Rues de La Bastide-d'Engras
82 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Chemin Bas
patrimoineChemin de Cavillargues
patrimoineChemin de Coste Pignan
patrimoineChemin de Font Figuière
patrimoineChemin de Gravillo
patrimoineChemin de la Carrière
patrimoineChemin de la Cigalière
patrimoineChemin de la Coste Pignan
patrimoineChemin de la Font du Rossignol
patrimoineChemin de Lagas
patrimoineChemin de la Grande Meule
patrimoineChemin de la Grand Plane
patrimoineChemin de la Salette
patrimoineChemin de la Tave
patrimoineChemin de la Vialasse
patrimoineChemin de Ribe Grasse
patrimoineChemin de Roule Fille
patrimoineChemin de Saint-Clément
patrimoineChemin de Saint-Jean
patrimoineChemin de Saint-Laurent
patrimoineChemin de Saint-Laurent la Vernède à Vallabrix
patrimoineChemin des Aires
patrimoineChemin des Ânes
patrimoineChemin des Charrettes
patrimoineChemin des Esteret
patrimoineChemin des Grands Bois
patrimoineChemin des Huguenots
patrimoineChemin des Limites
patrimoineChemin des Pins du Fangas
patrimoineChemin des Rosiers
patrimoineChemin de Triargues
patrimoineChemin de Vallabrix
patrimoineChemin de Vallabrix à la Bastide d'Engras
patrimoineChemin de Vallabrix à Pougnadoresse
patrimoineChemin de Vallus
patrimoineChemin du Coumet
patrimoineChemin du Lavoir de Font Figuière
patrimoineChemin du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Chemin du Noyer-Trouca
patrimoineChemin du Pont des Fourmis
patrimoineChemin du Ranquet
patrimoineChemin du sans souci
patrimoineChemin du Sans Soucis
patrimoineChemin du Sarto
patrimoineChemin du Serre de Castelas
patrimoineChemin du Triadou
patrimoineChemin d'Uzès
patrimoineChemin Haut de Cavillargues
patrimoineChemin Vieux d'Uzès
patrimoineD.F.C.I. 22
patrimoineImpasse du Château d'Eau
patrimoineLa Croisée des Chemins
patrimoineLa Grand' Rue
patrimoineLa Placette
patrimoineLe Vieux Chemin
patrimoinePlace de l'Église
patrimoinePlace de l'Horloge
patrimoinePlace du Château
patrimoineRoute de Cavillargues
patrimoineRoute de Pougnadoresse
patrimoineRoute de Saint-Laurent la Vernède
patrimoineRoute d'Uzès
patrimoineRue Combe Lazenet
patrimoineRue de la Brèche
patrimoineRue de la Calade
patrimoineRue de la Font
patrimoineRue de la Tour
patrimoineRue de l'Avenir
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Horloge
patrimoineRue des Acacias
natureEn botanique, Acacia désigne un vaste genre de plus de 1 300 espèces, principalement australiennes, dont les rameaux odorants fleurissent en pompons dorés à la fin de l'hiver. Or ces arbres-là, en France, tout le monde les appelle… mimosas. Et l'arbre que nous nommons couramment « acacia » — ce grand arbre à écorce fissurée, à épines vives et à grappes blanches parfumées qui borde tant de routes de campagne — n'appartient en réalité pas au genre Acacia. C'est un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), originaire des Appalaches en Amérique du Nord. À l'origine de cette valse d'identités : un homme. Jean Robin (1550-1629), botaniste du roi Henri IV, reçut en 1601 des graines envoyées d'Amérique par son ami anglais John Tradescant. Il les planta dans son jardin parisien, place Dauphine. Le premier arbre a disparu, mais deux rejets replantés par son fils Vespasien sont encore vivants aujourd'hui : l'un au square René-Viviani face à Notre-Dame — c'est le plus vieil arbre de Paris, il a même survécu à l'incendie de 2019 —, l'autre au Jardin des Plantes. Linné, en 1753, dédia à Jean Robin le nom du genre Robinia, en gardant le souvenir de la confusion dans l'épithète pseudoacacia, littéralement « faux acacia ». Le robinier a très vite conquis les campagnes françaises. Ses grappes blanches sont très mellifères — le fameux miel d'acacia, cristal et léger, en est issu (l'appellation, bien qu'incorrecte botaniquement, est tolérée par l'usage). Ses fleurs se dégustent en beignets ou en sirop. Son bois, l'un des plus durables d'Europe, résiste à l'humidité et aux insectes, ce qui en fait un matériau de choix pour les piquets de clôture, les terrasses et les tuteurs de vigne. Attention en revanche : l'arbre est toxique dans presque toutes ses parties sauf les fleurs, et il est aujourd'hui considéré comme une espèce invasive en France, capable de coloniser les sols à une vitesse impressionnante grâce à ses racines drageonnantes. Reste que dans le langage courant, l'acacia gardera longtemps le nom du vrai — même s'il n'en est pas un. C'est peut-être ainsi que naissent, entre les langues et les livres de botanique, les plus jolies erreurs.
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