Rues de La Chapelle-du-Bois
60 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin de la Cane
patrimoineChemin de la Gantellerie
patrimoineChemin de la Haute Biche
patrimoineChemin de la Haute Marche
patrimoineChemin de L'Aillardière
patrimoineChemin de la Petite Cuillerrerie
patrimoineChemin de la Vacherie
patrimoineChemin des Beurreries
patrimoineChemin des Glandiers
patrimoineChemin des Patis
patrimoineChemin des Torillères
patrimoineChemin des Trentes
patrimoineChemin des Tronces
patrimoineChemin du Bois Bertrand
patrimoineChemin du Champ Cousin
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Petit Chêne Droit
natureChemin du Prieuré
patrimoineCR 71 Nogent le Bd et CR 4 La Chapelle du Bois
patrimoineImpasse de la Croix des Cinq Charmes
patrimoineImpasse de la Noë
patrimoineImpasse de la Toucharderie
patrimoineImpasse des Houdairies
patrimoineImpasse des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Impasse des Vayettes
patrimoineImpasse du Calvaire
patrimoineImpasse du Petit Clos
patrimoinePlace Alexandre Deniau
patrimoinePlace de la Grande Cour
patrimoinePlace des Anciens Combattants
patrimoineRoute de Bellou-le-Trichard
patrimoineRoute de Dehault
patrimoineRoute de la Croix des Cinq Charmes
patrimoineRoute de la Ferté-Bernard
patrimoineRoute de la Gare
patrimoineRoute de la Grande Maison
patrimoineRoute de la Matrassière
patrimoineRoute de Mamers
patrimoineRoute de Nogent-le-Bernard
patrimoineRoute de Préval
patrimoineRoute des Landes
natureRoute des Pocheries
patrimoineRoute des Torillères
patrimoineRoute du Tertre
patrimoineRue de la Ferté Bernard
patrimoineRue de la Gare
patrimoineRue de la Grande Rigaudière
patrimoineRue de la Noë
patrimoineRue de la Poste
patrimoineRue de Mamers
patrimoineRue de Saint-Sébastien
patrimoineRue des Charmes
patrimoineRue des Écoles
patrimoineRue des Pensées
patrimoineRue des Prés
patrimoineRue des Roses
patrimoineRue des Tilleuls
natureOn le reconnaît à ses larges feuilles en forme de cœur et à sa fleur jaune pâle qui embaume les soirs de juin d'un parfum sucré, entêtant — ce parfum qui fait partie du grand album olfactif de l'enfance française. Depuis le Moyen Âge, on plante un tilleul au centre des villages : sous ses branches, on tient conseil, on rend la justice, on marie les fiancés, on danse aux fêtes patronales. En 1792, la jeune République en fit son « arbre de la Liberté » et lança une plantation nationale — beaucoup des vieux tilleuls de nos places datent d'ailleurs de cette époque. Rien ne se perd dans un tilleul : ses fleurs séchées font la fameuse tisane qui apaise le sommeil, son miel blond et parfumé est l'un des plus recherchés d'Europe, et son bois tendre a servi aux plus grands sculpteurs allemands du XVᵉ siècle. Il pousse lentement mais peut vivre cinq siècles, atteindre trente mètres, résister à la pollution comme aux tailles sévères. Il aura vu passer les diligences, les premières automobiles, les trottinettes électriques, sans jamais changer de place — patient géant qui veille sur les places de France.
Rue du Puits
patrimoineRue du Stade
patrimoineRue Georges Fouasnon
patrimoine