Rues de La Hague
563 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Bellevue
patrimoineAllée Boris Vian
patrimoineAllée de la Bonde
patrimoineAllée de la Buttière
patrimoineAllée de la Closerie
patrimoineAllée de la Platrière
patrimoineAllée de l'Écubier
patrimoineAllée des Avoineries
patrimoineAllée des Embruns
patrimoineAllée des Iris
patrimoineAllée des Jardinets
patrimoineAllée des Joncs
patrimoineAllée des Raz-Bannes
patrimoineAllée des Royers
patrimoineAllée du Clocher
patrimoineAllée du Marais
patrimoineAllée du Vent d’Amont
patrimoineAllée Fleurie
patrimoineAnneau cycliste de la lande Saint-Nazaire
natureAvenue Beauséjour
patrimoineAvenue de la Petite Chapelle
patrimoineAvenue de la Plage
natureLongtemps, la plage ne fut pas ce lieu de plaisir que nous connaissons : on y travaillait, on y guettait les pirates, on y salait le poisson, et se baigner passait pour une folie. Il a fallu attendre la fin du XVIIIᵉ siècle et les médecins anglais, prescrivant les bienfaits des « bains de mer », pour que Deauville, Biarritz ou Trouville deviennent les rendez-vous de la bourgeoisie balnéaire. Puis les congés payés de 1936 pour que la plage devienne enfin un bien commun. Deux fois par jour, la mer la refait — efface les traces, redessine le sable, laisse des trésors sur la laisse de haute mer. On y bâtit des châteaux qui ne dureront pas jusqu'au soir, on y écrit des prénoms qu'une vague viendra effacer. Aujourd'hui, l'érosion et la montée des océans grignotent chaque année ce ruban fragile — l'un des paysages les plus mobiles de la Terre. Raison de plus, peut-être, pour y aller souvent. Il en reste toujours quelque chose : un peu de sable dans les poches, une lumière blanche gardée quelque part au fond de l'œil.
Avenue des Dunes
patrimoineAvenue Émile Dorrée
patrimoineBaie d’Écalgrain
patrimoineCaravaning les Églantines
patrimoineCarrefour des Pelles
patrimoineChasse
patrimoineChasse de la Boiserie
patrimoineChasse de la Fieffe
patrimoineChasse de l'École
patrimoineChasse des Carrières
patrimoineChasse des Frênes
patrimoineChasse des Guelles
patrimoineChasse des Houguets
patrimoineChasse des Paîtriaux
patrimoineChasse des Sues
patrimoineChasse du Miranda
patrimoineChasse Gardier
patrimoineChasse Nicole
patrimoineChemin de Chauffe Tête
patrimoineChemin de Fierville
patrimoineChemin de Franctère
patrimoineChemin de Herville à Hainneville
patrimoineChemin de la Banque
patrimoineChemin de la Blanche Pierre
patrimoineChemin de la Breche du Quesnay
patrimoineChemin de la Cavée
patrimoineChemin de la Charrière
patrimoineChemin de la Dune
patrimoineChemin de la Fontaine
patrimoineChemin de la Forêt de Varengrout
natureChemin de la Part aux Filles
patrimoineChemin de la Quève
patrimoineChemin de la Roselière
patrimoineChemin de la Roussetterie
patrimoineChemin de la Sablonnière
patrimoineChemin de l'Aubépine
patrimoineChemin de la Vacquerie
patrimoineChemin de la Valette
patrimoineChemin de la Vallée de l'Épine d'Hue
patrimoineChemin de l'École
patrimoineChemin de l'Enclos
patrimoineChemin de l’Epinette
patrimoineChemin de l'Etimbert
patrimoineChemin des Bons Vassaux
patrimoineChemin des Couture
patrimoineChemin des Dits
patrimoineChemin des Durands
patrimoineChemin des Empires
patrimoineChemin des Gardier
patrimoineChemin des Gregis
patrimoineChemin des Hêtres
natureChemin des Houx
patrimoineChemin des Hullines
patrimoineChemin des Hures
patrimoineChemin des Îlets
patrimoineChemin des Landes aux Loups
natureChemin des Pestils
patrimoineChemin des Quèves
patrimoineChemin des Routoirs
patrimoineChemin des Thuilettes
patrimoineChemin des Tuilettes aux Battes
patrimoineChemin des Vignes
natureChemin de Villeneuve
patrimoineChemin Divetain
patrimoineChemin du Calenfrier
patrimoineChemin du Carrefour Daguenet
patrimoineChemin du Chatelet
patrimoineChemin du Hablet
patrimoineChemin du Hameau Es Contes
patrimoineChemin du Hameau Frimot
patrimoineChemin du Hameau Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Haut des Landes
natureChemin du Marais
patrimoineChemin du Mont
patrimoineChemin du Palis
patrimoineChemin du Petit Pied de Lande
natureChemin du Pressoir
patrimoineChemin du Quesnay
patrimoineChemin du Ruet
patrimoineChemin du Sieur Dugardin
patrimoineChemin du Tenacre
patrimoineChemin du Val
patrimoineChemin du Val Benet
patrimoineChemin du Val Ficot
patrimoineChemin du Vaublat
patrimoineChemin le Mont Mirel
patrimoineChemin le Vivier
patrimoineChemin Marin
patrimoineChemin Rue du Clos Nay
patrimoineChemin Rue du Crime
patrimoineChemin Saint-Blaise
patrimoineCircuit de la Lande Saint-Nazaire
natureCité Bel-Air
patrimoineCité de la Pantourie
patrimoineCité les Bizeaux
patrimoineCité Les Bruyères
patrimoineClos Carré
patrimoineClos Lievre
patrimoineGîtes les Gravelots
patrimoineGrand Chemin des Landes
natureHameau Alexis
patrimoineHameau aux Faix
patrimoineHameau aux Mières
patrimoineHameau Bouchard
patrimoineHameau Cauvin
patrimoineHameau Dannery
patrimoineHameau de la Rivière
natureHameau des Guillemins
patrimoineHameau des Landes
natureHameau ès Asselins
patrimoineHameau Es Clergés
patrimoineHameau Es Fours
patrimoineHameau ès Galles
patrimoineHameau Es Ouitres
patrimoineHameau Fabien
patrimoineHameau Gardin
patrimoineHameau Gosselin
patrimoineHameau Grainval
patrimoineHameau Homest
patrimoineHameau les Henry
patrimoineHameau Merquetot
patrimoineHameau Mouchel Croute à l'Ane
patrimoineHameau Renet
patrimoineHameau Thiébot
patrimoineHameau Vaultier
patrimoineHerquetot
patrimoineImpasse Bellevue sur l’Anse
patrimoineImpasse de Coulon
patrimoineImpasse de la Campagne
patrimoineImpasse de la Carrière des Fossiles
patrimoineImpasse de la Caserne
patrimoineImpasse de la Leu
patrimoineImpasse de La Perruque
patrimoineImpasse de la Planque
patrimoineImpasse de la Poudrière
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse de la Vallée d’Auderville
patrimoineImpasse de l’Eucalyptus
patrimoineImpasse des Gains
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Lys
patrimoineImpasse des Quatre Barrières
patrimoineImpasse des Vallées
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Bain Ferre
patrimoineImpasse du Gros Mont
patrimoineImpasse du Petit Hameau
patrimoineImpasse du Petit Hameau - Auderville
patrimoineImpasse du Phare
patrimoineImpasse du Rivage
patrimoineImpasse du Rivet
patrimoineImpasse Gabriel Suret
patrimoineImpasse Ticotte
patrimoineIssue aux Moines
patrimoineLa Basmonterie
patrimoineLa Boissellerie
patrimoineLa Buhôtellerie
patrimoineLa Cannevière
patrimoineLa Carrière
patrimoineLa Chasse Robinet
patrimoineLa Chesnaye
patrimoineLa Coudrette
patrimoineLa Cour
patrimoineLa Fosse
patrimoineLa Fosse Guillotin
patrimoineLa Gouinerie
patrimoineLa Grande Lande
natureLa Hure
patrimoineLa Lande Perrin
natureLa Leu
patrimoineLa Madeleine
patrimoineLa Maison Blanche
patrimoineLa Mercerie
patrimoineLa Planque
patrimoineLa Roquette
patrimoineLa Rue
patrimoineLa Ruelle
patrimoineLa Valette
patrimoineLa Valette de Goury
patrimoineLa Vallée des Moulins
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
La Venelle
patrimoineLe Bulot
patrimoineLe Cap
patrimoineLe Clos de l'Avenue
patrimoineLe Closet
patrimoineLe Grand Bel
patrimoineLe Hameau Samson
patrimoineLe Hameau Sauvage
patrimoineLe Jogard
patrimoineLe Maresquier
patrimoineLe Moitier
patrimoineLe Moulin Parmier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Le Petit Douet
patrimoineL’Epine d’Hue
patrimoineLe Prieuré
patrimoineLes Banques
patrimoineLes Carrelettes
patrimoineLes Châtaigniers
patrimoineLes Chevrues
patrimoineLes Clos Cornus
patrimoineLes Cottes
patrimoineLes Courboeufs
patrimoineLes Douets
patrimoineLe Sémaphore de Jardeheu
patrimoineLes Fougères
patrimoineLes Guérandes
patrimoineLes Guillemins de Haut
patrimoineLes Hougues
patrimoineLes Monts Pelés
patrimoineLes Muettes
patrimoineLes Petites Pâtures
patrimoineLes Planquettes
patrimoineLes Ridelles
patrimoineLes Vallées de Sainte-Hélène
patrimoineLes Vieilles Rues
patrimoineLe Tourp
patrimoineLe Val au Gui
patrimoineLe Val Périer
patrimoineLe Vaudelin
patrimoineLotissement de la Croix Vautier
patrimoineLotissement Les Oyats
patrimoineLotissement les Vendicks
patrimoineMarende
patrimoinePenitot
patrimoinePlace de la Mairie
patrimoinePlace de l'Ancien Village Normand
patrimoinePlace du Chène
naturePlace du Marché
patrimoinePlace Michel Canoville
patrimoineRésidence Clos Clair
patrimoineRésidence des Ajoncs
patrimoineRésidence des Arbres
patrimoineRésidence des Avoineries
patrimoineRésidence des Myosotis
patrimoineRésidence des Narcisses
patrimoineRésidence du Chêne
natureRésidence du Muguet
patrimoineRésidence Ferronet
patrimoineRésidence la Croix du Noroit
patrimoineRésidence Le Goulet
patrimoineRésidence les Pommiers
patrimoineRésidence les Ronces
patrimoineRibon
patrimoineRoute de Beaumont
patrimoineRoute de Beuzeval
patrimoineRoute de Bombec
patrimoineRoute de Branville
patrimoineRoute de Brefontaine
patrimoineRoute d'Éculleville
patrimoineRoute de Danneville
patrimoineRoute de Herville
patrimoineRoute de la Bergerie
patrimoineRoute de la Castellerie
patrimoineRoute de la Couperie
patrimoineRoute de la Croix Rouge
patrimoineRoute de la Devise
patrimoineRoute de la Hague
patrimoineRoute de La Hague
patrimoineRoute de la Hougue
patrimoineRoute de la Pasquerie
patrimoineRoute de la Planche Houelbecq
patrimoineRoute de la Pointe
patrimoineRoute de la Rignoletterie
patrimoineRoute de la Roche
patrimoineRoute de la Seroterie
patrimoineRoute de la Tricannerie
patrimoineRoute de l'Église
patrimoineRoute de l'Orangerie
patrimoineRoute de Lorimier
patrimoineRoute de Port Racine
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patrimoineRoute des Avoines
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patrimoineRoute des Pallières
patrimoineRoute des Pelles
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patrimoineRoute d'Omonville
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patrimoineRoute du Fort
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patrimoineRoute du Haras
patrimoineRoute du Heusey
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patrimoineRoute du Manoir
patrimoineRoute du Mesnildot
patrimoineRoute du Moulinet
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Route du Petit Parc
patrimoineRoute du Saussey
patrimoineRoute du Thot
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patrimoineRoute es Contes
patrimoineRoute Es Granges
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patrimoineRoute Hildevert Hersent
patrimoineRue Albert Lecanu
patrimoineRue Alexandre Trauner
patrimoineRue Armand Leveel
patrimoineRue Carreau
patrimoineRue Charles Rouxel
patrimoineRue Coriallo
patrimoineRue d'Aurigny
patrimoineRue d’Aurigny
patrimoineRue de Bas
patrimoineRue de Basan
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patrimoineRue de Bel Es Martins
patrimoineRue de Belle Rive
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patrimoineRue de Haut
patrimoineRue de la Basmonterie
patrimoineRue de la Becque
patrimoineRue de la Biale
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patrimoineRue de la Croix Vautier
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patrimoineRue de la Fosse
patrimoineRue de la Fosse de Gast
patrimoineRue de la Fosse Yvon
patrimoineRue de la Fouedre
patrimoineRue de la Grande Vallée
patrimoineRue de la Graundrue
patrimoineRue de la Houguette
patrimoineRue de la Houlegatte
patrimoineRue de la Jonquière
patrimoineRue de la Lagune
patrimoineRue de la Landette
natureRue de la Libération
histoireLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France **pendant près d'un an**, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Rue de la Maison
patrimoineRue de la Mare
patrimoineRue de la Mare Boisneau
patrimoineRue de la Mare du Puits
patrimoineRue de la Passaderie
patrimoineRue de la Petite Ferme
patrimoineRue de la Place
patrimoineRue de la Poissonnière
patrimoineRue de la République
patrimoineRue de la Roche du Puits
patrimoineRue de la Roque
patrimoineRue de la Roque du Câté
patrimoineRue de la Roselière
patrimoineRue de la Rouxellerie
patrimoineRue de la Ruette David
patrimoineRue de la Sabine
patrimoineRue de la Turgie
patrimoineRue de l’Aumône
patrimoineRue de la Vallace
patrimoineRue de l'Écorcheboeuf
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l’Église d’Éculleville
patrimoineRue de l'Église de Jobourg
patrimoineRue de l'Église de Sainte-Croix
patrimoineRue de l’Église Notre-Dame
patrimoineRue de l'Église Saint-Gilles
patrimoineRue de l’Église Saint-Michel
patrimoineRue de l'Église Saint-Paterne
patrimoineRue de l'Église Saint-Pierre
patrimoineRue de l'Église Saint-Sebastien
patrimoineRue de l'Enfer
patrimoineRue de l'Épine Dué
patrimoineRue de l'Épiney
patrimoineRue de l'Esquinandre
patrimoineRue de l'Étang
natureRue de l'Étoile
patrimoineRue de l'Infante
patrimoineRue de Marende
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patrimoineRue des Champs
patrimoineRue des Closets
patrimoineRue des Clos Roux
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patrimoineRue des Courboeufs
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patrimoineRue des Croûtes
patrimoineRue des Croûtes de Bellet
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patrimoineRue des Écoliers
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patrimoineRue des Jardins du Hutret
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patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
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histoireLe maréchal Leclerc, de son nom complet Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947) est connu pour son rôle majeur dans la Libération pendant la Seconde Guerre mondiale. Sorti de l’école militaire de Saint-Cyr, il rejoint la France libre du général Charles de Gaulle en 1940 après la défaite française. Il mène ensuite des campagnes en Afrique, notamment la prise de Koufra en 1941, où il fait le célèbre serment de libérer Strasbourg. Leclerc commande ensuite la 2e Division Blindée (2e DB), une grande unité équipée de chars et de véhicules blindés. La 2e DB participa au débarquement de Normandie en 1944 et eut un rôle décisif dans la libération de Paris et de Strasbourg. Les succès associèrent le jeune officier aux engins mécanisés de sa division, ce qui explique le nom d'une série de chars de combat français - les chars Leclerc. Ses faits d'armes lui valurent le titre de Maréchal de France, plus haute distinction militaire française qui n’est pas un grade mais une dignité honorifique. Néanmoins, il fut consacré à titre posthume, en 1952, étant mort dans un accident d’avion en 1947 en Algérie.
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histoireFils d'un épicier génois installé à Cahors, Léon Gambetta (1838-1882) n'a rien d'un enfant de la bourgeoisie parisienne. Il monte à Paris étudier le droit, perd un œil dans un accident d'enfance, mais compense ce handicap par une voix de tonnerre et un art oratoire qui va sidérer son époque. Avocat, il se fait connaître en 1868 par une plaidoirie fulgurante contre le Second Empire — un réquisitoire devenu célèbre où il énumère, un à un, les crimes du régime. Le jeune homme du Sud-Ouest est désormais un nom. Le 4 septembre 1870. La France vient d'être écrasée à Sedan, l'empereur est prisonnier des Prussiens. À l'Hôtel de Ville de Paris, Gambetta — 32 ans — proclame la République depuis un balcon, devant une foule en délire. Ministre de l'Intérieur d'un gouvernement de Défense nationale rapidement encerclé dans Paris assiégé, il prend une décision spectaculaire : le 7 octobre, il s'échappe en ballon au-dessus des lignes prussiennes pour rejoindre la province et y lever de nouvelles armées. L'image est restée : un ministre en montgolfière, écharpe au vent, allant sauver la patrie. Depuis Tours puis Bordeaux, il improvise en quelques semaines des armées entières, mobilise, réquisitionne, harangue. Rien n'y fait : la France est vaincue, l'Alsace-Moselle perdue. Gambetta démissionne, refusant de cautionner le traité. Ce qu'il fait ensuite est peut-être plus important encore. Dans une Assemblée majoritairement monarchiste, il consacre dix ans à convaincre, séduire, rallier — patiemment, ville après ville, discours après discours. Sa formule reste célèbre : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi. » Il forge le vocabulaire, les rituels, la mystique d'une République qui doit s'ancrer dans les cœurs. Il popularise la Marseillaise, le 14 juillet, l'école laïque à venir. Sans lui, il n'est pas sûr que la République se serait installée durablement en France. Nommé enfin président du Conseil en novembre 1881, son gouvernement — le « Grand Ministère » que tout le monde attendait — tombe au bout de dix semaines. Le 27 novembre 1882, dans sa maison des Jardies à Ville-d'Avray, un coup de revolver part accidentellement, lui traversant la main. La blessure paraît bénigne mais il meurt le 31 décembre, à 44 ans, d'une appendicite mal soignée aggravée par sa convalescence. La rumeur d'un suicide, ou d'un drame passionnel avec sa compagne Léonie Léon, courra longtemps. Des funérailles nationales grandioses ont lieu le 6 janvier 1883 : un demi-million de Parisiens suivent le cortège. En 1920, pour le cinquantenaire de la République, son cœur — et son cœur seul — est transféré au Panthéon dans une urne. Le reste de son corps repose à Nice, auprès de son père. Étrange destin posthume pour celui qui, plus que tout autre, avait mis le sien au service de la République.
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