Rues de La Bazoge-Montpinçon
32 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Allée Cornaline
patrimoineAllée des Papillons
patrimoineAllée du Bocage
patrimoineAllée du Taillis
patrimoineAllée Éméraldine
patrimoineAllée Pastourelle
patrimoineChemin de la Juberdière
patrimoineChemin de la Prairie
natureChemin de Montpinçon
patrimoineD 253
patrimoineImpasse Clair Matin
patrimoineImpasse des Chartreuses
patrimoineRue Aigue-Marine
patrimoineRue Aventurine
patrimoineRue Clos des Ramiers
patrimoineRue Clos Opaline
patrimoineRue de la Buchetière
patrimoineRue de la Mairie
patrimoineRue de la Perrière
patrimoineRue de Mayenne
patrimoineRue des Abélias
patrimoineRue des Angélites
patrimoineRue des Bruyères
patrimoineRue des Capucines
patrimoineRue des Charmilles
patrimoineRue des Lilas
natureTrois semaines par an, à peine, et tout un jardin bascule. Le lilas fleurit en avril-mai, projetant vers le ciel ses grappes coniques de fleurs mauves, blanches ou violettes, dont le parfum sucré et poudré remonte le long des murs, franchit les haies, entre par les fenêtres ouvertes du printemps. Puis, un matin, tout est fini : les fleurs brunissent, tombent, le silence olfactif revient jusqu'à l'an prochain. Cette brièveté fait toute la magie du lilas — arbuste modeste onze mois par an, roi absolu pendant trois semaines. Originaire des Balkans et du Proche-Orient, le lilas commun (Syringa vulgaris) arriva en Europe occidentale au XVIᵉ siècle, rapporté de Constantinople par l'ambassadeur des Habsbourg. Il conquit d'abord les jardins royaux et princiers, avant de gagner peu à peu toutes les cours de ferme et tous les enclos de curé. Son nom vient du persan lilak, qui signifie « bleuâtre ». Il en existe aujourd'hui plus de mille variétés cultivées, aux fleurs blanches, mauves, roses, pourpres ou même presque bleues. Le bois du lilas est très dur — les Anglais l'appelaient d'ailleurs pipe tree, l'arbre à pipes, parce qu'on y taillait volontiers des tuyaux de fumeur, mais aussi des flûtes et des sifflets. Son nom scientifique Syringa vient du grec syrinx (la flûte de Pan), en référence à ces mêmes usages musicaux dans l'Antiquité. La mythologie raconte que la nymphe Syringa, poursuivie par le dieu Pan, fut métamorphosée en roseau — puis, selon les versions, en lilas — pour lui échapper. Depuis, la flûte du dieu joue à jamais son chagrin. Dans le langage des fleurs, le lilas mauve dit les premiers émois du cœur, le lilas blanc l'innocence retrouvée. En Russie, on offre traditionnellement une branche de lilas à un jeune couple pour porter bonheur. Et en France, un vieux dicton populaire prévient : « Quand le lilas fleurit, l'hiver est fini pour de bon » — un signal aussi fiable, dit-on, que le retour des hirondelles. Un mois plus tard, tout est retombé. Mais un jardin qui a connu le lilas garde en mémoire, quelque part, cette semaine de mai où l'air lui-même semblait sucré.
Rue des Olivines
patrimoineRue des Prés Verts
patrimoineRue Émeraude
patrimoineRue Océane
patrimoineRue Serpentine
patrimoineVoie communale Moulay-La Bazoge Montpinçon
patrimoine