Rues de La Crèche
236 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Arlétty
patrimoineAllée Claude Haye
patrimoineAllée de la Communauté
patrimoineAllée des Grands Champs
patrimoineAllée des Métiers
patrimoineAllée des Muguets
patrimoineAllée des Saules
patrimoineAllée du Clos des Etrés
patrimoineAllée Eugène Rolland
patrimoineAllée Hubert Melin
patrimoineAllée Simone Signoret
patrimoineAllées sur Les Prés
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de Paris
patrimoineChemin de Baigne Cane
patrimoineChemin de Bédalou
patrimoineChemin de Boisragon
patrimoineChemin de Champliboireau
patrimoineChemin de ChâteauNeuf
patrimoineChemin d'Edette
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patrimoineChemin de Fontarabie
patrimoineChemin de Fontmarbroux
patrimoineChemin de la Bicêtre
patrimoineChemin de la Charmille
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patrimoineChemin de la Grande Chaume
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patrimoineChemin de la Mare à Migault
patrimoineChemin de la Minoterie
patrimoineChemin de la Parée
patrimoineChemin de la Petite Isle
patrimoineChemin de la Pierre
patrimoineChemin de la Plaine
patrimoineChemin de la Rhue
patrimoineChemin de la Ronde
patrimoineChemin de l'Epinaye
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de l'Homme du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin de Miséré
patrimoineChemin de Piqueloie
patrimoineChemin de Plumail
patrimoineChemin de Quéreux
patrimoineChemin de Saint-Martin
patrimoineChemin des Chapelles
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin des Dortieres
patrimoineChemin des Gauvrières
patrimoineChemin des Gordes
patrimoineChemin des Grandes Coites Ruffign
patrimoineChemin des Hauts
patrimoineChemin de Simpalais
patrimoineChemin des Ouches
patrimoineChemin des Petites Coites Ruffign
patrimoineChemin des Prés
patrimoineChemin des Puits
patrimoineChemin des Rocs
patrimoineChemin des Sablières
patrimoineChemin des Verdillons
patrimoineChemin de Thouars
patrimoineChemin de Vaumoreau
patrimoineChemin de Vaurousse
patrimoineChemin du Barreau
patrimoineChemin du Bivouac
patrimoineChemin du Bois
patrimoineChemin du Château d'Eau
patrimoineChemin du Courlis
patrimoineChemin du Docteur Bonnin
patrimoineChemin du Genêt
patrimoineChemin du Gué
patrimoineChemin du Lac
patrimoineChemin du Monteil
patrimoineChemin du Pairot
patrimoineChemin du Petit Moulin Ruffigny
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Portail
patrimoineChemin du Prieuré
patrimoineChemin du Village
patrimoineChemin Noir
patrimoineChemin Rural
patrimoineChemin Rural de la Roche à La Crèche
patrimoineChemin Rural de Souché à Chavagné
patrimoineChemin Vert
patrimoineImpasse Bel Horizon
patrimoineImpasse de Blanchon
patrimoineImpasse de la Burgalerie
patrimoineImpasse de la Charbonnerie
patrimoineImpasse de la Cour
patrimoineImpasse de la Dornée de Mélusine
patrimoineImpasse de la Grande Cour
patrimoineImpasse de la Mare
patrimoineImpasse de la Mare à Migault
patrimoineImpasse de la Motte
patrimoineImpasse de la Petite Rivière
natureImpasse de la Sèvre
patrimoineImpasse de la Taillée
patrimoineImpasse de la Vallée
patrimoineImpasse de l'Étang
natureImpasse de l'Harmonie
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chevalleau
patrimoineImpasse des Écoles
patrimoineImpasse des Gauvrières
patrimoineImpasse des Halles
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patrimoineImpasse du Parc
patrimoineImpasse du Patis
patrimoineImpasse du Puits
patrimoineImpasse du Village
patrimoineImpasse Rocan
patrimoineL'Aquitaine
patrimoineLotissement des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
Lotissement Pelletier
patrimoinePlace du Champ de Foire
patrimoineRond-Point 19 mars 1962
patrimoineRoute d'Augé
patrimoineRoute de Buffevent
patrimoineRoute de Cerzeau
patrimoineRoute de Champcornu
patrimoineRoute de Champicard
patrimoineRoute de Cherveux
patrimoineRoute de Fenioux
patrimoineRoute de François
patrimoineRoute de Frontenay-Rohan-Rohan
patrimoineRoute de la Mothe
patrimoineRoute de l'Ancienne Laiterie
patrimoineRoute de l'Ancienne Laiterie Ruffign
patrimoineRoute de l'Atlantique
patrimoineRoute de l'Isle
patrimoineRoute de Mons
patrimoineRoute de Mougon
patrimoineRoute de Paris
patrimoineRoute de Sainte-Néomaye
patrimoineRoute des Garneries
patrimoineRoute de Tressauve
patrimoineRoute de Vouillé
patrimoineRoute du Puits
patrimoineRoute Nationale
patrimoineRue Albert Charrier
patrimoineRue Anita Conti
patrimoineRue Camille Naudin
patrimoineRue Camille Thébault
patrimoineRue Charles Tellier
patrimoineRue Christophe Colomb
patrimoineRue de Barilleau
patrimoineRue de Bimard
patrimoineRue de Bourdet
patrimoineRue de la Basse Crèche
patrimoineRue de la Charloterie
patrimoineRue de la Chèvre au Loup
patrimoineRue de la Croix Chaigneau
patrimoineRue de la Fontaine
patrimoineRue de la Maillée
patrimoineRue de la Papeterie
patrimoineRue de la Pérouse
patrimoineRue de l'Aumonerie
patrimoineRue de la Villedieu
patrimoineRue de l'Isle
patrimoineRue de Monplaisir
patrimoineRue de Rocan
patrimoineRue des Bassotières
patrimoineRue des Brandinières
patrimoineRue des Champs de Grelet
patrimoineRue des Diligences
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Fauvettes
patrimoineRue des Gîtes
patrimoineRue des Grives
patrimoineRue des Halles
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Hivers
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Mésanges
patrimoineRue des Mourauderies
patrimoineRue des Pervenches
patrimoineRue des Pyramides
patrimoineRue des Rouges Gorges
patrimoineRue des Sablières
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Beau Soleil
patrimoineRue du Champ de Foire
patrimoineRue du Château
patrimoineRue du Chemin de Ronde
patrimoineRue du Commandant Cousteau
patrimoineRue du Lac
patrimoineRue du Lambon
patrimoineRue du Marché
patrimoineRue du Pain Perdu
patrimoineRue du Pairé
patrimoineRue du Petit Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Pigeonnier
patrimoineRue du Pont de Vau
patrimoineRue du Temple Villeneuve
patrimoineRue du Verger
patrimoineRue du Vieux Four
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Eugène Fabien
patrimoineRue Eugène Magneron
patrimoineRue Firmin Masse
patrimoineRue Gabrielle Thébault
patrimoineRue Germaine Quintreau
patrimoineRue Guignechien
patrimoineRue Haroun Tazieff
patrimoineRue Henri Georges Clouzot
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jean Baptiste Beaujault
patrimoineRue La Pérouse
patrimoineRue Le Jardin d'Eden
patrimoineRue Louise Michel
patrimoineRue Louis Jouvet
patrimoineRue Louis Vien
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Martin Luther King
patrimoineRue Maurice Herzog
patrimoineRue Maurice Marsac
patrimoineRue Michel Colucci
patrimoineRue Niki de Saint Phalle
patrimoineRue Norman Boriaug
patrimoineRue Paul Caillet
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue Pierre Charles
patrimoineRue Raoul Augereau
patrimoineRue Suzanne Lenglen
patrimoineRue Traversière
patrimoineRue Vasco de Gama
patrimoineRue Violettes
patrimoine