Rues de La Bernerie-en-Retz
249 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée des Muriers
patrimoineAllée des Prés de l'Océan
patrimoineAllée du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Avenue Abbé Renard
patrimoineAvenue Alfred Lucas
patrimoineAvenue Amiral Gervais
patrimoineAvenue Balmoral
patrimoineAvenue Benjamin Lacroix
patrimoineAvenue Brié
patrimoineAvenue Champezière
patrimoineAvenue Croix Lucas
patrimoineAvenue d'Armor
patrimoineAvenue de Bellevue
patrimoineAvenue de la Baie
patrimoineAvenue de l'Abbé Perrion
patrimoineAvenue de la Boutinardière
patrimoineAvenue de la Noue Fleurie
patrimoineAvenue de la Patorie
patrimoineAvenue de la Rinais
patrimoineAvenue de la Source
patrimoineAvenue de la Thébauderie
patrimoineAvenue de l'Hommetière
patrimoineAvenue de l'Océan
patrimoineAvenue de Noirmoutier
patrimoineAvenue des Bleuets
patrimoineAvenue des Bruyères
patrimoineAvenue des Buttes
patrimoineAvenue des Camélias
patrimoineAvenue des Chatelets
patrimoineAvenue des Chêvrefeuilles
patrimoineAvenue des Courlis
patrimoineAvenue des Douets
patrimoineAvenue des Églantiers
patrimoineAvenue des Faisans
patrimoineAvenue des Fauvettes
patrimoineAvenue des Glaïeuls
patrimoineAvenue des Grandes Vignes
natureAvenue des Hortensias
patrimoineAvenue des Jonquilles
patrimoineAvenue des Loisirs
patrimoineAvenue des Magores
patrimoineAvenue des Mimosas
patrimoineAvenue des Mouettes
patrimoineAvenue des Nourettes
patrimoineAvenue des Paons
patrimoineAvenue des Pins
patrimoineAvenue des Pinsons
patrimoineAvenue des Plantes Débarquées
patrimoineAvenue des Platanes
patrimoineAvenue des Primevères
patrimoineAvenue des Quatre Jumelles
patrimoineAvenue des Rives
patrimoineAvenue des Rochers du Roi
patrimoineAvenue des Salines
patrimoineAvenue des Tamaris
patrimoineAvenue des Violettes
patrimoineAvenue du Calvaire
patrimoineAvenue du Champ de Chapelle
patrimoineAvenue du Docteur Marmottan
patrimoineAvenue du Panorama
patrimoineAvenue du Petit Bois Moisan
patrimoineAvenue du Port Royal
patrimoineAvenue du Récif
patrimoineAvenue du Vallon
patrimoineAvenue Edgar Maxence
patrimoineAvenue Germaine Jarnioux
patrimoineAvenue Gilbert Burlot
patrimoineAvenue Guitteny
patrimoineAvenue Jaulin
patrimoineAvenue Lemerle
patrimoineAvenue Louis Gautier
patrimoineAvenue Paul Turpeau
patrimoineAvenue Perrot Bernier
patrimoineAvenue Pierre Louërat
patrimoineAvenue Renée Marie
patrimoineAvenue Tapié Delhommeau
patrimoineBellevue
patrimoineChaussée du Pays de Retz
patrimoineChemin Charles Julien Salaün
patrimoineChemin de la Poidale
patrimoineChemin de l'Hommetière
patrimoineChemin des Basses Landes
natureChemin des Buissonnets
patrimoineChemin des Courtils Pesnaud
patrimoineChemin des Destries
patrimoineChemin des Écureuils
patrimoineChemin des Grands Fresches
patrimoineChemin des Petits Berts
patrimoineChemin des Prés Neufs
patrimoineChemin des Sans Soucis
patrimoineChemin des Versanes de Brevas
patrimoineChemin des Versannes
patrimoineChemin du Champ de la Masse
patrimoineChemin du Clos de Jade
patrimoineChemin du Cormier
patrimoineChemin du Patis du Rocher
patrimoineChemin du Ruaud
patrimoineChemin Gagne-Petit
patrimoineChemin les Quatre Journaux
patrimoineEscalier Renée Thoby
patrimoineEspace du Professeur Paul Milliez
patrimoineImpasse Armand Goyaud
patrimoineImpasse Boué
patrimoineImpasse Cyrano
patrimoineImpasse de Crève-Cœur
patrimoineImpasse de la Caltelle
patrimoineImpasse de la Demoiselle de Prigny
patrimoineImpasse de la Denouillère
patrimoineImpasse de la Falaise
patrimoineImpasse de la Gare
patrimoineImpasse de la Picoile
patrimoineImpasse de la Source
patrimoineImpasse des Aubépines
patrimoineImpasse des Baladins
patrimoineImpasse des Bernaches
patrimoineImpasse des Cormorans
patrimoineImpasse des Douves
patrimoineImpasse des Écureuils
patrimoineImpasse des Glaïeuls
patrimoineImpasse des Grands Prés
patrimoineImpasse des Grands Rochers
patrimoineImpasse des Gravelots
patrimoineImpasse des Guitounes
patrimoineImpasse des Mérudières
patrimoineImpasse des Peupliers
natureImpasse des Pruneliers
patrimoineImpasse du Bardonneau
patrimoineImpasse du Brévaton
patrimoineImpasse du Cadran Bleu
patrimoineImpasse du Capitaine Édouard Chiffoleau
patrimoineImpasse du Coin de la Vigne
natureImpasse du Commandant Péneau
patrimoineImpasse du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Impasse du Paradisier
patrimoineImpasse Goëmonhour
patrimoineImpasse Gouy
patrimoineImpasse Jacques Cassard
patrimoineImpasse Jean Bart
patrimoineImpasse Jean Mounès
patrimoineImpasse Jules Nicolas
patrimoineImpasse Julien Aubineau
patrimoineImpasse Julien Gouy
patrimoineImpasse La Fontaine
patrimoineImpasse La Pérouse
patrimoineImpasse Saint-Antoine
patrimoineLe Clos de la Gressiere
patrimoinePassage des Rosiers
patrimoinePassage Pierre-Yves Lacroix
patrimoinePassage Redois
patrimoinePassage Saint-Antoine
patrimoinePâtis de la Rinais
patrimoinePlace Bellevue
patrimoinePlace de la Hervetière
patrimoinePlace de la Villardière
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace Laurent Chiffoleau
patrimoinePromenade Sainte-Anne
patrimoinePromenade Yvonne Wilson
patrimoineRésidence Port Saint-Jacques
patrimoineRoute Bleue
patrimoineRoute d'Arthon
patrimoineRoute de Bourgneuf
patrimoineRoute de la Bernerie
patrimoineRoute de l'Olivier
patrimoineRoute du Clion
patrimoineRoute du Moulin Neuf
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue Alfred Guingeard
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Alsace Lorraine
patrimoineRue Auguste Métiveau
patrimoineRue Camille Sourdille
patrimoineRue de la Belletière
patrimoineRue de la Corderie
patrimoineRue de la Croix des Noués
patrimoineRue de la Grange
patrimoineRue de la Jaginière
patrimoineRue de la Mer
patrimoineRue de la Montée à la Chatte
patrimoineRue de la Noé des Tréans
patrimoineRue de la Noue Fleurie
patrimoineRue de la Paix
patrimoineRue de la Sennetière
patrimoineRue de la Villardière
patrimoineRue de la Ville
patrimoineRue de la Vinglo
patrimoineRue de Nantes
patrimoineRue de Pornic
patrimoineRue des Accords
patrimoineRue des Buissonnets
patrimoineRue des Carrés
patrimoineRue des Chaloires
patrimoineRue des Chênes
natureOn l'identifie à ses feuilles lobées et à ses fruits appelés glands, mets de choix pour les sangliers et les écureuils. Le terme scientifique pour désigner la famille des chênes est « quercus », qui inclut plus de 600 espèces à travers le monde. L'une des plus célèbres est le chêne-liège, arbre méditerranéen exigeant en lumière, chaleur et eau, dont l'écorce à la texture élastique et poreuse fait les meilleurs bouchons et d'excellents isolants. Mais le plus beau spécimen reste sans conteste le chêne pédonculé : trapu, tronc court, houppier étalé, il pousse lentement mais peut vivre entre 500 et 2000 ans. Son bois dur et imputrescible a porté les charpentes des cathédrales — celle de Notre-Dame de Paris comptait 1300 chênes millénaires avant l'incendie — les vaisseaux de la marine royale de Colbert, et aujourd'hui encore les tonneaux qui donnent au vin son goût. Pas étonnant que les Gaulois vénéraient cet arbre comme un symbole de force, de justice et de longévité.
Rue des Courettes
patrimoineRue des Érables
patrimoineRue des Goëlands
patrimoineRue des Grands Prés
patrimoineRue des Hermelles
patrimoineRue des Hirondelles
natureRue des Joncs
patrimoineRue des Mésanges
patrimoineRue des Moutiers
patrimoineRue des Navineaux
patrimoineRue des Oiseaux
patrimoineRue des Patelles
patrimoineRue des Perdrix
patrimoineRue des Pierres Folles
patrimoineRue des Pluviers
patrimoineRue des Sternes
patrimoineRue des Tourne Pierres
patrimoineRue des Tourterelles
patrimoineRue des Versannes
patrimoineRue des Vés
patrimoineRue du Capitaine Debouté
patrimoineRue du Clos du Pin
patrimoineRue du Docteur Richelot
patrimoineRue du Fay
patrimoineRue du Grand Chemin
patrimoineRue du Lit d'Eau
patrimoineRue du Pâtis
patrimoineRue du Pâtis de la Rinais
patrimoineRue du Persan
patrimoineRue du Pont de Terre
patrimoineRue du Port Chesneau
patrimoineRue du Pré Boismain
patrimoineRue du Pré Tarin
patrimoineRue du Professeur Lemierre
patrimoineRue du Rocher Vert
patrimoineRue du Trou d'Enfer
patrimoineRue Éric Tabarly
patrimoineRue Florence Arthaud
patrimoineRue Georges Clemenceau
patrimoineRue Henri Barau
patrimoineRue Jacques Brel
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jean-Baptiste Charcot
patrimoineRue Jean du Plessis de Grenedan
patrimoineRue Jeanne d'Arc
patrimoineRue Jeanne de Belleville
patrimoineRue Josette Bosq
patrimoineRue Jules Dumont d'Urville
patrimoineRue Marc Elder
patrimoineRue Maréchal Foch
histoireNé à Tarbes dans une famille pyrénéenne catholique et fervente, le jeune Ferdinand Foch (1851-1929) hésite un temps entre la prêtrise et l'uniforme — son frère aîné, lui, deviendra jésuite. Ce sera finalement l'artillerie. Élève à Polytechnique, il en sort officier et se distingue vite par une intelligence militaire hors du commun, alimentée par une culture philosophique rare chez les gradés de son temps. Il lit Bergson, cite Aristote, réfléchit à la nature de la volonté et du choc. Devenu professeur à l'École de guerre, il forge une doctrine restée célèbre : « Ma droite est enfoncée, mon centre cède, impossible de manœuvrer, situation excellente, j'attaque. » La Marne, septembre 1914. À la tête de la IXe armée dans les marais de Saint-Gond, il tient bon face à l'offensive allemande dans des conditions désespérées. Ce sera l'une des batailles décisives du miracle de la Marne, qui sauve Paris. Foch entre dans la légende. Les années suivantes seront plus douloureuses — l'Artois, la Somme, des offensives sanglantes qui coûtent des centaines de milliers d'hommes pour quelques kilomètres. Il connaît aussi les traversées du désert, écarté un temps du commandement. Mars 1918 : les Allemands lancent leur ultime offensive et menacent de séparer les Français des Britanniques. Dans une réunion dramatique à Doullens, les Alliés se résolvent enfin à ce qu'ils avaient refusé pendant quatre ans : un commandement unique. Foch est nommé chef suprême des armées alliées sur le front occidental. Américains, Britanniques, Belges, Italiens, Français : tous sous ses ordres. Il a 66 ans, et devant lui l'armée allemande la plus puissante de l'histoire. En quelques mois, il retourne la situation. Le 18 juillet, il déclenche la contre-offensive de Villers-Cotterêts avec les premiers chars massés en profondeur. C'est le début de la fin. De juillet à novembre, les armées alliées ne cessent d'avancer. Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, dans son wagon-restaurant en forêt de Compiègne à Rethondes, il reçoit la délégation allemande et fait signer l'armistice. À 11 heures, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Une gloire universelle. Maréchal de France, maréchal de Grande-Bretagne, maréchal de Pologne — un cas unique dans l'histoire. Membre de l'Académie française, honoré dans toutes les capitales alliées. Il aura pourtant un regret amer : les conditions du traité de Versailles, qu'il juge trop douces. Sa phrase, prononcée en 1919, deviendra tragiquement prophétique : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de vingt ans. » Il mourra dix ans jour pour jour avant qu'elle ne se vérifie. Il s'éteint le 20 mars 1929, à Paris. Funérailles nationales sous une pluie glaciale, cortège immense derrière l'affût de canon. On l'inhume aux Invalides, dans un tombeau monumental à quelques pas de Napoléon et de Turenne. La statue équestre qui le représente près du Trocadéro le montre en cavalier impassible, regardant vers l'Est — comme s'il continuait, pour l'éternité, à surveiller la frontière.
Rue Nicolas Aucam
patrimoineRue Paul Fort
patrimoineRue René Duguay Trouin
patrimoineRue René Guy Cadou
patrimoineRue Robert Surcouf
patrimoineRue Sainte-Thérèse
patrimoineSentier Littoral
patrimoine