, il l'attaquera. Dans le folklore chrétien, le rouge-gorge aurait pris cette teinte en tentant de retirer une épine de la couronne du Christ, tachant sa poitrine à jamais. Dans le monde anglo-saxon, il est indissociable de Noël — vous le verrez sur toutes les cartes de vœux britanniques, souvent perché sur une pelle enneigée. Une tradition qui remonte au XIXe siècle, quand les facteurs britanniques portaient des uniformes rouges et étaient surnommés… « robins ». L'espérance moyenne d'un rouge-gorge sauvage ne dépasse guère les deux ans. Le froid, les prédateurs, les vitres, les chats, et surtout les autres rouges-gorges ont vite raison de lui. Mais pendant ces quelques saisons, il aura chanté sans relâche, tenu son bout de haie contre vents et marées, et accompagné en silence les gestes du jardinier. Peu d'oiseaux méritent autant qu'on leur laisse une place.
Allée des Sableurs
patrimoineAllée des Sansonnets
patrimoineAllée des Scirpes
patrimoineAllée des Soudeurs
patrimoineAllée des Tamaris
patrimoineAllée des Traceurs sur Coques
patrimoineAllée des Verdiers
patrimoineAllée de Tallinn
patrimoineAllée de Vilnius
patrimoineAllée d'Helsinki
patrimoineAllée Docteur Arthur Paecht
patrimoineAllée du Domaine Saint-Jean
patrimoineAllée du Levant
patrimoineAllée du Sparganier
patrimoineAllée du Typha
patrimoineAllée Elie Andrieu
patrimoineAllée Émile Pratali
patrimoineAllée Georges Brassens
patrimoineAllée Jean Giono
patrimoineAllée Jean-Pierre Era
patrimoineAllée Marie
patrimoineAllée Paul Page
patrimoineAllée Saint-Jean Les Moulières
patrimoineAllée Saint-Joseph de Gavarry
patrimoineAllée Simone Veil
patrimoineAllées Maurice Blanc
patrimoineAllée Valentin
patrimoineAncienne Route de Saint-Mandrier
patrimoineAvenue Antoine de Saint-Exupéry
patrimoineAvenue Antonio Gramsci
patrimoineAvenue Aristide Briand
patrimoineAvenue Auguste Plane
patrimoineAvenue Charles de Gaulle
histoireDés son plus jeune âge dans les rues de Lille sa ville natale, Charles de Gaulle (1890-1970) rêve très tôt d'uniforme. Diplômé de l'école Saint-Cyr, blessé et fait prisonnier à Verdun en 1916, il rumine pendant deux ans de captivité ses idées sur la guerre moderne. Dans les années 1930, seul contre l'état-major, il prêche pour une armée mécanisée, mobile, offensive. On ne l'écoute pas. La défaite militaire de mai 1940 lui donnera tragiquement raison. Le 17 juin 1940, alors que le maréchal Philippe Pétain (1856-1951) demande l'armistice en temps qui chef du régime de Vichy, le général de brigade De Gaulle s'envole pour Londres. Le lendemain, à 18 heures, il s'exprime à la radio BBC. Presque personne ne l'entend en direct. Peu importe : « Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. » De cette voix nue, sans troupes ni territoire, va naître la France Libre. Il s'en suit une longue quête personnelle et nationale pour fonder la France Libre, reconstituer une armée et libérer la ville de Paris le 19 août 1944. Nommé chef du gouvernement provisoire à la Libération, il descend les Champs-Élysées le 26 août 1944. Puis, en désaccord avec les partis, il claque la porte en 1946 et disparaît de la scène. Douze ans de « traversée du désert » à Colombey-les-Deux-Églises, à écrire ses Mémoires. Il revient en 1958, à la faveur de la crise algérienne, et fonde la Ve République — celle qui nous régit encore aujourd'hui. Suffrage universel direct, autorité présidentielle, indépendance nationale : sa marque est partout. Charles De Gaulle eut trois enfants, dont Anne, née trisomique en 1928. Contre l'usage de l'époque, il la garde auprès de lui, la porte sur ses genoux, chante pour l'endormir. Elle meurt à 20 ans. Sur sa tombe, il murmure à Yvonne : « Maintenant, elle est comme les autres. » Il quitta définitivement le pouvoir en 1969 après un référendum perdu, retournant à ses livres et à ses longues promenades. Il meurt un soir de novembre 1970, foudroyé par une rupture d'anévrisme devant sa table de bridge. Selon ses volontés : pas de Panthéon, pas de funérailles nationales. Une tombe simple, à Colombey, à côté de sa fille Anne.
Avenue Charles Gide
patrimoineAvenue Charles Tournier
patrimoineAvenue de Berdiansk
patrimoineAvenue de Bruxelles
patrimoineAvenue de la 1e Armée Française
patrimoineAvenue de la 1ère Armée Française Rhin-Danube
patrimoineAvenue de la Collégiale
patrimoineAvenue de la Commune de Paris
patrimoineAvenue de la Grande Maison
patrimoineAvenue de la Jetée
patrimoineAvenue de la Plage
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Avenue de Lisbonne
patrimoineAvenue de Londres
patrimoineAvenue de Rome
patrimoineAvenue des Anciens Combattants d'Indochine
patrimoineAvenue des Collines de Tamaris
patrimoineAvenue des Fleurs
patrimoineAvenue des Îles
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Roses
patrimoineAvenue d'Estienne d'Orves
patrimoineAvenue du 15e Corps
patrimoineAvenue du Docteur Mazen
patrimoineAvenue du Général Carmille
patrimoineAvenue du Luxembourg
patrimoineAvenue Émile Zola
patrimoineAvenue Esprit Armando
patrimoineAvenue Faidherbe
patrimoineAvenue Fernand Léger
patrimoineAvenue Fernand Sardou
patrimoineAvenue Floréal
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Gambetta
histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
Avenue Garibaldi
patrimoineAvenue George Sand
patrimoineAvenue Gérard Philipe
patrimoineAvenue Henri Guillaume
patrimoineAvenue Henri Pétin
patrimoineAvenue Hugues Cléry
patrimoineAvenue Jean-Albert Lamarque
patrimoineAvenue Jean-Baptiste Ivaldi
patrimoineAvenue Jean Bartolini
patrimoineAvenue Jean Jues
patrimoineAvenue Jean-Marie Pascal
patrimoineAvenue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Avenue Jules Renard
patrimoineAvenue Julien Belfort
patrimoineAvenue Laurent Cotsis
patrimoineAvenue Lazare Hoche
patrimoineAvenue Louis Burgard
patrimoineAvenue Louis Curet
patrimoineAvenue Louise Michel
patrimoineAvenue Louis Pergaud
patrimoineAvenue Marcel Berre
patrimoineAvenue Marcel Dassault
patrimoineAvenue Marcel Pagnol
patrimoineAvenue Marcel Paul
patrimoineAvenue Max Barel
patrimoineAvenue Noël Verlaque
patrimoineAvenue Pablo Neruda
patrimoineAvenue Pierre-Auguste Renoir
patrimoineAvenue Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Avenue Pierre Fraysse
patrimoineAvenue Pierre Mendes-France
patrimoineAvenue Robert Brun
patrimoineAvenue Rosa Luxemburg
patrimoineAvenue Saint-Georges
patrimoineAvenue Salvador Allende
patrimoineAvenue Stéphane Hessel
patrimoineAvenue Thierry
patrimoineAvenue Yithzak Rabin
patrimoineAvenue Youri Gagarine
patrimoineBastide de la Mer
patrimoineBois de Jaumen
patrimoineBoulevard Augustin Vidal
patrimoineBoulevard de la Corse Résistante
patrimoineBoulevard de la Verne
patrimoineBoulevard de l'Europe
patrimoineBoulevard des Lauriers Roses
patrimoineBoulevard Dominique Jaubert
patrimoineBoulevard du 4 Septembre
patrimoineBoulevard du Maréchal Alphonse Juin
patrimoineBoulevard Étienne Peyre
patrimoineBoulevard Garnault
patrimoineBoulevard Henri Villat
patrimoineBoulevard Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Boulevard Jean Rostand
patrimoineBoulevard Pauline
patrimoineBoulevard Porchy
patrimoineBoulevard Stalingrad
patrimoineCampagne La Provençale
patrimoineCampagne Tardieu
patrimoineChemin Aimé Genoud
patrimoineChemin Alex Peiré
patrimoineChemin Alfrède Galey
patrimoineChemin André Louis
patrimoineChemin Arnaud
patrimoineChemin Baptistin Revest
patrimoineChemin d'Artaud à Pignet
patrimoineChemin d'Artaud au Vallon des Signes
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patrimoineChemin de Camp Laurent
patrimoineChemin de Camp-Laurent
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patrimoineChemin de Daniel
patrimoineChemin de Domergue
patrimoineChemin de Donicarde à Domergues
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patrimoineChemin de Fabrégas
patrimoineChemin de Fabrégas aux Moulières
patrimoineChemin de Ferri
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patrimoineChemin de la Closerie des Lilas
patrimoineChemin de la Colline
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patrimoineChemin de la Gatonne à Daniel
patrimoineChemin de Lagoubran
patrimoineChemin de la Grande Plaine
patrimoineChemin de l'Aiguillette
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patrimoineChemin de la Seyne sur Mer à Ollioules
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Treille
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patrimoineChemin de l'Evescat au Fort Caire
patrimoineChemin de l'Evescat aux Sablettes
patrimoineChemin de l'Oïde
patrimoineChemin de Mar-Vivo à La Verne
patrimoineChemin de Mar-Vivo aux Deux Chênes
natureChemin de Mauvéou
patrimoineChemin de Moneiret
patrimoineChemin de Pascal
patrimoineChemin de Peyron
patrimoineChemin de Plein Soleil
patrimoineChemin des 2 Chênes
natureChemin des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Chemin des Amandiers
patrimoineChemin des Aubépines
patrimoineChemin des Barelles
patrimoineChemin des Bégonias
patrimoineChemin des Cabaniers
patrimoineChemin des Canniers
patrimoineChemin des Cerisiers
patrimoineChemin des Champs
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patrimoineChemin des Crêtes
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patrimoineChemin de Selon
patrimoineChemin des Floralies
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patrimoineChemin des Guérins
patrimoineChemin des Isnards
patrimoineChemin de Six-Fours à Notre-Dame
patrimoineChemin des Jonquilles
patrimoineChemin des Mouettes
patrimoineChemin des Mouissèques
patrimoineChemin des Moulières à la Croix de Palun
patrimoineChemin des Myrthes
patrimoineChemin des Narcisses
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patrimoineChemin des Pépinières
patrimoineChemin des Plaines
patrimoineChemin des Poivriers
patrimoineChemin des Quatre Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin des Quatre Vents
patrimoineChemin des Restanques
patrimoineChemin des Roses
patrimoineChemin des Rosiers
patrimoineChemin des Sous-Bois
patrimoineChemin de Vignelongue
natureChemin Docteur Félix Reynaud
patrimoineChemin du Baou Rouge
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patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Bord de Mer
patrimoineChemin du Château Vert
patrimoineChemin du Clair Logis
patrimoineChemin du Couchant
patrimoineChemin du Floréal
patrimoineChemin du Fort Napoléon
patrimoineChemin du Fort Saint-Elme
patrimoineChemin du Joncquet
patrimoineChemin du Manteau
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Pays Bleu
patrimoineChemin du Petit Bois
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patrimoineChemin du Rouquier
patrimoineChemin du Ruisseau
natureChemin du Sous-bois
patrimoineChemin du Valat
patrimoineChemin du Vallat
patrimoineChemin du Vallon
patrimoineChemin du Vallon des Moulières
patrimoineChemin du Verger
patrimoineChemin du Vieux Puits
patrimoineChemin du Vieux Puits des Plaines
patrimoineChemin du Vieux Reynier
patrimoineChemin Fernand Bonifay
patrimoineChemin Gaston Beltrame
patrimoineChemin Hermitte
patrimoineChemin Hugues
patrimoineChemin Jacques Casanova
patrimoineChemin Jean Ghibaudo
patrimoineChemin Jean-Marie Fritz
patrimoineChemin Jorgi Reboul
patrimoineChemin Joseph Santeri
patrimoineChemin les Pinèdes
patrimoineChemin Louis Rouvier
patrimoineChemin Marc Sagnier
patrimoineChemin Pes
patrimoineChemin Rey
patrimoineCité Pierre Semard
patrimoineClos de l'Oide
patrimoineClos Innocenti
patrimoineCorniche Bonaparte
patrimoineCorniche Georges Pompidou
patrimoineCorniche Michel Pacha
patrimoineCorniche Philippe Giovannini
patrimoineCorniche Varoise
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patrimoineLe Carrefour des Plages
natureIl y a des mots qui portent en eux un souffle, une lumière, une promesse. « Plage » en fait partie. Cinq lettres, une syllabe, et déjà l'esprit s'échappe : le bruit des vagues, l'odeur de l'iode, le crissement du sable sous les pieds nus. Curieusement, la plage — telle que nous la concevons aujourd'hui, comme un lieu de plaisir — est une invention très jeune. Pendant des millénaires, le bord de mer fut d'abord un lieu de travail, de danger, parfois de terreur : on y guettait les pirates, on y attendait les marins qui ne reviendraient peut-être pas, on y traînait les filets, on y ramassait le varech, on y salait le poisson. Pas question d'y venir en villégiature. Se baigner dans les vagues passait même pour une folie, voire un péché. Il faut attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais pour que tout change. Ils vantent alors les vertus des « bains de mer » — froids, brefs, thérapeutiques — contre à peu près tous les maux. Les stations balnéaires naissent : Brighton, Dieppe, puis Deauville, Biarritz, Trouville. La bourgeoisie du XIXᵉ s'y presse, en robe longue et en chapeau. Il faudra encore un siècle et l'invention des congés payés en 1936 pour que la plage devienne enfin ce qu'elle est aujourd'hui : un bien commun. Aucune plage n'est jamais la même. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer : coquillages nacrés, bois flotté poli par des mois de voyage, galets ronds comme des œufs, débris de filet, plumes d'oiseau. Le géologue y lit une histoire lente ; l'enfant y trouve un royaume. On y marche, on y court, on y dort, on y lit, on y mange des choses qu'on ne mangerait nulle part ailleurs (le sandwich au sable, spécialité universelle). On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. On y fait la sieste, on y tombe amoureux, on y pleure parfois. Certains y viennent pour être vus, d'autres pour disparaître. Peu de lieux acceptent avec autant d'indifférence les rêveries et les insouciances. Il y a la plage de sable fin qu'on imagine sur les cartes postales, mais il y en a mille autres : la plage de galets qui crépite sous les pas, la plage de rochers où l'on cherche des crabes à marée basse, la plage sauvage qu'on atteint après une heure de marche, la plage urbaine avec ses parasols alignés, la plage du Nord battue par le vent, celle du Sud écrasée de soleil, la plage d'octobre déserte où l'on est seul au monde. Toutes sont des plages. Aucune ne se ressemble. Aujourd'hui, les plages reculent. La montée des océans, l'érosion, les tempêtes de plus en plus violentes grignotent chaque année quelques mètres. Sur certaines côtes, il faut protéger, renforcer, réensabler. Ailleurs, on laisse faire, et le trait de côte se redessine. Cette bande de sable qui nous paraissait éternelle est en réalité l'un des paysages les plus mobiles et les plus vulnérables de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent.
Le Clos du Loup
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patrimoineLes Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Les Arbousiers
patrimoineLes Balcons de Pépiole
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patrimoineL'Espérance
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patrimoineLes Résidences de Janas
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patrimoineLe Vallon des Chênes
natureLe Vieux Puits
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
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histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
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