Rues de L'Isle-d'Abeau
301 voies répertoriées — propulsé par Odonyma
Aire de l'Isle d'Abeau Nord
patrimoineAire de l'Isle d'Abeau Sud
patrimoineAlicante
patrimoineAllée Antoni Gaudi
patrimoineAllée Basse du Rempart
patrimoineAllée Charcot
patrimoineAllée de Broglie
patrimoineAllée de l'Orée du Golf
patrimoineAllée des Avancées
patrimoineAllée des Baladins
patrimoineAllée des Colonnes
patrimoineAllée des Crètes
patrimoineAllée des Goélettes
patrimoineAllée des Jardins
patrimoineAllée Driancourt
patrimoineAllée du Grand Chêne
natureAllée du Guet
patrimoineAllée du Parc Bleu
patrimoineAllée du Quatrain
patrimoineAllée du Triolo
patrimoineAllée Haute du Rempart
patrimoineAllée Jean Bart
patrimoineAllée Sirius
patrimoineAllée Vasco de Gama
patrimoineArthur Rimbaud
patrimoineAvenue d'Alicante
patrimoineAvenue de Chantalouette
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patrimoineAvenue de Murcia
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patrimoineAvenue de Valencia
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patrimoineAvenue Henri Bergson
patrimoineAvenue San Vicente del Raspeig
patrimoineBoulevard de Bourgoin
patrimoineBoulevard de Fondbonnière
patrimoineBoulevard de l'Arbonnas
patrimoineBoulevard de l'Isle d'Abeau
patrimoineBoulevard d'Erizole
patrimoineBoulevard de Ronsonne
patrimoineBoulevard de Saint-Germain
patrimoineBoulevard de Saint-Hubert
patrimoineBoulevard des Trois Vallons
patrimoineCentre Administratif
patrimoineChemin au Pré
patrimoineChemin de Badolas
patrimoineChemin de Champoulant
patrimoineChemin de Côte Saint-Germain
patrimoineChemin de la Chapelle
patrimoineChemin de la Citadelle
patrimoineChemin de la Grande Buissière
patrimoineChemin de la Pire
patrimoineChemin de la Vieute
patrimoineChemin de la Voie Romaine
patrimoineChemin de l'Étang
natureChemin de Lissieu
patrimoineChemin de Murty
patrimoineChemin de Ronde
patrimoineChemin des Collines
patrimoineChemin des Orfèvres
patrimoineChemin du Temple
patrimoineClairière des Templiers
patrimoineClos de la Rivoire
patrimoineClos d'Érizole
patrimoineClos des Casaliers
patrimoineCollège Doisneau
patrimoineCollège François Truffaut
patrimoineCôteaux de Chasse
patrimoineDépose Minute
patrimoineDesserte Bougainville
patrimoineDesserte Guillaume Apollinaire
patrimoineDesserte Marco Polo
patrimoineEsplanade de Fondbonnière
patrimoineFauvettes
patrimoineGaloubier
patrimoineGrande Buissière
patrimoineGuillaume Apollinaire
patrimoineGymnase Saint-Hubert
patrimoineHawking
patrimoineIDA C. Commercial
patrimoineImpasse Auguste Renoir
patrimoineImpasse d'Alep
patrimoineImpasse de Flore
patrimoineImpasse de la Voie Romaine
patrimoineImpasse de l'Église
patrimoineImpasse de l'Étoile du Nord
patrimoineImpasse de Murcia
patrimoineImpasse des Asphodèles
patrimoineImpasse des Catalans
patrimoineImpasse des Glycines
patrimoineImpasse des Merisiers
patrimoineImpasse des Pervenches
patrimoineImpasse des Renoncules
patrimoineImpasse des Thermes
patrimoineImpasse du Bourg
patrimoineImpasse du Moriaud
patrimoineImpasse du Temple
patrimoineImpasse Edgar Degas
patrimoineImpasse Françoise Héritier
patrimoineImpasse Gaillarde
patrimoineImpasse Gustave Courbet
patrimoineImpasse Henri Matisse
patrimoineImpasse Jules Verne
patrimoineImpasse Maurice Utrillo
patrimoineImpasse Paul Gauguin
patrimoineImpasse Raoul Dufy
patrimoineLe Clos du Verseau
patrimoineLe Lombard
patrimoineLe Promenoir
patrimoineLes Branches
patrimoineLes Jardins de la Citadelle
patrimoineLes Sayes
patrimoineLe Temple
patrimoineL'Isle-d'Abeau - Gare SNCF
patrimoineLycée Philibert Delorme
patrimoineMistral
patrimoineMontée de la Biarde
patrimoineMontée des Côteaux du Golf
patrimoinePassage des Treilles
patrimoinePasteur-Vinci
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Pierre Louve
patrimoinePierre Plate
patrimoinePlace de Chantalouette
patrimoinePlace des Droits de l'Homme et du Citoyen
patrimoinePlace des Tourelles
patrimoinePlace du 22 Août 1944
patrimoinePlace du Triforium
patrimoinePlace Gabriel Péri
patrimoinePlacette de l'Étoile
patrimoinePlantées
patrimoinePromenade de Cassiopée
patrimoinePromenade des Baldaquins
patrimoinePromenade du Décumanus
patrimoineRaspeig
patrimoineRond-Point de l'Arbonnas
patrimoineRoute de la Commanderie du Temple
patrimoineRoute de Lyon
patrimoineRoute Départementale 1006
patrimoineRue Albert Einstein
patrimoineRue Alfred de Musset
patrimoineRue Alfred de Vigny
patrimoineRue Alphonse Daudet
patrimoineRue Ampère
patrimoineRue Aristide Bergès
patrimoineRue Arthur Rimbaud
patrimoineRue Bernard Buffet
patrimoineRue Bonne Espérance
patrimoineRue Carl Von Linne
patrimoineRue Cérès
patrimoineRue Charles Baudelaire
patrimoineRue Charles Darwin
patrimoineRue Charles Péguy
patrimoineRue Chateaubriand
patrimoineRue Château Delay
patrimoineRue Copernic
patrimoineRue d'Alembert
patrimoineRue d'Alep
patrimoineRue d'Antarès
patrimoineRue d'Artémis
patrimoineRue d'Ascalon
patrimoineRue de Bonne Espérance
patrimoineRue de Brescia
patrimoineRue de Champoulant
patrimoineRue de Collonge
patrimoineRue de la Bruine
patrimoineRue de la Croix du Sud
patrimoineRue de la Culas
patrimoineRue de la Dentellière
patrimoineRue de la Gauthière
patrimoineRue de la Grande Buissière
patrimoineRue de la Grande Charrière
patrimoineRue de la Halle
patrimoineRue de l'Alizé
patrimoineRue de l'Andula
patrimoineRue de la Pérouse
patrimoineRue de la Pierre Plate
patrimoineRue de l'Arche
patrimoineRue de la Roche
patrimoineRue de l'Astrolabe
patrimoineRue de la Terrasse
patrimoineRue de l'Atlantide
patrimoineRue de l'Église
patrimoineRue de l'Embarcadère
patrimoineRue de l'Étoile du Nord
patrimoineRue de l'Hôtel de Ville
patrimoineRue Denia
patrimoineRue de Partine
patrimoineRue de Presle
patrimoineRue des Acanthes
patrimoineRue de Saint-Germain
patrimoineRue des Anglanciers
patrimoineRue des Autres Planètes
patrimoineRue des Belvédères
patrimoineRue des Branches
patrimoineRue des Carrières
patrimoineRue des Catalans
patrimoineRue des Contamines
patrimoineRue des Cordiers
patrimoineRue des Cordouaniers
patrimoineRue des Corroyeurs
patrimoineRue des Côteaux de l'Église
patrimoineRue des Escoffiers
patrimoineRue des Fouilleuses
patrimoineRue des Goélettes
patrimoineRue des Îles Mariannes
patrimoineRue des Jonquilles
patrimoineRue des Loggias
patrimoineRue des Mayseliers
patrimoineRue des Merisiers
patrimoineRue des Nymphéas
patrimoineRue des Pérettes
patrimoineRue des Pilastres
patrimoineRue des Plantées
patrimoineRue des Rouvres
patrimoineRue des Savetiers
patrimoineRue des Sayes
patrimoineRue des Treilles
patrimoineRue de Tabarca
patrimoineRue du 19 Mars 1962
patrimoineRue du Cadran Solaire
patrimoineRue du Cardo
patrimoineRue du Clos Marcel Pagnol
patrimoineRue du Collège
patrimoineRue du Creuzat
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patrimoineRue du Doupra
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patrimoineRue du Guâ
patrimoineRue du Labrador
patrimoineRue du Lans
patrimoineRue du Lissieu
patrimoineRue du Lombard
patrimoineRue du Mollard
patrimoineRue Dumont d'Urville
patrimoineRue du Moriaud
patrimoineRue du Moulin
patrimoineImaginez un monde sans électricité, sans moteur, sans machine. Pour moudre le grain qui deviendra le pain quotidien, il faut des bras — beaucoup de bras. Jusqu'au jour où quelqu'un, quelque part, a eu cette idée géniale : et si on laissait l'eau et le vent travailler à notre place ? Les premiers moulins à eau apparaissent dans l'Antiquité, il y a plus de 2 000 ans. Le moulin à vent, lui, débarque en Europe au XIIe siècle, rapporté d'Orient — dit-on — par les croisés. Pendant près de deux millénaires, ces machines vont littéralement faire tourner le monde. Et pas seulement pour la farine ! On y a tout broyé, tout pressé, tout battu : l'huile d'olive et de noix, le tan pour les tanneries, la pâte à papier, le chanvre, les écorces. Les moulins ont foulé les draps, scié des planches, martelé le fer rouge des forges, pompé l'eau des marais. Une véritable industrie avant l'industrie. Le principe ? Toujours le même, et toujours élégant : une roue à aubes que pousse le courant, ou de grandes ailes que gonfle le vent. L'énergie naturelle fait tourner un arbre, des engrenages de bois grincent, et la lourde meule se met en mouvement. Le meunier, lui, surveille tout — la mouture, le débit, le grain qui descend lentement. On dit qu'à son oreille seule, il savait reconnaître la qualité de la farine au son de la pierre. Personnage incontournable du village, parfois envié pour ses revenus, parfois soupçonné de tricher sur les pesées, le meunier vivait au rythme de l'eau et du ciel. Quand soufflait le bon vent, il travaillait jour et nuit. Quand la rivière gelait, il attendait. Puis vint la vapeur, puis l'électricité. En quelques décennies, les meules se sont tues. Les toits se sont effondrés, les roues ont pourri, les ailes ont disparu. Mais beaucoup de moulins sont encore là, debout au bord de l'eau ou perchés sur une colline — silencieux témoins d'une époque où le pain avait le goût du vent et de la rivière. Ainsi tournaient les moulins d'antan, mais le moulin n'a pas vraiment disparu ! Leurs descendants, les alternateurs présents dans les centrales électriques, tournicotent tout autant pour fournir de l'énergie électrique...
Rue du Murger
patrimoineRue du Pacifique
patrimoineRue du Port de l'Isle
patrimoineRue du Presbytère
patrimoineRue du Sermet
patrimoineRue du Triforium
patrimoineRue du Verger du Parc
patrimoineRue du Villon
patrimoineRue Édouard Manet
patrimoineRue Ernest Hemingway
patrimoineRue Frédéric Mistral
patrimoineRue Galilée
patrimoineRue Georges Barry
patrimoineRue Guillaume Apollinaire
patrimoineRue Gustave Flaubert
patrimoineRue Henri Becquerel
patrimoineRue Jacques Cartier
patrimoineRue Jean Picard
patrimoineRue Jenner
patrimoineRue Joan Miro
patrimoineRue Lamartine
histoireAlphonse de Lamartine (1790-1869) était tout autant un poète romantique qu'un politicien conservateur ambitieux. Sentant gronder la colère populaire sous la Monarchie de Juillet, il tenta de convaincre le reste de la bourgeoisie du danger imminent. Élu député en 1834, il qualifia la misère sociale du prolétariat "d'horrible volcan sur lequel l'industrie repose". Déconsidéré par l’assemblée, dont le président François Guizot (1787-1874) le disait être un "poète égaré", Lamartine prit le choix des armes. Il souleva la moyenne bourgeoisie qui militait pour accéder au droit de vote qu'avait refusé Guizot. La garde nationale, elle aussi dénué du droit de vote, ne s'opposa pas à la chute de Louis-Philippe et Guizot le 24 février 1848 (image). Lamartine tenta de mettre en place des réformes salariales (abaissement du temps de travail de 12 à 10h, nationalisation, impôts sur le revenu) qui conduisirent à la fermeture des usines (par le patronat), la création des "ateliers nationaux" (voir Louis Blanc) et déboucha sur le soulèvement des "journées de Juillet". Lamartine évincé, les conservateurs proclamèrent la Seconde République et Louis-Napoléon Bonaparte fut élu. Ainsi s’acheva la carrière du poète, à l'image du dernier couplet de son poème "L'isolement" écrit en 1820 : "Quand la feuille des bois tombe dans la prairie, Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ; Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie : Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !"
Rue Lavoisier
patrimoineRue Léonard de Vinci
patrimoineRue Lionel Terray
patrimoineRue Louis Pergaud
patrimoineRue Marc Chagall
patrimoineRue Marcel Pagnol
patrimoineRue Marie Curie
sciencesMaria Skłodowska (1867-1934) est originaire de Varsovie, dans une Pologne alors sous domination russe. Elle grandit dans une famille d'enseignants patriotes, cultivés et pauvres. Interdite d'université parce que femme et polonaise, elle suit les cours clandestins de « l'Université volante » avant de travailler comme gouvernante pour payer les études de sa sœur à Paris. Puis, à 24 ans, ce sera son tour : train pour Paris, chambre glaciale au Quartier latin, études à la Sorbonne dans une langue qu'elle apprend en marchant. Elle sort major de sa promotion en physique. En 1894, elle rencontre Pierre Curie, physicien discret et brillant. Ils se marient l'année suivante — voyage de noces à vélo à travers la France — et forment l'un des couples scientifiques les plus célèbres de l'histoire. Dans un hangar délabré de la rue Lhomond, sans chauffage, sans hotte, ils traitent à la main des tonnes de pechblende venue de Bohême pour en extraire, à la petite cuillère, quelques décigrammes d'un élément nouveau. Ils le nomment polonium en hommage à la patrie de Marie. Puis, quelques mois plus tard, en 1898, ils isolent le radium. Le monde entre dans l'ère de la radioactivité — un mot qu'elle a inventé. En 1903, le prix Nobel de physique récompense les Curie et Henri Becquerel. Le comité voulait n'honorer que les hommes ; Pierre exige que Marie soit associée. Elle devient la première femme lauréate d'un prix Nobel. La gloire, mais aussi la fatigue, la santé qui s'altère — leurs mains sont couvertes de brûlures qu'ils ne comprennent pas encore. Le 19 avril 1906, Pierre traverse la rue Dauphine sous la pluie, glisse, tombe sous les roues d'un camion à cheval. Il meurt sur le coup. Marie a 38 ans, deux petites filles, et un chagrin qui ne la quittera plus. Elle reprend pourtant la chaire de son mari à la Sorbonne — première femme professeur de l'histoire de l'université — et poursuit seule les recherches. En 1911, elle reçoit un second Nobel, de chimie cette fois, pour l'isolement du radium métallique. Elle est à ce jour la seule personne à avoir obtenu deux Nobel dans deux disciplines scientifiques distinctes. La même année, elle est écartée de l'Académie des sciences française : trop femme, trop étrangère, trop indépendante. Elle n'y entrera jamais. Pendant la Grande Guerre, elle équipe à ses frais une vingtaine de voitures radiologiques mobiles pour le front — les fameuses « petites Curie ». Elle apprend à conduire, forme des manipulatrices, se rend elle-même sous les obus. Un million de blessés seront radiographiés grâce à ces véhicules. Elle refuse toute médaille. Elle meurt le 4 juillet 1934, dans un sanatorium des Alpes, d'une anémie aplasique provoquée par des décennies d'exposition aux rayonnements. Ses carnets de laboratoire sont encore aujourd'hui si radioactifs qu'ils sont conservés dans des coffres plombés, à consulter en combinaison. En 1995, elle entre au Panthéon aux côtés de Pierre — première femme à y être admise pour ses propres mérites. Sa fille Irène recevra à son tour, avec son mari Frédéric Joliot-Curie, le Nobel de chimie en 1935. La science, chez les Curie, était affaire de famille — et de siècle.
Rue Newton
patrimoineRue Pablo Picasso
patrimoineRue Pascal
patrimoineRue Pasteur
sciencesLouis Pasteur (1822-1895) révèla dès l'enfance un vrai talent pour le dessin - son mentor au collège d'Arbois le surnomme « mon petit Michel-Ange » et il réalisera une quarantaine de portraits au pastel avant de se tourner vers la science. En 1863, il sera d'ailleurs nommé à la chaire de géologie, physique et chimie appliquées aux beaux-arts de l'École des Beaux-Arts de Paris. En 1865, Napoléon III lui demande de combattre les maladies qui ruinent les exportations de vin (acétification, pousse, graisse, amer). Pasteur met au point un chauffage à 60 °C pendant 20 à 30 minutes : la pasteurisation est née, faisant de Pasteur le sauveur du vin français. Le procédé sera ensuite appliqué à la bière, puis au lait. Marqué par la défaite de 1870 face aux Allemands, alors maîtres incontestés de la bière, il s'attelle à créer une bière française meilleure que la leur — un travail qui aboutira à la pasteurisation des bouteilles à 65 °C. Pourtant la célébrité de Pasteur vient du 6 juillet 1885, lorsqu'il inocula au jeune Joseph Meister, mordu 14 fois par un chien enragé, le premier vaccin antirabique de l'histoire ! L'enfant survécut et put vivre jusqu'à l'âge de 64 ans. Pasteur s'inspirait des travaux d'Edward Jenner sur la variole : il est donc le père du vaccin, mais non de la vaccination. Il fondit l'Institut Pasteur en 1888 et décéda à Marne-la-Coquette en 1895 et recevoir des funérailles nationales à Notre-Dame de Paris.
Rue Paul Cézanne
patrimoineRue Paul-Émile Victor
patrimoineRue Paul Verlaine
culturePaul Verlaine (1844-1896) naît à Metz un jour d'automne 1844, dans une famille bourgeoise et catholique. Rien, dans cette enfance sage, ne laisse présager la vie tumultueuse qui l'attend — sinon peut-être une hypersensibilité maladive et un goût précoce pour les vers de Baudelaire, qu'il découvre à seize ans comme une révélation. À vingt-deux ans, il publie ses Poèmes saturniens : un premier recueil déjà somptueux, tout en demi-teintes, brumes et paysages intérieurs. La musique de Verlaine est là, tout entière — cette manière si particulière de faire chanter la langue française à mi-voix, entre soupir et confidence. En 1871, il reçoit une lettre d'un adolescent inconnu, un certain Arthur Rimbaud, qui joint quelques poèmes. Verlaine est marié, jeune père, tente d'être respectable. Rimbaud a dix-sept ans, une gueule d'ange et un tempérament d'incendiaire. Verlaine paye son billet de train. À peine arrivé à Paris, le jeune provincial met le feu à sa vie : rupture avec sa femme, fuite en Belgique puis à Londres, alcool, amour tumultueux, ruptures et retrouvailles. Deux ans plus tard, le 10 juillet 1873, dans un hôtel de Bruxelles, ivre et désespéré, Verlaine tire deux coups de revolver sur Rimbaud qui s'apprêtait à le quitter. Une balle blesse le jeune homme au poignet. Prison en Belgique pendant dix-huit mois. Rimbaud, lui, disparaîtra bientôt de la littérature — pour toujours. Une conversion, une gloire. En prison, Verlaine se convertit — retour au catholicisme, extase mystique, écriture de Sagesse, l'un de ses plus beaux recueils. Libéré, il tente un temps l'enseignement en Angleterre, puis à Rethel dans les Ardennes. Rien ne tient. Les années 1880 le voient sombrer peu à peu : mort de sa mère, absinthe, hôpitaux, chambres d'hôtel misérables. Et pourtant, paradoxe absolu, c'est à ce moment-là qu'il devient célèbre. Publication des Poètes maudits, où il révèle Rimbaud, Mallarmé et Corbière au public. Reconnaissance des jeunes symbolistes qui le prennent pour maître. Il est élu, en 1894, « Prince des poètes » par ses pairs, après la mort de Leconte de Lisle. Consécration officielle pour un homme qui vit dans un hôtel meublé rue Descartes, et qu'on doit parfois porter chez lui, ivre mort. Ce que Verlaine apporte à la poésie française est difficile à cerner tant c'est un art de l'imperceptible. Une préférence pour l'impair — vers de cinq, sept, neuf syllabes, qui déstabilisent l'oreille habituée à l'alexandrin. Un flou musical revendiqué. Une capacité à peindre des états d'âme avec presque rien : trois notes, une couleur, une pluie qui tombe. Son Art poétique résume tout en une formule devenue proverbe : « De la musique avant toute chose. » Debussy, Fauré, Reynaldo Hahn mettront ses poèmes en musique — parce qu'ils étaient déjà de la musique. Il meurt le 8 janvier 1896, à cinquante et un ans, dans une chambre pauvre de la rue Descartes à Paris, veillé par sa dernière compagne, Eugénie Krantz, ancienne prostituée. Ses obsèques rassemblent pourtant une foule immense : poètes, journalistes, ministres, curieux. Il repose au cimetière des Batignolles. Un demi-siècle plus tard, sans qu'il l'ait jamais imaginé, ses vers vont sauver la France. Les premières lignes de sa Chanson d'automne — « Les sanglots longs des violons de l'automne… » — sont diffusées à la BBC les 1er et 5 juin 1944, comme messages personnels codés annonçant aux résistants l'imminence du Débarquement. Le pauvre Verlaine, qui n'aurait su se lever le matin sans un verre, veillait sans le savoir sur le destin d'un continent.
Rue Pierre Abélard
patrimoineRue Rose Valland
patrimoineRue Sabrosa
patrimoineRue Saint-Honoré
patrimoineRue Saint-Théobald
patrimoineRue Salvador Dali
patrimoineRue Simone de Beauvoir
patrimoineRue Spartacus
patrimoineRue Stéphane Hessel
patrimoineRue Thomas Edison
patrimoineRue Vincent Van Gogh
patrimoineRue Volta
patrimoineSaint-Germain
patrimoineSeigle
patrimoineSquare des Loggias
patrimoineSquare des Muriers
patrimoineTriforium
patrimoineTrois Vallons
patrimoineViale de Garda
patrimoineViale d'Iséo
patrimoineViale Europa
patrimoineViale Francia Corta
patrimoineViale Monte Isola
patrimoineVicat
patrimoineVoie Gallo-Romaine
patrimoineVoie Verte de la Bourbre
patrimoine