Rues de La Crau
482 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Accès Amphithéatre
cultureAccès Internats
patrimoineAire de Saint-Augustin
patrimoineAllée de la Marjolaine
patrimoineAllée de la Mésange
patrimoineAllée de la Sariette
patrimoineAllée des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un genre d'arbres dont la plupart des espèces sont originaires d'Australie. Or dans le langage courant français, on appelle « acacia » le Robinier faux acacia - qui n'appartient justement pas au genre Acacia ! En revanche, on parle de mimosa pour des espèces odorantes qui, elles, appartiennent bel et bien au genre Acacia. Pour comprendre le sac de nœuds, il faut savoir qu'Acacia et Mimosa sont deux genres cousins, tous deux membres de la sous-famille des Mimosoideae. Résultat : ce que nous appelons acacia n'en est pas un, et ce que nous appelons mimosa en est un. Vous suivez ?
Allée des Agaves
patrimoineAllée des Camélias
patrimoineAllée des Cistes
patrimoineAllée des Clématites
patrimoineAllée des Colombes
patrimoineAllée des Genêts
patrimoineAllée des Lilas
patrimoineAllée des Messugues
patrimoineAllée des Mimosas
patrimoineAllée des Romarins
patrimoineAllée des Santolines
patrimoineAllée des Tousques
patrimoineAllée du Lavandin
patrimoineAllée du Marselan
patrimoineAllée du Serpolet
patrimoineAllée Jules Muraire
patrimoineAvenue Abraham Louis Breguet
patrimoineAvenue Arago
patrimoineAvenue de la 1re Division Française Libre
patrimoineAvenue de la Gare
patrimoineAvenue de la Libération
patrimoineLa Libération (1944-1945) ne s'est pas faite en un jour, ni même en un mois. Ce que l'on appelle « la Libération » est en réalité une longue vague qui déferle sur la France pendant près d'un an, de juin 1944 à mai 1945, laissant derrière elle un pays exsangue, meurtri, mais debout. 6 juin 1944 : le jour le plus long. À l'aube, 156 000 soldats alliés débarquent sur cinq plages de Normandie — Utah, Omaha, Gold, Juno, Sword. C'est la plus grande opération amphibie de l'histoire. Parmi eux, 177 Français du commando Kieffer touchent le sable de Colleville-Montgomery. Ils sont les seuls Français à débarquer ce jour-là. Sur le sable d'Omaha, les pertes américaines sont effroyables. Le soir venu, la tête de pont tient. Rien n'est joué, tout est possible. Pendant que les Alliés progressent difficilement dans le bocage normand, l'intérieur du pays s'embrase. Les maquis multiplient les sabotages : le plan « Vert » vise les voies ferrées, le plan « Violet » les télécommunications, le plan « Tortue » les routes. Résultat : les divisions blindées allemandes qui montent vers la Normandie mettent trois semaines pour un trajet qui aurait dû durer trois jours. La division SS Das Reich, dans sa remontée furieuse, massacre 99 civils à Tulle et 643 à Oradour-sur-Glane le 10 juin; village figé pour l'éternité dans ses ruines. Sur le plateau du Vercors, 4 000 maquisards proclament la « République libre » et attendent les renforts alliés promis. Ils ne viendront jamais. Le 21 juillet, la Wehrmacht attaque en force, dont des planeurs qui se posent au cœur du massif. 840 maquisards et civils tombent. Ce sera l'une des grandes plaies de la mémoire résistante. Une seconde opération, souvent éclipsée par celle de Normandie, débarque en Provence le 15 août : l'armée B du général de Lattre de Tassigny, forte de 250 000 hommes dont plus de la moitié de tirailleurs algériens, marocains, sénégalais, et de goumiers. Ils remonteront la vallée du Rhône à une vitesse foudroyante, libéreront Toulon, Marseille, Lyon, feront leur jonction avec les troupes venues de Normandie en Bourgogne le 12 septembre. La France est coupée en deux, mais dans le bon sens. L'insurrection éclate à Paris le 19 août. Barricades dans le Quartier latin, drapeaux tricolores aux fenêtres, préfecture de police reprise, combats rue de Rivoli. Le 24 août au soir, un détachement de la 2e DB de Leclerc — le « détachement Dronne », composé pour partie de républicains espagnols rescapés de la guerre civile — entre dans Paris par la porte d'Italie. À 22h22, les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée. Le lendemain, le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand, signe la capitulation à la gare Montparnasse. Il n'aura pas exécuté l'ordre d'Hitler de brûler Paris. Le 26 août, de Gaulle descend les Champs-Élysées à pied, dans une foule immense, sous les tirs sporadiques de tireurs isolés depuis les toits. Pendant l'automne se poursuivent les libérations. Bordeaux le 28 août, Lyon le 3 septembre, Dijon le 11, Nancy le 15, Strasbourg le 23 novembre — libération symbolique celle-ci, tenue par Leclerc en réponse à un serment prêté trois ans plus tôt en Libye : « Ne déposons les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg. » Certaines poches allemandes tiennent pourtant sur l'Atlantique jusqu'au bout : Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan ne se rendront que le 8 mai 1945. L'épuration commence, brutale et parfois expéditive. Des femmes tondues sur les places de village. Des exécutions sommaires. Puis les procès officiels : Pétain condamné à mort et gracié, Laval fusillé. La France retrouve la République, le droit de vote des femmes en avril 1944 (première élection en 1945), la Sécurité sociale à venir. Le pays compte ses morts : 600 000 environ, dont 350 000 civils. Ses villes détruites — Caen, Le Havre, Saint-Malo, Royan — devront être reconstruites pierre par pierre. Aujourd'hui ne reste qu'un mot, avant tout. « Libération » : c'est le nom d'un journal, d'un mouvement de résistance, d'une avenue dans presque toutes les communes de France. C'est aussi un état d'esprit — celui d'un pays qui a su, malgré la défaite, malgré l'occupation, malgré la collaboration, retrouver le chemin de lui-même. Ce chemin-là ne s'oublie pas.
Avenue de la Pépinière
patrimoineAvenue de Limans
patrimoineAvenue des Faurys
patrimoineAvenue des Frênes
patrimoineAvenue des Vergnes
patrimoineAvenue de Toulon
patrimoineAvenue du 8 Mai 1945
patrimoineAvenue du Lieutenant Jean Toucas
patrimoineAvenue Edouard Aiguier
patrimoineAvenue Frédéric Mistral
patrimoineAvenue Général de Gaulle
patrimoineAvenue Jean Monnet
patrimoineAvenue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Beauséjour
patrimoineBoulevard de la République
patrimoineCampagne La Goustine
patrimoineChemin de Clairval
patrimoineChemin de Gavarry
patrimoineChemin de la Bergerie
patrimoineChemin de la Bouisse
patrimoineChemin de la Clef des Champs
patrimoineChemin de la Croix du Château Jaune
patrimoineChemin de la Font des Fabres
patrimoineChemin de la Giavis
patrimoineChemin de la Mayonnette
patrimoineChemin de Lambert
patrimoineChemin de la Navarre
patrimoineChemin de la Poterie
patrimoineChemin de la Ruytèle
patrimoineChemin de la Scierie
patrimoineChemin de la Source
patrimoineChemin de la Tourrisse
patrimoineChemin de la Tour Ste Anne
patrimoineChemin de l'Aubépine
patrimoineChemin de la Vaille
patrimoineChemin de la Venne
patrimoineChemin de la Yette
patrimoineChemin de l'Estagnol
patrimoineChemin de Martinets
patrimoineChemin de Notre-Dame
patrimoineChemin de Rosacrau
patrimoineChemin de Saint-Augustin
patrimoineChemin de Saint-Jacques
patrimoineChemin de Saint-Paul
patrimoineChemin des Alouettes
patrimoineChemin des Aramons
patrimoineChemin des Arbousiers
patrimoineChemin des Aulnes
patrimoineChemin des Banons
patrimoineChemin des Belles Mœurs
patrimoineChemin des Calebasses
patrimoineChemin des Capucines
patrimoineChemin des Charretiers
patrimoineChemin des Cougourdons
patrimoineChemin des Églantiers
patrimoineChemin des Genévriers
patrimoineChemin des Glaïeuls
patrimoineChemin des Goustines
patrimoineChemin des Goys Founiers
patrimoineChemin des Grenaches
patrimoineChemin de Sigaloux
patrimoineChemin des Juliens
patrimoineChemin des Lauriers
patrimoineChemin des Levades
patrimoineChemin des Lions
patrimoineChemin des Loriots
patrimoineChemin des Maraîchers
patrimoineChemin des Miquels
patrimoineChemin des Muletiers
patrimoineChemin des Muriers
patrimoineChemin des Narcisses
patrimoineChemin des Néfliers
patrimoineChemin des Néouliers
patrimoineChemin des Noyers
patrimoineChemin des Pioux
patrimoineChemin des Religieux
patrimoineChemin des Saules
patrimoineChemin des Tamaris
patrimoineChemin des Tassys
patrimoineChemin des Tilleuls
natureChemin des Tourraches
patrimoineChemin des Tulipes
patrimoineChemin des Vignerons
natureChemin de Tamagnon
patrimoineChemin de Terrimas
patrimoineChemin de Ubac
patrimoineChemin de Verdillon
patrimoineChemin du Buis
patrimoineChemin du Châtaignier
patrimoineChemin du Collet Long
patrimoineChemin du Fenouillet
patrimoineChemin du Laboureur
patrimoineChemin du Mont Redon
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Moulin Premier
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Petit Tamagnon
patrimoineChemin du Plan du Pont
patrimoineChemin du Sorbier
patrimoineChemin du Taradéou
patrimoineChemin Henri Augier
patrimoineChemin Long
patrimoineChemin Modigliani
patrimoineHameau des Avocats
patrimoineÎlot de l'Arbois
patrimoineÎlot Des Fauvettes
patrimoineImpasse Alose
patrimoineImpasse Alouette
patrimoineImpasse Alphonse Daudet
patrimoineImpasse Audibert
patrimoineImpasse Blériot
patrimoineImpasse Caillie
patrimoineImpasse Cartier
patrimoineImpasse Claude Bernard
patrimoineImpasse Colibri
patrimoineImpasse Coquelicot
patrimoineImpasse Corb
patrimoineImpasse Corot
patrimoineImpasse Couperin
patrimoineImpasse Daurade
patrimoineImpasse de Grasse
patrimoineImpasse de Griottes
patrimoineImpasse de Griottiers
patrimoineImpasse de Jade
patrimoineImpasse de la Ciboulette
patrimoineImpasse de la Colette
patrimoineImpasse de la Frégate
patrimoineImpasse de la Fuella
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Grave
patrimoineImpasse de la Huppe
patrimoineImpasse de l'Aigrette
patrimoineImpasse de l'Albatros
patrimoineImpasse de l'Aligoté
patrimoineImpasse de l'Alisier
patrimoineImpasse de la Marsanne
patrimoineImpasse de l’Ambre
patrimoineImpasse de la Mondeuse
patrimoineImpasse de l'Ancrage
patrimoineImpasse de la Negrette
patrimoineImpasse de la Panouche
patrimoineImpasse de la Pérouse
patrimoineImpasse de la Pie
patrimoineImpasse de la Roseraie
patrimoineImpasse de la Roussanne
patrimoineImpasse de la Sablière
patrimoineImpasse de la Syrah
patrimoineImpasse de la Tourmaline
patrimoineImpasse de la Tourterelle
patrimoineImpasse de l'Azalee
patrimoineImpasse de l'Ermitage
patrimoineImpasse de l'Estagnol
patrimoineImpasse de l'Estalle
patrimoineImpasse de l'Estragon
patrimoineImpasse de l'Heliange
patrimoineImpasse de l'Italia
patrimoineImpasse de l'Obier
patrimoineImpasse de l'Oeillade
patrimoineImpasse de l'Opale
patrimoineImpasse de Lugni
patrimoineImpasse de Perdéa
patrimoineImpasse des Alouettes
patrimoineImpasse des Amandiers
patrimoineImpasse des Amaryllis
patrimoineImpasse des Anémones
patrimoineImpasse des Bergeronnettes
patrimoineImpasse des Bigarreaux
patrimoineImpasse des Bleuets
patrimoineImpasse des Bougainvillées
patrimoineImpasse des Bouleaux
patrimoineImpasse des Bruyères
patrimoineImpasse des Capriers
patrimoineImpasse des Cédratiers
patrimoineImpasse des Cèdres
patrimoineImpasse des Cerisiers
patrimoineImpasse des Chardonnerets
patrimoineImpasse des Chênes-Lièges
natureImpasse des Chênes Verts
natureImpasse des Christophines
patrimoineImpasse des Citronniers
patrimoineImpasse des Coquelicots
patrimoineImpasse des Cormorans
patrimoineImpasse des Cornouillers
patrimoineImpasse des Cyprès
patrimoineImpasse des Genévriers
patrimoineImpasse des Giraumons
patrimoineImpasse des Goélands
patrimoineImpasse des Grenaches
patrimoineImpasse des Jacinthes
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patrimoineImpasse des Loriots
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patrimoineImpasse des Marguerites
patrimoineImpasse des Martins
patrimoineImpasse des Maurettes
patrimoineImpasse des Moineaux
patrimoineImpasse des Mouettes
patrimoineImpasse des Myosotis
patrimoineImpasse des Myrtes
patrimoineImpasse des Noisetiers
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patrimoineImpasse des Orangers
patrimoineImpasse des Orchidées
patrimoineImpasse des Palmiers
patrimoineImpasse des Panicauts
patrimoineImpasse des Paquerettes
patrimoineImpasse des Photinias
patrimoineImpasse des Pivoines
patrimoineImpasse des Primevères
patrimoineImpasse des Renoncules
patrimoineImpasse des Sternes
patrimoineImpasse des Tamaris
patrimoineImpasse des Tournesols
patrimoineImpasse des Verdiers
patrimoineImpasse des Veroniques
patrimoineImpasse des Violettes
patrimoineImpasse du Baguier
patrimoineImpasse du Bosquet
patrimoineImpasse du Cade
patrimoineImpasse du Cannier
patrimoineImpasse du Cardinal
patrimoineImpasse du Carignan
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patrimoineImpasse du Charme
patrimoineImpasse du Chemin Long
patrimoineImpasse du Chenin
patrimoineImpasse du Cormier
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patrimoineImpasse du Hêtre
natureImpasse du Jacquet
patrimoineImpasse du Macau
patrimoineImpasse du Marronnier
patrimoineImpasse du Merisier
patrimoineImpasse du Mourvèdre
patrimoineImpasse du Muguet
patrimoineImpasse du Palmyre
patrimoineImpasse du Picpoul
patrimoineImpasse du Pinot
patrimoineImpasse du Pivert
patrimoineImpasse Dupleix
patrimoineImpasse du Pluvier
patrimoineImpasse du Pressoir
patrimoineImpasse du Rolle
patrimoineImpasse du Serin
patrimoineImpasse du Téoulier
patrimoineImpasse du Tibouren
patrimoineImpasse Églantier
patrimoineImpasse Éric Tabarly
patrimoineImpasse Fletan
patrimoineImpasse Francis Garnier
patrimoineImpasse François Fabié
patrimoineImpasse Georges Bizet
patrimoineImpasse Giroflé
patrimoineImpasse Guynemer
patrimoineImpasse Hélène Boucher
patrimoineImpasse Honoré de Balzac
patrimoineImpasse Lavoisier
patrimoineImpasse Limande
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patrimoineImpasse Lyautey
patrimoineImpasse Manet
patrimoineImpasse Merle
patrimoineImpasse Millet
patrimoineImpasse Muflier
patrimoineImpasse Oeillet
patrimoineImpasse Pascal
patrimoineImpasse Pecoui-Thouar
patrimoineImpasse Pierre Curie
sciencesDans l'ombre immense de Marie, on oublie souvent son mari Pierre Curie (1859-1906). C'est pourtant un physicien de premier rang, l'un des plus brillants de son temps, et sans lui l'histoire du radium n'aurait sans doute jamais été écrite. Né à Paris dans une famille de médecins libres-penseurs, Pierre Curie n'est jamais allé à l'école. Son père, jugeant l'instruction publique trop rigide pour ce fils rêveur et lent à l'écrit, se charge lui-même de son éducation, dans le jardin familial et devant les vitrines des herboristes. Il apprend en observant la nature, en dessinant les fleurs, en démontant les mécanismes. À 16 ans, il entre à la Sorbonne. À 21, il est agrégé de physique. Avec son frère Jacques, il fait sa première grande découverte à 21 ans : certains cristaux — comme le quartz — produisent un courant électrique quand on les comprime, et se déforment quand on leur applique une tension. C'est la piézoélectricité. Découverte élégante et discrète, dont personne ne mesure alors la portée : elle équipe aujourd'hui les briquets, les montres à quartz, les échographies, les capteurs de smartphones, les sonars. Un siècle et demi plus tard, notre monde vibre littéralement au rythme de sa trouvaille de jeunesse. Il consacre ensuite quinze ans à étudier le magnétisme, formule la fameuse loi de Curie — qui décrit comment les matériaux magnétiques se comportent en fonction de la température — et découvre la température de Curie, au-delà de laquelle un aimant perd ses propriétés. Ces travaux lui vaudront enfin son doctorat, à 36 ans seulement. Il est brillant, mais lent, désintéressé, absorbé par ses expériences. Il travaille dans un laboratoire misérable à l'École de physique et chimie de Paris. Il refuse la Légion d'honneur, refuse les mondanités, refuse à peu près tout ce qui ressemble à un honneur. En 1894, un ami lui présente une jeune Polonaise venue étudier à Paris : Maria Skłodowska. Elle cherche un laboratoire pour ses recherches sur le magnétisme, il en cherche une pour partager sa vie. Ils se marient en 1895 — voyage de noces à vélo à travers la France, chacun un baluchon sur le porte-bagages. Pierre a 36 ans, Marie 27. Naît alors l'un des couples scientifiques les plus féconds de l'histoire. Quand Marie décide d'explorer les mystérieux rayons de l'uranium découverts par Becquerel, Pierre abandonne ses propres recherches pour s'associer à elle. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage ni ventilation, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême. En 1898, ils isolent successivement deux nouveaux éléments : le polonium (baptisé en l'honneur de la patrie de Marie) et le radium. Ils inventent le mot « radioactivité ». Prix Nobel de physique en 1903 — que Pierre exige de partager avec Marie, alors que le comité voulait n'honorer que les hommes. Les mains couvertes de brûlures, épuisé par les longues heures de laboratoire, il souffre de douleurs osseuses de plus en plus violentes — les premiers effets, ignorés à l'époque, des rayonnements. Il continue pourtant : professeur enfin à la Sorbonne en 1904, élu à l'Académie des sciences en 1905. Il commence à peine à goûter la reconnaissance. Une rue sous la pluie. Le 19 avril 1906, à Paris, il traverse la rue Dauphine sous une pluie battante, distrait, épuisé, sans doute déjà malade. Il glisse. Un lourd fardier tiré par un cheval passe à cet instant : sa roue lui écrase le crâne. Il meurt sur le coup, à 46 ans. Marie ne s'en remettra jamais tout à fait ; elle poursuivra seule leurs travaux, obtiendra un second Nobel en son honneur autant qu'au sien. En 1995, presque un siècle après sa mort, il entre au Panthéon aux côtés de Marie. Sur son cercueil, quelques mots gravés — les seuls qui lui vont : physicien, savant, humble. On disait de lui qu'il aurait suffi qu'il tende la main pour recevoir toutes les gloires. Il ne l'a jamais tendue. C'est peut-être pour cela qu'on ne les lui a jamais retirées.
Impasse Pivoine
patrimoineImpasse Ravel
patrimoineImpasse Réaumur
patrimoineImpasse Renoir
patrimoineImpasse Roselière
patrimoineImpasse Rouault
patrimoineImpasse Rousseau
patrimoineImpasse Saint-Exupéry
patrimoineImpasse Surcouf
patrimoineImpasse Tacaud
patrimoineImpasse Vasco de Gama
patrimoineImpasse Virginie Hériot
patrimoineLa Tonnellerie II
patrimoineLes Oliviers
patrimoineLotissement Azuréa
patrimoineLotissement Notre-Dame
patrimoineMontée des Érables
patrimoineMontée des Jujubiers
patrimoineMontée des Micocouliers
patrimoineMontée des Oliviers
patrimoinePlace Castelin
patrimoinePlace des Hirondelles
naturePlace des Tournesols
patrimoinePlace du Maréchal de Lattre de Tassigny
patrimoinePlace du Mas de Jolibert
patrimoinePlace Phoebus
patrimoinePlacette Boileau
patrimoinePlacette des Grillons
patrimoinePlacette du Rossignol
patrimoinePlacette la Fontaine
patrimoinePlacette Matisse
patrimoinePlacette Sévigné
naturePlace Victor Hugo
histoireVéritable génie de la langue française, Victor Hugo (1802-1855), naquit le 7 ventôse de l'an X à Besançon. Dramaturge, romancier, poète, il était aussi (et c’est moins connu) dessinateur ! (image de gauche). Si son plus grand succès littéraire demeure Les Misérables, le père du romantisme français a produit tout au long du XIXe siècle un nombre colossal de chefs d’œuvre parmi lesquels nous retiendrons "Notre-Dame-de-Paris", "Quatre-vingt-treize" ou "l’Homme qui rit", sans oublier les sublimes poèmes de ses "Contemplations" et "Châtiments". Sa carrière d’homme politique est elle-aussi à souligner. Élu maire du 8e arrondissement de Paris puis député républicain en 1848, il est contraint de fuir la France à la suite du coup d’état du 2 décembre 1851 fomenté par Louis Napoléon Bonaparte. Exilé en Belgique puis sur les îles de Jersey et Guernesey, il ne retrouva son pays natal que près de 19 ans plus tard, le 5 septembre 1870. Victime d’une congestion pulmonaire, il décède à Paris le 22 mai 1885, à 83 ans. Dix jours plus tard, il reçut des obsèques nationales, avant d’être inhumé au Panthéon.
Rocade de l'Europe
patrimoineRond-Point Bir-Hakeim
patrimoineRond-Point des Anciens Combattants
patrimoineRond-Point des Anciens Marins
patrimoineRond-Point des Harkis
patrimoineRoute de la Crau
patrimoineRoute de la Moutonne
patrimoineRoute de Maraval
patrimoineRoute de Pierrefeu
patrimoineRoute des Avocats
patrimoineRoute de Toulon
patrimoineRoute d'Hyères
patrimoineRue Amerigo Vespucci
patrimoineRue André Ampère
patrimoineRue Baudelaire
patrimoineRue Bergeronnette
patrimoineRue Bugeaud
patrimoineRue Cézanne
patrimoineRue Champlain
patrimoineRue Charcot
patrimoineRue Chardonneret
patrimoineRue Christophe Colomb
patrimoineRue Claudette Brenguier
patrimoineRue Commandant Cousteau
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patrimoineRue Courbet
patrimoineRue de Carignan
patrimoineRue de la Farigoulette
patrimoineRue de la Haute Durande
patrimoineRue de la Liberté
patrimoineRue de la Noria
patrimoineRue de la Pie
patrimoineRue de la Roseraie
patrimoineRue de la Sultarine
patrimoineRue de la Topaze
patrimoineRue de la Tramontane
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de l'Emeraude
patrimoineRue de l'Eolienne
patrimoineRue de Rouvre
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patrimoineRue des Chênes
natureRue des Cigales
patrimoineRue des Clairettes
patrimoineRue des Escudiers
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patrimoineRue des Pins Parasols
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patrimoineRue des Tournesols
patrimoineRue du 22e B.M.N.A.
patrimoineRue du Bigaradier
patrimoineRue du Cabernet
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patrimoineRue du Cinsault
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patrimoineRue du Couchant
patrimoineRue du Fusain
patrimoineRue du Gapeau
patrimoineRue du Jardin de Notre-Dame
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patrimoineRue Dumont d'Urville
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline - silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Patrimoine
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patrimoineRue du Pin d'Alep
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histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
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sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
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