Rues de La Bresse
225 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
2010 (ESF)
patrimoine2013 (ESF)
patrimoineAccès Privatif Duplex Hohneck et Champis
patrimoineAllée des Bosquets
patrimoineAllée des Lièvres
patrimoineAncienne Route de Vologne
patrimoineBalcon des Huttes
patrimoineChemin Béry
patrimoineChemin de Basse Georges
patrimoineChemin de Bramont
patrimoineChemin de Firstmiss
patrimoineChemin de la Brayotte
patrimoineChemin de la Courbe
patrimoineChemin de la Ferme des Bouillas
patrimoineChemin de la Fie
patrimoineChemin de la Fiée
patrimoineChemin de la Goutte du Rouan
patrimoineChemin de la Louvière
patrimoineChemin de la Lunelle
patrimoineChemin de l'Ancien Tremplin
patrimoineChemin de la Piquançoire
patrimoineChemin de la Retelère
patrimoineChemin de la Rigue
patrimoineChemin de la Roche du Renard
patrimoineChemin de la Vertbruche
patrimoineChemin de la Xlatte
patrimoineChemin de l’Étang de la Cuve
naturechemin de l'évèque
patrimoineChemin de Mariron
patrimoineChemin de Moyenmont
patrimoineChemin de Neuve Chaume
patrimoineChemin de Noire Basse
patrimoineChemin Départemental 34 de Planois
patrimoineChemin de Pendant Pré
patrimoineChemin de Rechigoutte
patrimoineChemin des Breuillats
patrimoineChemin des Champis
patrimoineChemin des Champs Claudon
patrimoineChemin de Schlitte
patrimoineChemin de Schmargult
patrimoineChemin des Combes
patrimoineChemin de Séchemer
patrimoineChemin des Écorces
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patrimoineChemin des Fougères
patrimoineChemin des Gelinottes
patrimoineChemin des Granges de la Lunelle
patrimoineChemin des Huttes
patrimoineChemin des Italiens
patrimoineChemin des Marchands
patrimoineChemin des Planots
patrimoineChemin des Prés du Chajoux
patrimoineChemin des Prés Gaumé
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patrimoineChemin des Reiffes
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patrimoineChemin des Tannes
patrimoineChemin du Bambois
patrimoineChemin du Bas Chitelet
patrimoineChemin du Basst Monet
patrimoineChemin du Breuil
patrimoineChemin du Calvaire
patrimoineChemin du Collet de la Mine
patrimoineChemin du Conservateur
patrimoineChemin du Dévau
patrimoineChemin du Frétuz
patrimoineChemin du Génie
patrimoineChemin du Grand Artimont
patrimoineChemin du Grand Bougre
patrimoineChemin du Haut d'Artimont
patrimoineChemin du Haut de la Gesse
patrimoineChemin du Haut des Bouchaux
patrimoineChemin du Liernat
patrimoineChemin du Miel
patrimoineChemin du Monument
patrimoineChemin du Nol
patrimoineChemin du Paradis
patrimoineChemin du Petit Artimont
patrimoineChemin du Petit Poucet
patrimoineChemin du Pont d'Air
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patrimoineChemin du Pré des Gouttes
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patrimoineChemin du Pré Georges
patrimoineChemin du Pré Jacquot
patrimoineChemin du Pré Mougeatte
patrimoineChemin du Sacerlet
patrimoineChemin du Séchenet
natureChemin du Sommet du Hohneck
patrimoineChemin du Tour de Machais
patrimoineChemin du Tour des Roches
patrimoineChemin Ehlinger
patrimoineCheminement des Biches
patrimoineChemin Eugène Antoine
patrimoineChemin Forestier de la Basse de la Mine
patrimoineChemin Grandemange
patrimoineChemin Jean-Claude Abel
patrimoineChemin Marcel Mauffrey
patrimoineChemin Marchal
patrimoineChemin Pré du Sapin
patrimoineChemin Sous Le Chastelat
patrimoineChemin Vaxelaire
patrimoineGrande Rue
patrimoineImpasse de la Moraine
patrimoineImpasse des Chamois
patrimoineImpasse des Granitiers
patrimoineImpasse des Huttes
patrimoineImpasse du Brabant
patrimoineImpasse du Clos Marion
patrimoineImpasse du Haut des Proyes
patrimoineImpasse du Pont Gueury
patrimoineImpasse du Ruisseau
natureImpasse Jean Antoine
patrimoineLes Prés du Chajoux
patrimoineLotissement des grands champs Gérard
patrimoinePlace du Champtel
patrimoinePont de la Clairie
patrimoinePont des mortes
patrimoinePont du Daval
patrimoineQuai des Iranées
patrimoineRampe de Bellevue
patrimoineRampe de l'Hôtel de Ville
patrimoineSymbole de la République et cœur administratif de la commune, la mairie est née directement de la Révolution française — c'est le décret du 14 décembre 1789 qui créa les communes modernes, dont chacune, aujourd'hui encore, se rassemble autour de son « hôtel de ville ». Le mot mairie est d'origine médiévale — il apparaît dans le polyptyque d'Irminon, ouvrage de droit rédigé par un abbé de Saint-Germain-des-Prés au IXᵉ siècle. Il désignait alors le maire, régisseur d'un domaine agricole. Le terme a longtemps coexisté avec d'autres formes — le consul dans le Midi de la France, l'échevin dans le Nord, le prévôt des marchands à Paris, tous chargés d'administrer leur cité selon des règles propres à chaque province. La France d'avant 1789 était une mosaïque de coutumes où chaque bourg avait son mode de gouvernement local. Tout bascule avec la Révolution. Le décret du 14 décembre 1789 abolit d'un trait toutes ces institutions anciennes et crée, pour la première fois dans l'histoire française, 44 000 communes dotées d'une structure identique : un conseil municipal élu et un maire à sa tête. C'est l'un des grands actes fondateurs de la France moderne — la naissance de la commune comme cellule élémentaire de la République. La loi de 1884 achèvera cette œuvre en garantissant définitivement les libertés municipales. Longtemps improvisée — dans une maison particulière louée, chez un notaire, chez le maire lui-même, parfois même à l'auberge du village —, la mairie ne s'est fixée dans un bâtiment propre qu'au fil du XIXᵉ siècle. La loi de 1837 est la première à imposer aux communes l'entretien d'un « hôtel de ville ou local affecté à la mairie ». À partir de là, les municipalités françaises se lancent dans la construction de ces édifices sobres et solennels qu'on connaît partout : perron surélevé, drapeau tricolore, buste de Marianne, devise « Liberté, Égalité, Fraternité » en façade. L'architecture des mairies suit l'esprit du temps. Au XIXᵉ siècle, elles s'inspirent souvent des hôtels de ville d'Ancien Régime — colonnes, frontons, campaniles — pour affirmer la dignité républicaine. Beaucoup adoptent le triptyque symbolique de la République : la mairie, l'école, le monument aux morts, souvent regroupés autour d'une même place, formant le « forum républicain » que la loi Ferry sur l'instruction obligatoire (1881-1882) et la Grande Guerre viendront compléter. À l'intérieur, la salle du conseil municipal est le lieu du débat démocratique local. La salle des mariages — souvent la plus belle pièce, ornée du buste de Marianne et de tableaux allégoriques — reste aujourd'hui, pour beaucoup de Français, le seul lieu institutionnel dans lequel ils entreront de leur vivant. C'est aussi à la mairie qu'on déclare une naissance, qu'on reconnaît un enfant, qu'on enregistre un décès, qu'on vote aux élections locales, régionales, présidentielles et européennes. En temps de crise — inondation, tempête, épidémie —, elle devient le centre de coordination de la commune. Elle est aujourd'hui le seul bâtiment public obligatoire dans chaque commune française : plus de 34 000 mairies quadrillent le territoire, du village de 20 habitants aux métropoles millionnaires. Toutes ont, à leur porte, la même plaque tricolore et le même mot inscrit — République française. Peu de nations ont un maillage démocratique aussi dense. La place de la Mairie est probablement, avec la place de l'Église, l'un des noms de lieu les plus répandus du pays. Les deux se répondent souvent, à quelques pas l'une de l'autre : l'ancien et le nouveau cœur du village, la paroisse et la commune, la cloche et le drapeau.
Rampe des Carriers
patrimoineRoute de Bramont
patrimoineRoute de Cornimont
patrimoineRoute de Gérardmer
patrimoineRoute de la Basse des Feignes
patrimoineRoute de la Courbe
patrimoineRoute de la Vieille Montagne
patrimoineRoute de Lispach
patrimoineRoute de Moyenmont
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patrimoineRoute de Planois
patrimoineRoute des Alisiers
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patrimoineRoute des Bouchaux
patrimoineRoute des Crêtes
patrimoineRoute des Hautes Chaumes
patrimoineRoute des Planches
patrimoineRoute de Vologne
patrimoineRoute du Brabant
patrimoineRoute du Chajoux
patrimoineRoute du Droit
patrimoineRoute du Lac de Blanchemer
patrimoineRoute du Lac des Corbeaux
patrimoineRoute du Lambexaire
patrimoineRoute Forestière de la Vierge
patrimoineRue de Bellevue
patrimoineRue de la Clairie
patrimoineRue de la Fontaine Saint-Laurent
patrimoineRue de la Gasse
patrimoineRue de la Résistance
histoireLa Résistance française (1940-1944) commence par presque rien. Une poignée de tracts distribués à la sauvette, un journal ronéotypé au fond d'une cave, un mot griffonné sur un mur à la craie. Au lendemain de l'armistice du 22 juin 1940, la France est écrasée, coupée en deux, humiliée. Pétain règne à Vichy, la Wehrmacht défile à Paris. Résister paraît alors dérisoire, presque absurde. Ils seront pourtant quelques milliers, puis quelques dizaines de milliers, à choisir cette absurdité. Deux résistances coexistèrent initialement, habitées par une même flamme. Il y a d'abord celle de Londres : le 18 juin 1940, un général inconnu appelle à la BBC à ne pas déposer les armes. Autour de De Gaulle se rassemble la France Libre — militaires évadés, marins-pêcheurs bretons, tirailleurs africains, Compagnons de la Libération. Ils se battront à Bir-Hakeim, à Koufra, en Italie, jusque dans les rues de Paris avec la 2e DB de Leclerc. Et puis il y a celle de l'intérieur, plus obscure et plus périlleuse. Des mouvements naissent dans l'improvisation totale : Combat, Libération, Franc-Tireur en zone sud ; Défense de la France, Ceux de la Résistance, l'Organisation civile et militaire au nord ; les Francs-tireurs et partisans communistes après juin 1941. Des chrétiens, des socialistes, des militaires de carrière, des instituteurs, des ouvriers, des paysans, des étudiants, des juifs traqués : tous ne se parlent pas, souvent se méfient, parfois se détestent — mais tous refusent. L'unification fut l'œuvre patiente et dangereuse de Jean Moulin, envoyé par le Général De Gaulle. Le 27 mai 1943, rue du Four à Paris, il préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, qui rassemble enfin tous les mouvements, syndicats et partis. Programme commun, autorité unique. Trois semaines plus tard, Moulin tombe à Caluire. Il ne parlera pas. Résister, c'est fabriquer de faux papiers, cacher des enfants juifs dans des fermes du Vercors ou du plateau du Chambon, faire passer des aviateurs alliés par les Pyrénées. C'est saboter une voie ferrée à trois heures du matin, imprimer un journal clandestin — Défense de la France tirera jusqu'à 450 000 exemplaires —, écouter Radio Londres l'oreille collée au poste, décrypter les « messages personnels » : « Les sanglots longs des violons de l'automne… » C'est aussi, souvent, mourir. Torturé par la Gestapo, fusillé au Mont-Valérien, déporté à Ravensbrück ou Buchenwald. À partir de 1943, quand Vichy instaure le Service du travail obligatoire, des dizaines de milliers de jeunes fuient dans les montagnes pour échapper au départ en Allemagne. Les Glières, le Vercors, le Mont-Mouchet, les Cévennes, le Limousin : les maquis se peuplent. Certains combats seront tragiques — le Vercors, en juillet 1944, verra 840 morts sous les assauts de la Wehrmacht. Longtemps invisibles dans le récit, les femmes étaient partout. Agentes de liaison à vélo, porteuses de valises, cheffes de réseaux — Marie-Madeleine Fourcade dirigeait le réseau Alliance et ses 3 000 agents. Lucie Aubrac, Berty Albrecht, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz : elles seront des dizaines de milliers. Beaucoup finiront à Ravensbrück. Août 1944. Quand Paris se soulève le 19 août, quand les cloches de Notre-Dame sonnent à la volée le 25, quand De Gaulle descend les Champs-Élysées le 26, la France retrouve sa fierté. Une grande partie de ce moment, elle le doit à ceux qui, quatre ans plus tôt, n'étaient rien — sinon des femmes et des hommes qui avaient dit non. Le programme du CNR, adopté en mars 1944, dessinera la France d'après-guerre : Sécurité sociale, nationalisations, droit de vote des femmes, presse indépendante. Aujourd'hui, seize Compagnons de la Libération reposent au Panthéon ou aux Invalides, et les rues, écoles et places qui portent leurs noms rappellent qu'un pays n'est jamais tout à fait perdu tant qu'il reste quelques-uns pour dire non.
Rue de l'Église
patrimoineSur les cent mille édifices religieux disséminés à travers le pays, quarante-cinq mille sont des églises paroissiales.
Le mot vient du grec ekklêsia — « l'assemblée des convoqués ». Il désignait d'abord la communauté des fidèles rassemblés, avant de glisser vers le bâtiment qui les accueillait. Ce double sens n'a jamais disparu : quand on parle de l'Église catholique, on désigne encore la communauté ; quand on parle d'une église romane, on désigne le bâtiment. Deux mille ans après, le mot porte toujours ses deux mémoires.
Si le clocher en est l'élément le plus emblématique — souvent la première silhouette qu'on aperçoit de loin — chaque église cache un vocabulaire propre qui vaut la peine d'être connu. On franchit le portail (parfois surmonté d'un tympan sculpté qui raconte, en pierre, une scène biblique) et l'on entre dans la nef, longue salle centrale bordée d'une ou de plusieurs travées collatérales. Elle mène au chœur, réservé au clergé, souvent séparé de la nef par un transept — cette « aile » transversale qui donne à l'édifice sa forme de croix latine. Tout au fond, derrière l'autel, le chevet clôt l'édifice, tantôt plat, tantôt arrondi en abside. Les vitraux — véritables bibles de lumière pour les fidèles illettrés du Moyen Âge — colorent la pierre de rouge, de bleu, d'or. Au-dessus, les voûtes sont maintenues par des arcs de pierre scellés en leur sommet par une clé de voûte — pièce maîtresse qui, une fois posée, verrouille tout l'édifice. La grande rosace de la façade occidentale, quand elle existe, achève de faire de l'église un lieu d'harmonie et de lumière.
L'architecture raconte les siècles superposés. Le roman (XIᵉ-XIIᵉ siècle) est trapu, aux murs épais, aux ouvertures étroites, aux arcs en plein cintre. Le gothique (à partir du XIIᵉ) élance ses voûtes sur croisées d'ogives et laisse entrer la lumière à flots par de vastes verrières. Le baroque (XVIIᵉ-XVIIIᵉ) déploie les courbes, les dorures et les statues théâtrales. Le néogothique du XIXᵉ siècle revient aux flèches élancées, dans un élan de restauration romantique. La plupart des églises paroissiales sont en réalité des palimpsestes où chaque génération a laissé sa trace : un chœur reconstruit, une chapelle ajoutée, un porche refait.
Ces lieux au cœur du village abritent l'âme de la religion catholique, mais leur rôle a longtemps dépassé le seul culte. Au Moyen Âge, on y était baptisé, marié, enterré au cimetière attenant — les trois moments essentiels de la vie. On y payait la dîme — cet impôt d'origine biblique, littéralement le « dixième », prélevé sur toutes les récoltes de la paroisse au profit du clergé pour son entretien et le culte. Devenue au fil des siècles l'une des grandes charges pesant sur les paysans, elle fut abolie dans la nuit du 4 août 1789, symbole de la fin de l'Ancien Régime.
Les cloches, attestées dès le XIIIᵉ siècle, rythmaient la journée : angélus du matin, du midi et du soir, tocsin d'alerte, glas des morts, volées joyeuses des mariages. Le fameux coq au sommet du clocher — symbole de vigilance et de résurrection — apparaît en France dès le IXᵉ siècle et deviendra un emblème national.Rue de Moyenmont
patrimoineRue des Boudières
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Champions
patrimoineRue des Combes
patrimoineRue des Galets
patrimoineRue des Gettes
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Noisettes
patrimoineRue des Proyes
patrimoineRue des Roches Beuty
patrimoineRue de Verdun
patrimoineRue du Brûleux
patrimoineRue du Chajoux
patrimoineRue du Chevreuil Blanc
patrimoineRue du Daval
patrimoineRue du Docteur Lapierre
patrimoineRue du Gris Bleu
patrimoineRue du Hameau des Chaumes
patrimoineRue du Hohneck
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Le mot vient du latin molinum, dérivé de mola — la meule, cette lourde pierre ronde qui broie le grain. De la même racine sont nés le verbe moudre, la mouture, le meunier, le moulinet, et jusqu'à nos dents molaires, ces meules de chair qui écrasent la nourriture. Toute une famille de mots pour dire une seule chose : broyer, réduire en poudre. Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de deux mille ans. Le moulin à vent, lui, gagne l'Europe au XIIᵉ siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile de noix et d'olive, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan. Mais le moulin n'a pas vraiment disparu : leurs descendants, les alternateurs des centrales hydroélectriques, tournicotent tout autant pour fournir l'énergie de nos maisons. Ce sont les mêmes principes — la force de l'eau, du vent, transformée en mouvement utile — qui font aujourd'hui tourner nos vies.
Rue du Petit Bois
patrimoineRue du Planot Paris
patrimoineRue du Pré Mansuy
patrimoineRue du Souvenir
patrimoineRue Eugène Lemaire
patrimoineRue François Claudel
patrimoineRue Joseph Rémy
patrimoineRue Lansauchamp
patrimoineRue Lucien Vincent-Viry
patrimoineRue Mougel Bey
patrimoineRue Paul Claudel
patrimoineSchuss
patrimoineSchuss Line
patrimoineSentier de Jeanne
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patrimoineSentier de la Victoire
patrimoinesentier de l'Evèque
patrimoineSentier de Machey
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patrimoineSentier Louis Zidore
patrimoineSentier Maurice
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patrimoineSingle Bioquets
patrimoineTramway Gérardmer - Schlucht - Hohneck
patrimoineTraverse de Belle-Hutte
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patrimoineTraverse des Vieux Champs
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patrimoineTraverse du Jardin
patrimoineTraverse du Raindé
patrimoineVouille de Belle Hutte
patrimoineVouille des Brimbelles
patrimoineVouille des Grandes Feignes
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patrimoine