Rues de La Roche-Blanche
213 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée de l'Étang
natureAllée des Vignes
natureAllée du Montel
patrimoineAncien Chemin de Gergovie à Cournon
patrimoineAvenue de la République
patrimoineAvenue des Druides
patrimoineAvenue du Général de Gaulle
patrimoineAvenue François Mitterrand
patrimoineChemin de Beau-Soleil
patrimoineChemin de Bellevue
patrimoineChemin de la Bilière
patrimoineChemin de la Brunellerie
patrimoineChemin de la Chauvelière
patrimoineChemin de la Chesnaie
patrimoineChemin de la Coudrette
patrimoineChemin de la Courterie
patrimoineChemin de la Dubrie
patrimoineChemin de la Gripperay
patrimoineChemin de la Justice
patrimoineChemin de la Liserbière
patrimoineChemin de la Planchette
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de la Senserie
patrimoineChemin de la Touche
patrimoineChemin de Lavaud
patrimoineChemin de la Véronnière
patrimoineChemin de l'Islette
patrimoineChemin de l'Oppidum
patrimoineChemin de Mardou
patrimoineChemin des Arvernes
patrimoineChemin des Croix
patrimoineChemin des Fleurs
patrimoineChemin des Fourcins
patrimoineChemin des Gardes
patrimoineChemin des Patisseaux
patrimoineChemin des Peupliers
natureChemin des Plantades
patrimoineChemin des Soillets
patrimoineChemin des Vendanges
patrimoineChemin de Val d'Auzon
patrimoineChemin de Villard
patrimoineChemin du Bas Plessis
patrimoineChemin du Bocage
patrimoineChemin du Bois d'Amont
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Centurion
patrimoineChemin du Clos Roux
patrimoineChemin du Haut Plessis
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin du Pêcher
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Plan d'Eau
patrimoineChemin du Réservoir
patrimoineChemin du Temple
patrimoineChemin Rural de Dubrie
patrimoineChemin Rural de la Belle Arrivée
patrimoineChemin Rural de la Croix Ferri
patrimoineChemin Rural de la Roche Blanche au Moulin Blanc
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin Rural de Mésanger au Bourg de Saint-Herblon
patrimoineChemin Rural de Pied-Bercy à La Chauvelière
patrimoineChemin Rural des Grandes Gaudinières
patrimoineChemin Rural des Maraires
patrimoineChemin Rural du Pavillon
patrimoineChemin Sur Châteaugay
patrimoineImpasse César
patrimoineImpasse Coluche
patrimoineImpasse de la Distillerie
patrimoineImpasse de la Grande Coudrette
patrimoineImpasse de la Noue
patrimoineImpasse de la Petite Coudrette
patrimoineImpasse de la Pialle
patrimoineImpasse de la Pologne
patrimoineImpasse de la Prairie
natureImpasse de la Tour Blanche
patrimoineImpasse de l'Auzon
patrimoineImpasse des Boutons d'Or
patrimoineImpasse des Chèvrefeuilles
patrimoineImpasse des Églantines
patrimoineImpasse des Fresnes
patrimoineImpasse des Granges
patrimoineImpasse des Jardins
patrimoineImpasse des Ormes
patrimoineImpasse des Peyrouses
patrimoineImpasse des Sources
patrimoineImpasse du Béarn
patrimoineImpasse du Bicentenaire
patrimoineImpasse du Champ du Loup
patrimoineImpasse du Chauffour
patrimoineImpasse du Panicaut
patrimoineImpasse du Pérouset
patrimoineImpasse du Petit Camp
patrimoineImpasse du Pontreau
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse Eugène Stoffel
patrimoineImpasse Jules Ferry
patrimoineImpasse Sans Soucis
patrimoineImpasse Verca
patrimoineLa Méridienne
patrimoineLotissement Lacroix
patrimoineLotissement les Ormes
patrimoineMontée du Poids de Ville
patrimoinePassage de Fontvieille
patrimoinePassage de l'Ancienne Cure
patrimoinePassage de l'Oppidum
patrimoinePassage du Marronnier
patrimoinePassage du Montat
patrimoinePassage Saint-Roch
patrimoinePassage Saint-Verny
patrimoinePlace de la Liberté
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Georges Marchadier
patrimoinePlace le Gergovial
patrimoinePlace Octave Cluzel
patrimoinePlace Saint-Jean
patrimoineRoute de Pied-Bercy
patrimoineRoute d'Orcet
patrimoineRoute du Plateau
patrimoineRue Abbé Olivier
patrimoineRue Barry
patrimoineRue Celtil
patrimoineRue de Châteaugay
patrimoineRue de Gergovie
patrimoineRue de Jussat
patrimoineRue de la Côte
patrimoineRue de la Cure
patrimoineRue de la Lagune
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Mornesse
patrimoineRue de l'An 2000
patrimoineRue de l'Ancienne École
patrimoineRue de l'Ancienne Poste
patrimoineRue de Langeroux
patrimoineRue de la Pavade
patrimoineRue de la Prairie
natureRue de la Serre
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Auzon
patrimoineRue de Lavaux
patrimoineRue de l'École
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Etrade
patrimoineRue de Leyrat
patrimoineRue de Lournat
patrimoineRue de Prat
patrimoineRue des Abélias
patrimoineRue des Ajoncs
patrimoineRue des Amandiers
patrimoineRue des Artisans
patrimoineRue des Arvernes
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Caves
patrimoineRue des Chartres
patrimoineRue des Coteaux
patrimoineRue des Fontaines
patrimoineRue des Fougères
patrimoineRue des Fours à Chaux
patrimoineRue des Gardes
patrimoineRue des Grottes
patrimoineRue des Hortensias
patrimoineRue des Jardins
patrimoineRue des Lilas
patrimoineRue des Marronniers
patrimoineRue des Petits Jardins
patrimoineRue des Petits Murs
patrimoineRue des Peyrouses
patrimoineRue des Pierres Blanches
patrimoineRue des Rocs
patrimoineRue des Seringas
patrimoineRue des Vignerons
natureRue des Vignes
natureRue du 11 Novembre
patrimoineRue du Breuil
patrimoineRue du Centurion
patrimoineRue du Cerisier
patrimoineRue du Champ du Loup
patrimoineRue du Commandant Dumas
patrimoineRue du Fort
patrimoineRue du Fossé
patrimoineRue du Fossé de Macon
patrimoineRue du Grand Camp
patrimoineRue du Grand Champ
patrimoineRue du Montat
patrimoineRue du Montel
patrimoineRue du Pan-Haut
patrimoineRue du Pressoir
patrimoineRue du Quayre
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue du Syndicat
patrimoineRue du Tampon
patrimoineRue du Verdelet
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue Émile Desforges
patrimoineRue Gabriel Simeoni
patrimoineRue Henri Pourrat
patrimoineRue Jean Cavaillès
patrimoineRue Jean Jaurès
histoireLa quête d'une plus grande justice sociale et de la durabilité de la paix étaient au cœur de l'engagement politique de Jean Jaurès (1859-1914) sous la Troisième République. Brillant orateur, il défendit les ouvriers, l’école publique et les droits sociaux à l'assemblé nationale avec tant de passion que ces discours attiraient même ses adversaires politiques, venus simplement l’écouter parler. Il participa à la création du parti socialiste français et devient l’un des principaux défenseurs des travailleurs. Jaurès est aussi connu pour son opposition à la guerre, tentant d’empêcher le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il fut assassiné par balle le 31 juillet 1914 , à l'âge de 54 ans, au Bistrot du Croissant à Paris, soit quelques jours seulement avant le début du conflit. de nombreuses rues, écoles et stations de métro portent le nom de cette grande figure républicaine française de l’idéal pacifiste.
Rue Jean Moulin
histoireIssu d'une famille républicaine et laïque (son père, professeur, était un fervent dreyfusard), Jean Moulin (1899-1943) grandit dans le culte de la République et le goût du dessin, qu'il pratiquera toute sa vie sous le pseudonyme de Romanin. Caricaturiste talentueux, il expose, publie dans des journaux satiriques, fréquente les artistes de Montparnasse. Rien ne semblait le destiner à devenir une icône. Haut fonctionnaire brillant, il gravit les échelons à vitesse fulgurante et devient, à 38 ans, préfet d'Eure-et-Loir, devenant ainsi le plus jeune préfet de France. En 1939. Il n'imagine pas encore que sa fonction va faire de lui, en quelques mois, un héros. Chartres, juin 1940. Alors que la Wehrmacht déferle, les Allemands veulent lui faire signer un document accusant des tirailleurs sénégalais de crimes qu'ils n'ont pas commis. Il refuse. On le frappe, on l'enferme dans une pièce avec le cadavre d'une femme, on le menace. La nuit venue, seul, il tente de se trancher la gorge avec un tesson de verre pour ne pas céder sous la torture. Il survit — mais portera désormais une cicatrice qu'il cachera sous une écharpe. Cette écharpe deviendra, avec le feutre et le regard sombre, son image éternelle. Révoqué par le régime de Vichy en novembre 1940, il gagne Londres via l'Espagne et le Portugal. Le général De Gaulle lui confie une mission d'une audace folle : unifier les mouvements de résistance intérieure, jusqu'alors dispersés, rivaux, cloisonnés. Parachuté en Provence dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, sous le nom de « Rex », il sillonne la France clandestinement, convainc, arbitre, fédère. Le 27 mai 1943, à Paris, rue du Four, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance — moment fondateur où communistes, socialistes, syndicalistes, chrétiens et gaullistes se retrouvent enfin sous une même bannière. Trois semaines après cette réunion historique, le 21 juin 1943, il tombe dans un guet-apens à Caluire-et-Cuire, près de Lyon. Arrêté par "le boucher de Lyon" Klaus Barbie, il est torturé pendant des jours dans les locaux de la Gestapo, avenue Berthelot. Il ne parlera pas. Un mot, un seul, aurait suffi à décapiter la Résistance : il l'emporte avec lui. Il meurt dans le train qui l'emmène vers l'Allemagne, quelque part près de Metz, le 8 juillet 1943. Il avait 44 ans. Le 19 décembre 1964, ses cendres sont transférées au Panthéon. Sous la pluie battante, André Malraux prononce l'un des plus beaux discours de la langue française : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… » La voix se brise. Toute une génération pleure. Un visage — écharpe, feutre, regard — devient à jamais celui de la France qui a dit non.
Rue Maurice Pachon
patrimoineRue Neuve
patrimoineRue Pierre François Fournier
patrimoineRue Pierre Mendès France
patrimoineRue René Cadou
patrimoineRue Saint-Afrique
patrimoineRue Saint-Joseph
patrimoineRue Saint-Loup
patrimoineRue Saint-Michel
patrimoineRue Saint-Roch
patrimoineRue Saint-Verny
patrimoineRue Sous Châteaugay
patrimoineRue Sous les Clefs
patrimoineRue Sous les Murs
patrimoineRue Vercingétorix
patrimoineVoie Communale du Moulin de la Bille
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
ZAC de la Novialle
patrimoine